Ce blog a pour but de diffuser les informations liées aux applications et données libre et open source, plus connus sous le terme de GFOSS. Esprit critique, annonce de nouveautés, compte rendu de salon et bien d'autres choses encore, voilà ce que vous y trouverez. RSS Souscrire via RSS

Google Fusion Table, OGR et QGIS

Google Fusion Table, OGR et QGIS : trois projets a priori indépendant, même si nous savons que derrière QGIS se cache la bibliothèque GDAL/OGR. Mais celle-ci est généralement sous estimée, notamment ses possibilités de virtualisation de données (raster ou vecteur). Entre autre chose cela permet à QGIS de pouvoir lire tous les formats de données gérés par GDAL/OGR même si elles ne sont pas listés dans les formats gérés ou qu’elles demandent des étapes intermédiaires (comme pour le format NetCDF).

Google Fusion Table (GFT) est une application Google lié plus ou moins à leur Google Doc, le tableur en particulier. En effet Google propose une feuille calc dans laquelle nous pouvons définir plusieurs colonnes, donc une spéciale, appelée Location qui contient une adresse ou une géométrie (KML par exemple).

GDAL/OGR gère le format GFT depuis sa version 1.9 (toute récente). Cet article a pour but de présenter quelques fonctionnalités et comment utiliser, simplement, un GFT au sein de QGIS (ou de MapServer bien sur).

Il y a quelques temps j’ai créé une feuille test_shapefile composée de quelques colonnes : nom, prénom, location (une adresse), et quelques informations diverses. Je peux me connecter à cette feuille via ogr comme cela :

yves@poseidon-vb:~$ ogrinfo -ro "GFT:email=yjacolin@gmail.com password=XXXXXX"
INFO: Open of `GFT:email=yjacolin@gmail.com password=XXXXXX'
      using driver `GFT' successful.
1: test_shapefile

Mais entrer un mot de passe en clair n’est pas très sécurisé, Google proprose de récupérer une clé d’authentification, que l’on peut modifier enfin je suppose) :

 $ ogrinfo --config CPL_DEBUG ON "GFT:email=yjacolin@gmail.com password=XXXXXX"  HTTP: Fetch(https://www.google.com/accounts/ClientLogin) HTTP: These HTTP headers were set: Content-Type: application/x-www-form-urlencoded GFT: Auth key : MACLéICI-LONGUE_DE_PLUSIEURS_CARACTèRES GFT: Run SHOW TABLES [..] 

Puis, sous linux, nous utilisons une variable d’environnement pour définir la clé (d’autres possibilités existent en plus du mot de passe en clair et de la clé d’authentification, référez vous à la documentation du pilote GFT de GDAL/OGR (voir bibliographie plus bas) :

</code> export GFT_AUTH=MACLéICI-LONGUE_DE_PLUSIEURS_CARACTèRES

On teste la prise en compte de la clé d’authentification :

</code>ogrinfo -ro "GFT:"

J’exporte ma table en shapefile :

ogr2ogr -f "Esri Shapefile" test_shapefile "GFT:tables=1jfYFX051Gbq5JU7Fd-Yxd_Q4aPDslDwDypsm3VU"

Puis j’importe une couche – différente – au format shapefile :

</code>ogr2ogr -f GFT "GFT:" point_etude.shp

Pour visualiser ces données dans QGIS ou MapServer j’ai besoin de virtualiser ma couche GFT au moyen du format VRT vecteur.

Création du fichier vrt :

<OGRVRTDataSource>

    <OGRVRTLayer name="point_etude">
        <SrcDataSource>GFT:</SrcDataSource>
        <SrcLayer>1SWEVgpny8Ojh-dzJEURhhEJVVa44Vnitey3DRhk&pli=1</SrcLayer>
        <LayerSRS>WGS84</LayerSRS>
    </OGRVRTLayer>

</OGRVRTDataSource>

puis j’utilise ce fichier vrt pour vérifier que je me connecter correctement à ma couche GFT :

ogrinfo -so point_etude.vrt point_etude
INFO: Open of `point_etude.vrt'
      using driver `VRT' successful.

