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12:52
[Parcell'air] Les CLE de la RPCU
sur GeoRezo.net - GéoblogsFin 2010, décision avait été prise par le Ministère du Budget et le MEDDTL de constituer une représentation du parcellaire cadastral unique (RPCU) pour mettre fin à la co-existence malheureuse du Plan Cadastral informatisé de la DGFiP et la BD-Parcellaire de l'IGN.
Le 22 Décembre 2011 l'opération était lancée, avec une première phase d'expérimentation sur plusieurs départements, pour confronter les méthodologies envisagées par la DGFiP et l'IGN.
Les expérimentations sont en cours : des CLE, comités locaux d'expérimentation ont été constitués dans 7 départements tests (06, 17, 35, 44, 50, 65, et 83). Deux scénarios de RPCU seront étudiés indépendamment pendant 6 mois , à partir de mai 2012 : 1 scénario par équipe DGFIP et 1 scénario par équipe IGN.
Le scénario DGFIP reprend le géoréférencement terrain puis traite le continuum géographique :
- si les résultats sont dans les tolérances DGFIP, la correction des données graphiques sera directe,
- si les résultats sont hors tolérances, la DGFiP étudie et propose les procédures de remaniement "allégé" pour réaliser le continuum géographique.
Le scénario IGN applique les techniques de constitution de la BDParcellaire avec un dispositif amélioré.
Pour les deux scénarios, la vérification sera faite via un semis de points terrain issus des données du RFU.
Le choix final reviendra aux deux Ministres concernés qui prendront la décision finale du scénario retenu après examen des résultats des 7 CLE en fonction de critères encore mal connus (précision, déformation, coût ?).
A ce jour, beaucoup d'incertitudes et de craintes demeurent. Le scenario DGFiP qui semble conduire à des résultats plus précis que celui de l'IGN sera sans doute le plus couteux, et donc pourrait ne pas être retenu par les décideurs. La disparité des territoires, en terme de précision cadastrale notamment, devrait conduire à opter pour l'un ou l'autre des scénarios en fonction des spécificités locales. Mais ce ne sera sans doute pas le choix qui sera fait...
Par ailleurs, les impacts sur les données métiers déjà constituées par les collectivités locales et autres acteurs publics sont pour l'instant peu ou pas mesurés, mais le risque est grand de devoir recaler, voire re-numériser, toutes les données constituées à partir du plan cadastral (PCI ou BD-Parcellaire), les couches des PLU notamment...
Enfin, un dommage collatéral est rapidement apparu : l'outil utilisé par les services du Cadastre de mise à jour du PCI Vecteur pourrait être remplacé au profit d'un logiciel disposant notamment d'outils de contrôle de la topologie des objets créés, et ce, pour garantir le continuum géographique . Un étude en ce sens est actuellement en cours...
Même si les travaux d'expérimentation ont débuté en temps et en heures, on peut raisonnablement penser que la décision finale aura quelque retard, compte tenu des changements politiques en cours...
Du pain sur la planche cadastrale en somme... -
14:06
[INSPIRE by clouds] Métadonnées : appel à commentaires sur le guide Administrateur
sur GeoRezo.net - GéoblogsNous avons le plaisir de vous proposer de participer à la relecture du projet de Guide administrateur (qu'on pourrait appeler "guide de recommandation aux administrateurs de catalogue INSPIRE") dans le cadre d'un appel public à commentaires. Le titre lui-même du guide est soumis à commentaire!
Ce guide était évoqué dès le mois d'octobre 2011, mais certains concepts ont été rebelles au consensus. Néanmoins, nous les avons presque tous maîtrisés!
Les commentaires seront portés au moyen du formulaire joint, qui me sera retourné au plus tard le 29 juin 2012. Merci de me contacter via GeoRezo pour me demander l'adresse électronique de collecte. Ils seront ensuite examinés par le Groupe Métadonnées du CNIG.
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8:51
[INSPIRE by clouds] Services de consultation pour données indirectement géoréférencées
sur GeoRezo.net - GéoblogsDoit-il y avoir création systématique de service de visualisation ?
Certaines données, statistiques ou données indirectement géoréférencées, ne peuvent pas être visualisées simplement. Pour les données statistiques, il existe un standard OGC, le TJS, mais il est rarement mis en œuvre, et je ne sais pas s'il peut prendre en compte les opérations du règlement sur les services en réseau - partie consultation.
Pour les données indirectement géoréférencées, il faut disposer du référentiel (le plus souvent, le plan cadastral ou une base Adresse) et de l'outil de géocodage adéquats.
Le service de visualisation est donc à créer par le service producteur des données mais ce ne pourra pas toujours être le cas. Il est donc admis que ces données auront des métadonnées, des services de téléchargement mais pas forcément de service de visualisation - au sens de service web - et que le rapportage Inspire reflètera ce manque éventuel. -
20:08
[Le blog SIG & URBA] Le groupe de travail SIG topo présent aux assises nationales AITF
sur GeoRezo.net - GéoblogsComme chaque année, le groupe de travail SIG TOPO de l'Association des Ingénieurs Territoriaux de France se mobilise. Il animera l'atelier sur l'Open Data Le 31 Mai et participera également activement à celui dédié aux DT DICT à la même date.
Inscriptions et renseignements pour ce rendez-vous des acteurs territoriaux sur le site dédié : [www.assises-ingenierie.fr] -
10:50
[INSPIRE by clouds] INSPIRE et Open Data
sur GeoRezo.net - GéoblogsLa relation entre INSPIRE et Open data est aussi souvent évoquée. Rien que dans les trente prochains jours, l'Afigéo organise une rencontre sur le sujet et la semaine de l'Open Data accueillera une présentation sur INSPIRE.
Ce n'est pas tout à fait un hasard. Les questions de l’utilisabilité des données (pour croisements et traitements divers) est déjà perceptible dans l'Open data (comme dans le Big data, d'ailleurs), et c'est bien évidemment la raison profonde de l'existence d'INSPIRE, comme on le voit au travers de ses cinq piliers.
Le fait qu'INSPIRE soit une directive environnementale n'est peut-être pas non plus étranger avec l'habitude ancienne (1998, en 52Ko/s!)) de l'Etat de diffuser ses données environnementales sur l'eau, les risques ou la nature. INSPIRE, comme toute la politique de l'Union européenne sur l'environnement, vise d'abord la transparence et l'émergence d'analyses contradictoires, comme l'Open data.
Certains problèmes exposés dans les considérants de la directive INSPIRE sont identiques pour l'Open data :
• Le Data vrac, c'est-à -dire des données en vrac non structurées;
• Mal repérables;
• Mal décrites;
• Non qualifiées (généalogie, conditions d'utilisations...).
A mon avis, les solutions apportées par la directive INSPIRE peuvent être considérées comme applicables aux problèmes de l'utilisation des données massivement disponibles sur l'internet. Je pense à la création de métadonnées structurées et obligatoires (date, résumé, généalogie, précision…) et à la mise en place de services de diffusion selon des standards internationaux interrogeables et chaînables.
Du coup, ce n'est peut-être pas non plus une coïncidence si les géomaticiens sont souvent en première ligne dans l'Open data : leurs compétences techniques y trouvent un nouveau champ d'application. D'ailleurs, cela ne va pas sans poser d'assez sérieuses difficultés de gestion aux services concernés : dans une remarquable présentation aux Rencontres SIG La Lettre 2012, Alain Bergue, directeur de la géomatique à Nantes Métropole, a exposé les enjeux posés par l'irruption de la volonté politique de l'Open data en terme d'organisation d'une structure géomatique (mises à jour, formats, effectifs...). J'espère que sa présentation sera bientôt en ligne.
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10:30
[INSPIRE by clouds] INSPIRE et Réutilisation des données publiques
sur GeoRezo.net - GéoblogsJ'ai souvent cette question de la cohérence entre INSPIRE et Réutilisation des données publiques, Etalab et data.gouv.fr. Sur le plan des politiques européennes, la réponse est portée depuis mes toutes premières diapositives sur INSPIRE : il y a une évidente complémentarité entre les deux, qui visent à remédier à des problèmes d'accessibilité des données publiques.
Concernant la mise en oeuvre d'Etalab, la circulaire du Premier ministre du 26 mai 2011 spécifiait que "« Data.gouv.fr » peut héberger ou référencer les informations publiques.". Il est bien évident pour nous que la mise en oeuvre d'INSPIRE doit permettre à data.gouv.fr d'établir un lien vers les séries de données diffusées "au plus près du producteur". En l'absence de publication dans le cadre d'INSPIRE, il est tout aussi évident que le dépôt sur data.gouv.fr est impératif (pour l'État, ses services et ses établissements publics).
Au final, il est notable que la forte pression résultant de l'action du Premier ministre a conduit à renforcer la mise en oeuvre d'INSPIRE selon le bon principe "d'une pierre, deux coups". Plus important, elle a conduit les plus hauts décideurs à se préoccuper du sujet du partage de la donnée, dont une part majoritaire est géographique (au sens d'INSPIRE). Certaines administrations se sont ainsi littéralement débloquées.
A la marge, on peut être surpris de voir des coordonnées (x,y) ou (lat/long) diffusées dans des tableurs, mais en réalité c'est assez compréhensible vu les délais très courts de mise en œuvre de data.gouv.fr et les organisations réelles des dites administrations.
En conclusion, pour un chargé de mission sur INSPIRE, c'est tout bénéfice! -
10:32
[Le blog SIG & URBA] carto facile en 3 clics
sur GeoRezo.net - Géoblogs[caption id="" align="alignright" width="300" caption="Petit clin d'oeil à feu "géogommette" ou l'origine du SIG !"][/caption]
Quels outils carto proposer à des urbanistes ? Comment faire un plan de situation facilement ? Comment utiliser des données légalement et gratuitement ? Voilà une série de questions fréquentes dans la bouche des collègues urbanistes et pour lesquelles je vais essayer ici de balayer quelques solutions facilement disponibles sur le net.
Il s'agit ici de présenter une boite à outil carto, compréhensible et adaptée aux usages ponctuels d'un urbaniste ou d'un architecte. Bien sur il est possible d'aller plus loin et de s'équiper d'un SIG opensource comme qgis ou gvsig ou propriétaire comme arcmap, mapinfo, geoconcept, .. Le tout avec le géomaticien qui va bien ! Mais ce n'est pas l'objet de cet article.
Faire un plan de situation ou un repérage ? Dans ce domaine, il y a profusion d'outils, dont un très grande majorité s'appuie sur les données de google. Mais il existe également deux autres familles de données qui peuvent servir de fonds de plan :
- celles issues d'openstreetmap, une initiative de carte communautaire et libre,
- et les données fournies par le géoportail concernant le territoire français ou à l'échelle mondiale les données publiques qui sont de plus en plus souvent mises à disposition dans le vaste mouvement de l'opendata.
Pour ma part, j'utilise bien sur google l'incontournable, vers lequel pointe la majorité des sites et outils. Celà permet de se localiser facilement et rapidement.
Pour avoir des données plus "françaises" et plus règlementaires, le géoportail est extrêmement utile. Il permet d'avoir un aperçu des limites cadastrales, ce qui correspond à mon sens souvent à "l'espace vécu". Il permet également d'y superposer de nombreuses limites environnementales qui conditionnent très largement la faisabilité des projets d'urbanisme et d'aménagement du territoire. Petit exemple centré sur l'intramuros d'Avignon : http://www.geoportail.fr/.
J'aime bien également associer ces cartes pour faire un pré-repérage "du fond de mon bureau", notamment avec cette page de "mapchannel" qui associe carte google, photo aérienne, et vues obliques ou "birdeyes" issu de l'outil bing map de microsoft.
On arrive ici très souvent à la limite de tous ces outils : l'impression ou l'export restent très limités ; Il n'est par exemple par possible pour les vues obliques. Il ne reste plus qu'à faire une copie d'écran ce qui contrevient aux droits d'auteurs !
Dessiner un contour ? Alors comment aller plus loin ? par exemple dessiner le contour d'un périmètre opérationnel sans avoir besoin de "bidouiller" dans un autre outil bureautique ou de compo graphique ?
Là encore, google offre l'outil incontournable avec google earth. Google earth nécessite une petite installation. Ensuite il est possible de dessiner des points, des polygones, de les exporter, ...
Il y a aussi des plateformes qui utilisent pleinement le web interactif comme Scribble map ou quickmaps. Les réseaux éducatifs les suivent de près car ils permettent d'offrir un environnement propice à certains travaux pratiques.
Personnellement, ce que j'ai trouvé le plus simple, c'est quickmaps : pas besoin de s'inscrire, l'export en kml marche parfaitement et il est possible de générer un lien à partager. La manipulation est très proche avec Scribble map mais il faut bien enregistrer la carte avec une description sinon ça ne marche pas; au cours de l'enregistrement il vous est demandé un mot de passe, pour cette carte j'ai choisi "georezo" . A noter que scribble permet d'utiliser non seulement les fonds google mais aussi les fons de carte ESRI et openstreetmap.
Côté éditeurs de logiciels, Esri développe sa plateforme "arcgisonline" et offre une solution web qui permet d'accéder à de nombreux fonds de plan et de partager des cartes. Par contre, impossible de faire une export kml du polygone créé ! Par ailleurs, l'application est désormais disponible sous android mais sous cette forme ne permet que la consultation.
- Exemple dans quickmaps : [quikmaps.com] .
- Exemple dans scribble map : [www.scribblemaps.com] .
- Exemple dans arcgisonline : http://www.arcgisonline.com.
Ce qui reste frustrant devant ce foisonnement d'outil c'est qu'il n'y en existe pas encore qui permette de tout faire facilement : consulter différents fonds de plan, dessiner un contour simple, pouvoir importer des données mais surtout exporter les éléments dessinés pour les partager, et enfin, faire des impressions propres. Ce foisonnement m'apparait plus marqué dans les environnements mobiles, notamment sous l'impulsion de tous les outils exploitant la fonctionnalité gps.
Il existe en particulier "locusfree" sous android qui permet tout ceci, mais je n'ai pas trouvé d'équivalent sous windows. Google earth s'en approche; par contre il ne permet pas de dessiner dans sa version android.
Le couteau suisse de la carto facile reste encore à trouver !
Article rédigé à partir des questions de Gaspard et Maxence et les remarques de Pierre ...
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8:59
[INSPIRE by clouds]
sur GeoRezo.net - GéoblogsLa direction juridique du CNRS s'est penchée l'année dernière sur le droit de la donnée, en raison de certains éléments nouveaux. Elle a produit lors de la journée 2011 de l'INEE (l'institut qui héberge l'UMS 3468 citée hier) une étude très fouillée sur le droit de la donnée dans le domaine de la recherche.
L'élément nouveau (pour moi) est que le chercheur, en raison de son statut juridique et notamment de l'absence de contrôle hiérarchique sur ses travaux et résultats, en conserve la pleine propriété. Il est donc considéré comme un tiers dans le cadre d'INSPIRE et peut s'opposer à la diffusion de ses données. Par contre, les ingénieurs d'étude, qui travaillent de plus en plus dans les mêmes laboratoires, ne bénéficient pas du même statut et ne peuvent pas s'y opposer... Facile, non?!
Les études des directions juridiques se ressemblent par l'instruction un peu orientée en défense. L'étude en question oublie de regarder les obligations de diffusion, par exemple, qui touchent le CNRS en tant qu'entité. Ce sera pour une autre fois, sans doute.
Il manque également des éléments sur la mise à disposition des données issues de collecte, ou données brutes, réputées dénuées de propriété intellectuelle. Les chercheurs ne peuvent pas échapper à la diffusion pour cette raison-là . Et la question de la limite entre donnée brute et donnée élaborée reste non tranchée.
Alors? Alors, comme déjà dit, il y a deux façons d'envisager la question. Premièrement, en terme de gestion de données, le catalogage, c'est-à -dire la préservation du patrimoine de connaissance, reste une bonne pratique. Même hors de la contrainte, il y a un intérêt certain au catalogage, et beaucoup ont commencé avant cette directive. Un exemple au hasard, "Observatoire Hommes-Milieux du bassin minier de Provence". Par ailleurs, selon l'UMS déjà citée, les premiers utilisateurs des données de la recherche sont les chercheurs! Ils ont collectivement intérêt à trouver des catalogues correctement remplis, et cela a déjà été réellement un moteur pour des équipes pour se lancer, en espérant que d'autres le feront aussi. Je l'ai souvent imaginé, cela m'est maintenant rapporté.
Ensuite, dans la logique de compétition internationale qui est celle de la recherche, il faut penser la protection juridique devant un contentieux poussé par un autre laboratoire (évidemment étranger, n'est-ce pas?). Les conclusions de ce billet-là restent totalement d'actualités, à mon humble avis. -
17:07
[INSPIRE by clouds] Le CNRS, INSPIRE et la donnée.
sur GeoRezo.net - GéoblogsJ'avais déjà parlé des données de la recherche ici et là . Il se trouve que j'ai reçu des nouvelles du CNRS dernièrement.
Premièrement, une Unité mixte de service a été créée - UMS 3468 - Bases de données sur la Biodiversité, Ecologie, Environnement et Sociétés (BBEES) - qui est chargée d'aider les chercheurs à cataloguer leurs données et à les diffuser (entre autres). Ils sont cinq, mais nous ne sommes pas plus nombreux à la MIG. Je les ai rencontrés (voilà que je fais mon Billaut – c'est un hommage), elles m'expliquaient les données oubliées au fond des disques durs, les obstacles culturels, bref, le pain quotidien des administrateurs de données destinées à être en ligne. Mais aussi les succès entraînés par la force de conviction, une démarche progressive et de la suite dans les idées. Bravo!
Deuxièmement, beaucoup de chercheurs ont entendu parlé d'INSPIRE. L'honnêteté m'oblige à préciser que cela peut être avec inquiétude voire une franche hostilité. Mais cette première réaction est, partout, et de très loin, la plus fréquente, au début. L'intérêt est ce qu'ils feront ensuite, au second stade. Les collègues de l'UMS ont, là aussi, quelles histoires positives.
Enfin, en certains endroits (par exemple à l'OSUR de Rennes), on me dit qu'un doctorant ne peut pas soutenir sa thèse s'il n'a pas créé les métadonnées des données utilisées dans sa thèse! Je prétends que cela devrait être la même chose avec les sous-traitants des autorités publiques, mais je ne pensais pas prendre si vite exemple sur l'Université.
Là comme ailleurs, mais avec nettement plus de réactivité qu'ailleurs, INSPIRE aura été une occasion d'interrogation puis de prise de conscience de la valeur de la donnée. La mise en œuvre a suivi. Quand on connaît la situation budgétaire des sciences humaines et sociales, c'est éloquent.
Dans un prochain billet, je reviendrai sur le droit des chercheurs sur leurs données pour préciser certains détails qui, au final, ne changent pas grandement ce qu'il y a à faire.
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16:25
[INSPIRE by clouds] Quel rôle incombe au Géoportail?
sur GeoRezo.net - GéoblogsL'IGN, chargé de l'appui au Point de contact pour la mise en œuvre d'INSPIRE, a entrepris de publier sur ses pages inspire.ign.fr une foire aux questions. Certaines n'avaient pas été traitées ici et il me semble utile de les répertorier sur ce blog. Je vous engage à lire cette FAQ.
Je cite (la mise en page est bien meilleure chez eux) :
Quel rôle incombe exactement au Géoportail dans le cadre de la mise en conformité à INSPIRE ?
Le Géoportail est le portail INSPIRE de l’État pour ce qui concerne les services de consultation prévues à l’article 127-4 du code de l’environnement. Il est également le moyen de diffusion des bases de donnée géographiques et forestières ainsi que des fonds cartographiques tel que défini à l’article L 127.1 du code de l’environnement.
Le Géoportail, développé et maintenu par l’IGN, a également, un objectif. d’optimisation des moyens consacrés par les services de l’Etat à l’hébergement et à la gestion de données de référence.
Le Geoportail offre :
* Un service de co-visualisation avec d’autres données (données de référence IGN et autres données),
* Un accès aux flux de données IGN INSPIRE.
Sources
* Décret n°2011-1371 du 27 octobre 2011 relatif à l’Institut national de l’information géographique et forestière
* Contrat d’objectifs de performance entre l’État et l’IGN 2010 - 2013
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16:37
[INSPIRE by clouds] Question d'un SDIS sur les ERP (établissements recevant du public)
sur GeoRezo.net - GéoblogsQuestion de Maxime PETRE, du SDIS 38, à la DREAL Rhône-Alpes, mais elle aurait pu être posée par beaucoup :
Des bureaux d’études sollicitent de plus en plus le SDIS pour récupérer le bénéfice de son travail de géolocalisation des établissements recevant du public (ERP).
Le SDIS fournit systématiquement le fichier des ERP, élément résultant de l’activité d’un dispositif placé sous l’autorité du préfet, alors même que la demande initiale d’extraction devrait être transmise au président de la commission consultative départementale de sécurité et d’accessibilité (Préfecture / CCDSA), organe compétent et dépositaire de ces données.
Par ailleurs, nous nous étonnons que :
- la demande de mise à disposition des données ERP soit généralement envoyée par le soumissionnaire et non par le mandataire,
- le soumissionnaire nous demande de lui fournir la plus-value de notre travail de géoréférencement réalisé en interne sur les données ERP alors que nous supposons qu’il doit, par ailleurs, valoriser financièrement dans sa réponse à l’appel d’offre ce travail de géolocalisation des données.
Les réponses ci-dessous reprennent les éléments de Magali Di Salvo, de la DREAL, que je me suis contenté de compléter :
Les ERP sont des données publiques soumises à la directive Inspire, a minima au titre du thème III-6. Services d’utilité publique et services publics, mais aussi comme enjeux du thème III-12. Zones à risque naturel. Le SDIS n'est pas seulement obligé de répondre positivement à une telle demande, il est obligé de publier sur internet ces données.
Un bureau d'études intervenant "pour le compte "d'une autorité publique est lui-même une autorité publique au sens d'INSPIRE. A ma connaissance, il facture le temps passé à récupérer la donnée plus que sa localisation. Malheureusement, il est parfois plus économique de numériser à nouveau plutôt que de trouver une donnée exploitable : c'est le constat posé par INSPIRE (considérant 3). Le minimum serait quand même que le mandataire soit cité, cela peut théoriquement jouer sur les droits d'usage en cas de téléchargement.
La question de la valorisation par le privé des données publiques revient souvent. Même si le bureau d'études fait une plus-value, le rôle d'INSPIRE est bien de favoriser l'économie sur les différentes études par un accès facile aux données. Bref, si les données étaient plus facilement accessibles, les prix des études (payées par le contribuable) devraient baisser!
Enfin, ces données sont-elles de diffusion restreintes? Ce ne sont pas des points d'intérêt vitaux pour la Nation. Il n'y a donc probablement pas de base légale pour appuyer la restriction. A contrario, nous savons tous que de nombreux agents payés par le contribuable refont ce travail dans les DDT, SDIS, DREAL, EPCI, pour des missions de tout type (prévention des risques...). Bref, pas d'état d'âme.
La question des ERP privés a été également posée : peuvent-ils être publiés? La donnée reste une donnée publique intéressant les autorités publiques. De toutes façons, ces ERP sont déjà repérables sur Google etc. Je ne vois vraiment pas ce qui ne permettrait pas une diffusion (sous réserve d'anonymiser le nom du gérant, bien entendu). -
21:21
[La Minute GeoRezo] GeoRezo aux rencontres SIG La Lettre 2012
sur GeoRezo.net - Géoblogs -
23:34
[INSPIRE by clouds] Le guide Métadonnées en wiki
sur GeoRezo.net - GéoblogsLe guide de recommandations du CNIG relatif aux métadonnées de séries de données est en wiki sur Géorezo.
En réponse à plusieurs questions, non, nous n'avons pas les moyens de suivre les diverses questions posées sur ce guide, et oui, le wiki sert à cela. Donc, si vous trouvez certaines définitions jargonneuses, n'hésitez pas à le dire, et à proposer des versions plus urbaines. Si certaines définitions ou principes ne vous conviennent pas, ce sera plus compliqué car le guide a été soumis à commentaires et validé. La page discussion du wiki peut servir aussi à poser certains drapeaux de ce type.
