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	<title>Parcell&#039;air &#187; Impots locaux</title>
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	<description>Un blog utilisant Les GéoBlogs de GeoRezo.net</description>
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		<title>Nouvelles conditions tarifaires de diffusion des données cadastrales</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Jun 2011 06:39:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Michel</dc:creator>
				<category><![CDATA[cadastre.gouv]]></category>
		<category><![CDATA[Impots locaux]]></category>
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		<description><![CDATA[Le 31 Mai 2011 a été publié au Journal Officiel l&#8217;Arrêté du 16 mai 2011 relatif aux conditions de rémunération des prestations cadastrales rendues par la direction générale des finances publiques. Cet arrêté, modifie substantiellement la tarification de la documentation cadastrale littérale et cartographique et, me semble-t-il ouvre la mise à disposition des données (MAJIC [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 31 Mai 2011 a été publié au Journal Officiel l&#8217;Arrêté du 16 mai 2011  relatif aux conditions de rémunération des prestations cadastrales  rendues par la direction générale des finances publiques.<br />
Cet arrêté, modifie substantiellement la  tarification de la documentation cadastrale littérale et cartographique  et, me semble-t-il ouvre la mise à disposition des données (MAJIC III,  matrice cadastrale ou extractions à façon) à la sphère privée, ce qui  n&#8217;était pas le cas jusqu&#8217;à présent, sauf situations particulières.</p>
<p>Lien vers l&#8217;arrêté :<strong> <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000024095701&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id#">JORF n°0126 du 31 mai 2011 page 9413 texte n° 27</a></strong></p>
<p>Jusqu&#8217;à cet arrêté, les  tarifs de délivrance des plans cadastraux et des fichiers fonciers étaient fixés par les articles 5 et 6 de l&#8217;arrêté du 19 décembre 2001 modifiant  l&#8217;arrêté du 28 août 2000 (JO du 11 janvier 2002).</p>
<p>Par ailleurs, cet arrêté se limite à fixer les nouvelles conditions de rémunérations des prestations cadastrales de la DGFiP.<br />
Bien  entendu, les conditions de délivrance sont toujours soumises à la loi  informatique et libertés de 1978, notamment. La CNIL et la CADA, le  secret fiscal sont donc toujours les références pour définir qui a le  droit ou pas d&#8217;accéder aux données littérales (brutes ou formatées), et  dans quelles conditions.<br />
Tout cela est d&#8217;ailleurs rappelé en tête de l&#8217;arrêté.</p>
<p>Bonne lecture !</p>
<p>PS : le sujet est abordé sur le forum Géomatique de GeoRezo : <strong><a href="http://georezo.net/forum/viewtopic.php?id=73832">c&#8217;est par ici</a></strong>.</p>
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		<title>Un bâtiment non renseigné dans le cadastre ?</title>
		<link>http://georezo.net/blog/parcellair/2011/02/22/un-batiment-non-renseigne-dans-le-cadastre/</link>
		<comments>http://georezo.net/blog/parcellair/2011/02/22/un-batiment-non-renseigne-dans-le-cadastre/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Feb 2011 12:28:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AlineC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cadastre]]></category>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai un bâtiment figurant au plan cadastral, mais que je ne retrouve pas dans les données MAJIC III : c&#8217;est un immeuble important mais il n&#8217;y a pas de logements comptabilisés dans la matrice cadastrale, c&#8217;est à dire d&#8217;informations associées à la parcelle ? Cet immeuble est probablement inscrit dans une copropriété. Dans la matrice [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<address>J&#8217;ai un bâtiment figurant au plan cadastral, mais que je ne retrouve pas dans les données MAJIC III : c&#8217;est un immeuble important mais il n&#8217;y a pas de logements comptabilisés dans la matrice cadastrale, c&#8217;est à dire d&#8217;informations associées à la parcelle ?</address>
<p>Cet immeuble est probablement inscrit dans une <strong>copropriété</strong>.<a href="http://georezo.net/blog/parcellair/files/2011/02/unite_fonciere.gif"><img class="alignright size-medium wp-image-601" src="http://georezo.net/blog/parcellair/files/2011/02/unite_fonciere-245x300.gif" alt="" width="245" height="300" /></a></p>