Layer name: point_etude
Geometry: Unknown (any)
Feature Count: 1500
Extent: (-5.974657, 40.712886) - (9.572308, 52.068039)
Layer SRS WKT:
GEOGCS["WGS 84",
    DATUM["WGS_1984",
        SPHEROID["WGS 84",6378137,298.257223563,
            AUTHORITY["EPSG","7030"]],
        TOWGS84[0,0,0,0,0,0,0],
        AUTHORITY["EPSG","6326"]],
    PRIMEM["Greenwich",0,
        AUTHORITY["EPSG","8901"]],
    UNIT["degree",0.0174532925199433,
        AUTHORITY["EPSG","9108"]],
    AUTHORITY["EPSG","4326"]]
ID: Real (0.0)
geometry: String (0.0)

Les géométries sont affichées comme celles-ci :

OGRFeature(point_etude):1425
ID (Real) = 1423
geometry (String) = <Point><coordinates>-3.443027539873455,47.169053485738431</coordinates></Point>
POINT (-3.443027539873455 47.169053485738431)
OGRFeature(point_etude):1426
ID (Real) = 1424
geometry (String) = <Point><coordinates>8.270853712116637,45.104331014323307</coordinates></Point>
POINT (8.270853712116637 45.104331014323307)
OGRFeature(point_etude):1427
ID (Real) = 1425
geometry (String) = <Point><coordinates>3.631323682505393,46.460888984293931</coordinates></Point>
POINT (3.631323682505393 46.460888984293931)

Enfin l’export fonctionne :

ogr2ogr -f "Esri Shapefile" test.shp point_etude.vrt point_etude

La visualisation au sein de QGIS se fait simplement en ouvrant le fichier vrt comme tout format de données vecteur.

Conclusion

Le format Google Fusion Table est un format intéressant, l’interface avec un format vrt permet de s’y connecter avec toute application s’appuyant avec GDAL/OGR comme QGIs ou MapServer mais le principale intérêt aurait été de pouvoir géocoder ses adresses au moyen de GFT et de pouvoir s’en service comme source de données. Malheureusement GFT ne permet que de géocoder ses adresses et de les visualiser dans une carte Google Map ou Google Earth. Il est impossible de sauver le géocodage dans une colonne dans un format WKT par exemple.

Si cette limitation ne vous pose pas de problème, vous pouvez stocker vos couches sur les serveurs de Google au format GFT et les lire dans QGIS/MapServer.

Bibliographie


Posté le : lundi 27 février 2012 à 09:00
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Éditer des géométries avec un service WFS-T avec QGIS

Un message passé inaperçu il y a quelques mois annoncé l’amélioration du plugin WFS dans QGIS. En effet celui-ci permet « maintenant » d’éditer les données vectoriels et de les sauver par l’intermédiaire d’un service WFS-T.

Pour cela il suffit d’activer le plugin WFS (installé avec QGIS par défaut) puis de configurer un service WFS comme vous le faîte généralement pour de la simple visualisation. Si le flux permet l’option « transactionnel » (le T de WFS-T) alors l’icône « Basculer en mode édition » (icône représentation un stylo bleu) sera activé.

Le mode édition fonctionne exactement pareil que pour une couche vecteur normale. À la fin de l’édition vous pouvez simplement sauver vos modifications et rebasculer en mode normal.


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Posté le : mercredi 29 juin 2011 à 21:46
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[QGIS] Sauver un fichier dans un autre format

Ce cours article fait suite à une question posée sur le forum Geolibre de GeoRezo.net. L’utilisateur souhaitait sauvegarder ses données au format MapInfo à partir de données au format d’ESRI en utilisant le pluging OGR. Ce plugin très utile n’était plus maintenu ce qui posait certain problème (notamment celui présenté dans ce thread). D’autre part depuis la version 1.7 de QGIS ce plugin a été supprimé.

