Jeudi, 27 novembre 2014

La topo vue d’en haut

La photogrammétrie va t’elle contribuer à relier définitivement les techniques de la topographie
avec celles de la géomatique ?
C’est en tous cas une technique qui s’impose progressivement au service de la réalisation de plans topographiques.


 

Petite définition

La photogrammétrie est une technique qui permet de transformer une ou plusieurs photographies en orthophotographie, une image qui se superpose au plan, ou bien en modèle numérique de terrain ou d’élévation, données qui permettent de dessiner altitudes, relief, et hauteur des bâtiments.

Cette technique utilise des points communs entre plusieurs images, des données de navigation de l’avion et des données terrains, même si, au vu des techniques de navigation modernes, les mesures sur le terrains sont de moins en moins nombreuses.
La photogrammétrie existe depuis le 19è siècle mais les techniques ont grandement évolué avec, d’une part, les images haute résolution et numériques et, d’autre part, le développement des logiciels qui permettent des traitements de plus en plus rapides.

 

Quels sont donc les atouts de la photogrammétrie ?

Cette technique permet d’engager la couverture complète d’un territoire intercommunal à très grande échelle, au 500è et même au 200è. Dans les agglomérations où les villes centre avaient développé des SIG basés sur un référentiel topo très fin, un tel travail permet de compléter rapidement l’ensemble du territoire intercommunal.
Sur un large territoire, et même si les coûts de la photogrammétrie restent importants, ils sont beaucoup plus faibles qu’un même chantier sous forme de plans topographiques terrestres.
Enfin, dernier intérêt de la méthode, la possibilité d’accéder plus facilement à tous les espaces y compris privés.

Si elle tend à se généraliser aujourd’hui, cette technique n’est pas nouvelle. Par exemple, la Ville de Besançon s’est dotée dès 1992 d’une photogrammétrie au 500è, couverture complétée par des levés terrestres. L’agglomération du Grand Besançon est, elle, couverte par une photogrammétrie au 5000è sur tout son territoire (432 km²). Aujourd’hui cette précision n’est plus suffisante, une réflexion est en cours pour en mener une soit au 2000è, soit au 1000è.

Prochaine étape probable celle de relevés terrestres très précis réalisés à partir de satellites, à suivre …

 

Article rédigé avec l’aide de Nadège, Jérome, et Bruno

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