Enfin, le GT Métadonnées travaille sur un guide Administrateur, qui ira plus loin sur certains points que le précédent, et sur un guide Métadonnées de service, où il explore des pistes et essaie de créer un consensus (ce qui n'est pas une mince affaire). Bien entendu, les deux seront publiés dès que possible, et au moins une version intermédiaire sera diffusée cet été. -
16:52
[Blog Interopérabilité & GéoInformation] Le relais de la GO-intéropérabilité !
sur GeoRezo.net - GéoblogsAprès plusieurs semaines de grand calme... BIG va très bientôt être redynamisé par 3 experts de la GéoInteropérabilité !
Marie-Lise, Dimitri et Gilles se sont proposés de prendre, en équipe, le relais de l'animation du blog.
Merci à toutes et tous pour ce bout de blog crée et animé ensemble. La clé du BIG succès est sans aucun doute dans la diversité de vos points de vue et la qualité des billets. Souhaitons à nos nouveaux GO plein de chance dans cette aventure !
Ils vont très vite vous proposer des pistes d'amélioration.
Côté coulisses, tout s'organise pour un redémarrage début mars... accrochez vos ceintures, BIG va se réveiller :-).
Nicolas, GO retraité... -
9:00
[Le coin de l'open-source géospatial] Google Fusion Table, OGR et QGIS
sur GeoRezo.net - GéoblogsGoogle Fusion Table, OGR et QGIS : trois projets a priori indépendant, même si nous savons que derrière QGIS se cache la bibliothèque GDAL/OGR. Mais celle-ci est généralement sous estimée, notamment ses possibilités de virtualisation de données (raster ou vecteur). Entre autre chose cela permet à QGIS de pouvoir lire tous les formats de données gérés par GDAL/OGR même si elles ne sont pas listés dans les formats gérés ou qu'elles demandent des étapes intermédiaires (comme pour le format NetCDF).
Google Fusion Table (GFT) est une application Google lié plus ou moins à leur Google Doc, le tableur en particulier. En effet Google propose une feuille calc dans laquelle nous pouvons définir plusieurs colonnes, donc une spéciale, appelée Location qui contient une adresse ou une géométrie (KML par exemple).
GDAL/OGR gère le format GFT depuis sa version 1.9 (toute récente). Cet article a pour but de présenter quelques fonctionnalités et comment utiliser, simplement, un GFT au sein de QGIS (ou de MapServer bien sur).
Il y a quelques temps j'ai créé une feuille test_shapefile composée de quelques colonnes : nom, prénom, location (une adresse), et quelques informations diverses. Je peux me connecter à cette feuille via ogr comme cela :
[sourcecode language="bash"]
yves AT poseidon-vb:~$ ogrinfo -ro "GFT:email=yjacolin AT gmail.com password=XXXXXX"
INFO: Open of `GFT:email=yjacolin AT gmail.com password=XXXXXX'
using driver `GFT' successful.
1: test_shapefile
[/sourcecode]
Mais entrer un mot de passe en clair n'est pas très sécurisé, Google proprose de récupérer une clé d'authentification, que l'on peut modifier enfin je suppose) :
[sourcecode language="bash"] $ ogrinfo --config CPL_DEBUG ON "GFT:email=yjacolin AT gmail.com password=XXXXXX" [HTTP:] Fetch [https:] HTTP: These HTTP headers were set: Content-Type: application/x-www-form-urlencoded GFT: Auth key : MACLéICI-LONGUE_DE_PLUSIEURS_CARACTèRES GFT: Run SHOW TABLES [..] [/sourcecode]
Puis, sous linux, nous utilisons une variable d'environnement pour définir la clé (d'autres possibilités existent en plus du mot de passe en clair et de la clé d'authentification, référez vous à la documentation du pilote GFT de GDAL/OGR (voir bibliographie plus bas) :
[sourcecode language="bash"]</code> export GFT_AUTH=MACLéICI-LONGUE_DE_PLUSIEURS_CARACTèRES[/sourcecode]
On teste la prise en compte de la clé d'authentification :
[sourcecode language="bash"]</code>ogrinfo -ro "GFT:"[/sourcecode]
J'exporte ma table en shapefile :
[sourcecode language="bash"]ogr2ogr -f "Esri Shapefile" test_shapefile "GFT:tables=1jfYFX051Gbq5JU7Fd-Yxd_Q4aPDslDwDypsm3VU"[/sourcecode]
Puis j'importe une couche - différente - au format shapefile :
[sourcecode language="bash"]</code>ogr2ogr -f GFT "GFT:" point_etude.shp[/sourcecode]
Pour visualiser ces données dans QGIS ou MapServer j'ai besoin de virtualiser ma couche GFT au moyen du format VRT vecteur.
Création du fichier vrt :
[sourcecode language="xml"]
<OGRVRTDataSource>
<OGRVRTLayer name="point_etude">
<SrcDataSource>GFT:</SrcDataSource>
<SrcLayer>1SWEVgpny8Ojh-dzJEURhhEJVVa44Vnitey3DRhk&pli=1</SrcLayer>
<LayerSRS>WGS84</LayerSRS>
</OGRVRTLayer>
</OGRVRTDataSource>
[/sourcecode]
puis j'utilise ce fichier vrt pour vérifier que je me connecter correctement à ma couche GFT :
[sourcecode language="bash"]
ogrinfo -so point_etude.vrt point_etude
INFO: Open of `point_etude.vrt'
using driver `VRT' successful.
Layer name: point_etude
Geometry: Unknown (any)
Feature Count: 1500
Extent: (-5.974657, 40.712886) - (9.572308, 52.068039)
Layer SRS WKT:
GEOGCS["WGS 84",
DATUM["WGS_1984",
SPHEROID["WGS 84",6378137,298.257223563,
AUTHORITY["EPSG","7030"]],
TOWGS84[0,0,0,0,0,0,0],
AUTHORITY["EPSG","6326"]],
PRIMEM["Greenwich",0,
AUTHORITY["EPSG","8901"]],
UNIT["degree",0.0174532925199433,
AUTHORITY["EPSG","9108"]],
AUTHORITY["EPSG","4326"]]
ID: Real (0.0)
geometry: String (0.0)
[/sourcecode]
Les géométries sont affichées comme celles-ci :
[sourcecode language="bash"]
OGRFeature(point_etude):1425
ID (Real) = 1423
geometry (String) = <Point><coordinates>-3.443027539873455,47.169053485738431</coordinates></Point>
POINT (-3.443027539873455 47.169053485738431)
OGRFeature(point_etude):1426
ID (Real) = 1424
geometry (String) = <Point><coordinates>8.270853712116637,45.104331014323307</coordinates></Point>
POINT (8.270853712116637 45.104331014323307)
OGRFeature(point_etude):1427
ID (Real) = 1425
geometry (String) = <Point><coordinates>3.631323682505393,46.460888984293931</coordinates></Point>
POINT (3.631323682505393 46.460888984293931)
[/sourcecode]
Enfin l'export fonctionne :
[sourcecode language="bash"]ogr2ogr -f "Esri Shapefile" test.shp point_etude.vrt point_etude[/sourcecode]
La visualisation au sein de QGIS se fait simplement en ouvrant le fichier vrt comme tout format de données vecteur.
Conclusion
Le format Google Fusion Table est un format intéressant, l'interface avec un format vrt permet de s'y connecter avec toute application s'appuyant avec GDAL/OGR comme QGIs ou MapServer mais le principale intérêt aurait été de pouvoir géocoder ses adresses au moyen de GFT et de pouvoir s'en service comme source de données. Malheureusement GFT ne permet que de géocoder ses adresses et de les visualiser dans une carte Google Map ou Google Earth. Il est impossible de sauver le géocodage dans une colonne dans un format WKT par exemple.
Si cette limitation ne vous pose pas de problème, vous pouvez stocker vos couches sur les serveurs de Google au format GFT et les lire dans QGIS/MapServer.
Bibliographie
- Le pilote GFT dans OGR : version anglaise ou la version française
- Le pilote VRT dans OGR : version anglaise ou version française
- Guide du développeur de Google Fusion Table
-
17:02
[La Minute GeoRezo] Evolution des listes de diffusion
sur GeoRezo.net - GéoblogsDepuis sa plus tendre enfance (1999), GeoRezo.net propose des listes de diffusion couplées à des forums. Chaque forum (FluxBB) est ainsi couplé à sa liste de diffusion (Ezmlm) permettant aux utilisateurs de choisir le système de participation et de réception des échanges: en ligne, ou en utilisant sa messagerie.
Nous avons toujours tenté de faciliter l'utilisation de ces listes en proposant notamment une interface d'abonnement relativement simple. Mais l'histoire de GeoRezo.net pesait sur ce système, impliquant une gestion régulière dû à des pannes fréquentes. Après tout, en 10 ans de fonctionnement, nous avons du apprendre à gérer plusieurs milliers d'abonnements et de mails.
Suite à une panne importante début janvier (2012), nous avons décidé de revoir complètement, et plus tôt que prévu, l'interface d'administration proposée à chaque membre du GeoRezo.
Retrouvez cette interface et plus particulièrement l'interface de gestion des abonnements aux listes.
Pour accéder à ces nouvelles interfaces, vous devez être identifié (cliquez sur votre nom d'utilisateur en haut à droite).
Ainsi, chaque utilisateur dispose de sa propre page d'administration pour gérer ses abonnements, son profil (nom d'utilisateur, etc.), et son CV.
Les modérateurs ne sont pas en reste car ils y trouveront aussi de quoi gérer les annonces, les alertes, la modération des listes, etc.
D'autres évolutions sont prévues ou en réflexion : mode digest, amélioration des appels d'offres, des communiqués de presses, des CV, job, agenda et biblio. N'hésitez pas à proposer des améliorations, nous somme à votre écoute (surtout si vous pouvez nous aider à les développer).
L'équipe GeoRezo -
11:50
[La Minute GeoRezo] Colloque « Géomatique : quelles formations pour quels métiers ? » et revue de presse associée
sur GeoRezo.net - Géoblogs

Le colloque « Géomatique : quelles formations pour quels métiers ? » organisé le 23 novembre dernier au CNAM par l’AFIGEO et ses partenaires (GeoRezo, Esri France, GeoConcept, CFA Ingénieurs 2000, ESGT, ENSG, UIESGT) a largement été relayé dans la presse. Nous vous communiquons l’ensemble des documents présentés et articles de presse publiés :
- La page de présentation et restitution des communications présentées au colloque
- Les articles de presse publiés suite à cette manifestation :
- "Très peu connue du grand public, la géomatique est aujourd’hui essentielle dans la vie quotidienne" - Site de l'Actualité de la formation - Centre Inffo 2011 (29 novembre 2011)
- "Colloque AFIGEO : La Géomatique, discipline orpheline ?" - Revue Géomètre n°2087 (décembre 2011)
- "Le point sur les formations en géomatique" - Revue Géomatique Expert n° 84 (janvier-février 2012)
- "Se repérer parmi les cursus en géomatique" - La Gazette des communes (16 janvier 2012)
- "Comment concilier emploi et formation" - Retours sur le colloque du 23 novembre 2011 ... - SIG la Lettre n° 134 (février 2012)
Documentation complémentaire
Pour compléter cette revue de presse récente, nous ajoutons également :
- "Responsable SIG en collectivité : un métier d'ingénieur en géomatique" - Revue Techni.Cités n°223 8 février 2012
- "Géomaticien : mode d'emploi" - Bulletin de la géomatique en Nouvelle Calédonie n° 28 – 1er trimestre 2012
- "Géomaticiens et informaticiens : mariage à l'italienne" (Rubrique Rencontres Métiers) - SIG la lettre n° 130 (octobre 2011)
- Poster "A survey of curricula and professional skills in french geomatics" présenté à la 25ème Conférence Internationale de Cartographie (juillet 2011)
- "Début difficile de la formation à distance" (Rubrique Rencontre Formation) - SIG la lettre n° 127 (mai 2011)
- "Cartographie des compétences en géomatique : enjeux et questionnements pour la formation et le recrutement" - Revue XYZ n° 128 (3ème trimestre 2011)
Webographie
- Le Pôle Formation - Recherche de l’AFIGEO
- La page de présentation du colloque « Géomatique : quelles formations pour quels métiers ?
- Les ressources sur les métiers (vers une reconnaissance des métiers de la géomatique...)
- Chronologie des actions menées depuis 2003
- Référentiels et descriptifs existants sur les métiers de la géomatique
- Analyse des offres d'emploi et de stage publiées sur GeoRezo
- Dossiers et ressources sur le concours d'Ingénieur territorial

GeoFormations : l'espace sur les formations en géomatique
Le service qu'AFIGEO et GeoRezo proposent sur cet espace permet de guider les candidats à ces formations en leur présentant une offre la plus exhaustive possible. Il offre également aux établissements porteurs de formations en géomatique une meilleure vision de l'offre générale dans laquelle ils s'intègrent. La consultation des formations référencées peut se faire par ordre alphabétique, par niveau d'entrée, par diplôme visé ou par localisation géographique. En 2011, près de 100 formations “diplômantes” ou “qualifiantes” dans les domaines de la géomatique, du niveau bac au niveau doctorat, sont référencées. Une réflexion est en cours pour valoriser l’offre en formation continue.
-
15:21
[Le blog SIG & URBA] La révolution DT/DICT
sur GeoRezo.net - GéoblogsLes dates butoir de la réforme des DT/DICT arrivent à grand pas. De nombreux services publics sont concernés et en première ligne les services techniques, les services SIG et les services urbanisme.Cette réforme vise globalement à améliorer le dispositif actuel pour tous les travaux à proximité des réseaux. Il s’agit de sécuriser au maximum les personnes et d’améliorer la prévention d’endommagement des réseaux en amont des travaux. La réforme porte sur les "DT", déclarations de travaux qui remplacent les "DR", demandes de renseignement, et sur les DICT, Déclaration d’Intention de Commencement des travaux.
Le dispositif repose sur trois points clefs:
- La création d’un guichet unique [www.reseaux-et-canalisations.gouv.fr] )
- La refonte et l’abrogation du décret 91-1147 du 14 octobre 1991 relatif à l’exécution de travaux de proximité d’ouvrage
- Et enfin fédérer, sensibiliser et promouvoir les bonnes pratiques via un observatoire national.
Tout le monde, particulier ou professionnel, est concerné par cette réforme … à partir du moment où un trou de 40 cm de profondeur est creusé.
Réseaux et réseaux ...
Les 4 millions de réseaux implantés en France n’ont pas tous la même valeur …et l’on peut les classer suivant leurs structures (aérienne ou enterrés / subaquatiques) et leurs niveaux de sécurité (sensibles ou autres).
Concernant les réseaux sensibles (environ 1,5 Millions de km) pour la sécurité on retrouve par exemples les réseaux électriques, gaz, matières dangereuses, ferroviaires et de chaleur, … Ceci étant, tous les autres réseaux (environ 2,4 millions de km) sont également très impactant pour l’économie et les usagers en général (ex : communications électroniques, eau, assainissement, …).
Les principaux objectifs de la réforme.
Le dispositif actuel est renforcé par l’identification instantanée et gratuite des exploitants à n’importe quel endroit du territoire clairement déterminé, l’implication des Maîtrises d’ouvrage et des personnes physiques dans les procédures de DT, la généralisation de la dématérialisation des procédures d’échange et enfin l’explicitation des informations fournies par les exploitants ( localisation et incertitude de localisation des réseaux, des consignes d’utilisation, l’échelle et la légende sur les plans, …). Cette réforme introduit la notion de niveau de précision de manière à bien qualifier et fiabiliser les informations.
Concrêtement, la réforme se présente en trois étapes :
- Les gestionnaires de réseaux doivent d'abord s'inscrire sur le guichet unique en précisant leurs périmètres de compétence c'est à dire l'emprise géographique de leur intervention, un simple contour qui sera souvent à l'échelle communale. L'objet est de recenser les gestionnaires par zone. Cette première étape doit se faire au plus tard le 30 mars 2012
- L'étape suivante consiste à fournir de premières données sur les réseaux, données qui doivent être positionnées à 10 m près. L'échéance est ixi fixée à juin 2013. Notons que l'usage du guichet unique est facultatif au delà de l'obligation d'inscription comme gestionnnaire.
- Dernière étape, à compter du 1er juillet 2012, l'indication obligatoire dans les plans fournis en réponse aux DT/DICT de la classe de précision de chacun des tronçons situés dans l'emprise des travaux prévus.
La date clé de la réforme est donc le 1er Juillet 2012, dans moins de six mois !
Les dates repères.
31 Mars 2012 : Ouverture complète du guichet unique et date limite pour l'enregistrement des gestionnaires de réseaux.
1er juillet 2012 : Application de la nouvelle procédure DT-DICT.
1er janvier 2013Â : Application des sanctions administratives.
Jusqu’au 30 juin 2013 : Obligation de maintenir la transmission et la mise à jour des plans de zonages des réseaux par leurs exploitants aux mairies.
Les différents acteurs sont classés ainsi : le responsable du projet, l’exploitant de réseau et l’exécutant des travaux. Les collectivités sont concernée à trois titres :
- d'une part pour les réseaux qu'elles exploitent en régie et pour lesquels elles doivent remplir les obligations des exploitants qui consistent à fournir des informations précises sur leurs réseaux,
- d'autre part pour les réseaux qui sont confiés à des prestataires sous forme de délégation de service public, les collectivités doivent s'assurer que leurs délégataires répondent à ces nouvelles obligations,
- enfin en tant que maître d'ouvrage de projets, qui devra consulter le guichet unique pour connaître la liste des concessionnaires et devra procéder à des investigations complémentaires dans le cas de données de classe B et C, moyennement ou peu précises, et de travaux sur des réseaux sensibles.
Des expérimentations de la réforme ont lieu actuellement dans les villes d’Orléans et de Perpignan afin de valider les modes opérationnels d’exécution, l’utilisation des formulaires cerfa, notices d’utilisation, etc …
Cette réforme met donc le SIG au coeur des procédures de travaux et doit rapidement déboucher sur une couverture numérique complète des réseaux concernés.
Elle valorise dans le même temps le travail de précision engagé par de nombreuses collectivités en France, gage d'une sécurisation des travaux réalisés et à terme d'une meilleure qualité des interventions réalisées sur le territoire, bien qu'à court terme une augmentation des coûts semble probable.
Article écrit en collaboration avec le GT SIG-TOPO de l’AITF, et avec les apports et remarques de Sébastien, Cyril, et Bruno.
Référence des textes.
Création du guichet Unique :
Décret 2010-1600 du 20 décembre 2010 : introduit les articles R. 554-1 à 9 dans le code de l'environnement
Arrêté du 22 décembre 2010
Arrêté du 23 décembre 2010
Arrêté du 21 avril 2011
Décret 2011-762 du 28 juin 2011 : introduit les articles R. 554-10 à 17 dans le code de l'environnement.
Arrêté du 23 juin 2011
Cadrage de la nouvelle procédure DT-DICT :
Décret 2011-1241 du 5 octobre 2011.
Il reste encore un texte réglementaire à venir (arrêté sur la nouvelle procédure DT-DICT) ainsi que tous des textes normatifs en cours de finalisation (la norme NF S70-003 ‘travaux à proximité de réseaux » et les normes connexes « techniques de détection » et géo-référencement des réseaux »).
+ d'info's :
- [www.reseaux-et-canalisations.gouv.fr]
- DT-DICT, les conséquences pour les collectivités, Technicité n°222 du 8 au 23 janvier 2012
- Dossier spécial réseaux enterrés, article de la revue géomètre disponible sur le site de l'AFIGEO : [www.afigeo.asso.fr]
-
20:42
[Le blog SIG & URBA] Mobilisation autour des observatoires de l'habitat
sur GeoRezo.net - GéoblogsLes démarches d'évaluation se multiplient, à la fois par la contrainte juridique qui les rend obligatoires dans de nombreuses procédures d'aménagement du territoire comme par exemple les SCOT, schémas de cohérence territoriale, mais également par souci d'efficience. L'efficacité des politiques publiques est à l'honneur dans le cadre de la "RGPP" révision générale des politiques publiques.
L'évaluation des résultats est également inhérente aux démarches de développement durable. Ainsi est paru fin 2011, le référentiel pour l'évaluation des projets territoriaux de développement durable publié initialement en 2009 et mis à jour avec les expérimentations conduites entretemps.
L'évaluation est notamment obligatoire pour les Programme Locaux de l'Habitat, PLH.
Article R302-1-3 du code de la construction et de l'habitation :
« Le programme d'actions indique :
a) Les modalités de suivi et d'évaluation du programme local de l'habitat et les conditions de mise en place d'un dispositif d'observation de l'habitat »).
Article R302-1-4 du code de la construction et de l'habitation :
«Le dispositif d'observation de l'habitat mentionné au septième alinéa de l'article L.302-1 porte notamment sur :
l'analyse de la conjoncture du marché immobilier;
le suivi de la demande de logement locatif social;
le suivi des évolutions constatées dans le parc de logements locatifs sociaux et le parc de logements privés.
(...) Les services de l'Etat mettent à la disposition des gestionnaires du dispositif d'observation les informations utiles dont ils disposent. »
Pour les spécialistes de l'habitat, la plongée dans le domaine de l'observation n'est pas de tous repos !
En la matière tout est à défricher car si les textes stipulent que l'Etat met à disposition les informations utiles, les écueils sont nombreux :
- Il y a d'une part la tentation ou l'erreur qui consiste à confondre données d'observation, ce qui suppose un regard sur la durée, et données d'étude, utilisées lors des études préalables et qui peuvent être très complexes à obtenir et étudier à date régulière.
- Il faut ensuite savoir choisir les indicateurs en fonction de ses propres objectifs, les objectifs décrits dans le projet approuvé par les partenaires, mais également des questions d'accés aux données et d'échelle. Les variables et indicateurs plus ou moins complexes choisis doivent être réellement signifiants et utiles à l'action menée. Il faut rester toujours très pragmatique tout en sachant associer aux données strictement thématiques des données de cadrage général, à l'image de celles présentées dans ce document d'évaluation du PLH de la CUB, édité par l'a'urba en 2008.
- Il faut également, à moins d'avoir à sa disposition un centre de ressources ou un service observatoire dûment constitué, comprendre les aspects techniques de l'observation : format des données, outils pour les utiliser, cohérence des données, choix des modes de représentation, ... Et tout celà suppose du temps.
En consacrant 10, 20, 100% de son temps, la personne en charge de l'observatoire doit savoir observer, c'est à dire prendre du recul par rapport à son action quotidienne, et combiner les outils, les données et les compétences pour aller jusqu'à la phase de mise en valeur des éléments observés à travers des supports de communication.
La première génération des PLH avait souvent mis de côté cet aspect d'évaluation. Les nouveaux PLH qui se déployent y consacrent de plus en plus de temps. C'est pourquoi les acteurs se mobilisent aujourd'hui autour de cette question. Ainsi le Réseau Habitat Logement a pris l'initiative d'animer cette année un groupe de travail sur ce sujet qui devrait se réunir à trois reprises dont la première dès la mi-mars. Des rencontres qui devraient permettre d'enrichir les informations déjà synthétisées dans ce blog tout entier consacré à la question : [observationlocale.blogspot.com]
Cette mobilisation est le signe d'une réelle maturité des démarches de PLH, qui s'attachent par exemple de plus en plus au suivi des marchés immobiliers. D'autant que ces programmes votés pour six ans sont intrinsèquement des plateformes partenariales dont un rôle central est d'évaluer la contribution de chaque partenaire par rapport aux objectifs définis dans le projet et d'observer les évolutions du territoire pour redéfinir les actions si nécessaire.
Lien vers le programme du groupe de travail observatoire de l'habitat : http://www.reseau-habitat-logement.net/
-
9:21
[La Minute GeoRezo] Perturbations sur les abonnements
sur GeoRezo.net - GéoblogsImportant : Perturbations sur les listes de diffusion GeoRezo
Suite à des problèmes techniques liés aux listes de diffusion par email, vous avez peut être constaté que vous ne recevez plus ces emails et/ou que vos abonnements ne sont plus pris en compte.