L’alternative est d’utiliser la fonctionnalité « sauver sous … » de QGIS. Jusqu’ici rien de bien compliqué et cette fonctionnalité peut paraitre bien trop simple pour l’ensemble des cas d’utilisation possible. Cependant, comme souvent au sein du projet QGIS, la fonctionnalité intégrée dans QGIS apporte plus de fonctionnalité que l’ancien plugin. L’exemple est venu de ce même thread où un autre utilisateur désirait transformer sa couche au format GPX. Malheureusement le format GPX présente quelques contraintes et l’export par défaut échoué car la table attributaire ne correspondait pas à la structure du fichier GPX. OGR propose une option qui permet de récupérer ces champs attributaires et de les placer dans une balise « <extension> ». Cette option doit être placée dans la commande sous forme de flag « option de création ».

Voici la méthode pour réaliser cet export. Cette méthode est généralisable à toutes les options de tous les formats :

  1. aller sur le site d’OGR pour connaitre les options et les limites du pilote du formatou sur le wiki de GeoRezo.net pour la version française
  2. trouver l’option « qui va va bien », dans notre cas c’est l’option GPX_USE_EXTENSIONS=YES
  3. cliquer-droit sur la couche dans QGIS, sous-menu « sauvegarder sous … »
  4. dans la fenêtre qui s’ouvre, renseigner les infos : couche d’export, projections et l’option de création. voir la capture d’écran ci-dessous :


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Posté le : samedi 25 juin 2011 à 13:38
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Projection à la volée dans QGIS 1.7

La version 1.7 de QGIS est dans les startings blocs. Ma distribution me l’ayant proposée en mise à jour, je me suis empressé de l’installer. De nombreuses nouveautés sont à l’ordre du jour, des évolutions au niveau de l’IHM (ajout d’un menu supplémentaire pour les bases de données, options de gestion des symboles)  bien sur mais aussi des nouveautés plus ou moins visible, disons moins liées à l’interface (jointure sur les couches vecteur, reprojection des raster, etc.).

Parmi ces nouveautés, une que j’attendais depuis longtemps : la reprojection à la volée des couches raster ! J’ai donc testé la superposition d’une couche raster (couche WMS de Géosignal), une couche vecteur dans une projection européenne (ETRS89). Le flux WMS de Géosignal ne propose pas de projection européenne, seulement les projections française (lambert 2, lambert 93) et « WGS 84″. La couche vecteur provient d’OSM, elle est donc en WGS84/latlong.

Première étape : on lance QGIS et on définie la projection du projet : ETRS84 ou EPSG:4258, cochez la case ‘reprojection à la volée’.

Deuxième étape : on ajoute la couche raster : configuration du flux WMS de Geosignal dans QGIS si ce n’est pas déjà fait, choix des couches (pour ma part toutes les couches raster 5k, 25k, etc.), choix de la projection ; lambert 93 puis ajouter, la couche s’affiche.

Troisième étape : ajoutez une couche vecteur dans une 3eme projection : celle des réseaux ferrés de France provenant d’OSM (http://download.qualitystreetmap.org/osm/)

Les couches se superposent toutes parfaitement !



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Posté le : samedi 18 juin 2011 à 16:10
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Manuel utilisateur QGIS au format papier et en français

Lors de la traduction du manuel utilisateur il y a … un peu plus d’un an déjà, j’avais dans l’idée de proposer ce manuel en version papier via un site d’édition à la demande. Suite à la publication du rapport annuel de l’OSGeo Tytler Mitchell a permis l’impression de ce rapport au format papier via le site lulu.com.

Après une première visite, l’idée a fait son chemin et j’ai passé la main à ce propos à Jean-Roc qui a géré la traduction du manuel de QGIS. Depuis bientôt un an déjà Jean-Roc a bossé dur pour améliorer le rendu PDF du manuel. La méthode utilisé lors de la traduction n’étant pas très jolie. Jean-Roc a donc réalisé un test sur lulu.com, dont je me suis empressé de tester (trop vite peut-être dirons certain). Le résultat est arrivé hier soir et je vous livre mon impression : beau livre, de qualité, la prestation a été rapide (commandé dimanche soir, reçu vendredi). Même la Fnac n’a pas été aussi rapide pourtant la commande portée sur deux bouquin déjà imprimé !