<p>Dans la matrice cadastrale, les renseignements d&#8217;une copropriété sont enregistrés sur un seule parcelle : généralement le plus petit numéro et également la plus petite en surface. Donc souvent, la parcelle qui possède les informations sur une  copropriété est une parcelle non bâtie , par exemple un simple délaissé  de voirie.</p>
<p>Le lien avec les autres parcelles de la copropriété se fait à travers la notion de &laquo;&nbsp;parcelle de référence&nbsp;&raquo; contenue dans le fichier &laquo;&nbsp;PDL&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;parties de lot&nbsp;&raquo; sous la forme d&#8217;une relation 1-n : une parcelle de référence pour plusieurs parcelles de la copropriété. Dans cet <a title="copro13hectare" href="http://georezo.net/blog/parcellair/2010/06/19/une-copro-sur-13-hectares-qui-dit-mieux/" target="_blank">exemple</a> de 13 hectares il n&#8217;y a pas moins de 26 parcelles rattachées à une minuscule parcelle de référence.</p>
<p>Pour faire une bonne analyse spatiale il est donc souhaitable de reconstruire une couche d&#8217;analyse parcellaire agrégée à la parcelle de référence. C&#8217;est-à-dire que pour les copropriétés le contour cadastral d&#8217;origine est remplacé par un polygone englobant toutes les parcelles de la copro et créé autour de cette notion de parcelle de référence (fonction combiner).</p>
<p>Ensuite il est logique de rattacher à ce nouveau support les informations de la matrice cadastrale. Sans ce travail préalable, on est conduit à donner une image faussée de la densité de logements, concentrée sur une seule parcelle, souvent vide, plutôt que sur une emprise représentative des copropriétés.</p>
<p>Autre réponse possible à la question : ce peut être un <strong>batiment public</strong> !</p>
<p>Seuls sont répertoriés dans MAJIC III, les locaux imposés ou susceptibles de l&#8217;être, à la Taxe Foncière, la contribution économique territoriale (CET, qui remplace la TP depuis 2010) ou la taxe d&#8217;habitation.</p>
<p>Un bâtiment public (une mairie, un gymnase collectif, une école&#8230;) n&#8217;est pas soumis à ces taxes, et de ce fait n&#8217;est même pas identifié dans MAJIC III.  Par contre si ce bâtiment abrite un logement (de fonction par exemple), celui-ci est soumis à la TH, et sera donc identifié et décrit dans MAJIC III.</p>
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		<title>Cada et cadastre</title>
		<link>http://georezo.net/blog/parcellair/2010/06/25/cada-et-cadastre/</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 07:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AlineC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Impots locaux]]></category>
		<category><![CDATA[MAJIC III]]></category>
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		<category><![CDATA[TFPB]]></category>

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		<description><![CDATA[La parution du bilan annuel de la cada est l&#8217;occasion de se rappeler qu&#8217;il existe des règles d&#8217;utilisation du cadastre. En matière de SIG, il convient de déclarer ses traitements à la CNIL. Pour le cadastre il existe une &#171;&#160;&#171;&#160;autorisation unique n°1&#8243; qui couvre les usages en urbanisme et en foncier. elle a été élargie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La parution du bilan annuel de la <a href="http://www.cada.fr/">cada</a> est l&#8217;occasion de se rappeler qu&#8217;il existe des règles d&#8217;utilisation du cadastre.</p>
<p><span id="more-416"></span></p>
<p>En matière de SIG, il convient de déclarer ses traitements à la CNIL. Pour le cadastre il existe une &laquo;&nbsp;<a>&laquo;&nbsp;autorisation unique n°1&#8243;</a> qui couvre les usages en urbanisme et en foncier. elle a été élargie également à la thématique SPANC, assainissement non collectif. Selon les usages, la déclaration CNIL peut être différente, par exemple, pour la consultation de la matrice cadastrale à travers l&#8217;outil VisDGI, il existe une autre déclaration, la norme simplifiée n°44. Notons enfin qu&#8217;un affichage des déclarations CNIL réalisées par la collectivité est obligatoire.</p>
<p>Au delà de la CNIL et de la déclaration à faire au démarrage du projet, il existe également des règles de communication de ces informations au public.<br />