Nous tentons de résoudre ce problème au plus vite et vous remercions de votre compréhension le temps des modifications.
L'équipe GeoRezo -
18:00
[Le blog SIG & URBA] Le mouvement perpétuel
sur GeoRezo.net - GéoblogsMais pourquoi parler encore de la numérisation des PLU ? Les prescriptions nationales ne viennent elles pas d'être mises à jour ?
Tout simplement parce que le Grenelle 2 voté en 2010 entraine déjà de nouvelles évolutions législatives ...
Principale évolution : le caractère désormais obligatoire des orientations d'aménagement, maintenant appelées OAP : orientations d'aménagement et de programmation. Les "OAP" sont propulsées d'un document plutôt informatif au rang de quatrième composante du PLU, à côté du PADD, du règlement, et du zonage. Sur ce sujet, la solution qui serait à priori envisagée serait de déplacer les "OAP" de la catégorie des annexes informatives à celle des prescriptions. C'est à dire, en suivant la norme PLU, les basculer de la classe info à la classe prescriptions.
On voit là que cette "norme PLU" n'a pas fini d'évoluer car l'urbanisme bouge tous les jours, ou presque tous les ans.
Ce qui place les "prescriptions nationales de numérisation des documents d'urbanisme" dans une catégorie très particulière et rend indispensable un suivi permanent tel que l'assure depuis plusieurs années le groupe de travail ad'hoc du CNIG.
Très rapidement, il faudra également se soucier du passage au niveau intercommunal des PLU qui risque là encore de faire évoluer la norme. Il y a du pain sur la planche !
A noter, un fil de discussion a été créé sur la liste géomatique du GeoRezo afin de rassembler toutes les interrogations quant à ces prescriptions nationales de numérisation des PLU : [georezo.net] . Fil de discussion suivi de près par les membres du groupe de travail CNIG.
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13:05
[INSPIRE by clouds] Métadonnées et profil français ISO19115
sur GeoRezo.net - GéoblogsQuestion d'icadedt sur norme iso 19139 francais.
Ce fil appelle plusieurs réponses :
Les recommandations françaises ne recommandent pas de mettre en œuvre le profil français. Lors d'une présentation aux Rencontres SIG La Lettre, une de mes diapositives rendant compte des premiers résultats du groupe de travail disait :
Il n'est pas recommandé d'attirer l'attention sur le profil français pour le moment.
J'ai en effet compris, à cette occasion, que le profil français est obsolète, non conforme à INSPIRE et dérogatoire à ISO19115. De plus, la future version de cette norme prendra en compte la quasi-totalité de ses avancées en 2013.
Pour des raisons éditoriales, les premières conclusions validées du groupe ne figurent pas dans le guide final, c'est peut-être une erreur.
Pour tester la conformité de ses métadonnées, je rappelle ce billet. -
12:05
[La Minute GeoRezo] L'engagement dans des collectifs de production de connaissances : Le cas GeoRezo
sur GeoRezo.net - GéoblogsLa communauté GeoRezo avait fait l'objet en 2009 d'une étude par le laboratoire
.
Nous en avions parlé dans un précédent article .
L'étude a fait l'objet d'une publication complète sous le titre "L'ENGAGEMENT DANS DES COLLECTIFS DE PRODUCTION DE CONNAISSANCE EN LIGNE, Le cas GeoRezo" dans la Revue Française de Socio-Economie et est disponible en ligne ici.
La conclusion met bien en évidence nos valeurs :
GeoRezo est une communauté de pratique qui défend un principe citoyen, qui est caractérisé par un mode artisanal de production, mais qui vise à une efficacité industrielle et a vocation à la critique (revendication d’indépendance).
Bonne lecture !
L'équipe GeoRezo
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14:48
[Parcell'air] La convergence parcellaire à la Une de SIG La Lettre
sur GeoRezo.net - Géoblogs
SIG La Lettre fait de 2012 l'année de la convergence parcellaire.
Dans son édito du numéro 133 de Janvier 2012, Françoise de Blomac nous dévoile un nouvel acronyme avec lequel il faudra se familiariser, la RPCU pour "représentation du parcellaire cadastral unique".
Outre le fait que 2012 sera plutôt une année de tests en tous genres, on apprend surtout (et l'acronyme est révélateur) qu'on s'oriente en fait vers un troisième produit, issu de la fusion (dans des proportions variables) des principales couches des deux produits vectoriels actuels : plan cadastral et BD-Parcellaire.
On partirait donc du tronc commun, composé des 7 couches communes au PCI-Vecteur et à la BD-Parcellaire. Reste à savoir ce que deviendront les autres couches du PCI-vecteur (une douzaine, qui, pour certaines ont leur utilité dans les collectivités locales notamment (SUF, détail topo, axe de voies etc...).
Espérons que ces couches continueront à être complétées par les services du Cadastre et livrées aux collectivités locales par la DGFiP. Mais s'il y a des déformations validées au RPCU sur les couches principales, il faudra bien que ces déformations soient également reportées sur les autres couches du PCI-Vecteur.
En tout cas, à défaut d'être l'année de la convergence, 2012 sera celle des tests : des collectivités sont déjà à pied d’œuvre pour participer à ces travaux.
Dans tous les cas, les procédures devront être explicitées aux utilisateurs : quid encore une fois des données constituées et assise sur l'un ou l'autre des produits antérieurs ? Faudra -t-il renumériser des PLU, réseaux ou autres couches "métiers", selon les déformations appliquées localement (parfois sur de grands territoires , parfois à la parcelle...)
Comme l'écrit Françoise de Blomac dans son édito, ...encore quelques articles en perspective !
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17:08
[La Minute GeoRezo] GeoRezo vous présente ses Meilleurs Voeux pour 2012 !
sur GeoRezo.net - Géoblogs -
9:55
[INSPIRE by clouds] Qui a travaillé sur le Guide de métadonnées?
sur GeoRezo.net - GéoblogsJe vais sans doute écrire quelques articles sur certains points du « Guide de saisie des éléments de métadonnées INSPIRE – Gabarit des données v1.0?.
Je souhaite d'abord citer les participants au groupe de travail :
Hélène AUGU ONEMA
Olivier BANASZAK Ville du Havre
Landry BREUIL CRAIG
Jean-Daniel CESARO ONEMA
Chloé CHAUVEAU GIP ATGERI
Laurent COUDERCY ONEMA
Thomas GACHET SI17
Sylvain GRELLET Sandre OIEau
Chadi HAJJI MRN
Clément JAQUEMET MEDDT/CGDD/DRI/MIG
Pierre LAGARDE BRGM
Marc LEOBET MEDDT/CGDD/DRI/MIG
Nicolas LESAGE IGN
Jean-Luc LIPATZ INSEE
Carole MICHAËL ONEMA
Pierre NOUAILLE-DEGORCE IGN
Julien PAUGAM Région Bretagne
Claude PEYRARD Grand Lyon
Maël REBOUX Rennes Métropole/Ville de Rennes
Yves RIALLANT AFIGEO
Elisabeth RINIÉ MEDDTL/CGEDD
Eliane ROOS IGN
Etienne TAFFOUREAU BRGM
Fabrice THIEBAUX MEDDT/CERTU
Sandrine TOUS CRAIG
Roeland VAN DE VEN CG92
Loïc WATIER GIP ATGERI
Marie-Louise ZAMBON IGN
Si je l'ai animé, le secrétariat en a été assuré par Eliane Roos, de la cellule Normalisation de l'IGN.
J'en profite pour remercier ceux qui ont pris un peu de leur temps pour répondre à l'appel à commentaires. Outre les membres d'institutions publiques, comme l'IGN, le CERTU, la DREAL Pays-de-Loire, le CG34, l'INSEE, IRD (PACIVUR) au Pérou, je souhaite remercier particulièrement deux sociétés privées qui marquent ainsi leur investissement au service de la communauté : à savoir Neogeo et IETI Consultants. -
18:09
[Blog Interopérabilité & GéoInformation] Conception d'un format GML avec contraintes
sur GeoRezo.net - Géoblogs
1. Introduction
Ce document est le deuxième d'une série de trois articles consacrés à GML.
Le premier, intitulé "Pourquoi utiliser GML ?" présentait les caractéristiques de ce format et ses capacités de validation.
Le présent article décrit de manière plus détaillée les étapes de conception d'un format GML intégrant des contraintes. Ce sont ces contraintes qui vont permettre d'assurer la qualité de l'échange de données et qui constituent une grande partie de l'intérêt de ce format.
Nous commencerons par revenir sur les notions de schémas et de validation XML avant de décrire leur application à la création d'un exemple de format GML ("BIG") permettant la représentation d'un modèle de données complexe.
Au delà des aspects purement techniques de l'écriture d'un schéma d'application XSD, nous discuterons pour terminer des enjeux liés aux différents types de modélisation des données.
2. Notions de schémas et de validation
En XML, la description précise de la structure des données est définie dans un deuxième fichier XML appelé schéma. Ce fichier XML d'extension .xsd détermine le nom des éléments et des attributs pouvant être présents dans le XML ciblé ainsi que leur type, leur ordre, leur répétition, etc.
Notez que les schémas sont eux-mêmes définis par un schéma spécifique (http://www.w3.org/2001/XMLSchema.xsd).
Lorsqu'un fichier XML est associé à un schéma, un logiciel tiers comme XMLSpy permet de s'assurer que le document XML est conforme à ce schéma, ce processus s'appelle la validation.
GML répond à cette notion de schéma : un fichier GML est en fait un fichier XML classique auquel on adjoint un schéma prédéfini accessible par l'URL [schemas.opengis.net] . C'est ce schéma normé qui donne ses particularités au GML comme la gestion des objets géographiques et des systèmes de projection.
Le schéma complet du GML est relativement complexe : vous constaterez en effet en affichant le contenu du fichier « gml.xsd » cité précédemment que ce schéma en inclut d'autres (par exemple « coverage.xsd » ou « coordinateReferenceSystems.xsd ») et que ces schémas incluent eux-mêmes encore d'autres schémas...
En réalité la version 3.2.1 du GML fait référence à 29 schémas XSD visibles depuis l'URL [schemas.opengis.net] .
A ce stade, si vous créez un fichier GML, celui-ci devra donc suivre scrupuleusement le schéma imposé par le fichier « gml.xsd » et ses inclusions (norme ISO 19136). Cependant vous souhaiterez certainement ajouter des informations comme des noms d'attributs ou de couches ou encore définir des contraintes spécifiques de type parent-enfant pour représenter votre modèle de données. Pour cela il faudra créer votre propre schéma qui inclura lui-même le schéma « gml.xsd » afin de bénéficier des nombreuses spécificités du GML.
Le chapitre suivant décrit les différents contrôles supportés par les schémas XSD. Ces contrôles sont génériques et sont utilisables en GML.
3. Schémas XSD
Il existe deux types d'objets dans un fichier XML ou GML : les éléments et les attributs. Les schémas XSD permettent de définir leur nom, leur contenu ou encore leur ordre dans le fichier XML ou GML ciblé.
Un élément s'ouvre et se ferme sous forme de balises. La fermeture est obligatoire. Par exemple, créons un élément nommé « ville » contenant la chaîne de caractères « Montpellier » :
[sourcecode language="xml"]<ville>Montpellier</ville>[/sourcecode]
Si un élément ne contient pas de données, il est possible de l'ouvrir et le fermer avec une seule balise :
Par exemple
[sourcecode language="xml"]<ville/>[/sourcecode]
est équivalent Ã
[sourcecode language="xml"]<ville></ville>[/sourcecode]
Remarquez le "/" à la fin de la balise qui équivaut Ã
[sourcecode language="xml"]</ville>[/sourcecode]
Un attribut est une information directement stockée dans la balise d'ouverture d'un élément. Par exemple :
[sourcecode language="xml"]<ville id="1">Montpellier</ville>[/sourcecode]
Les attributs s'utilisent plutôt pour le stockage de métadonnées internes au XML ou au GML comme dans l'exemple ci-dessus où l'attribut « id » représente un identifiant.
Pour le stockage de la donnée elle-même, les éléments sont recommandés. En effet les éléments ont des avantages sur les attributs : ils donnent notamment un fichier XML plus lisible et peuvent contenir plusieurs valeurs. Un attribut au sens SIG sera donc représenté en XML/GML par un élément et non pas par un attribut au sens XML.
Dans la suite de ce document, nous nous attarderons donc sur les éléments et non pas sur les attributs (au sens XML) même si ceux-ci se définissent également dans les schémas XSD.
4. Modélisation GML par l'exemple
Comme un exemple vaut souvent mieux qu'une longue théorie, nous allons partir d'une donnée exemple que nous souhaitons convertir en fichier GML associé à son schéma .xsd.
Le modèle Entité-Association de nos données est le suivant :
[caption id="attachment_475" align="aligncenter" width="373" caption="Modèle de données exemple"]
[/caption]
Nous avons donc 2 tables « REGION » et « DEPARTEMENT ». Nous souhaitons les modéliser en GML en conservant leurs caractéristiques :
- Typage des attributs SIG (par exemple « surfDPT » est de type flottant);
- Nom des couches (REGION et DEPARTEMENT);
- Occurrence : il est possible d'avoir plusieurs objets « DEPARTEMENT » et « REGION » dans le GML;
- Clés primaires (par exemple « idDPT » doit être non nul et unique);
- Clés étrangères (relations parents-enfants) : « REGION_idREG » est une clé étrangère de « idREG ». La relation est de type 1-n;
- Il faudra enfin stocker ces informations dans un format compatible GML avec le stockage de la géométrie au format GML.
Toutes ces caractéristiques sont modélisables dans le schéma .xsd de notre futur format GML.
4.1 Modélisation des attributs SIG
Les attributs au sens SIG de nos données sont les plus petits objets à modéliser. En XML/GML ils seront définis comme étant des éléments simples c'est à dire des éléments ne contenant qu'une simple valeur mais pas de sous-éléments.
La définition d'un élément simple dans un XSD se fait généralement de cette manière, en 2 étapes :
1ère étape, on définit le « typage » de l'élément :
[sourcecode language="xml"]<xs:simpleType name="type_entier">
<xs:restriction base="xs:integer"/>
</xs:simpleType>[/sourcecode]
type_entier : nom du type que l'on définit (texte quelconque, doit être unique).
xs:integer : correspond à un type prédéfini « entier » indiquant que seuls les nombres entiers seront valides pour ce type. Nous verrons la liste des types prédéfinis plus loin dans ce document.
2ème étape, on définit l'élément lui-même en faisant référence au « typage » :
[sourcecode language="xml"]<xs:element name="test" type="type_entier"/>[/sourcecode]
test : nom de l'élément tel qu'il apparaîtra dans le XML/GML.
type_entier : pour être valide l'élément devra contenir une valeur respectant le type « type_entier » que l'on a défini précédemment.
On aurait pu combiner les 2 étapes en une seule, mais l’intérêt de séparer le « typage » de d'élément est que le « typage » pourra être réutilisé pour définir un autre élément.
La modélisation des attributs SIG de nos données exemple ressemblera donc à ceci :
[sourcecode language="xml"]
<xs:simpleType name="type_entier">
<xs:restriction base="xs:integer"/>
</xs:simpleType>
<xs:simpleType name="type_caracteres">
<xs:restriction base="xs:string"/>
</xs:simpleType>
<xs:simpleType name="type_flottant">
<xs:restriction base="xs:float"/>
</xs:simpleType>
<xs:element name="idREG" type="type_entier"/>
<xs:element name="nomREG" type="type_caracteres"/>
<xs:element name="idDPT" type="type_entier"/>
<xs:element name="nomDPT" type="type_caracteres"/>
<xs:element name="surfDPT" type="type_flottant"/>
<xs:element name="REGION_idREG" type="type_entier"/>
[/sourcecode]
Dans cet exemple nous avons donc d'abord défini les différents types de base (type_entier, type_caracteres et type_flottant) puis les éléments à partir des types de base.
4.2 Modélisation des couches SIG
Maintenant que nous avons modélisé les attributs SIG, il faut modéliser les couches ou types d'entités. En GML celles-ci seront définies comme étant des éléments complexes c'est à dire des éléments autorisés à contenir d'autres éléments (en l’occurrence les éléments définissant les attributs au sens SIG).
La définition d'un élément complexe dans un XSD se fait généralement de cette manière, en 2 étapes :
1ère étape, on définit le « typage » de l'élément :
[sourcecode language="xml"]
<xs:complexType name="type_nom">
<xs:sequence>
<xs:element name="element1" type="type1"/>
<xs:element name="element2" type="type2"/>
</xs:sequence>
</xs:complexType>
[/sourcecode]
type_nom : nom du type que l'on définit (texte quelconque, doit être unique).
xs:sequence : indique que notre élément complexe contient une séquence ordonnée de sous-éléments.
2ème étape, comme pour les éléments simples, on définit l'élément lui-même en faisant référence au « typage » :
[sourcecode language="xml"]<xs:element name="element" type="type_nom"/>[/sourcecode]
element : nom de l'élément tel qu'il apparaîtra dans le XML/GML.
type_nom : pour être valide l'élément devra contenir la séquence de sous-éléments imposée par le type complexe « type_nom » que l'on a défini précédemment.
On aurait pu combiner les 2 étapes en une seule, mais l’intérêt de séparer le « typage » de d'élément est que le « typage » pourra être réutilisé pour définir un autre élément.
La modélisation des attributs et des couches SIG de nos données exemple ressemblera donc à ceci :
[sourcecode language="xml"]<xs:simpleType name="type_entier">
<xs:restriction base="xs:integer"/>
</xs:simpleType>
<xs:simpleType name="type_caracteres">
<xs:restriction base="xs:string"/>
</xs:simpleType>
<xs:simpleType name="type_flottant">
<xs:restriction base="xs:float"/>
</xs:simpleType>
<xs:complexType name="type_region">
<xs:sequence>
<xs:element name="idREG" type="type_entier"/>
<xs:element name="nomREG" type="type_caracteres"/>
</xs:sequence>
</xs:complexType>
<xs:complexType name="type_departement">
<xs:sequence>
<xs:element name="idDPT" type="type_entier"/>
<xs:element name="nomDPT" type="type_caracteres"/>
<xs:element name="surfDPT" type="type_flottant"/>
<xs:element name="REGION_idREG" type="type_entier"/>
</xs:sequence>
</xs:complexType>
<xs:element name="REGION" type="type_region"/>
<xs:element name="DEPARTEMENT" type="type_departement"/>[/sourcecode]
On définit d'abord les types simples, puis les types complexes qui contiennent les éléments simples, puis les éléments complexes faisant référence aux types complexes.
4.3 Structure du document GML
La modélisation de la structure de données à représenter est une étape très importante de la conception d'un format GML. Les différents types de représentation sont présentés dans le chapitre 7 "Modélisation de la structure de données".
Pour l'instant, considérons que nous souhaitons représenter les départements et les régions comme deux types d'entités indépendants.
Dans un fichier XML, l'ensemble des éléments doit être encadré par un élément racine c'est à dire un élément parent global représentant l'ensemble des données. Dans notre exemple il pourrait s'agir d'un élément nommé « PAYS ».
Cet élément racine contiendra les éléments complexes qui eux-mêmes contiendront les éléments simples ce qui nous donne une arborescence à 3 niveaux :
L'élément racine, les types d'entités (au sens SIG), les attributs (au sens SIG).
[caption id="attachment_477" align="aligncenter" width="208" caption="Organisation générale du document à produire"]
[/caption]
La modélisation de nos données exemple doit donc ressembler à ceci :
[sourcecode language="xml"]<xs:simpleType name="type_entier">
<xs:restriction base="xs:integer"/>
</xs:simpleType>
<xs:simpleType name="type_caracteres">
<xs:restriction base="xs:string"/>
</xs:simpleType>
<xs:simpleType name="type_flottant">
<xs:restriction base="xs:float"/>
</xs:simpleType>
<xs:complexType name="type_region">
<xs:sequence>
<xs:element name="idREG" type="type_entier"/>
<xs:element name="nomREG" type="type_caracteres"/>
</xs:sequence>
</xs:complexType>
<xs:complexType name="type_departement">
<xs:sequence>
<xs:element name="idDPT" type="type_entier"/>
<xs:element name="nomDPT" type="type_caracteres"/>
<xs:element name="surfDPT" type="type_flottant"/>
<xs:element name="REGION_idREG" type="type_entier"/>
</xs:sequence>
</xs:complexType>
<xs:complexType name="type_pays">
<xs:sequence>
<xs:element name="REGION" type="type_region"/>
<xs:element name="DEPARTEMENT" type="type_departement"/>
</xs:sequence>
</xs:complexType>
<xs:element name="PAYS" type="type_pays"/>[/sourcecode]
On définit d'abord les types simples, puis les types complexes qui contiennent les éléments simples, puis un type complexe global contenant les autres types complexes et enfin un seul élément faisant référence au type complexe global. Cet élément sera l'élément racine du XSD.
4.4 Occurrence des éléments
Par définition, l'élément racine du XML/GML doit être unique (dans notre exemple il ne peut y avoir qu'un seul élément « PAYS »).
Par contre nous aimerions pouvoir insérer plusieurs « REGION » et « DEPARTEMENT » dans notre XML/GML. Or par défaut lorsque l'on définit un élément dans le schéma XSD, celui-ci devra être unique dans le XML/GML.
Pour définir le nombre d’occurrences minimal et maximal d'un élément, il faut ajouter les propriétés « minOccurs » et « maxOccurs » dans le schéma XSD. Ce sont des attributs spécifiques dont la valeur doit être un entier indiquant le nombre d’occurrences ou le mot « unbounded » pour signifier « illimité ». Par défaut, même s'ils n'apparaissent pas dans le schéma, les attributs « minOccurs » et « maxOccurs » valent « 1 » ce qui explique que par défaut un élément ne doit apparaître qu'une et une seule fois dans le XML/GML.
Par exemple, pour autoriser la présence d'au moins une région et d'au moins un département mais d'un nombre illimité en tout, il faudra modifier le type complexe de l'élément racine « PAYS » de cette façon :
[sourcecode language="xml"]<xs:complexType name="type_pays">
<xs:sequence>
<xs:element name="REGION" type="type_region" minOccurs="1" maxOccurs="unbounded"/>
<xs:element name="DEPARTEMENT" type="type_departement" minOccurs="1" maxOccurs="unbounded"/>
</xs:sequence>
</xs:complexType>[/sourcecode]
Ainsi « PAYS » pourra contenir de 1 à n « REGION » et de 1 à n « DEPARTEMENT ».
4.5 Modélisation des clés primaires
En XML/GML il est possible de définir qu'un élément est une clé primaire c'est à dire que sa valeur doit être unique. La syntaxe est la suivante :
[sourcecode language="xml"]<key name="nom de la clé">
<selector xpath="chemin vers l'élément contenant la clé"/>
<field xpath="nom du sous-élément faisant office de clé"/>
</key>[/sourcecode]
La vérification de la clé primaire dépendra de l'emplacement de la définition. Par exemple si l'on veut que l'identifiant des régions et des départements soient uniques dans tout l'élément racine « PAYS », la définition des clés primaires doit se faire dans l'élément racine « PAYS » ce qui donne :
[sourcecode language="xml"]<xs:element name="PAYS" type="type_pays">
<xs:key name="PK_REGION">
<xs:selector xpath="REGION"/>
<xs:field xpath="idREG"/>
</xs:key>
<xs:key name="PK_DEPARTEMENT">
<xs:selector xpath="DEPARTEMENT"/>
<xs:field xpath="idDPT"/>
</xs:key>
</xs:element>[/sourcecode]
Ainsi chaque idREG devra être unique de même que chaque idDPT. Ces clés sont indépendantes c'est à dire qu'un idREG pourra avoir la même valeur qu'un idDPT.