C’est donc avec un vrai plaisirs que je tiens ce manuel papier dans mes mains, n’hésitez pas à le commander et à le diffuser autour de vous. Un système sera mis en place pour que tout le monde puisse en acheter un (deux volumes seront proposés : couleur et noir&blanc).

Enfin je voulais remercier Jean-Roc pour tout ce travail accompli car ce n’est pas tout d’avoir des idées, encore faut il leur donner une réalité !

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Posté le : samedi 22 janvier 2011 à 17:17
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Posté dans OSGeo |

Marco Hugentobler : un développeur de QGIS

English version below

- Pouvez vous présenter et ce qui vous a amené à travailler dans la géomatique open source ?

En tant que géographe, je suis tombé sur les SIG au cours de mes études. Lors d’un stage, j’ai beaucoup utilisé une application SIG bureautique propriétaire. L’année suivante, j’ai installé Linux sur mon PC personnel et j’ai dû apprendre que les principaux logiciels SIG de bureau ne fonctionnent pas (et ne fonctionnent toujours pas) sous Linux. Une société de logiciels a même supprimé le support de Solaris et forcé nos Institut à changer complètement leur infrastructure informatique. J’ai appris combien il est facile de devenir dépendant d’une société si vous liez votre bussiness avec dles logiciels à code source fermé.

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Posté le : lundi 26 octobre 2009 à 09:00
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Posté dans Applications, Interview |

Un nouvel éditeur OpenStreetMap

La version 1.2.0 de QGIS (nommée Daphnis) qui ne devrait pas tarder à sortir, l’équipe de développeur ayant freezé la version en court de développement (c’est à dire qu’ils ont bloqué l’ajout de nouvelles fonctionnalités), affiche une nouveauté intéressante pour les cartographes du projet OpenStreetMap.

En effet un nouveau plugin permet de télécharger les données d’une zone, de la modifier et de renvoyer ses modifications vers le serveur OSM. Il est également possible de charger une couche au format OSM locale pour édition.

Le plugin est constitué de 6 boutons dans la barre d’outils et d’une fenêtre pour les paramètres :

La 3eme icône en parant de la gauche (flèche bleu vers le bas) permet de récupérer les données à partir du serveur OSM. La fenêtre de récupération des données ressemble à ceci :

Voici ce que donne la récupération de données OSM à l’Est du Jardin des tuileries à Paris :

Dernière chose qu’il me semble important de signaler est la possibilité d’importer des données à partir d’une couche vectorielle vers la couche OSM.

Liens :


Posté le : mercredi 19 août 2009 à 08:00
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Posté dans Applications, Données, OSGeo |

Courte échelle

Rapidement, des nouvelles du monde de la géomatique Open Source :


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Posté le : samedi 16 mai 2009 à 18:40
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Posté dans Applications, OSGeo |

En vrac

Encore une liste de projet et information à suivre :


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Posté le : lundi 16 mars 2009 à 10:00
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En vrac

Un petit listing des liens trouvés ces dernières semaines :

  • Une extension pour Firefox : Open Street Map en un clic ;
  • Un concurrent pour Google Earth ? C’est ici, c’est open source et cela s’appelle RATMAN ;
  • Participer à l’OSGeo(-fr) : voici pourquoi merci René-luc ;
  • Un nouveau éditeur de MapFile : mscompanion (seulement pour Windows) ;3
  • Plugin LRS pour QGIS (la page web est en https, pour y accéder sous Firefox il faut ajouter une exception au certificat de sécurité);

C’est tout pour le moment. Bonne découverte !


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Posté le : vendredi 06 mars 2009 à 12:30
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