La CADA, commission d&#8217;accés aux documents administratifs, a contribué à clarifier les modalités de communication au public des documents cadastraux, en particulier dans son bilan 2007. Elle veille à la transparence de l&#8217;action administrative et se prononce sur les modalités de réutilisation des informations publiques. Ce n&#8217;est pas une juridiction ; elle ne rend pas de jugements, mais des avis.</p>
<p>On retrouve ses conseils dans une série de fiches thématiques et notamment, pour le sujet cadastral qui nous intéresse, la fiche intitulée <a href="http://www.cada.fr/fr/fiches/fiche30.htm">Fiscalité locale, publicité foncière et cadastre. </a><br />
La CADA a ici la lourde charge de concilier le principe de libre communication des documents publics avec les règles de protection de la vie privée, notamment à travers les facilités qu&#8217;ouvrent les traitements informatiques, domaine dont se soucie la CNIL.<br />
Dans la fiche de la CADA, on y relève que les relevés de propriété issus du cadastre sont communicables à des tiers sous réserve qu&#8217;il s&#8217;agisse de demande ponctuelle.</p>
<ul> -Le propriétaire du bien peut, bien sur, accéder à l&#8217;intégralité des informations qui le concerne.<br />
-Aux tiers, sont seuls communicables le numéro et l&#8217;adresse de la parcelle, le nom et le prénom du propriétaire ou même son adresse mais par contre en aucun cas sa date de naissance ou les motifs d&#8217;une éventuelle exonération fiscale.<br />
-Le demandeur n&#8217;a pas à justifier sa demande mais doit identifier avec précision la ou les parcelles demandées.</ul>
<p>Concrêtement, un service urbanisme ne peut délivrer une liste de propriétaires à un éventuel démarcheur.</p>
<p>Côté plan cadastral la fiche de la CADA a permis de préciser que &laquo;&nbsp;toute personne, qu&#8217;elle soit ou non propriétaire [...] a le droit d&#8217;obtenir communication [...] des plans cadastraux.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Toutes ces recommandations contribuent à clarifier le rôle d&#8217;information des services urbanisme et foncier des collectivités locales.</p>
<p>La CNIL rappelle cependant que &laquo;&nbsp;la diffusion de données cadastrales directement ou indirectement nominatives sur des bornes interactives ou des sites web publics comporte un risque d’utilisation de ces informations à d’autres fins, notamment commerciales, sans que les personnes concernées y aient consenti.&nbsp;&raquo; Elle est là dans son rôle de protection des données privées vis à vis du développement des traitement automatisés.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>MAJIC III : les nouveautés pour 2009</title>
		<link>http://georezo.net/blog/parcellair/2009/06/18/majic-iii-3-les-nouveautes-pour-2009/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Jun 2009 07:22:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Michel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Impots locaux]]></category>
		<category><![CDATA[MAJIC II]]></category>
		<category><![CDATA[MAJIC III]]></category>
		<category><![CDATA[plan napoléonien]]></category>
		<category><![CDATA[remaniement]]></category>
		<category><![CDATA[fiscalité locale]]></category>
		<category><![CDATA[foncier]]></category>

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		<description><![CDATA[A compter du 1er Janvier 2009, les données cadastrales, subissent une importante évolution et passent de l&#8217;appellation MAJIC II (2) à MAJIC III (3). Pour les services du cadastre, c&#8217;est une évolution majeure. L&#8217;ensemble des données, jusqu&#8217;à 2008, étaient gérées par CDIF (Centre des Impôts Foncier) : un même propriétaire était &#171;&#160;unique&#160;&#187; au sein de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A compter du 1er Janvier 2009, les données cadastrales, subissent une importante évolution et passent de l&#8217;appellation MAJIC II (2) à MAJIC III (3).</p>
<p>Pour les services du cadastre, c&#8217;est une évolution majeure. L&#8217;ensemble des données, jusqu&#8217;à 2008, étaient gérées par CDIF (Centre des Impôts Foncier) : un même propriétaire était &laquo;&nbsp;unique&nbsp;&raquo; au sein de chaque CDIF (un identifiant attribué sur les seules communes du ressort du CDIF).</p>
<p>A compter du 1er Janvier 2009, cette gestion est &laquo;&nbsp;départementalisée&nbsp;&raquo; : un propriétaire sera donc identifié de manière unique sur l&#8217;ensemble d&#8217;un département.<br />
<span id="more-305"></span><br />