Attention la définition d'une clé primaire de cette façon n'interdit pas que la valeur de l'élément soit nulle, seulement qu'elle soit unique. Pour empêcher les valeurs nulles, il faut par exemple que le type de l'élément soit défini à « integer ».
4.6 Modélisation des clés étrangères
Pour définir une clé étrangère en XML/GML il faut lier un élément à un élément déjà défini comme étant une clé primaire. La syntaxe est la suivante :
[sourcecode language="xml"]<keyref name="nom de la clé étrangère" refer="nom de la clé primaire référencée">
<selector xpath="chemin vers l'élément contenant la clé étrangère"/>
<field xpath="nom du sous-élément faisant office de clé étrangère"/>
</keyref>[/sourcecode]
Ainsi pour indiquer que l'élément « REGION_idREG » est une référence à la clé primaire « PK_REGION » définie précédemment, nous écrirons dans le XSD, au niveau de l'élément « PAYS » :
[sourcecode language="xml"]<xs:keyref name="FK_REGION_DEPARTEMENT" refer="PK_REGION">
<xs:selector xpath="DEPARTEMENT"/>
<xs:field xpath="REGION_idREG"/>
</xs:keyref>[/sourcecode]
Chaque REGION_idREG des départements devra avoir pour valeur celle d'un idREG existant dans une région.
Le schéma complet ressemble maintenant à ceci :
[sourcecode language="xml"]<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<xs:schema xmlns:xs=" [www.w3.org] elementFormDefault="qualified" attributeFormDefault="qualified">
<xs:simpleType name="type_entier">
<xs:restriction base="xs:integer"/>
</xs:simpleType>
<xs:simpleType name="type_caracteres">
<xs:restriction base="xs:string"/>
</xs:simpleType>
<xs:simpleType name="type_flottant">
<xs:restriction base="xs:float"/>
</xs:simpleType>
<xs:complexType name="type_region">
<xs:sequence>
<xs:element name="idREG" type="type_entier"/>
<xs:element name="nomREG" type="type_caracteres"/>
</xs:sequence>
</xs:complexType>
<xs:complexType name="type_departement">
<xs:sequence>
<xs:element name="idDPT" type="type_entier"/>
<xs:element name="nomDPT" type="type_caracteres"/>
<xs:element name="surfDPT" type="type_flottant"/>
<xs:element name="REGION_idREG" type="type_entier"/>
</xs:sequence>
</xs:complexType>
<xs:complexType name="type_pays">
<xs:sequence>
<xs:element name="REGION" type="type_region" minOccurs="1" maxOccurs="unbounded"/>
<xs:element name="DEPARTEMENT" type="type_departement" minOccurs="1" maxOccurs="unbounded"/>
</xs:sequence>
</xs:complexType>
<xs:element name="PAYS" type="type_pays">
<xs:key name="PK_REGION">
<xs:selector xpath="REGION"/>
<xs:field xpath="idREG"/>
</xs:key>
<xs:key name="PK_DEPARTEMENT">
<xs:selector xpath="DEPARTEMENT"/>
<xs:field xpath="idDPT"/>
</xs:key>
<xs:keyref name="FK_REGION_DEPARTEMENT" refer="PK_REGION">
<xs:selector xpath="DEPARTEMENT"/>
<xs:field xpath="REGION_idREG"/>
</xs:keyref>
</xs:element>
</xs:schema>[/sourcecode]
4.7 Modélisation du XSD final compatible GML
Pour l'instant notre schéma permet de décrire la structure de données en XML mais nous voulons produire du GML pour bénéficier de ses caractéristiques telles que le support de la géométrie. Plusieurs opérations restent à effectuer pour définir un véritable schéma d'application GML.
- Tout d'abord il faut inclure l'espace de noms du GML dans l'entête, par exemple :
[sourcecode language="xml"]xmlns:gml=" [www.opengis.net]
- Il faut ensuite définir l'espace de nommage de notre format que nous appelerons BIG
[sourcecode language="xml"]xmlns:big=" [www.veremes.com] targetNamespace=" [www.veremes.com]
On pourra ainsi appeler dans le XSD des éléments appartenant aux schémas officiels du GML en les préfixant par « gml: ».
- Mais pour appeler des éléments depuis les schémas GML, il faut également importer ces schémas dans notre propre schéma. Cela se fait à l'aide de la commande « import » :
[sourcecode language="xml"]<xs:import namespace=" [www.opengis.net] schemaLocation=" [schemas.opengis.net]
L'entête de notre schéma ressemblera donc à ceci :
[sourcecode language="xml"]<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<xs:schema xmlns:xs=" [www.w3.org] xmlns:gml=" [www.opengis.net] xmlns:big=" [www.veremes.com] targetNamespace=" [www.veremes.com] elementFormDefault="qualified">
<xs:import namespace=" [www.opengis.net] schemaLocation=" [schemas.opengis.net]
- Pour que nos éléments « REGION » et « DEPARTEMENT » soient reconnus par le GML et puissent contenir des coordonnées géographiques, il faut également faire dériver leur type par héritage du type GML prédéfini : « AbstractFeatureType ». En fait on indique que les types de « REGION » et « DEPARTEMENT » sont une extension (car on rajoute des sous-éléments spécifiques) du type « AbstractFeatureType ». Cela se fait avec le mot-clé « extension » :
[sourcecode language="xml"]<xs:complexType name="type_region">
<xs:complexContent>
<xs:extension base="gml:AbstractFeatureType">
<xs:sequence>
<xs:element name="idREG" type="type_entier"/>
<xs:element name="nomREG" type="type_caracteres"/>
</xs:sequence>
</xs:extension>
</xs:complexContent>
</xs:complexType>
<xs:complexType name="type_departement">
<xs:complexContent>
<xs:extension base="gml:AbstractFeatureType">
<xs:sequence>
<xs:element name="idDPT" type="type_entier"/>
<xs:element name="nomDPT" type="type_caracteres"/>
<xs:element name="surfDPT" type="type_flottant"/>
<xs:element name="REGION_idREG" type="type_entier"/>
</xs:sequence>
</xs:extension>
</xs:complexContent>
</xs:complexType>[/sourcecode]
Il faut ensuite ajouter dans la séquence un élément qui permettra de décrire la géométrie de chaque objet. Pour décrire des polygones on ajoutera (on peut bien sûr décrire également des points, des lignes, etc.) :
[sourcecode language="xml"]<xs:element ref="gml:surfaceProperty"/>[/sourcecode]
Ce qui donne :
[sourcecode language="xml"]<xs:complexType name="type_region">
<xs:complexContent>
<xs:extension base="gml:AbstractFeatureType">
<xs:sequence>
<xs:element name="idREG" type="type_entier"/>
<xs:element name="nomREG" type="type_caracteres"/>
<xs:element ref="gml:surfaceProperty"/>
</xs:sequence>
</xs:extension>
</xs:complexContent>
</xs:complexType>
<xs:complexType name="type_departement">
<xs:complexContent>
<xs:extension base="gml:AbstractFeatureType">
<xs:sequence>
<xs:element name="idDPT" type="type_entier"/>
<xs:element name="nomDPT" type="type_caracteres"/>
<xs:element name="surfDPT" type="type_flottant"/>
<xs:element name="REGION_idREG" type="type_entier"/>
<xs:element ref="gml:surfaceProperty"/>
</xs:sequence>
</xs:extension>
</xs:complexContent>
</xs:complexType>[/sourcecode]
Les types « type_region » et « type_departement » sont maintenant une extension du type GML « AbstractFeatureType » et permettent le stockage de la géométrie de chaque objet en type « surface ».
Note : dans GML 3.2 le type « AbstractFeatureType » impose que chaque objet soit identifié par un attribut « id ».
- Normalement les objets du GML sont des « AbstractFeature ». Pour que nos éléments « REGION » et « DEPARTEMENT » soient considérés ainsi, il faut rajouter dans le XSD les 2 lignes suivantes :
[sourcecode language="xml"]<xs:element name="REGION" type="big:type_region" substitutionGroup="gml:AbstractFeature"/>
<xs:element name="DEPARTEMENT" type="big:type_departement" substitutionGroup="gml:AbstractFeature"/>[/sourcecode]
- L'élément racine du GML doit être « FeatureCollection ». Si l'on souhaite qu'il s'appelle « PAYS », il faudra également faire une substitution :
[sourcecode language="xml"]<xs:element name="PAYS" substitutionGroup="gml:FeatureCollection"/>[/sourcecode]
4.8 Schéma d'application XSD final
[sourcecode language="xml"]<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<xs:schema xmlns:xs=" [www.w3.org] xmlns:gml=" [www.opengis.net] xmlns:big=" [www.veremes.com] targetNamespace=" [www.veremes.com] elementFormDefault="qualified">
<xs:import namespace=" [www.opengis.net] schemaLocation=" [schemas.opengis.net]
<xs:simpleType name="type_entier">
<xs:restriction base="xs:integer"/>
</xs:simpleType>
<xs:simpleType name="type_caracteres">
<xs:restriction base="xs:string"/>
</xs:simpleType>
<xs:simpleType name="type_flottant">
<xs:restriction base="xs:float"/>
</xs:simpleType>
<xs:complexType name="type_region">
<xs:complexContent>
<xs:extension base="gml:AbstractFeatureType">
<xs:sequence>
<xs:element name="idREG" type="big:type_entier"/>
<xs:element name="nomREG" type="big:type_caracteres"/>
<xs:element ref="gml:surfaceProperty"/>
</xs:sequence>
</xs:extension>
</xs:complexContent>
</xs:complexType>
<xs:complexType name="type_departement">
<xs:complexContent>
<xs:extension base="gml:AbstractFeatureType">
<xs:sequence>
<xs:element name="idDPT" type="big:type_entier"/>
<xs:element name="nomDPT" type="big:type_caracteres"/>
<xs:element name="surfDPT" type="big:type_flottant"/>
<xs:element name="REGION_idREG" type="big:type_entier"/>
<xs:element ref="gml:surfaceProperty"/>
</xs:sequence>
</xs:extension>
</xs:complexContent>
</xs:complexType>
<xs:element name="REGION" type="big:type_region" substitutionGroup="gml:AbstractFeature"/>
<xs:element name="DEPARTEMENT" type="big:type_departement" substitutionGroup="gml:AbstractFeature"/>
<xs:element name="PAYS" substitutionGroup="gml:FeatureCollection">
<xs:key name="PK_REGION">
<xs:selector xpath="gml:featureMember/big:REGION"/>
<xs:field xpath="big:idREG"/>
</xs:key>
<xs:key name="PK_DEPARTEMENT">
<xs:selector xpath="gml:featureMember/big:DEPARTEMENT"/>
<xs:field xpath="big:idDPT"/>
</xs:key>
<xs:keyref name="FK_REGION_DEPARTEMENT" refer="big:PK_REGION">
<xs:selector xpath="gml:featureMember/big:DEPARTEMENT"/>
<xs:field xpath="big:REGION_idREG"/>
</xs:keyref>
</xs:element>
</xs:schema>[/sourcecode]
4.9 Document GML final
Voici un exemple de ce que donnerait le document GML final, avec 2 régions et 1 département et les espaces de noms correctement renseignés :
[sourcecode language="xml"]<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<big:PAYS xmlns:gml=" [www.opengis.net] xmlns:xsi=" [www.w3.org] xmlns:big=" [www.veremes.com] xsi:schemaLocation=" [www.veremes.com] pays.xsd" gml:id="collection">
<gml:featureMember>
<big:REGION gml:id="R_1">
<big:idREG>1</big:idREG>
<big:nomREG>Languedoc-Roussillon</big:nomREG>
<gml:surfaceProperty>
<gml:Polygon gml:id="P_1">
<gml:exterior>
<gml:LinearRing>
<gml:posList srsDimension="2">0 0 100 0 100 100 0 100 0 0</gml:posList>
</gml:LinearRing>
</gml:exterior>
</gml:Polygon>
</gml:surfaceProperty>
</big:REGION>
</gml:featureMember>
<gml:featureMember>
<big:REGION gml:id="R_2">
<big:idREG>2</big:idREG>
<big:nomREG>PACA</big:nomREG>
<gml:surfaceProperty>
<gml:Polygon gml:id="P_2">
<gml:exterior>
<gml:LinearRing>
<gml:posList srsDimension="2">100 0 200 0 200 100 100 100 100 0</gml:posList>
</gml:LinearRing>
</gml:exterior>
</gml:Polygon>
</gml:surfaceProperty>
</big:REGION>
</gml:featureMember>
<gml:featureMember>
<big:DEPARTEMENT gml:id="D_1">
<big:idDPT>34</big:idDPT>
<big:nomDPT>Hérault</big:nomDPT>
<big:surfDPT>999999</big:surfDPT>
<big:REGION_idREG>1</big:REGION_idREG>
<gml:surfaceProperty>
<gml:Polygon gml:id="P_3">
<gml:exterior>
<gml:LinearRing>
<gml:posList srsDimension="2">10 10 90 10 90 90 10 90 10 10</gml:posList>
</gml:LinearRing>
</gml:exterior>
</gml:Polygon>
</gml:surfaceProperty>
</big:DEPARTEMENT>
</gml:featureMember>
</big:PAYS>[/sourcecode]
Les coordonnées sont très simplistes et nous n'avons pas spécifié de système de coordonnées mais ce document GML accompagné de son schéma d'application XSD se lit correctement dans le logiciel FME Viewer :
[caption id="attachment_478" align="aligncenter" width="513" caption="Affichage de la géométrie et des attributs du document GML dans FME Viewer"]
[/caption]
5. Restrictions prédéfinies dans les XSD
Dans notre exemple du chapitre 4, nous avons vu les restrictions « string », « integer » et « float » sur le « typage » des éléments. De nombreuses autres restrictions sont disponibles et schématisées dans ce diagramme :
[caption id="attachment_480" align="aligncenter" width="546" caption="Types XML (source : [www.w3.org]
[/caption]
Il y a deux grands types de restrictions, les restrictions primitives (en bleu) qui sont des restrictions de base prédéfinies dans les schémas XSD et les restrictions dérivées (en vert) qui sont des restrictions dont la définition est basée sur une restriction primitive.
Le but de cet article n'étant pas d'être exhaustif, nous n'allons pas détailler toutes ces restrictions.
Citons cependant la restriction « date » qui définit une date du calendrier grégorien. La date doit être sous la forme YYYY-MM-DDZ, Z étant le fuseau horaire (optionnel). Par exemple : 2011-12-16+02:00
La restriction « float » est un nombre flottant à simple précision de 32 bits. Par exemple : 3.14E12
La restriction « double » est un nombre flottant à double précision de 64 bits. Par exemple : 3.14E40
Pour des informations complètes sur l'ensemble de ces restrictions, vous pouvez consulter (en anglais) la page : [www.w3.org]
6. Création de restrictions personnalisées
Nous avons vu qu'il est possible de restreindre le contenu d'un élément (sa valeur) à des types prédéfinis dans le XSD (entier, flottant, …).
Il est possible de créer ses propres types à l'aide d'un certain nombre de contraintes reconnues par le XSD.
On peut par exemple indiquer les valeurs minimales et maximales autorisées d'un nombre, indiquer la longueur maximale d'une chaîne de caractères ou encore n'autoriser qu'une liste fixe de valeurs.
Cela se passe à l'intérieur de l'élément « restriction » du XSD.
Par exemple, pour définir un élément ne pouvant contenir qu'une date comprise entre 1910 et 2012, la syntaxe du XSD serait la suivante :
[sourcecode language="xml"]<simpleType name="type_annee">
<restriction base="gYear">
<minInclusive value="1910"/>
<maxInclusive value="2012"/>
</restriction>
</simpleType>
<element name="ANNEE" type="type_annee"/>[/sourcecode]
minInclusive indique une borne inférieure incluse et maxInclusive une borne supérieure incluse.
Il existe également (non exhaustif) :
- minExclusive et maxExclusive (bornes non incluses)
- enumeration pour définir une liste de valeurs possibles (domaine de valeurs)
- length pour spécifier le nombre exact de caractères
- maxLength pour spécifier le nombre maximal de caractères
- minLength pour spécifier le nombre minimal de caractères
- pattern pour définir une expression régulière
- fractionDigits pour spécifier le nombre maximal de décimales
- totalDigits pour spécifier le nombre exact de décimales
Ces contraintes ne sont pas valables pour tous les types, par exemple « fractionDigits » ne pourra s'utiliser que pour des restrictions de type nombres flottants ou doubles.
7. Modélisation de la structure de données
La conception d'un format GML n'est pas qu'une affaire de syntaxe XML. Il faut avant tout savoir ce que l'on souhaite représenter et connaitre les enjeux qui se cachent derrière cette représentation.
Si nous reprenons l'exemple des régions et départements nous pouvons avoir deux types de modélisation : objet et relationnelle.
7.1 Modélisation objet
La vision objet, très puissante va nous permettre de représenter une région comme une agrégation de départements.
En UML, cela se traduit par la représentation ci-dessous.
[caption id="attachment_491" align="aligncenter" width="240" caption="Représentation des régions comme un agrégat de départements"]
[/caption]
En XML, nous pourrions avoir l'exemple suivant :
[sourcecode language="xml"]<REGION>
<NOM>LANGUEDOC-ROUSILLON</NOM>
<DEPARTEMENTS>
<DEPARTEMENT><NOM>Hérault</NOM></DEPARTEMENT>
<DEPARTEMENT><NOM>Pyrénées-Orientales</NOM></DEPARTEMENT>
</DEPARTEMENTS>
</REGION>[/sourcecode]
Avantage : la relation de composition est explicite, il ne peut y avoir de département sans région.
La modélisation objet permet d'exploiter de nombreuses notions permettant une représentation fine d'un système : classe, agrégation, composition, héritage, relation, propriétés, méthodes...
7.2 Modélisation relationnelle
La vision relationnelle est beaucoup plus pauvre, elle ne permet de manipuler que trois notions : types d'entités, relations et attributs.
Dans ce modèle, les régions et départements sont des types d'entités reliés par une relation d'association.
En UML, cela se traduit par la représentation ci-dessous.
[caption id="attachment_483" align="aligncenter" width="313" caption="Représentation des régions et des départements comme des types d'entités indépendants unis par un lien d'association"]
[/caption]
En XML, nous pourrions avoir l'exemple suivant :
[sourcecode language="xml"]<REGIONS>
<REGION><NOM>LANGUEDOC-ROUSILLON</NOM></REGION>
<REGION><NOM>AUVERGNE</NOM></REGION>
</REGIONS>
<DEPARTEMENTS>
<DEPARTEMENT>
<NOM>Hérault</NOM>
<REGION>LANGUEDOC-ROUSILLON</REGION>
</DEPARTEMENT>
<DEPARTEMENT>
<NOM>Pyrénées-Orientales</NOM>
<REGION>LANGUEDOC-ROUSILLON</REGION>
</DEPARTEMENT>
</DEPARTEMENTS>[/sourcecode]
7.3 Discussion
La structure de GML est très puissante. Elle permet de concevoir des formats complexes issus d'une modélisation objet en utilisant les notions d'héritage, agrégation, composition, association...
Dans ce cas là pourquoi hésiter ? Pourquoi ne pas opter d'emblée pour la modélisation objet ? D'autant qu'il est possible de produire automatiquement avec certains outils un schéma d'application XSD à partir de la représentation UML d'un modèle de données.
Au risque de déclencher des protestations, nous sommes plutôt partisans d'une modélisation relationnelle. Pourquoi ?
Les formats GML sont des formats d'échange. Un système producteur doit générer le document GML à partir d'un format source et un système consommateur doit le retransformer en un format destination pour pouvoir l'exploiter.
Comme tous les outils SIG actuels exploitent des modèles relationnels, il est plus pertinent de mettre en place un système du type :
Format Source/Modèle relationnel -> Format GML/Modèle relationnel -> Format destination/Modèle relationnel
plutôt que :
Format Source/Modèle relationnel -> Format GML/Modèle objet -> Format destination/Modèle relationnel
Autrement dit, il est inutile et contre-productif d'avoir une belle modélisation GML si les systèmes source et destination exploitent des modèles pauvres car la modélisation objet est nettement plus complexe à exploiter pour les producteurs et consommateurs de GML.
Il existe bien sûr des cas où la modélisation objet s'impose. C'est par exemple le cas pour la représentation des données urbaines 3D avec CityGML.
Alors, objet ou relationnel ? Comme souvent il n'y a donc pas de règle bien définie et c'est tant mieux. C'est aux chefs de projets d'imposer leur vision du système à modéliser et non aux outils de modélisation plus ou moins automatiques même si ceux-ci seront bien sûr d'un grand secours pour passer d'une production artisanale telle que celle que nous venons de présenter à une production industrielle nécessaire à un projet d'envergure.
8. Conclusions
Nous avons vu dans cet article comment concevoir un format GML intégrant de nombreuses contraintes garantes de la qualité des données échangées : type des propriétés, intégrité relationnelle, unicité, cardinalité...
Nous avons également évoqué les différents types de modélisation des données possibles en GML, objet ou relationnelle, et l'impact de cette modélisation sur l'exploitation des documents GML.
Dans le troisième et dernier article consacré à GML, nous présenterons une étude de cas : l'utilisation de GML pour représenter les données d'assainissement et d'eau potable de la Communauté Urbaine du Grand Lyon.
Auteurs : Matthieu Ambrosy (Veremes) et Olivier Gayte (Veremes) -
12:55
[INSPIRE by clouds] Premières questions sur le guide de recommandation Métadonnées
sur GeoRezo.net - GéoblogsDominique Andrieu pose plusieurs questions dans son commentaire du « Guide de saisie des éléments de métadonnées INSPIRE – Gabarit des données v1.0?.
Je n'ai pas Géosource et ne sais pas quel est le lien visé par D. Andrieu. Mais je confirme que nous n'avons pas voulu faire de parti-pris sur Géosource, d'autres acteurs utilisant d'autres outils. C'est pourquoi il y a dans le guide des "recommandations à destination des éditeurs". Charge à eux, ensuite, de les appliquer, et charge aux usagers, éventuellement, d'en demander la mise en œuvre.
Sur la seconde remarque : il est vrai qu'INSPIRE autorise à mettre plusieurs thèmes. Nous expliquons dans le guide que "Toutefois, la conformité aux spécifications INSPIRE est établie thème par thème. Cela incite à un rattachement à un thème unique." En clair, il sera impossible d'être conforme à deux modèles de données à la fois.
De plus, la recherche des données soumises à INSPIRE et donc, soumises à des contraintes particulières de diffusion et de rapportage, ne se fait que sur ce mot-clé. On peut donc saisir des mots-clés complémentaires, c'est même fortement recommandé, mais il est recommandé de les prendre ailleurs que parmi les thèmes INSPIRE.
-
18:32
[INSPIRE by clouds] Quelle politique nationale de l'information géographique?
sur GeoRezo.net - GéoblogsQuestion posée, avec peut-être un peu d'ironie, par Joël Tignon, du Nord-Pas-de-Calais.
La réponse est simplissime : aujourd'hui, c'est la mise en œuvre d'INSPIRE, point. Et c'est déjà un gros morceau! -
18:57
[Le blog SIG & URBA] Urbanisme et cartographie 3D
sur GeoRezo.net - GéoblogsComme les domaines de l'urbanisme et du SIG ne sont pas assez souvent associés à mon gout, je ne peux que relayer l'info que je viens de recevoir au sujet de la conférence organisée le jeudi 9 février dans le cadre d'IMAGINA 2012.
La journée est organisée avec de nombreux urbanistes émérites et une forte présence des agences d'urbanisme. Il est même prévu une petite piqure de rappel sur la directive INSPIRE ! Le programme vise à mettre en valeur les usages de la 3D dans les projets d'urbanisme et les démarches de concertation. Je joins ici un lien vers une description plus détaillée sous forme de lien google document : https://docs.google.com/open?id=1mE-uIzByro-Wa3piB6R_768L1Vyo0k72wWw2-K4ICaSoOuTsPSXiVIMZCWLs. -
13:29
[Parcell'air] Bonne Année 2012...
sur GeoRezo.net - GéoblogsDe mauvais esprits nous prédisent que ce sera la dernière... d'autres, l'année du renouveau...