Les services du Cadastre ont donc effectué de nombreuses opérations de regroupement, comparaison et fusion de &laquo;&nbsp;personnes&nbsp;&raquo;, pour éliminer les doublons entre CDIF d&#8217;un même département.</p>
<p>Pour les partenaires sous convention de la DGFIP, et destinataires des données MAJIC III, cette évolution est sans grande conséquence.</p>
<p>Le champ de données concerné est DNUPER : sa longueur est toujours de 6 caractères. L&#8217;intégration des données 2009 dans les différents SGBD ne devrait donc poser aucun problème technique particulier.</p>
<p>La DGFIP précise que la délivrance du fichier des propriétaires en situation du 1er janvier 2009 <strong>sera automatiquement accompagnée d&#8217;une table de correspondance</strong> entre ancien (MAJIC2) et nouveau numéro de personne (MAJIC3).</p>
<p>On peut cependant s&#8217;attendre à quelques anomalies dans les résultats des traitements de masse effectués : tous les doublons n&#8217;auront sans doute pas été éliminés, des &laquo;&nbsp;faux doublons&nbsp;&raquo; auront générés des erreurs de regroupement&#8230;</p>
<p>En fait, les conséquences normales de tout traitement de données de masse&#8230; Sauf que ces traitements portent, pour un département, sur des centaines de milliers de comptes .<br />
Il n&#8217;y a plus qu&#8217;à espérer que le taux d&#8217;anomalies soit proche de zéro, et que les conséquences sur le futur adressage des Taxes Foncières 2009 seront elles aussi marginales.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Plan Cadastral et le droit de propriété</title>
		<link>http://georezo.net/blog/parcellair/2009/05/30/le-plan-cadastral-et-le-droit-de-propriete/</link>
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		<pubDate>Fri, 29 May 2009 23:01:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Michel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Impots locaux]]></category>
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		<category><![CDATA[Cadastre]]></category>
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		<description><![CDATA[La mobilisation des données cadastrales (PCI, données MAJIC III) au sein de Systèmes d&#8217;Information se heurte souvent à une méconnaissance  du droit et de la valeur juridique des données utilisées dans un tout autre cadre que leur vocation primitive. Le texte suivant rappelle succinctement les principes de base qui régissent le plan cadastral. Les forums [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La mobilisation des données cadastrales (PCI, données MAJIC III) au sein de Systèmes d&#8217;Information se heurte souvent à une méconnaissance  du droit et de la valeur juridique des données utilisées dans un tout autre cadre que leur vocation primitive.</p>
<p>Le texte suivant rappelle succinctement les principes de base qui régissent le plan cadastral. Les <a href="http://georezo.net/forum/" target="_blank">forums GeoRezo</a> relaient régulièrement des questions portant sur les sujets abordés dans ce texte, et constituent un complément, certes moins formel, mais tout aussi utile.</p>
<p>Ce texte est issu du <a href="http://www.juripole.fr/Mediateur/1993/citoyen.html" target="_blank">rapport annuel du Médiateur de la République de 1993</a> et, malgré son ancienneté, conserve toute sa valeur.</p>
<p><span id="more-248"></span></p>
<p><em>Les litiges mettant en cause l&#8217;administration du Cadastre montrent une méconnaissance, par les administrés, du rôle de ce service et de la portée juridique des documents qu&#8217;il délivre.<br />
Ainsi leur est-il souvent attribué une valeur qu&#8217;ils ne possèdent pas, notamment en matière de propriété.</em></p>
<p><em>Or ces malentendus peuvent nourrir des contentieux de voisinage, longs et coûteux, et dont l&#8217;issue sera des plus incertaines.</em></p>
<p><em>C&#8217;est pourquoi il apparaît très utile :</em></p>
<ol>
<li><em>de rappeler les grandes lignes des différentes missions qui incombent au Cadastre dans ses relations avec les administrés;</em></li>
<li><em>de préciser, en conséquence, la valeur juridique, technique et fiscale que revêtent les documents cadastraux, de manière à les invoquer utilement en cas de litiges afférents aux parcelles auxquelles ils se rapportent.</em></li>
</ol>
<h3><em>1. Les missions du Cadastre</em></h3>
<p><em>Le Cadastre tient l&#8217;inventaire permanent de la propriété foncière, bâtie et non bâtie. Cet inventaire, à la fois descriptif et évaluatif, a un double rôle :</em></p>
<ul>
<li><em>juridique, foncier et technique;</em></li>
</ul>
<ul>