Quoiqu' en disent les devins, je souhaite à tous nos lecteurs une
Bonne et Heureuse Année 2012 !
PS : Les blogueurs de GeoRezo ont l'esprit blagueur en ce début d'année... tout en faisant preuve de leur cohésion ! -
12:58
[INSPIRE by clouds] Bonne (dernière!) année 2012
sur GeoRezo.net - GéoblogsVous le savez tous, 2012 sera notre dernière année. L'Institut national d'anthropologie et d'histoire mexicain a trouvé une seconde source qui corrobore la première. Elle me paraît devoir trouver sa place ici : [caption id="attachment_2491" align="aligncenter" width="300" caption="2012, dernière année pour le téléchargement!"]
[/caption]
Je vous souhaite donc d'en profiter pleinement, dans l'honneur et le respect de la déontologie!
NB : merci à Michel pour l'idée. -
9:30
[Le blog SIG & URBA] Appel à commentaire de la COVADIS
sur GeoRezo.net - GéoblogsLa COVADIS a mis en ligne début décembre un nouveau standard de données. L'appel à commentaires est ouvert jusqu'au 13 janvier 2012. Il concerne les plans de prévention des risques naturels et technologiques.
Il s'agit là de prescriptions qui son inscrites en annexe des PLU et qui sont conduites sous la responsabilité du préfet.
Cette nouvelle norme complète la palette des prescriptions déjà publiées concernant les PLU, plans locaux d'urbanisme, et les SUP, servitudes d'utilité publique.
Plus précisément, les PPR sont annexés aux PLU une fois qu'ils ont été approuvés. Ils constituent alors des servitudes d'utilité publiques. Au titre des PLU, ils font donc partie de la classe des "informations" annexées. Au titre des SUP, ils pourraient relever du cahier des charges SUP. Mais finalement ils ont leur propre standard de données, considérant probablement qu'ils relèvent d'une catégorie particulière de servitude d'utilité publique ?
Le standard de données se compose de quatre parties principales :
- Deux classes décrivent le document dans son ensemble : l'une intitulée "document", non géographique, et l'autre "périmètre", qui dessine l'emprise des différents zonages constitutifs de cette règlementation. A noter que le standard décrit une structuration à l'échelle départementale.
- Le zonage en lui même est contenu dans la classe" ZonePPR". Il constitue le coeur du modèle. Ce zonage ne couvre pas tout le territoire d'étude (en l'occurence le département) mais seulement les zones repérées comme comportant des risques.
- Sont associés à ce zonage prescriptif les éléments qui ont contribué à l'élaboration du zonage. Ce sont les éléments traités lors de l'analyse du risque initial : les zones d'aléas et les enjeux qui s'y superposent. Le principe est de repérer les éléments vulnérables autour du risque potentiel provoqué par un phénomène naturel ou technologique. Par exemple un établissement scolaire situé à proximité d'un risque constitue un enjeu. Notons que la carte d'aléas peut être associée à la fois sous forme de documents scannés que de contours géographiques.
- Enfin, sont associés des éléments qui décrivent l'origine du risque. Par analogie avec les SUP, ces éléments peuvent correspondre à la fois au générateur et à l'assiette du risque. Ils ne sont pas obligatoirement intégrés matériellement à la structure des données mais peuvent se référer à un référentiel externe comme par exemple un cours d'eau décrit dans le RGE.
Ces quelques lignes sont destinées à vous imprégner rapidement du sujet avant de lire en détail ces propositions d'organisation des données PPR.En espérant n'ayant pas dévoyé l'esprit de ses concepteurs. Comme d'habitude sur le blog SIG urba, le débat est ouvert ...
Pour ma part, je garde en tête deux questions :
- la difficulté de bien faire coïncider les différentes normes PLU, SUP et celle-ci ?
- et un questionnement, avec ma posture d'urbaniste à l'échelle communale ou intercommunale, sur les questions d'échelles et de référentiel, sachant que ce standard évoque des échelles du 2000 au 25 000 ème ?
L'info sur la liste géomatique du GeoRezo : [georezo.net]
Les documents soumis à consultation et les modalités de participation sur le site du CNIG : [www.cnig.gouv.fr] -
11:55
[INSPIRE by clouds] Guide de recommandations pour les métadonnées de données
sur GeoRezo.net - GéoblogsJ'ai le plaisir de vous annoncer la publication du "Guide de saisie des éléments de métadonnées INSPIRE - Gabarit des données v1.0". Ses objectifs sont expliqués au point I.1 "Objectifs de ce document", je ne vais donc pas les citer à nouveau ici. Disons que la façon dont nous fabriquons nos métadonnées sont hétérogènes, qu'il y a moult façons d'interpréter les champs et autant d'implémenter les règles.
Bref, c'est pas compliqué, sauf quand on y regarde de près!
C'est ici : Guide de saisie des éléments de métadonnées INSPIRE_prj12.
Après 13 mois d'échanges parfois vifs entre experts (des qui ont porté Reports ou le guide technique de la Commission européenne, et d'autres, praticiens d'ailleurs plutôt à l'ouest du méridien de Paris...), nous sommes parvenus à un consensus, en fait plein de consensus, y compris sur des sujets comme l'identifiant de ressource unique qui traînait depuis toujours.
Ce guide comprend des recommandations à l'intention des éditeurs, car une bonne partie de la simplification et de l'homogénéité de la saisie passera par l'adaptation des interfaces. Elles seront bien entendu prise en compte par Géosource, et proposées à Geonetwork.
La suite prévue est un guide "administrateur", qui détaillera les questions de moissonnage et de granulométrie du catalogage, et un guide "métadonnées de service", dont j'espère qu'il nous permettra d'assurer réellement le chaînage des services en réseau.
-
19:33
[INSPIRE by clouds] INSPIRE pour les néophytes V3!
sur GeoRezo.net - GéoblogsAprès octobre 2009 puis février 2011, cette version (PDF, 2,9 Mo) a fait l'objet de très nombreuses évolutions et améliorations dont notamment :
- les décrets d’application qui ont transposé la directive Inspire sur le plan réglementaire ainsi que celui relatif à la réorganisation du CNIG,
- le cas particulier des parcelles cadastrales et des adresses
- d’une manière générale, une meilleure prise en compte des règlements Inspire (services de téléchargement...)
- et, malgré le parti-pris de l'exactitude, des tentatives de clarification de zones obscures (comme les écheveaux de restrictions).
La citation mise en exergue est de Sénèque : "Nos projets s'égarent, faute de cap à tenir ; il n'y a pas de vent favorable pour celui qui ignore où il va."
Je ne suis pas sûr que ce soit un cadeau de Noël très apprécié, mais en tout cas, cela nous fait plaisir de vous l'offrir!
NdB : pour ceux qui veulent tenter les liseuses d'e-book, nous ajoutons les formats EPUB et MOBI de "LdIplnV3". A priori, le format MOBI est pour les Kindle car ces machines n'acceptent pas le EPUB. Pour les autres liseuses, le format EPUB paraît le mieux adapté.
Nous n'avons pas les moyens de tester tous les formats : il serait intéressant de nous faire parvenir vos remarques sur les difficultés rencontrées à la lecture de ces formats.
La directive Inspire pour les neophytes V3.epub
La directive Inspire pour les neophytes V3.mobi -
18:07
[INSPIRE by clouds] Comment tester la conformité de ses métadonnées?
sur GeoRezo.net - GéoblogsC'est une question assez récurrente mais je ne trouve jamais le temps de la traiter. Alors, plutôt qu'un article bien écrit, je vais faire brut.
Le validateur de la Commission européenne, sur son site , certifie conforme les métadonnées INSPIRE. Sauf qu'une fiche française normale ne devrait pas être conforme puisqu'il ne fonctionne que pour l'anglais. Nos amis d'outre-manche ayant échoué à nous faire adopter leur langue à l'époque, et le français étant la langue officielle de la République, on voit qu'il y a comme un souci. Il y en a d'autres, moins gros, sur certains champs, mais c'est moins grave.
Aujourd'hui, un validateur existe, adapté au français : c'est celui inclus dans Géosource, et il devrait être dans quelques temps dans le Géocatalogue. Je ne sais pas s'il en existe ailleurs (les éditeurs concernés peuvent nous en informer dans les commentaires!). -
16:29
[Le blog SIG & URBA] Des infos sur les travaux
sur GeoRezo.net - GéoblogsLes applications associant réseaux sociaux et cartographie sont de plus en plus nombreuses.
Le gps devient participatif avec de plus en plus d'applications qui permettent de s'informer mutuellement des difficultés routières et tout particulièrement des radars comme trapster ou abe, a bon entendeur. Dans ce domaine on peut bientôt espérer être mieux informés des travaux.
Un site canadien évoqué sur le GeoRezo présente ce service. Il s'agit de ZoneCone.ca, qui couvre la province québécoise. Le site traite des informations publiques et rajoute certaines informations.
Ce site est géré par un bénévole, quelqu'un qui n'est pas lié aux services publics. Quid de l'avenir d'un tel site ?
Y a t'il des sites français équivalents ?
Et bien, apparemment, il n'y en a pas beaucoup. On trouve des communes qui publient leurs arrêtés de circulation, généralement en version texte comme cet exemple de la Ville de Tarare qui parait administré et bien à jour. A l'inverse, on rencontre aussi de nombreux sites publics peu mis à jour ou dont les dates ne sont pas précises.
On trouve également le site de la ville d'arles. Il s'agit d'un site piloté par le service communication, sur un fond openstreetmap. La ville de Rodez met également en ligne ses arrêtés de voirie sous forme cartographique. Sur un fond googlemap, les informations publiées sont à jour en ce début octobre mais l'étaient moins au coeur de l'été !
Ces sites posent le problème de la mise à jour des données, qui doivent être impérativement connectées avec le service qui délivre les arrêtés de voirie, de manière automatique, et avec le SIG de la collectivité pour s'assurer de la pérennité du site.
Pour l'instant, je n'ai pas non plus trouvé d'exemple coordonné a l'échelle départementale. Compte tenu de leurs compétences routières, les conseils généraux pourraient être centraux dans ce type de dispositifs.
?Enfin, le portail de services aux citoyens sur téléphone mobile "Proxima mobile" présente un projet dénommé "Alerte Voirie" qui permettrait à chacun d'alerter les services publics (voiries) de défauts, anomalies, événements, incidents constatés nécessitant une intervention. Une application prévue pour août 2011 mais qui n'est pas encore disponible en décembre. Par contre les initiatives de plus en plus fortes en matière d'opendata devraientdésormais booster ce type d'initiative. -
7:00
[Blog Interopérabilité & GéoInformation] L'AFNOR recherche des experts pour faciliter l'application de la directive INSPIRE
sur GeoRezo.net - GéoblogsLa directive européenne INSPIRE impose aux Etats membres de faciliter l'accès à des informations géographiques fiables. Cependant, elle ne définit pas les modalités pratiques de son application. Experts du domaine : rejoignez AFNOR pour anticiper et accompagner les évolutions de votre secteur !
La Commission européenne, pour mener à bien la politique communautaire environnementale, a créé la directive INSPIRE. Cette directive vise à établir en Europe une infrastructure de données géographiques pour améliorer la qualité des différentes données géographiques des Etats membres comme les images satellites, les relevés des températures ou les niveaux de précipitations. Le but étant de mieux concevoir et mettre en œuvre les politiques communautaires dans les domaines de l'environnement, des transports, de l'énergie et de l'agriculture, et du secteur postal.
Les États membres doivent donc s'engager à faciliter l'accès à des informations géographiques fiables aux utilisateurs, décideurs et citoyens. Cependant, la directive INSPIRE ne définit pas les modalités pratiques de son application. Afin de préparer la France à ces nouvelles réglementations et les acteurs économiques à les mettre en œuvre, AFNOR anime la commission de normalisation « Information Géographique et Spatiale » avec pour principale mission la réalisation de guides d'application de la directive INSPIRE.
Au-delà de cette directive européenne, les membres [i] de la commission de normalisation entendent avant tout répondre aux bouleversements technologiques. Les évolutions techniques ont entraîné une forte attente sociale et économique pour le développement des services sur internet qu’ils soient commerciaux ou culturels ou administratifs et permettant d’obtenir des renseignements en ligne, de réaliser une télé procédure. C’est pourquoi de nouveaux projets vont émerger en 2012 comme le positionnement spatial, qui va réduire considérablement le coût de la localisation de l'information, les images spatiales à haute résolution, qui vont faciliter l'automatisation de l'analyse d'image, et le développement des échanges télématiques, qui fera basculer le marché de l'information géographique d'un marché de l'investissement à un marché de la consommation.
La commission de normalisation "Information Géographique et Spatiale" s'emploient donc à établir un ensemble structuré de normes relatives à l'information sur les objets ou les phénomènes qui sont directement ou indirectement associés à une localisation terrestre. Ces normes fournissent un cadre pour le développement d'applications utilisant des données géographiques pour les services d'urgence, la défense, l'assurance, les télécoms, l'énergie, le transport et la logistique, les géologues, les géomètres, les chercheurs universitaires, les éditeurs de Systèmes d’ Information Géographique, Le service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM), l'Institut géographique national, Bureau de recherches géologiques et minières…
Au plan international le comité technique ISO/TC 211 « Information Géographique » développe des normes qui répondent au besoin de standardisation de l'information géographique. L'Open Geospatial Consortium (OGC) et l'ISO travaillent en cohérence et se partage les rôles. Des représentants sont communs aux deux organismes. L'ISO a plus un rôle de standardisation tandis que l'OGC de création de spécifications (implémentation des normes). Ainsi, l'ISO normalise au niveau international les spécifications techniques issues de l'OGC et l'OGC utilise les standards de l'ISO dans le cadre de ses travaux.
La commission de normalisation française manque d'experts. Les acteurs de ces différents domaines sont pourtant concernés au premier chef par l'impact réglementaire de la directive INSPIRE et par les normes définissant ce que sera l'information géographique et spatiale de demain. La France s'expose ainsi à un double risque : celui de se retrouver à payer de fortes amendes pour défaut d'application de la directive et celui de se faire imposer un ensemble de documents normatifs ne prenant pas en compte les spécificités françaises. Pourtant, la France bénéficie d'un enseignement supérieur de qualité et de chercheurs reconnus. Son tissu économique concerné par le sujet est également très dense.
AFNOR invite donc les acteurs français à se mobilier au sein de la commission de normalisation "Information Géographique et Spatiale". En participant à une commission de normalisation, ils pourront ainsi faire valoir leurs intérêts, échanger avec les acteurs du marché, anticiper les évolutions et peser à l'international dans les discussions autour de l'élaboration des normes de demain. Il existe par ailleurs des dispositifs d’aide financière afin de minorer les coûts de leur implication. Contactez-nous pour en savoir plus !
Liens
- Plus d'Information auprès de Ghislaine Inès AMM-MAGNAN, Chef de Projet Normalisation, Groupe AFNOR- Tél. : (+33) 1.41.62.83.94 - ghislaine.ammmagnan AT afnor.org
- Consulter le document "Bilan & Perspectives 2012 de la commission de normalisation "Information géographique et spatiale/systèmes géodésiques"
- En savoir plus sur la directive INSPIRE sur le site de l'IGN… [inspire.ign.fr]
[i] La Poste, L’Institut Géographique National (IGN), l'Open Geospatial Consortium (OGC), L’Association Française pour l'Information Géographique (AFIGÉO), Les sociétés développant des Systèmes d'Information Géographiques, Véolia, Suez, le service Publique de l'Assainissement Parisien (SIAPP), Dassault systèmes, Météo France, l' Association des ingénieurs territoriaux (AITF), les groupements de géologues, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le Ministère du Développement Durable…
-
20:08
[Le blog SIG & URBA] La carte et la loi
sur GeoRezo.net - Géoblogs
La publication des nouvelles aires urbaines n'est pas passée inaperçue.
Elle intervient dans un contexte de grands "chamboulements" intercommunaux et ces nouveaux contours ont probablement guidé une partie des réflexions et propositions des préfets en vue de nouveaux regroupements intercommunaux, beaucoup plus larges qu'auparavant, et que l'on appelle la "nouvelle carte intercommunale".
Lors du séminaire de l'observation urbaine, l'INSEE précisait que ces contours n'avaient pas d'incidence légale.
Mais si ! mais si !
En réalité et, à minima, les unités urbaines interviennent pour établir la liste des communes soumises à la loi SRU.
Unités, pôles, et aires urbaines
Commençons par préciser en quoi consiste les unités urbaines. Il s'agit là d'une carte construite à partir de la morphologie du bâti, autour de noyaux de population de 2000 habitants. La continuité du bâti est calculée sur la base d'une zone tampon de 100 m autour de chaque bâti soit 200 m entre chaque. Si certaines unités urbaines se sont énormément agrandies c'est apparemment lié au mode de développement de la construction et surtout à ce que l'on appelle couramment en urbanisme le ""mitage", c'est à dire un dissémination du bâti sous forme souvent de maison individuelle qui conduit à urbaniser tout l'espace sans pour autant accueillir beaucoup de population nouvelle.
Notons que les "pôles urbains" sont des unités urbaines qui comptent plus de 5000 emplois. Et c'est à partir des "pôles urbains" de plus de 10 000 emplois que sont ensuite calculées les aires urbaines. A la notion physique du bâti est rajoutée une analyse statistique des déplacements domicile-travail, données issues du recensement. Sont ainsi rajoutées au pôle urbain central les communes dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci. L'analyse est donc construite en plusieurs étapes, sous forme itérative.
Les unités urbaines et la loi SRU
Il est fait référence ici à l'article 55 de la loi SRU. Rappellons que cette loi de 2000, loi Solidarité et Renouvellement Urbain, a profondément remanié l'urbanisme. Elle est notamment à l'origine des PLU, plans locaux d'urbanisme, qui remplacent désormais les POS. Et même s'il reste encore beaucoup de plans d'occupation des sols pas encore transformés en PLU !
Ce fameux article 55 impose aux communes un pourcentage de 20 % de logements sociaux, et ce pour les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Île-de-France) comprises dans une agglomération de plus de 50 000 habitants et comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants.
C'est autour de cette notion d'agglomération que rentre en jeu l'unité urbaine de l'INSEE. Les contours des unités urbaines de 99 ont servi à établir la première liste des communes soumises à la loi SRU et son article 55. Et donc, par voie de conséquence, la liste des communes soumises aux pénalités quand elles ne remplissent pas l'obligation de 20%.
Depuis, la loi DALO de 2007 a élargi le champ des communes soumises à ces pénalités en y incluant toutes les communes membres d'une agglomération au sens précédemment établi de : plus de 50 000 habitants et comprenant au moins une commune de 15 000 habitants, même quand il y a discontinuité du bâti, donc hors de l'unité urbaine définie par l'INSEE. Ces nouvelles obligations deviendront effectives en 2014, première année de paiement des pénalités.
Maintenant, avec les nouveaux contours des unités urbaines, de nouvelles communes se trouvent intégrées dans les périmètres évoqués dans la loi SRU. Ces communes feront l'objet d'un décompte contradictoire de leur parc de logement social en 2012 pour paiement des premières pénalités en 2013.
C'est là que là devient compliqué car nous avons maintenant :
- des communes soumises à la loi SRU depuis 2000, ou après si elles ont dépassé le seuil des 3 500 habitants,
- des communes soumises à la loi SRU à travers la loi DALO qui seront pénalisées en 2014,
- des communes désormais soumises à la loi SRU à travers les nouveaux périmètres qui seront pénalisées en 2013,
- et enfin des communes qui devaient être pénalisées en 2014 au titre de la loi DALO et qui le seront finalement dès 2013 car elles ont été intégrées à l'unité urbaine.
Apparemment, cette modification de contours impacte également des aspects d'urbanisme pour les communes sous cartes communale ? ou RNU ? et également pour certaines dispositions environnementales ? Je fais appel aux lecteurs pour enrichir ce volet ... -
10:24
[INSPIRE by clouds] La DGFiP entre au Géocatalogue
sur GeoRezo.net - GéoblogsSi vous tapez "cadastre" dans le champ de recherche du Géocatalogue, il vous est retourné un certain nombre de centaines de réponses, dont un aperçu par échelle ci-dessous :
Résolution spatiale
* 1/2000 (17620)
* 1/1000 (13782)
* 1/2500 (11974)
* 1/1250 (6243)
* 1/5000 (2828)
* 1/500 (1554)
* 1/4000 (850)
* 1/625 (251)
* 1/10000 (64)
* 1/250 (24)
La DGFiP vient en effet d'ouvrir ses 23623 fiches de métadonnées sur les séries de données cadastrales.
La lecture des cinq premières pages de résultats me paraît une bonne illustration de l'effort de coordination et de mutualisation à mener. -
8:00
[Blog Interopérabilité & GéoInformation] De l'« open-source » à l’« open-data »
sur GeoRezo.net - GéoblogsPour faire suite au premier billet qui faisait le point sur l'appréhension juridique (probable) des données publiques, deux autres aspects : la définition de l'Open Data selon l'Open Definition (I) sur laquelle s'appuient certaines des différentes licences utilisées pour une ouverture des données (II).
I - la définition de l'Open Data
Élaboré initialement dans le domaine du logiciel, le mouvement collaboratif du Libre et de l'Open s'est ensuite rapidement étendu au-delà : dans le domaine de la documentation puis des autres œuvres littéraires et artistiques, du matériel, ainsi que des données [1].
Pour se faire, il s'appuie sur le système de propriété intellectuelle existant par l'usage de licences dites libres (ou Open Source [2]). Ces licences constituent ainsi le corollaire inévitable, même si insuffisant, à toute ouverture de (bases de) données dans le cadre d'une politique (publique ou privée) d'Open Data) et peuvent être définies comme des contrats de licence non exclusive de droits de propriété intellectuelle, consentis pour le monde entier et toute la durée des droits, par lesquels un titulaire de droits autorise gracieusement [3] un licencié à copier, modifier et distribuer sa création.
Chaque type de création ayant ses spécificités, plusieurs définitions formalisent les libertés attendues dans chaque domaine. L'Open Data est l'application des concepts formalisés par l'Open Knowledge Foundation (dédiée à la promotion de la connaissance ouverte dans toutes ses formes) au Royaume-Uni et la Sunlight Foundation (qui a pour objet de rendre les gouvernements « transparents et responsables ») aux États-Unis : un accès libre et gratuit aux données sous une licence gratuite qui permette la libre reproduction, redistribution, modification et la libre ré-utilisation (y compris à des fins commerciales) des données[4].
Ces concepts ont été formalisés sous la forme d'une définition (générique) appelée l'« Open Definition », écrite sur le modèle de l'« Open Source Definition » du domaine du logiciel.
Ainsi, pour qu'une base de données puisse être considérée comme ouverte, la définition requiert :
- Le libre accès des bases de données : les bases de données doivent être disponibles entièrement, pour un coût raisonnable en cas de distribution matérielle (gratuitement lorsque le coût est négligeable, comme pour un transfert par Internet). Elles doivent être disponibles dans une forme adaptée et modifiable.
- La libre redistribution des bases de données : la licence ne peut, par exemple, exiger le paiement d’une redevance supplémentaire au titre de la redistribution.
- La libre réutilisation des bases de données : la licence doit permettre la création et la redistribution de bases de données dérivées (éventuellement sous la même licence lorsqu'elle est de type share alike ou copyleft).
- L'absence de restrictions techniques : il ne doit pas y avoir de restriction technique empêchant la jouissance des droits conférés par la licence.
- L'attribution des auteurs et contributeurs : la licence peut soumettre au bénéfice de la licence l'attribution de la paternité des créateurs et contributeurs.
- L’intégrité de la base doit être préservée : un tiers ne peut pas s’approprier le travail d’un autre et les contributions de chacun sont clairement attribuées.
- L'absence de discrimination entre les personnes ou les groupes : toute personne détentrice d’une copie de la base de données bénéficie des termes de la licence tant qu’il s’y conforme lui-même.
- L'absence de discrimination entre les domaines d’application : la licence se limite à la propriété intellectuelle : elle ne peut en aucun cas réguler d’autres domaines « politiques » ou commerciaux.
- La licence s’applique sans dépendre d’autres contrats : par exemple on ne peut pas ajouter un NDA (Non-Disclosure Agreement ou accord de confidentialité) lors de l'accès à la base.
- La licence ne doit pas être propre à la compilation de bases sur un même média : elle est attachée à la base de données et non à cet ensemble, le licencié étant libre de la sortir et d'en jouir conformément à la licence en dehors de cet ensemble.
- La licence ne doit pas s’étendre automatiquement à d'autres bases compilées sur un même média : ce qui ne s'oppose toutefois pas aux licences de type share alike ayant une étendue large (à l'instar de la GNU GPL dans le domaine du logiciel qui ne s’étend qu’au programme envisagé comme un tout).
II - Les licences Open Data
Plusieurs licences adaptées aux bases de données sont apparues : dans un premier temps pour répondre aux besoins de projets communautaires (1) et dans un second temps pour répondre à l'ouverture des informations publiques (2).
Comme en matière de licences libres en général, parmi les options proposées par les licences Open Data, on distingue les licences dites permissives et les licences dites share alike (3.).
1. Le courant initial de licences communautaires adaptées aux bases de données
Les premières réflexions juridiques relatives aux bases de données ouvertes ont résulté de l'importance grandissante d'initiatives communautaires (notamment le projet Open Street Map[5]).
Peu sensibilisé aux subtilités juridiques, ces premiers projets communautaires utilisaient les licences libres de logicielles (GNU GPL ou MIT) ou de contenu (Creative Commons)[6]. Néanmoins, de nouvelles licences furent ensuite rédigées afin de correspondre aux nouvelles communautés d'utilisateurs se fédérant dans la constitution de bases de données.
Deux courants de pensée ont alors animé ces nouveaux projets : le premier sous la direction de l'Open Knowledge Foundation et le second sous celle du projet Science Commons de Creative Commons.
En 2007, Science Commons lança le projet CC-0 visant à concéder le plus largement possible les droits sur les données. La licence Creative Common Zero (CC-0) qui en résulta est la licence conseillée par le projet Sciences Commons pour l'application aux bases de données. Le projet communautaire Personal Genome ainsi que la région italienne du Piémont utilisent cette licence.
En 2009, l'Open Knowledge Foundation a publié un panel de licences reposant sur une assiette plus large que le seul droit d'auteur, en incluant également le droit des contrats et le droit sui generis des bases de données (article 2.0 « Champ d'application » de la Licence)[7]. Il existe actuellement trois licences rédigées sur ce principe :
- Public Domain Dedication and License (PDDL) – « PublicDomain for data/databases » ;
- Attribution License (ODC-By) – « Attribution for data/databases » ;
- Open Database License (ODC-ODbL) – « Attribution Share-Alike for data/databases ».
L’ordre dans lequel ces trois licences viennent d’être citées traduit le contrôle croissant qu'elles offrent aux titulaires de droits sur les bases de données : la PDDL opère une « renonciation » aux droits similaires à la licence CC-0 précitée, l'ODC-By impose seulement de mentionner la paternité et de différencier les contributions de chacun, tandis que l'ODbL (ODC-ODbL) contient une clause de type share alike.
2. Les licences rédigées pour l’ouverture des « données publiques »
L'ouverture des données est ainsi accélérée par la reconnaissance de certaines missions liées aux services publics :
- l’exigence démocratique de transparence de l’État;
- la transformation de notre société en une société de la connaissance et de l’information et l’incitation corollaire au développement d’activités commerciales fondées sur l’information (voir par exemple le Livre Vert sur le droit d’auteur dans l’économie de la connaissance du 16 juillet 2008 et la directive européenne INSPIRE 2007/2/CE qui contraint les États membres à publier un certain nombre de données publiques géographiques).
- le succès généralisé de l’open innovation (la capacité à bénéficier de la créativité, de l’intelligence et des contributions externes – on parle aussi d’« open source au-delà du logiciel », voire de crowdsourcing (probablement la forme la plus ouverte de l’OI
À l'échelle internationale, les États-Unis en 2009, puis le Royaume-Uni en 2010, ont été les deux premiers pays à communiquer sur l'adoption d'une politique d'Open Data avec la mise en place de leurs portails respectifs.
Devant le succès de ces initiatives, tant en terme de communication qu'au regard des usages qu'elles ont engendrés, les autres pays ont rapidement adopté des démarches similaires : Pays-Bas, Suède, Espagne (la ville espagnole Saragosse utilise la licence ColorIURIS), Bulgarie, Canada, Tunisie, Finlande, Australie, Nouvelle-Zélande, Irlande du Nord et Maroc. Le site américain « Open Data Site » répertorie ainsi plus de 200 initiatives similaires à l'échelle des états, des collectivités ou des organisations internationales.
Plusieurs types de licences sont utilisés pour la diffusion de ces données :
- les licences communautaires préexistantes (principalement les licences Creative Commons et ODbL)
- la coopération autrichienne « Cooperation OGD Austria » a opté pour la CC-By 3.0 ;
- de nombreuses collectivités françaises ont opté pour l'ODbL (la Mairie de Paris, Nantes Metropole, Grand Toulouse, le Nord-Pas-De-Calais, etc.).
- ou des licences spécifiques :
- l'Open Government Licence en Angleterre pour le site legislation.gov.uk : la licence est rédigée pour les besoins du gouvernement britannique et « interopérable » avec la licence Creative Commons Attribution (pour le copyright) et la licence Open Data Commons Attribution (pour les bases de données) ;
- la licence ColorIURIS pour l'Espagne Zaragoza ;
- la récente Licence Ouverte qui sera utilisée en France par toute l'administration et les collectivités qui le décident. Elle est très ouverte et compatible avec les principales licences communautaires existantes, notamment :
- l'« Open Government Licence » (OGL) du Royaume-Uni,
- la « Creative Commons Attribution 2.0 » (CC-BY 2.0) de Creative Commons,
- l’« Open Data Commons Attribution » (ODC-BY) de l’Open Knowledge Foundation.
Il est d’ailleurs probable que cette dernière licence rende obsolète les licences rédigées précédemment par l'Agence du patrimoine immatériel de l'État (APIE)[8] (voir notamment la Licence Informations publiques) et avant elle par le Ministère de la justice (rédactrice en 2010 de la licence « Information Publique librement réutilisable » ).
3. Les licences Share Alike
Une distinction fondamentale doit être faite entre licences libres : les licences dites « share alike » et les licences dites « permissives ».
Les licences libres de type share alike sont des licences qui imposent à celui qui crée une œuvre ou une base de données dérivée (pris au sens large – les licences précisant la notion) de l’œuvre ou de la base de données mise initialement sous licence libre de « reverser » ladite œuvre ou base dérivée selon les même termes contractuels que ceux auxquels est soumise l’œuvre ou la base de données initiale.
Ainsi, contrairement aux licences dites permissives où les obligations seulement doivent être maintenues lors de la rediffusion[9], les licences de type share alike rendent également persistantes les libertés (droits) consenties : le licencié ne pouvant rediffuser la création que sous la même licence ou, lorsque la licence le précise, une licence similaire.
C’est ce qu’on appelle le principe du copyleft.Les licences de type share alike intéressent généralement les collectivités ou personnes privées pour diffuser leur patrimoine immatériel tout en continuant à le valoriser, puisque les utilisateurs qui modifient la base doivent la reverser sous la même licence, offrant les mêmes libertés.
Les conditions d'utilisation relatives aux bases ainsi mises à disposition par la ville de Vancouver indiquent par exemple : « Please note that by accessing the datasets, you agree to these Terms of Use, which are intended to protect and promote the City's commitments to open data and ensure that the recipients of these datasets give back to the community the benefits they derive from these datasets ».
Ces politiques sont néanmoins parfois contestées à l'égard de données de collectivités publiques qui, pour certains, devraient être diffusées sans aucune restriction[10].
De toutes les licences adaptées aux bases de données précédemment citées, seule la licence ODbL est une licence de type share alike.
La CC-By-SA, licence équivalente de la famille Creative Commons, n'est quant à elle pas adaptée à un usage sur une base de données[11] car centré sur le droit d’auteur (au moins en Europe, le droit sui generis des bases de données n'étant pas harmonisé internationalement).
[1] Les pratiques en matière de logiciel restent néanmoins bien plus avancées que dans les autres domaines d’application et permettent d'illustrer voire d'inspirer certaines démarches. Elles serviront donc parfois de base aux raisonnements menés dans la présente consultation bien que cette dernière ne porte pas sur la mise à disposition d’un logiciel mais d’une base de données.
[2] L'Open Source Initiative certifie « Open Source » périodiquement les licences qui lui sont présentées au regard de l'Open Source Definition. Toutes les licences certifiées Open Source sont publiées comme telles sur le site de l'Open Source Initiative .
[3] Le caractère gratuit, non pas de la mise à disposition, mais de la concession de droits (automatique) subséquente, est donc la principale distinction entre libre et propriétaire.
[4] Voir aussi la « Déclaration commune sur l’Open Data en France » rédigée par les associations Regards Citoyens, OKF, Creative Commons France et Veni Vidi Libri, : « [t]oute licence introduisant des limitations ou des discriminations à l’accès aux données ou des restrictions sur leur reproduction ou redistribution à des fins commerciales ne doit pas être considérée comme une licence Open Data, et cela en conformité avec ce qui a été préalablement établi par OpenDefinition.org. Actuellement, en France, seules certaines licences utilisées par les administrations publiques satisfont ces critères et nous recommandons donc le choix de ces licences libres ».
[5]Initiative très représentative de l’intérêt de l’open data pour le privé comme le public, le projet Open Street Map est un projet de cartographie libre et mondiale, une sorte de « Google Maps-like » enrichi et ouvert qui permet à tout un chacun de partir réaliser ses propres relevés GPS, de les partager via les outils fournis et ensuite de les enrichir. Le projet connaît une croissance fulgurante et continue depuis son lancement (les principales villes étant toutes cartographiées et certaines données n’intéressant que quelques passionnés (comme les tracés des chemins de randonnée) sont d’une qualité qui dépasse les solutions officielles ou grand public. Véritable « base de données géographiques », le projet OSM propose de nombreuses applications (la cartographie, très visible, n’étant qu’une partie de celles-ci).
[6]Open Street Map (OSM) est un bon exemple de cette évolution : lancé en 2005, le projet était initialement sous licence CC-By-SA, jusqu'à ce que la politique de licence soit revue lors de l'apparition de la licence ODbL en 2009.
[7] Voir la FAQ publiée sur le site de OKF : [www.opendatacommons.org] .
[8]Créée sur l'initiative de la Direction de l'Information Légale et Administrative (DILA), elle a pour mission de mener une réflexion, coordonner, évaluer et organiser un effort commun des différentes administrations sur leurs données.
[9]Par exemple, la licence proposée par Etalab est une licence permissive qui n’impose que très peu de contraintes pour les utilisateurs et offre peu de retours pour le donneur de licence (pas de clause share alike).
[10]Voir à cet égard le récent rapport Samuelson-Glushko, Analysis of share-alike obligations in municipal open data licenses, Canadian Internet Policy and Public Interest Clinic, University of Ottawa, 2011.
[11]Voir Mike Linksvayer, « CC and data[bases]: huge in 2011, what you can do », [https:]
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10:08
[La Minute GeoRezo] GeoRezo à GeoWorld 2011
sur GeoRezo.net - Géoblogs
GeoRezo était présent le 24 novembre 2011 au Geoworld Expo 2011, 13ème rencontre des utilisateurs Géoconcept. Nicolas a assuré cette permanence avec brio.
Entre les conférences métiers et les ateliers découvertes, vous nous avez fait la joie de venir à la rencontre des animateurs de GeoRezo, le portail francophone de la géomatique.
Beaucoup de sujets ont été évoqués autour de notre guéridon et nous espérons que ces échanges ont été aussi fructueux pour vous que pour nous.
Cette présence de GeoRezo coïncidait avec le franchissement le même jour du cap des 25000 abonnés.
Les bénévoles de l'association vous remercient de votre visite et de votre sympathie témoignée tout au long de cette journée.
L'équipe GeoRezo
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12:44
[La Minute GeoRezo] Nous sommes 25000...
sur GeoRezo.net - Géoblogs
Le 19 Mai 2010, GeoRezo franchissait le cap des 20000 membres inscrits.
Le 24 Novembre 2011, le portail a passé la barre des 25000 inscriptions.
Bienvenue à ivamp qui gagne ...l'honneur de faire la une du portail pour avoir été le 25000 ème abonné !
Et un grand merci à tous pour votre fidélité !
L'équipe GeoRezo
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8:30
[Blog Interopérabilité & GéoInformation] OpenData & licences : le statut juridique des données
sur GeoRezo.net - GéoblogsTardivement apparu sur le devant de la scène politique, le mouvement de l'Open Data connaît aujourd'hui une adoption fulgurante : au motif de l'achèvement d'une politique de transparence initiée par le secteur public dans les années 80 ou comme nouvelle source de valorisation de leurs données par les acteurs privés. Pas plus tard que cette semaine, on a pu assisté au lancement de la plate-forme de données nantaise et à une manifestation pour la libération des données lilloises, rejoignant ainsi la liste des collectivités ayant adopté leur propre « politique Open Data » (savante composition d'arguments politiques, techniques, stratégiques et juridiques).
Ce billet ne tend pas vers l'exhaustivité, mais se concentre sur la dimension juridique afin de dessiner un panorama global des enjeux juridiques et des pratiques contractuelles qui entourent la valorisation des données dans un mode « ouvert. »
Le statut juridique des données sera donc détaillé (1) avant de faire le point sur le mouvement contractuel de l'Open Data (2). Un autre billet viendra ultérieurement compléter ces éléments en approfondissant les questions que pose l'Open Data en termes de stratégies (quelle(s) licence(s) utiliser, et comment les utiliser), de politiques, et de mises en place concrètes (processus).
Les données peuvent être concernées à deux titres :
- du point de vue de la propriété intellectuelle
- ou de la Loi de 78 relative aux informations publiques.
Le statut juridique des données aux termes de la propriété intellectuelle
La notion de donnée ne correspond à aucune qualification juridique précise. Elle est donc assimilée à une information, qui est dite « de libre parcours » et ne confère aucun monopole légal à son détenteur.
Inutile donc d'accorder un crédit au distinguo opéré par certaines sociétés qui revendiquent une protection des données qu'elles génèrent en fonction des efforts financiers fourni [1] : les données brutes (primaires : inexploitables directement par l’utilisateur) ; les données corrigées (ou traitées/ exploitables : elles seraient appropriables) ; et les données élaborées (ou analysées ou dérivées – des données extérieures sont ajoutées : elles sont appropriables). C’est en effet au juge qu’il revient, au cas par cas, de trancher la question et l'effort financier ne permet pas de prétendre à un droit d'auteur.
Ainsi, contrairement aux créations classiques (logiciels, articles, etc.), les données ne génèrent pas, en tant que telles, un quelconque droit de propriété intellectuelle au profit de celui qui les crée, les détient ou les exploite – seule la structure de la base de données peut, pour peu qu’elle soit considérée comme originale, prétendre à une telle protection. Il y a deux conséquences majeures :
- en l’absence de droit exclusif qui permettrait de conditionner chaque usage au respect du cadre contractuel défini, celui qui détient des données se trouve démuni face à toute personne qui aurait pris connaissance des données sans contracter ;
- en l’absence de cession relative aux autres droits exclusifs (même potentiels), les utilisateurs subséquents encourent le risque que ces derniers leur soient opposés.
Il existe néanmoins un autre droit, généralement accessoire aux autres droits de propriété intellectuelle, mais qui peut parfaitement être utilisé à titre principal : le droit sui generis des bases de données qui permet de limiter ou conditionner certaines extractions réalisées sur la base. Il est néanmoins nécessaire, pour prétendre à un tel droit, prouver l'existence d'un investissement substantiel relatif à la constitution de la base de données [2].
Du point de vue de la Loi de 78 relative aux informations publiques
En 1978, la France s’est dotée d’une loi « portant diverses mesures d’amélioration des relations entre l’administration et le public et diverses dispositions d’ordre administratif, social et fiscal ». Elle était destinée à assurer aux citoyens l’accès aux documents administratifs (en provenance d’établissements publics administratifs, ou privés avec mission de service public) et entraînait d’une part des obligations de mise à disposition pour l’administration et d’autre part la constitution d’une commission, la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA), garante de leur respect. Il y eut ensuite peu d’usage de cette loi, même si, en phase avec son époque, le gouvernement français confirma en 1998 que les « données publiques essentielles » devaient être accessibles gratuitement sur Internet.
En 2005, une ordonnance « relative à la liberté d’accès aux documents administratifs et à la réutilisation des informations publiques » (transposant la directive européenne de 2003 « sur la réutilisation des données du secteur public ») est venue ajouter – et organiser – la possibilité de réutiliser les données publiques. Certains documents sont expressément exclus de cette réutilisation (lorsque protégés par un droit de propriété intellectuelle d’un tiers, relatifs à un service public industriel et commercial, ou provenant d’établissements et institutions d’enseignement et de recherche ou d’organismes ou services culturels). Une circulaire du Premier Ministre ajoute, courant mai 2006, un « objectif de développement économique par une meilleure valorisation des gisements de données dont disposent les administrations ».
Deux logiques coexistent donc : celle (passive) de la simple mise à disposition impliquant une démarche du demandeur et celle (active) de la diffusion reposant sur une démarche du producteur de la donnée. Constitutives d’une politique incitative, ces dispositions prennent la forme d’une série d’obligations à l’encontre de certaines personnes publiques (tous les établissements publics ne sont pas concernés), pour certains documents (tous les documents ne sont pas visés – sont notamment exclus tous ceux devant demeurer secret, touchant à la défense nationale, la sécurité publique, la protection d’espèces rares ou des données archéologiques) afin d’assurer certains droits aux citoyens. Au-delà de ce cadre minimum, il leur est évidemment tout à fait possible d’opter pour une diffusion plus large des données/informations publiques détenues : le mouvement de l’open data étant la politique la plus ouverte en la matière, et la meilleure en termes de marketing…
Enfin, parallèlement, et dans deux domaines précis : une Charte de l’environnement a été rédigée dans la continuité de la Convention d’Aarhus afin de préciser que « [t]oute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement ». La directive européenne INSPIRE a ajouté un cadre légal pour l’établissement et l’exploitation d’une infrastructure d’information spatiale commune en Europe.
Même si ce corpus juridique à un impact direct sur la diffusion de données et de créations par le secteur public, il ne doit pas être assimilé à un « pseudo droit de propriété intellectuelle », ne concède pas de monopole, mais oblige au contraire à un certain comportement. Ainsi, les conditions qui assortissent éventuellement leurs usages ne s'opposent pas à la jouissance des droits que peut conférer une éventuelle licence : elles ne s'imposent ainsi que lorsque les données sont corrélées à un producteur personne publique, et leur dénaturation ne s'entend pas du support qui les contient (et peut parfaitement être modifié si les droits de propriété intellectuelle le concernant sont bien concédés), mais de l'information qui est contenue (il sera ainsi toujours possible de n'utiliser qu'une partie des informations publiques, ou au contraire d'étendre les informations initialement diffusées, mais pas de donner à ces informations publiques un sens qui n'était pas le leur).
Rédacteur : Benjamin Jean
Rendez-vous mardi prochain pour le prochain billet de ce dossier intitulé de l'open-source à l'open-data.
[1] Voir à ce sujet les excellents travaux de thèse de Moreno (Annie), La commercialisation des images spatiales. Approche juridique, Litec, 1999.
[2] À la base de données seulement, ainsi ne sont pas pris en compte les investissements nécessaires à la création du contenu de la base.
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7:00
[Blog Interopérabilité & GéoInformation] Le WFS pour les nuls !
sur GeoRezo.net - GéoblogsAprès avoir été dévoilée en avant première hier lors de la 5ème journée interopérabilité géospatiale, nous vous proposons de découvrir la fiche technique sur le standard WFS de l'OGC.
« Le Web Feature Service (WFS) est un standard OGC de Service Web qui définit une interface d’interopérabilité technique, dédiée à la publication d’objets géographiques (c'est-à -dire des données vecteur) ainsi que leur structure. »
Cette fiche technique a pour objectif de répondre à ces questions :
- Qu’est ce que le standard WFS ?
- Comment fonctionne le standard WFS ?
- Ou trouver des exemples de mise en œuvre du standard WFS ?
Un Grand Merci aux contributeurs de la fiche : Benjamin Chartier, David Jonglez, Dimitri Sarafinof, Hervé Caumont (contributeur initial), Nicolas Klein, Yves Jacolin (contributeur initial)
A noter :
- la fiche est également disponible en « version transportable » (pdf),
- le contenu de la fiche est déposé sur le wiki de GeoRezo ce qui vous permet d’y contribuer directement !
- une fiche usage sur le standard WFS réalisée sur l'expérience OneGeology est déjà disponible,
- l'ensemble des fiches techniques et usages co-réalisées par l'Afigéo et le Forum OGC France sont disponibles par ici.
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7:00
[Blog Interopérabilité & GéoInformation] Participez à l’enquête sur l’usage des standards OGC !
sur GeoRezo.net - GéoblogsComme évoqué dans un billet précédent présentant le comité « Business Value » de l’OGC, l’OGC en partenariat avec deux membres universitaires (Santa Clara University et University of North Carolina) vient de lancer une enquête auprès de tous les acteurs des communautés géospatiale et géoinformatique afin de mieux comprendre les raisons d’implémenter et d’utiliser les standards OGC.
Cette enquête s’appuie sur une expression de besoins émise par le comité « Business Value » de l’OGC dans le cadre des travaux en cours au sein de ce comité sur l’usage des standards OGC et leur pertinence socio-économique. Les résultats de cette enquête seront utilisés par l’OGC pour mieux comprendre la valeur et l’usage des standards OGC par les différentes communautés et ainsi améliorer ses différents programmes de spécifications, de tests et de promotion des standards OGC.
Toute personne portant un intérêt à la géomatique peut participer à cette enquête, membre OGC ou non, néophyte ou averti des standards OGC, utilisateur de logiciels interopérables ou non, fournisseur ou utilisateur final de services géospatiaux, etc… Nous vous invitons donc à participer à cette enquête qui est une nouvelle opportunité, selon le modèle cher à l’OGC de travail collaboratif, d’exprimer vos besoins techniques et commerciaux relatifs aux standards OGC.
Participer à cette enquête nécessite 10 à 15 min de votre temps et vos réponses seront vues uniquement par les deux membres universitaires en charge de celle-ci et l’équipe OGC. Une synthèse des réponses reçues, ne comportant aucune référence aux réponses individuelles, sera transmise aux membres du comité « Business Value » de l’OGC et aux différents participants.
L’enquête se décline en deux versions selon l’usage des standards OGC :
- si vous êtes un utilisateur des standards OGC :  http://uncc.surveyshare.com/s/AQAIJDC,
- si vous êtes un fournisseur (éditeur, intégrateur) ou un consultant : http://uncc.surveyshare.com/s/AQAIZBC.
Vous avez jusqu’au 18 décembre 2011 pour participer et peut-être gagner l’un des trois cadeaux offerts par tirage au sort aux participants à cette enquête (Apple iPad 2 Tablet 16GB WiFi, Apple iPod touch 8GB, 4th Generation, Bose AE2 headphones).
En vous remerciant par avance de votre temps consacré à cette enquête.
Rédacteur : Emmanuel Mondon -
13:23
[La Minute GeoRezo] AG 2011 de GeoRezo : nouveau bureau
sur GeoRezo.net - Géoblogs
Faut-il le rappeler, le portail GeoRezo est géré par une association. Elle a tenu son Assemblée Générale annuelle le 15 octobre 2011 à Vaucelles-et-Beffecourt (Aisne).
17 adhérents de l'association étaient présents ou représentés. Certains bénévoles arrivant en fin de mandat, un nouveau bureau a été constitué, après les élections de rigueur.