<li><em>fiscal.</em></li>
</ul>
<p><em>En effet, l&#8217;administration du Cadastre a pour mission :</em></p>
<ul>
<li><em>d&#8217;une part, d&#8217;identifier et de décrire physiquement l&#8217;ensemble des propriétés, en établissant et en maintenant à jour un document topographique exhaustif, appelé &nbsp;&raquo; plan cadastral &laquo;&nbsp;;</em></li>
</ul>
<ul>
<li><em>d&#8217;autre part, d&#8217;assurer l&#8217;évaluation des biens fonciers nécessaire à la détermination des bases des taxes foncières et de recenser les propriétaires redevables de ces taxes.</em></li>
</ul>
<p><em>Le Cadastre constitue donc le reflet de l&#8217;état civil de la propriété foncière et l&#8217;instrument de la fiscalité directe locale.</em></p>
<h3><em>2. La valeur juridique des documents cadastraux</em></h3>
<p><em>Les administrés ont accès à cette documentation dans les bureaux du Cadastre; ils peuvent la consulter et obtenir des copies. Un double des registres cadastraux est également consultable en mairie.</em></p>
<p><em>La délivrance des reproductions et extraits du plan cadastral répond à divers besoins :</em></p>
<ul>
<li><em>recherche d&#8217;informations fiscales (assiette des impôts locaux &#8230;) ou foncières (situation et consistance des biens&#8230;);</em></li>
</ul>
<ul>
<li><em>accomplissement des formalités de publicité foncière dans les conservations des hypothèques, qui accompagnent les mutations de propriétés.</em></li>
</ul>
<p><em>C&#8217;est certainement ce dernier point qui est source de confusion dans l&#8217;esprit de nombreux propriétaires qui assimilent, à tort, le document cadastral établi à leur nom lors de la mutation à un véritable titre de propriété du bien figurant sur l&#8217;extrait de plan.</em></p>
<p><em>Or il faut savoir que les documents cadastraux sont des pièces de nature purement administrative : ils décrivent seulement des situations de propriété apparentes, mais ne constituent en aucun cas une preuve (ou même une présomption) de propriété.<br />
Ils ne peuvent donc être utilement produits en cas de contestation du droit de propriété dont la reconnaissance ne sera établie que sur le fondement des mentions énoncées dans le titre de propriété du bien litigieux, conservé au bureau des hypothèques (en général, l&#8217;acte notarié).</em></p>
<p><em>Cela étant, des liaisons étroites existent entre le Cadastre et le fichier immobilier des hypothèques qui retrace les événements juridiques de la propriété (en Alsace-Lorraine, c&#8217;est le système du livre foncier tenu par un magistrat, hérité du droit allemand, qui est en vigueur).</em></p>
<p><em>En effet, depuis la réforme de la publicité foncière intervenue en 1956, la désignation cadastrale des biens est obligatoire pour tout acte soumis aux formalités de publicité foncière.</em></p>
<p><em>Une rénovation cadastrale, appelée &nbsp;&raquo; <strong>remaniement </strong>&laquo;&nbsp;, est donc entreprise chaque fois que l&#8217;inadaptation des documents cadastraux par rapport à la situation des immeubles sur le terrain le nécessite.</em></p>
<p><em>A cet égard, il est utile d&#8217;apporter quelques précisions susceptibles, là aussi, d&#8217;éviter des contestations.</em></p>
<p><em>Ainsi, lors d&#8217;une procédure de remaniement cadastral, les délimitations des propriétés privées effectuées consistent essentiellement en la mise en place, contradictoire si possible, des limites des parcelles par les propriétaires eux-mêmes, le rôle du géomètre du Cadastre se limitant à constater leur accord.</em></p>
<p><em>Les résultats du remaniement sont communiqués aux propriétaires. Chacun peut prendre connaissance du nouveau plan cadastral qui est déposé à la mairie et faire part de ses observations éventuelles.</em></p>
<p><em>En cas de désaccord persistant, seul un géomètre privé peut, en sa qualité d&#8217;expert, déterminer les droits de chacun. Et dans l&#8217;hypothèse où cet expert ne disposerait d&#8217;aucun élément pour opérer cette délimitation, notamment en l&#8217;absence de preuve, le différend doit alors être porté devant l&#8217;autorité judiciaire, par une action en revendication auprès du tribunal de grande instance territorialement compétent qui déterminera la propriété des parcelles objet du litige.</em></p>
<p>Source : <a href="http://www.juripole.fr/Mediateur/1993/citoyen.html" target="_blank">http://www.juripole.fr/Mediateur/1993/citoyen.html</a></p>
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