Pour l'année 2011-2012 le bureau de l'association est ainsi composé :
- Président : Christophe
- Secrétaire : Pierre
- Trésorier : Robin
- Jean-Yves est plus particulièrement chargé de la communication.
- Daniel viendra mettre son grain de sel francophone.
- Nicolas viendra en appui.
- Yves continue d'assurer la gestion du site Web au sens technique.
- Bruno et Jean-Michel apportent leur soutien et leur expérience pour assurer la transition.
Comme par le passé, nous publierons ici prochainement les teneurs des décisions et discussions qui sont intervenues, portant sur l'activité de l'année passée et sur les perspectives pour l'année à venir.
Félicitations et bienvenue aux nouveaux membres du bureau
L'équipe GeoRezo
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6:50
[Blog Interopérabilité & GéoInformation] Cloud computing, un nouveau défi pour la géomatique ?
sur GeoRezo.net - GéoblogsDans l’informatique, les modes sont assez courantes et initées par quelques gurus anglo-saxons. La dernière en vogue s’appelle le cloud computing, en français l’informatique en nuage ou infonuagique ( [fr.wikipedia.org] ). Tout le monde s’y intéresse et évidemment le monde de la géo-informatique n’échappe(ra) pas à ce nouveau concept. Ainsi, l’OGC s’est lancée dans un livre blanc sur le sujet (« OGC Standards and Cloud Computing »[1]), le FGDC américain propose le projet GeoCloud Sandbox Initiative [2], des articles se multiplient dans des revues scientifiques [3] et les premières solutions des éditeurs en mode gratuit et payant fleurissent sur Internet [4].
Le cloud computing arrive donc dans le monde de la géomatique et pourrait encore changer nos usages de la géographie et des SIG pour de nombreux utilisateurs. Voyons pourquoi et comment ?
Le cloud computing, d’un nouveau modèle économique pour les hébergeurs à des services à valeur ajoutée ?
Les infrastructures informatiques utilisées pour la plupart de nos projets géomatiques, notamment sur le Web sont soit :
- mises en œuvre et gérées en interne de nos organisations,
- hébergées par des sociétés privées spécialisées.
Lorsque nous publions un site Web avec une interface cartographique, nous exploitons une infrastructure client/serveur définie depuis les années 1990. Le Cloud Computing offre ce même service en hébergeant dans les nuages (=Internet) notre application préférée.
Quelles nouveautés alors ?
Avant toute chose, c’est le modèle économique qui passe à une approche à la demande (« pay-on-demand ») : on paye lors la consommation d’un service (chaque fois qu’un utilisateur se connecte à ma carte en ligne, que je consomme un service de visualisation,…) et non pour disposer d’un ou plusieurs serveurs. Gros avantage : on dispose à tout moment et automatiquement des moyens techniques en relation avec les utilisateurs / usages, notamment lors d’un pic d’utilisation (on parle d’élasticité).
Pour proposer ce type de service, les fournisseurs se sont appuyés sur des technologies développées depuis une petite décennie (virtualisation des serveurs, optimisation et réutilisation des ressources, « scalabilité » des systèmes, gestion automatisée des montées en charge, sauvegarde/archivage,…). Le terme « Infrastructure as a Service » (IAAS) est utilisé par les grands fournisseurs de cette solution, comme Amazon ou Microsoft.
Comment le cloud computing va plus loin ?
Au lieu de proposer uniquement des infrastructures informatiques, le cloud propose aux usagers des services à valeur ajoutée : des plates-formes pour les développeurs informatiques pour développer de nouveaux outils sans se soucier des problèmes « informatiques » – « Platform as a Service ou PAAS » ou directement des logiciels en ligne pour les usagers finaux – « Software as a Service ou SAAS », par exemple un gestionnaire de mail ou une application de facturation,...
Dans tous les cas, on ne se soucie plus des challenges informatiques, de performances ou d’installations de logiciels compliqués.
La géomatique, un bon client du cloud computing
La géomatique est particulièrement gourmande des infrastructures informatiques (« quel géomaticien n’a jamais pesté contre les responsables informatiques pour répondre à ses besoins de plusieurs To de données et serveurs cartographiques absorbant toute la bande passante d’Internet ? ») et le cloud computing apparaît comme une solution particulièrement intéressante pour gérer les variations des usages et éviter les ralentissements de nos applications web ou non - néanmoins, l’intérêt financier de ce type d’offres reste aujourd’hui plus discutable et méritera des analyses plus approfondies. Mais pour quel service et usage ? Les exemples ne manquent pas :
- Pousser nos données dans le nuage pour les partager – certains parlent de « Data as a Service ou DAAS,
- Des applications Web de cartographie dynamique,
- Les applications de modélisation spatiales, de traitement de données spatiales lourds, fusion de données réutilisables,
- Des services de base comme la géolocalisation, la fourniture de tuiles d’images,
- Remplacer notre SIG par un SIG 100 % en ligne ?
Et les standards dans le cloud computing ?
L’OGC avait prévu le cloud computing avant sa naissance ! Les standards de publication de données comme WMS, WMTS ou WFS nous permettent de mettre dans les nuages nos données spatiales et de les réutiliser comme un service ; les services de traitement de données comme le WPS (par exemple fournir un service de traitement des cours d’eau en ligne, cf. l’expérience ONEMA/BRGM geotraitements.eaufrance.fr) ou TJS fournissent des services web lancés dans l’Internet pour la valorisation de nos informations spatiales,… Plus correctement, l’OGC s’appuie depuis son origine sur une architecture basée sur les services et l’Internet… le cloud computing valorise ce paradigme en « effaçant » les challenges informatiques (en tout cas, le promet).
Pourquoi ne pas y aller ?
Hormis la jeunesse de l’offre (et son caractère assez commercial), le (geo)cloud computing pêche encore de quelques défauts :
- le manque d’interopérabilité (sic) au niveau des infrastructures techniques qui rend difficile (voire impossible) de passer d’une solution à une autre ;
- le manque de sécurité et de sécurisation des données et logiciels dans le nuage. Par exemple, comment assurer correctement la protection des données confidentielles ?
- un certain flou juridique que ce soit dans la protection des données ou obligations légales (cf. le débat lancé par la CNIL [5])
- une offre dans le domaine géomatique encore balbutiante avec des interrogations sur les coûts au regard des volumes et consommations de notre communauté.
La communauté s’organise pour résoudre ces problèmes : une standardisation internationale qui s’organise (http://opencloudconsortium.org), des solutions de sécurisation proposée par la plupart des éditeurs, GIS en ligne,… Il nous reste maintenant à exploiter ce modèle.
Débarrassée des problèmes informatiques, la communauté géomatique sera-t-elle capable d’investir et d’exploiter les différentes approches du cloud computing ? Il est en effet à espérer qu’elle soit source d’innovation et de développement de nouveaux services géospatiaux… Il est essentiel que la communauté géomatique et de l’interopérabilité soit présente au risque de voir se démultiplier les solutions spécifiques et propriétaires sans choix possible pour l’usager.
Rédacteur : Pierre LAGARDE, BRGM
Pour en savoir plus :
[1] OGC Standards and Cloud Computing
[2]Â Deploying Federal Geospatial Services in the Cloud
[3] par exemple, Yang, C., Goodchild M., Huang Q., Nebert D., Raskin R., Xu Y., Bambacus M., Fay D., 2011 (in press), Spatial Cloud Computing: How geospatial sciences could use and help to shape cloud computing, International Journal on Digital Earth.
[4] Exemples : MapInfo Stratus OnDemand Offering ou OPENGEO CLOUD EDITION
[5] Cloud computing : la CNIL engage le débat -
6:45
[Blog Interopérabilité & GéoInformation] Plus que 2 semaines avant la 5ème journée française de l'interopérabilité !
sur GeoRezo.net - GéoblogsLa 5ème Journée française de l’interopérabilité géospatiale, organisée par le Forum français de l’OGC, se tiendra cette année le 21 novembre 2011. Le ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement sera heureux de l’accueillir à la Grande Arche de la Défense.
Pour consulter le programme détaillé et vous inscrire :
[www.forumogcfrance.org]
Comme chaque année, cette journée gratuite et ouverte à tous est l'occasion de faire se rencontrer les acteurs de l'interopérabilité (utilisateurs publics ou privés, éditeurs de solutions, chercheurs et monde académique).
Cette année, le thème sera "Téléchargement, Partage, Service : Questions, Solutions, Avantages".
Au delà d'un nécessaire éclaircissement sur les standards en place et les obligations d'INSPIRE, vous pourrez entendre des retours d'expérience des utilisateurs. Vous avez aimé, l'an dernier, les démonstrations d'interopérabilité sur le standard WMS par les fournisseurs de solutions, alors vous adorerez les démonstrations d'interopérabilité sur le standard WFS !
Enfin le lien entre les standards d'interopérabilité et les initiatives Opendata feront l'objet d'un débat entre les principaux acteurs nationaux.
Au 21, donc !
Rédacteur : François Robida -
11:59
[INSPIRE by clouds] INSPIRE en Grèce
sur GeoRezo.net - GéoblogsJe ne sais pas pourquoi, peut-être parce que je suis en train de leur écrire sur un sujet parfaitement mineur comme les spécifications des thèmes de l'annexe III, je me suis dit que c'était le bon jour pour citer ici le site okxe.gr, et en particulier inspire.okxe.gr.
C'est peut-être plus clair avec la traduction Google en français. La page a été mise à jour hier encore, on en est presque surpris quand on lit les journaux comme moi. L'Agence hellénique cartographique et cadastrale (O.K.CH.E.) est un établissement public sous la tutelle du ministère de l'Environnement, énergie et changement climatique, comme chez nous. Et on y voit aussi comment la Grèce gère la proximité entre INSPIRE et geodata.gov.gr.
Bon courage à eux! -
13:31
[INSPIRE by clouds] Existe-t-il des modèles de données INSPIRE sous des formats libres?
sur GeoRezo.net - GéoblogsQuestion de damien_boilley :
Existe-t-il des mises en oeuvre des modèles de données INSPIRE sous des formats libres comme SQLite/SpatiaLite ou bien PostGis ? Ce qui serait pratique ce serait un programme qui convertisse les modèles de données xml ou UML en une structure de base de données, toute prête à être utilisée dans un SIG libre comme QGIS
La réponse est non, en tout cas en France. Sur le principe, c'est séduisant, mais nous ne sommes pas sûr que cela corresponde à un besoin prioritaire ou même répandu. En effet, l'annexe I est la seule pour laquelle nous avons ces schémas de données. Il semble qu'il y ait très peu de nouvelles séries de données prévues pour début 2014, lorsque ces schémas deviendront obligatoires. Aujourd'hui, la mise en place de tels gabarits semble donc sans urgence.
Ceci dit, je signale que la COVADIS a déjà testé la fabrication de "structure de base de données, toute prête à être utilisée dans un SIG libre comme QGIS" pour un de ses géostandards. Cette tendance se répand donc. Un certain nombre d'entre nous pensent également que Postgis a un bel avenir. Dans des organisations un peu complexes, il faudra néanmoins étayer une éventuelle mise en œuvre par une étude préalable. Dans de nombreux cas, les pratiques existantes, les outils de productions et les compétences disponibles conduiront à conserver son modèle de données encore longtemps et à ne le transformer qu'au moment de la publication.
Au fait, rien n'interdit de créer ces gabarits et de les vendre (ou de les donner) : cela pourrait intéresser des acteurs d'acheter ces modèles tout fait plutôt que de passer des heures de bac ++ à les développer, sans tout le temps disposer de toutes les compétences. -
20:44
[Le blog SIG & URBA] Eloge de la maille
sur GeoRezo.net - Géoblogs
Petit zoom sur la technique du carroyage à l'occasion de la parution d'un document du CERTU sur "Observations et analyses par carreaux".Le carroyage est un mode de représentation sous forme de carreaux réguliers en mode vecteur ou de pixel en mode raster. Un carré en quelque sorte, bien que la forme puisse être différente, auquel on associe un certain nombre d'informations.
La maille peut être construite sous forme ascendante ou descendante :
- Comme support de données, elle peut être construite par agrégation d'éléments plus petits comme c'est le cas dans les analyses de la matrice cadastrale, construites à partir de la parcelle.
- Elle peut aussi résulter du découpage de données plus larges suivant une répartition simplement proportionnelle (clipping zonale), ou bien en intégrant des éléments de voisinage tenant à la plus ou moins grande proximité des mêmes données dans les carreaux adjacents.
La maille se présente à la fois comme un cadre support de données et comme un outil statistique :
- La maille est un mode de représentation des données indépendant des périmètres institutionnels, ce qui lui garantit à la fois une certaine pérennité et supprime certains biais dans la représentation par périmètre tant ceux-ci peuvent être différents, en attestent les limites communales aux formes et aux surfaces très variables.
- La maille est également un outil statistique : un support permettant de combiner plusieurs variables et représenter des indicateurs complexes, et donc un outil de modélisation. Dans ce cas, la maille peut agréger des données sous-jacentes, peut combiner des données proportionnelles, peut contenir des variables calculées en fonction des cellules voisines ou dans un rayon donné. Il existe d'ailleurs un certain nombre de modèles de simulation urbaine qui utilisent la représentation à la maille, comme le modèle SpaCelle de Patrice Langlois.
- La maille offre un mode d'abstraction des données qui permet de se détacher des périmètres reconnaissables et de se distancer des problématiques de protection des données personnelles.
La maille est un mode de représentation des données, éminemment statistique, et au service des analyses spatiales.
Elle offre à l'oeil une représentation régulière du territoire qui facilite la lecture et les comparaisons, en particulier pour toutes les informations à caractère spatial marqué : distribution de phénomènes comme les densités par exemple.
Pourquoi s'intéresser à cette technique de représentation ?
- L'évolution des techniques géomatiques et des capacités de traitement facilite et même vulgarise l'usage de la "maille". Il convient cependant de cerner les particularités de ce type de traitement avant d'en "user et abuser".
- Par ailleurs, l'INSEE met désormais à disposition des estimations carroyées de population, construites sur la base d'un carré d'un kilomètre de côté. Ces données s'inscrivent dans une initiative européenne. Localement, il est intéressant de construire des données qui se combineraient avec cette maille de référence, par exemple avec une maille de 250 m de côté. Attention néanmoins, ce carroyage n'est pas construit en Lambert 93 mais en Lambert Azimuthal Equal Area, une projection "inspiro-compatible"
Le document du CERTU se présente comme une excellente une entrée en matière. Il est présenté dans une actualité récente du site géomatique-aln, qui contient tous les liens vers les pages de téléchargement.
-
15:25
[INSPIRE by clouds] Des données statistiques nationales sont-elles dans INSPIRE?
sur GeoRezo.net - GéoblogsQuestions sur les statistiques suite :
Certaines études qui suivent des individus ne permettent pas de calculer des incidences à un niveau plus fin que le niveau national. Ce niveau entre-t-il dans Inspire ?
Oui : d'une part, c'est un niveau administratif comme un autre, et d'autre part (surtout?) c'est un des rôles des instances européennes de pouvoir comparer les situations des États-membres entre eux. -
13:08
[Le blog SIG & URBA] A la découverte de l'archéogéographie
sur GeoRezo.net - GéoblogsUne présentation aux journées ESRI 2011 et un séminaire à venir sur le sujet me donne l'occasion d'aborder le thème de "l'archéogéographie".Cette discipline apparait très liée au domaine de la recherche et les termes utilisés sont parfois complexes. Alors, comment définir l'archéogéographie avec des mots simples ? Voilà un rapide florilège des phrases qui m'ont paru les plus représentative de cette matière :
- étude de "l'héritage des milieux géographiques" ou avec plus de poésie "étude des traces de l'histoire"
- ou en version plus longue : "déméler les logiques spatiales d'un lieu en identifiant les éléments qui dynamisent et structurent l'espace sur une longue durée : lignes de force du paysage, axes de communications, hydrographie, trame parcellaire, habitat, ..."
L'archéogéographie se propose donc d'offrir une lecture archéologique du territoire afin d'éclairer les projets futurs. Elle se positionne notamment dans le champs des "états initiaux de l'environnement", devenus nécessaires tant dans les PLU que dans les SCOT ou au cours des études d'impact.
L'archéogéographie utilise énormément les données et techniques SIG. La constitution d'un fond documentaire historique parait un préalable indispensable. Le géoréférencement des données historiques et la superposition de ces différentes informations contribue au repérage et à l'explication des phénomènes d'évolution des villes et des milieux naturels.
On peut aujourd'hui mettre en valeur des exemples d'usage et de mise en valeur de l'archéogéographie :
- L'exemple du département du Val d'oise qui a mis en place un véritable "porter à connaissance" archéogéographique, qui se concrétise sur un site web. Les informations intégrées dans le SIG permettent d'enrichir les études préalables aux opérations d'aménagement et d'archéologie préventive.
- Ou bien les travaux conduits sur le centre historique de Grasse qui ont été conduits dans le cadre des études préalables au Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) et qui ont conduit à remettre en question l'image de Grasse comme archétype de la ville médiévale provençale. Les travaux conduits par Emilie CAVANNA, une archéogéographe qui intervient là  en tant que bureau d'étude, ont montré que cette ville était loin d'être figée depuis le Moyen Age, mais au contraire en perpétuelle formation depuis des siècles.
Aujourd'hui, l'archéologie s'enseigne, notamment à l'université Paris 1, et ce dès la première année de master.
Le terme "archéogéographie" daterait de 1929. La discipline se développe depuis le début des années 2000. Mais finalement, avec sa forte composante SIG, ne devrait on par parler "d'archéogéomatique" ?
Pour aller plus loin :
- Le site "archéogéographie.org" : [www.archeogeographie.org]
- Wikipédia
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14:34
[Le blog SIG & URBA] Un séminaire d'archéogéographie ouvert à un public élargi
sur GeoRezo.net - Géoblogs
Archéogéographie et aménagement durable des villes et des territoires:
Comment intégrer la mémoire et l'héritage des milieux géographiques dans les démarches de projet ?
Voilà l'intitulé du séminaire organisé par le CNFPT à Bordeaux, les 15 et 16 novembre.
Ces deux jours sont ouverts aux aménageurs, urbanistes et géomaticiens, autour de trois questions :
1-   Quelles sont les échelles spatio-temporelles pertinentes par rapport auxquelles se situer pour réaliser un aménagement ?
2-   Comment articuler la mémoire et l’héritage avec les nouveaux projets, c’est-à -dire comment créer une perméabilité qui produise de la durabilité ?
3-   Comment délibérer des aménagements avec les habitants et selon quelles procédures ?
Plus d'information sur le site du CNFPT : [www.evenements.cnfpt.fr]
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10:17
[INSPIRE by clouds] Hétérogénéité des systèmes statistiques et INSPIRE
sur GeoRezo.net - GéoblogsQuestions sur les statistiques suite :
Une remarque générale sur l'intérêt de la démarche pour le domaine de la santé : les systèmes de recueil de données de santé sont très différents d'un pays à l'autre, avec pour conséquence d'obtenir des valeurs d'indicateurs qui ne pourront pas être comparés. Par exemple, la Suède a un système de recueil de données exhaustif, alors qu'en France nous sommes souvent contraints d'utiliser des bases de données qui n'ont pas de vocation épidémiologique. N'est-il pas dangereux de juxtaposer des indicateurs qui n'ont pas la même signification ?
Cette directive vise justement à contraindre les États-membres à davantage de cohérence entre eux. Certes sur le long terme, mais c'est bien l'objectif de l'Union européenne de dépasser le niveau actuel d'hétérogénéité.
La définition d'une grille européenne unique de référence (utilisée pour rendre compte des données statistiques selon un maillage régulier et non selon des périmètres administratifs) se situe dans cette perspective. -
11:23
[INSPIRE by clouds] Données statistiques et INSPIRE
sur GeoRezo.net - GéoblogsDepuis un an, notamment grâce à un collègue de l'INSEE, nous savons que les données statistiques sont plutôt dans INSPIRE par le biais de la définition désormais légale de la donnée géographique (...faisant directement ou indirectement référence à un lieu spécifique ou une zone géographique).
Le travail sur les projets de spécifications des thèmes de l'annexe III a amené de nouveaux acteurs. Ils posent de nombreuses questions sur l'application d'INSPIRE aux données statistiques (et sanitaires) dans le cadre du thème "Santé et sécurité des personnes". Il m'a semblé utile de réunir certains de ces échanges dans plusieurs billets. Comme rappelé plusieurs fois sur ce blog, il ne s'agit ici que des meilleures réponses disponibles pour le moment, pas des Tables de la loi...
Les nouveaux entrants posent souvent les mêmes questions, et, allez savoir pourquoi, je me dis que cela peut être utile de commencer par en rappeler les réponses...
Les données statistiques sanitaires devront-elles être mises à disposition de toutes les autorités qui en font la demande, de certaines autorités, ou/et du public ? Ou de seulement les métadonnées pour le public?
En fait, dans le cas général il s'agit d'abord d'une mise à disposition sur l'internet (donc pas de demandes). Du coup, la distinction entre les cibles devient assez théorique. Les métadonnées sont en effet publiques. Pour le téléchargement, dans le domaine sanitaire en particulier (en raison du secret médical, par exemple), on pourrait imaginer un système de clé qui, en effet, séparerait entre autorités publiques chargées d'une mission de service publique et le reste.
Le stock de données qui doit être mis aux normes en remontant jusqu'à quelle date ? (c'est un travail énorme)
Nous défendons que les archives sont hors INSPIRE, justement pour des raisons de coût. A priori, ce sont les données utilisées, c'est-à -dire vivantes, qui entrent dans INSPIRE, notamment en raison du ratio coût/bénéfice évoqué dans la directive.
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11:08
[INSPIRE by clouds] Cartes et données statistiques dans INSPIRE
sur GeoRezo.net - GéoblogsSuite du billet "Données statistiques et INSPIRE".
Les données devront-elles être présentées sous forme de carte (actuellement, elles sont souvent présentées sous forme de tableau) ?
La réponse est oui. Le Service de l’Observation et des Statistiques (SOeS) du ministère chargé du développement durable utilise cette solution (accès direct ici).
Ce sont des données INSPIRE, les règlements s'appliquent (co-visualisation & téléchargement). Comment? Pour les statisticiens, le couple WFS/WFS n'est pas une réponse adaptée à la richesse et à la structure de leurs informations, qui ne contient souvent pas de géométrie. D'après Eric Mauvière sur le BIG, le standard TJS serait la solution.
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16:16
[Le blog SIG & URBA] Guide PLU en ligne
sur GeoRezo.net - GéoblogsL'organisation des données d'urbanisme fait désormais l'objet d'une norme COVADIS accompagnée d'un cahier des charges dont l'objectif est d'aider les maîtres d'ouvrage à engager ce type de travail et de prestation. Pour amplifier la démarche, les initiatives régionales se multiplient, à l'image de GéoBretagne ou de GéoCentre.
Dans cet esprit, le CRIGE vient de mettre à jour son "guide de numérisation des PLU". Ce document d'une trentaine de pages se présente comme une entrée en matière, en décryptant les entrées urbanisme comme l'angle géomatique du projet. C'est une sorte de document de vulgarisation pour ceux ou celles qui souhaitent lancer une numérisation des documents d'urbanisme. Une introduction pour ensuite aborder dans le détail cahier des charges et modèle de données.
Ce "guide" souhaite également accompagner les acteurs en leur suggérant des modes d'organisation. Il insiste notamment sur l'importance du binôme urbaniste/géomaticien, garant de la réussite initiale, et également des mises à jours ultérieures, au gré des multiples évolutions des documents d'urbanisme.
Le groupe de travail a ici été très actif pour mettre à jour la première version du guide et l'adapter à ses questionnements et besoins.
La numérisation des documents d'urbanisme est une thématique qui mobilise beaucoup de partenaires depuis plusieurs années. Le présent blog en témoigne largement. Y en a t'il d'autres qui mobilisent autant ? -
9:30
[INSPIRE by clouds] Calendrier du point de vue du téléchargement
sur GeoRezo.net - GéoblogsLa question du calendrier revient souvent, ce qui est compréhensible vu l'usine à gaz. Je crois que cela vaut la peine d'y consacrer un nouveau billet, tiré de la "note de synthèse" évoquée hier.
- Avant le 28 juin 2012 : aucun service de téléchargement n’est obligatoire.
- Du 28 juin 2012 au 28 décembre 2012 : les services de téléchargement sont obligatoires, avec seulement une «capacité opérationnelle initiale», pour les thèmes des annexes I et II (et pour les séries de données des thèmes de l’annexe III si des métadonnées ont été créées pour elles, ce qui n’est pas encore obligatoire), mais les règles d’encodage ne sont pas encore obligatoires.
- Du 28 décembre 2012 au 3 décembre 2013 (la date du 28 décembre 2012 correspond à deux échéances distinctes : l’obligation que les services de téléchargement soient conformes au règlement n° 1088/2010 du 23 novembre 2010 concernant ces services ; l’obligation que les séries de données géographiques de l’annexe I, quand elles sont nouvellement collectées et restructurées en profondeur, et les services de données géographiques correspondants soient interopérables conformément au règlement n° 1089/2010 du 23 novembre 2010 sur l’interopérabilité) : les services de téléchargement sont obligatoires, en pleine conformité avec le règlement n° 1088/2010 du 23 novembre 2010, pour les thèmes des annexes I et II (et pour les séries de données des thèmes de l’annexe III si des métadonnées ont été créées pour elles), mais les règles d’encodage ne sont obligatoires que pour « les séries de données géographiques nouvellement collectées et restructurées en profondeur » des thèmes de l’annexe I.
- Du 3 décembre 2013 à fin 2014 (deux ans après l’entrée en vigueur du règlement sur l’interopérabilité des thèmes des annexes II et III, prévue en 2012) : les services de téléchargement sont obligatoires, en pleine conformité avec le règlement n° 1088/2010 du 23 novembre 2010, pour les thèmes de toutes les annexes, mais les règles d’encodage ne sont obligatoires que pour « les séries de données géographiques nouvellement collectées et restructurées en profondeur » des thèmes de l’annexe I.
- De fin 2014 au 28 décembre 2017 : les services de téléchargement sont obligatoires, en pleine conformité avec le règlement n° 1088/2010 du 23 novembre 2010, pour les thèmes de toutes les annexes, mais les règles d’encodage ne sont obligatoires que pour « les séries de données géographiques nouvellement collectées et restructurées en profondeur » des thèmes de toutes les annexes.
- Du 28 décembre 2017 à fin 2019 (sept ans après l’entrée en vigueur du règlement sur l’interopérabilité des thèmes des annexes II et III, prévue en 2012) : les services de téléchargement sont obligatoires, en pleine conformité avec le règlement n° 1088/2010 du 23 novembre 2010, pour les thèmes de toutes les annexes ; les règles d’encodage sont obligatoires pour tous les thèmes de l’annexe I ; elles ne sont obligatoires que pour « les séries de données géographiques nouvellement collectées et restructurées en profondeur » des thèmes des annexes II et III.
- A partir de 2019 : les services de téléchargement sont obligatoires, en pleine conformité avec le règlement n° 1088/2010 du 23 novembre 2010, pour les thèmes de toutes les annexes ; les règles d’encodage sont obligatoires pour les thèmes de toutes les annexes.
-
16:14
[INSPIRE by clouds] Comment mettre en oeuvre un service de téléchargement conforme?
sur GeoRezo.net - GéoblogsAu début de l'année, nous avons commencé à nous poser la question de ce qu'il fallait faire pour être conforme au règlement relatif aux services de téléchargement et de transformation (PDF). Les réponses reçues n'étant pas toutes convergentes (litote), nous avons décidé d'écrire cette "note de synthèse", accessible sur le site inspire AT ign.fr (sous licence Creative common - Paternité — Pas d'Utilisation Commerciale — Partage des Conditions Initiales à l'Identique, comme pour INSPIRE pour les néophytes).
Ce qu'il faut en retenir :
- le calendrier. Comme d'habitude, c'est une usine à gaz parce qu'il dépend de ceux des métadonnées, de la mise aux spécifications des données et des annexes. Le point 2.2.4 (page 4) décortique précisément les différentes phases. Il fait l'objet du billet suivant.
- Il y a deux types de téléchargement (ces deux termes sont à apprendre par cœur, et vous y arriverez vite parce qu'on ne va pas arrêter de les évoquer!) : Téléchargement simple (d'un fichier) et téléchargement direct (par service WFS, notamment). Ils sont détaillés page 6 et suivantes.
- dans le cas du téléchargement simple, les données doivent être au moins téléchargeables en RGF93.
- l'encodage des données (Shapefile, Mif-Mid, GML...) et la conformité aux spécifications INSPIRE sont indépendants de la mise en place d'un service de téléchargement. Celui-ci est obligatoire dès le 28 juin 2012. L’utilisation de GML (cf. chapitre 3.1.2) n’est obligatoire qu’à des échéances parfois lointaines.
- Il est recommandé :
- de ne pas attendre le dernier moment pour basculer sur GML,
- de ne réaliser cependant cette transition que lorsque les logiciels sauront gérer efficacement la version 3.2.1 de GML, qui est celle prescrite par la norme ISO 19136,
- quand cette condition sera remplie, d’effectuer la transition à l’occasion d’autres travaux qui seraient menés sur les données (notamment pour la mise en conformité avec les autres règles d’interopérabilité, c’est-à -dire pour l’essentiel avec les schémas UML s’appliquant à chaque thème)
- il est recommandé de mettre en place un service de téléchargement basé sur WFS, de préférence à [HTTP-GET,] si les séries de données à télécharger sont peu volumineuses. -
12:33
[Le blog SIG & URBA] PSMV, ZPPAU, et AMVAP
sur GeoRezo.net - Géoblogs
[caption id="attachment_882" align="alignright" width="300" caption="PSMV d'Avignon"]
[/caption]
La semaine dernière, Yohan a posé une question intéressante sur le fil de discussion du blog concernant la prise en compte des PSMV au niveau d'INSPIRE, de la COVADIS, et du CNIG. La discussion s'est enrichie de nombreux apports et notamment ceux des collègues du ministère. Essayons de faire la synthèse de tous ces éléments et des questions qui restent en suspens.
Précisons tout d'abord, en s'appuyant sur les informations apportées par Yohan, que :
- Les périmètres de Secteurs Sauvegardés sont annexés aux PLU, mais les Secteurs Sauvegardés dotés d'un Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) remplacent le PLU dans ces secteurs.
- Généralement, le PSMV concerne le Centre Historique de la Ville et le PLU, tout le reste.
- Ils ont chacun leur rythme de mise à jour, leurs propres Servitudes d'Utilités Publiques (SUP) même si elles sont identiques. Ce sont 2 documents d'urbanismes distincts. D'ailleurs la mise à jour d'une SUP entraine une mise à jour du PLU (par arrêté du conseil municipal) et une autre du PSMV (par arrêté Préfectoral, vu que c'est l'Etat).
- Les prescriptions d'un PSMV sont très précises, par exemple la conservation d'un escalier classé, l'écrêtement d'un bâtiment qui aurait subi une surélévation récente afin de revenir à l'état d'origine...
On trouve de nombreux exemples sur le web, en général mis en ligne par les services de l'Etat car les PSMV sont élaborés sous la responsabilité de l'Etat. Sur Avignon, le secteur sauvegardé est mis en ligne par la Ville, sur un site dédié "secteursauvegardeavignon.fr". On y trouve un document graphique très proche des plans de zonage classiques d'un PLU, avec différentes zones dénommées SA, SB, SR, ... Le règlement reprend également la présentation classique d'un PLU :
Chapitre 2 Règlement du P.S.M.V. Secteurs SA et SB
- Article SA-SB-1 - types d’occupation et d’utilisation du sol interdits
- Article SA-SB 9 – l’emprise au sol des constructions
- Article sa-sb 10 – la hauteur maximale des constructions
- Â ...
Donc pour récapituler :
- Un PSMV remplace le PLU comme le faisait un POS partiel auparavant. Il ne peut pas y avoir de superposition entre un PLU et un PSMV, ils s'excluent mutuellement. Le PSMV doit être considéré comme une document d'urbanisme à part entière pour INSPIRE.
- On pourrait considérer que les PSMV héritent du standard COVADIS du PLU et relèvent de l'annexe III et du thème usage des sols dans lequel sont décrits les éléments règlementaires de l'urbanisme ?
- Il contient cependant des prescriptions supplémentaires que le standard PLU n'a pas actuellement intégré.
- Il faudrait peut-être prévoir un additif spécifique pour les PSMV ?
Le cas des ZPPAUP, zones de protection du patrimoine architectural et urbain, et des périmètres de protection des monuments historiques est différent. En effet, il s'agit là de servitudes d'utilité publiques qui se superposent au PLU. Notons que les ZPPAUP, suite à la loi Grenelle 2 ont été rebaptisés sous le nom "d'aires de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine".
Article rédigé avec les apports de Yohan, Jean-Loup, Benoit, François, ... -
11:32
[INSPIRE by clouds] Métadonnées : appel à commentaires sur les recommandations
sur GeoRezo.net - Géoblogs(je double ici le billet posté sur le Forum Géomatique de Géorezo).
J'ai le plaisir de vous proposer de participer à la relecture du projet de "guide de saisie des éléments de métadonnées INSPIRE" dans le cadre d'un appel public à commentaires.
Les commentaires seront portés au moyen de ce formulaire, qui me sera retourné au plus tard le 2 novembre 2011. Ils seront ensuite examinés par le Groupe Métadonnées du CNIG pour une publication en décembre.
Certains points ou concepts seront détaillés dans un guide parallèle destiné aux administrateurs de données. Ce guide n'est pas assez abouti pour être diffusé publiquement, mais les volontaires sont les bienvenus : il leur sera envoyé sur demande.
J'espère que cela répondra aux questions de valentin : oui, INSPIRE est une extension du schéma XML de l'ISO et ajoute quelques champs car le schéma ISO seul ne réponds pas aux exigences légales. -
8:59
[Blog Interopérabilité & GéoInformation] TJS : le nouveau standard de partage de données géo-statistiques
sur GeoRezo.net - GéoblogsTable Joining Service est un des tout derniers standards mis au point par l’Open Geospatial Consortium. Si cette norme a rapidement suscité un intérêt en France, on le constate dans les cahiers des charges qui sortent, c’est parce que :
- elle soulage les gestionnaires d’applications statistiques, qui peuvent intégrer sans effort dans leurs bases des données prêtes à l’emploi ;
- elle ouvre aux utilisateurs d’observatoires un large éventail d’indicateurs utilisables : avec TJS, ils se connectent de façon transparente à de nombreux serveurs de données ;
- elle offre un format de sauvegarde intelligent de jeux de données documentées : les méta-données permettent de définir automatiquement les bons retraitements et les bonnes représentations cartographiques en fonction des caractéristiques propres des indicateurs ;
- elle est facile à implémenter, en tout cas beaucoup plus facile que GML.
TJS est le chaînon manquant entre WMS et GML. WMS distribue des images, qui sont certes d’emploi immédiat, mais offrent peu de possibilités de retraitements, d’extractions ou de valeur ajoutée. GML est un format verbeux et complexe. Son polymorphisme rend l’écriture de modules de décodage génériques rebutante. A contrario, TJS délivre des fichiers compacts, simples à lire et à générer. Ils peuvent s’intégrer dans toute sorte de retraitements, dans l’esprit des Web Processing Services. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les standards WPS et TJS ont le même « Papa », à savoir le Canadien Peter Schüt.
Certains lecteurs se disent sans doute : « TJS, c’est peut-être utile pour les statisticiens, mais quel rapport avec la géomatique ? » TJS part du constat que toute information statistique peut être géo-référencée. Par exemple une donnée de PIB concerne une région particulière, identifiable en France par un code à 2 caractères. Le nombre d’habitants d’un Iris est cataloguable car cet Iris a lui aussi un identifiant alphanumérique officiel. Les listes des régions, des communes, des Iris relèvent de référentiels normalisés. Si les premiers exemples qui viennent à l’esprit concernent des territoires (représentées par des polygones sur une carte), un référentiel géographique peut également se rapporter à des points (le répertoire Sirene associe un code unique à chaque établissement de France), ou à des lignes (ex : des tronçons routiers).
On ne tranchera pas ici le fait de savoir si la donnée statistique est un attribut de la donnée géographique (vision du géomaticien), ou si l’inverse est plus pertinent (vision du statisticien). TJS organise un découplage clair entre les référentiels géographiques, en nombre limité, et les données qui peuvent s’y rattacher, bien plus foisonnantes.
Ses concepteurs considèrent qu’il est absurde d’encoder ensemble, systématiquement, des données statistiques et des données géométriques, si cette géométrie relève de référentiels normalisés. Pour visualiser une série de cartes statistiques communales, on gagne à charger le fond de carte vectoriel d’abord, une fois pour toute, et à récupérer ensuite des jeux de données. La présence des mêmes codes géographiques dans le fond de carte et dans le jeu de données permet d’apparier les deux automatiquement et de produire des analyses thématiques.
TJS encode donc des données statistiques géo-référencées, relatives à un référentiel géographique clairement identifié. Un paquet TJS annonce par exemple : « les données qui suivent s’inscrivent dans le référentiel « communes de France », millésime 2010, identifié par telle URI, géré par tel organisme ». Mais le transfert de la géométrie n’est pas son propos.
Il présente ensuite les données. Un paquet TJS peut contenir un ou plusieurs jeux de données ou « datasets ». Par exemple un dataset « état civil » : naissances, décès et mariages par commune et par année depuis 10 ans, et un dataset « risques naturels » par commune (séisme, inondations, feux de forêt). Un dataset est documenté (libellé, producteur, date de publication, documentation, URL…).
Chaque dataset expose ses clés primaires (code géographique, année…) et ses variables statistiques. Une variable, documentée de façon littérale comme le dataset, peut être d’au moins 4 types différents : caractère, rang, numérique additif, numérique non additif. D’autres informations facilitent la cartographie automatique de ces variables : palette de couleur recommandée pour les typologies, caractéristique gaussienne ou pas de la distribution… La distinction additif / non additif est utile en cartographie thématique, elle permet de décider de la représentation (symboles proportionnels ou dégradé choroplèthe). Mais elle l’est aussi dans l’optique de traitements non cartographiques, comme l’agrégation des données à un niveau géographique plus large.
Les données enfin sont listées dans le paquet TJS ligne par ligne, dans des nœuds XML simplifiés.
Le format TJS est un format XML léger, à la fois précisément documenté et optimisé pour une lecture rapide des informations qu’il contient. Mais TJS est aussi un protocole de service web, répondant à différentes requêtes :
- getCapabilities : donne les caractéristiques générales du service, langages supportés, nombre maximal d’entités renseignées dans les paquets délivrés ;
- describeFrameworks : liste les référentiels géographiques mobilisés par le serveur TJS
- describeDatasets : liste les thèmes (ou jeux de données) proposés pour un framework donné ;
- describeData : décrit les variables de chaque dataset ;
- getData : renvoie les données d’un dataset pour un jeu de variables et des entités géographiques spécifiés.
TJS sépare la gestion des fonds de carte de celles des données statistiques. Il simplifie à ce titre la vie des géomaticiens et des statisticiens. Il fonctionne aussi comme intégrateur de différents services web. Le fond de carte peut être délivré par un service WFS, les données par un serveur TJS t1, l’appariement réalisé par un serveur TJS t2, le rendu final par un serveur WMS. Différents Web Processing Services peuvent s’enchaîner après extraction d’un flux TJS : agrégations, appariement entre différents datasets, mise à jour automatisée d’un autre entrepôt de données.
En France, nombre de collectivités territoriales et d’acteurs statistiques centraux ont perçu l’intérêt de TJS. Pourquoi gérer soi-même des données de cadrage de plus en plus nombreuses alors qu’on peut les obtenir dynamiquement via TJS, toujours à jour, auprès de l’Insee ou d’autres producteurs spécialisés ?
Rédacteur : Eric Mauvière
Pour en savoir plus :
www.opengeospatial.org/standards/tjs
geoprocessing.info/tjsdoc/
www.geoclip.fr/fr/p43_tjs.php -
19:41
[Le blog SIG & URBA] INSPIRE touche à tout
sur GeoRezo.net - GéoblogsLe mouvement de normalisation des données publiques enclenché par l'application de la directive INSPIRE touche à de très nombreuses données de la vie publique.
Au début, tout est parti de la convention Aarhus et du soucis européen de faciliter l'accès citoyen aux données environnementales. Ensuite est arrivée la directive INSPIRE. Et tous les acteurs de la vie publique se sont demandés qui et quels échelons étaient concernés ? Il est alors apparu que les collectivités locales étaient peu concernées par INSPIRE car il y a peu de données dont elles soient réglementairement responsables, à l'exception des données d'urbanisme du type POS/PLU.
Au vu des spécifications en cours de consultation, on découvre cependant que les collectivités locales et leurs services SIG sont réellement impactés. Peut-être pas directement comme une obligation juridique, mais au moins dans une perspective de normalisation de leurs données et de conformité aux standards qui découlent des travaux sur la directive INSPIRE.
Ainsi, sont concernés par l'annexe 2 et 3 de la directive, une très large palette de données :
- les bâtiments et leur représentation en 3D,
- les unités statistiques et les distributions de population c'est à dire les statistiques, jusqu'à l'échelon départemental, et leur support graphique de référence (périmètres statistiques) : tout objet doit être considéré comme une unité statistique à partir du moment où il est associé à une données statistique,
- les orthophotographies, référentiel photo incontournable de tous les SIG et extranet,
- l'usage des sols, dont on a déjà beaucoup parlé dans ce blog, et notamment ce qui concerne les POS/PLU,
- les réseaux inscrits comme servitude d'utilité publique mais aussi présents dans d'autres thémes INSPIRE,
- les zones de risque, environnement oblige !
On voit là que la porte d'entrée environnementale d'INSPIRE conduit à couvrir la quasi totalité des données utiles à la vie locale. Les plans topographiques paraissent encore échapper à ce dispositif normatif.
Avec l'adoption de ces normes, il existe néanmoins un risque d'appauvrissement de la données, car ces normes sont très généralistes. Les collectivités, de leur côté, ont des besoins très spécifiques : par exemple, la réalisation d'analyses diachroniques, des comparaisons historiques qui nécessitent de conserver certaines informations adaptés à ces travaux.
Notons que le site internet "Tout sur l'environnement" se présente comme le portail des informations environnementales des services publics, et donc des données INSPIRO'compatibles. -
17:13
[La Minute GeoRezo] GeoRezo à SIG 2011
sur GeoRezo.net - Géoblogs
GeoRezo sera présent les 5 et 6 Octobre à SIG 2011, la Conférence Francophone SIG 2011 organisée par ESRI.
Le programme est riche, mais vous trouverez bien un petit temps mort pour venir faire une pause au stand GeoRezo, et rencontrer les animateurs du portail francophone de la géomatique.
Les bénévoles de l'équipe seront là , à votre écoute, pour partager avec vous leur passion pour l'animation du portail GeoRezo.
L'équipe GeoRezo
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17:03
[INSPIRE by clouds] Séminaires thématiques : les premiers comptes-rendus
sur GeoRezo.net - GéoblogsLes premiers comptes-rendus des séminaires thématiques sont disponibles sur la page dédiée du site inspire.ign.fr
Vous y trouverez déjà les décryptages des projets de spécifications sur les thèmes Altitude, Bâtiments, Usages des sols, Services d'utilité publique et services publics et un zoom sur le thème Réseaux, et Zones de gestion, de restriction ou de réglementation et unités de déclaration.
Ces projets posent de nombreuses questions, ce qui est assez naturel puisque nous sommes dans une phase d'appel à commentaires, et montrent une grande créativité voire une forte exubérance de la part de la Commission européenne, ce que nous craignions. Fin des commentaires : ce 21 octobre.
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16:15
[Le blog SIG & URBA] Plaquette numérisation des PLU
sur GeoRezo.net - GéoblogsComment convaincre de l'utilité de numériser les PLU ? voilà la question que ce blog se posait en janvier 2011. Géocentre y répond en partie en mettant en ligne deux plaquettes, l'une à destination des élus et l'autre à destination des bureaux d'étude.
Une initiative qui devrait être relayée par d'autres régions, tant ce besoin de communication est souvent exprimé au cours des groupes de travail, tel que celui du CRIGE.
Le slogan retenu par la plateforme d'information géographique de la région centre est intéressant  : l'avenir est aux documents interrogeables, préparons les ! Gageons qu'il sera repris ! -
9:00
[Le coin de l'open-source géospatial] Personnalisation de QGIS : présentation de quelques méthodes simples
sur GeoRezo.net - GéoblogsQGIS est constitué d'un coeur sous forme de bibliothèque dont l'interface graphique n'est qu'une des manières de l'utiliser. Le langage Python, largement utilisé pour les extensions, permet d'utiliser ce cœur pour créer ses extensions ou une autre application, totalement différente. Avant d'en arriver à ce niveau de personnalisation il existe plusieurs fonctionnalités qui permettent de modifier l'interface de QGIS. C'est de ces méthodes que je vais parler.
Je ne parlerais pas des possibilités de personnalisation des formats de données que l'on peut ouvrir avec QGIS, ou les paramètres de personnalisation lors de la sauvegarde d'un fichier (déjà parlé ici), ni de la personnalisation des projections, de la localisation des barres d'outils. Non il va s'agir d'utiliser les possibilités de QGIS pour simplement modifier le comportement par défaut de QGIS lorsqu'on clique sur une seule feature avec l'outil "identifier", faire en sorte que les outils et fonctions superflus ne s'affichent pas lors du lancement de QGIS et enfin de personnaliser le formulaire d'édition.
Formulaire d'édition des features
Dans les options de QGIS vous trouverez la possibilité d'afficher le formulaire par défaut lorsque vous cliquez sur une feature avec la fonction "identifier" (représenté par une flèche avec un bouton "i" avec un fond bleuté). Il y a alors deux types de fonctionnement : le premier lorsqu'on clique sur plusieurs features (en fait quand il y a plusieurs feature qui se superposent) une fenêtre s'ouvre et liste les attributs des features. Le deuxième fonctionnement, et c'est le plus intéressant, apparaît lorsqu'on clique sur une seule feature. Un formulaire d'édition apparaît et celui-ci permet de modifier les attributs si nous somme en mode édition.
La capture d'écran suivante montre les deux comportements. Les deux features sur lesquels j'ai cliqué sont entouré de rouge (on remarque que les multiples-features sélectionnées et qui donnent la fenêtre de gauche sont celles situées vers le bas). La fenêtre de droite est le fameux formulaire d'édition de la feature. Nous verrons un peu plus bas comment personnaliser ce formulaire très facilement.
Personnalisation des outils affichés
Cette fonctionnalité est nouvelle et n'est pas encore disponible dans la version stable actuelle, elle le sera dans la version 1.8.0. Un nouvel item fait son apparition dans le menu Options : "Paramétrage". Celui-ci parait un peu obscure mais il s'agit d'un paramétrage pour choisir les menu, boutons et toolbars qui vont s'afficher dans QGIS. La fenêtre permet de choisir ce que vous désirez activer ou non. Il y a deux possibilités : décocher les items dans la liste déroulante ou bien utiliser la fonction "attraper les widgets dans l'interface" (traduction de mon fait).
Après avoir coché et décoché les cases désirées, vous cliquez sur le bouton "Appliquer". À la prochaine ouverture de QGIS seules les barres d'outils, menu et boutons cochés seront affichés. Vous pouvez aussi sauver le fichier sous forme de fichier ini pour le charger dans une autre instance de QGIS. Voici ce que donne un exemple de personnalisation, à l’extrême :
Notez que pour revenir en arrière vous devez lancer qgis avec l'option --nocustomization et réinitialiser le paramétrage.
Créer son formulaire d'édition
QGIS propose la possibilité de créer son propre formulaire qui sera affiché lors de l'édition de la feature. Cela peut paraître compliqué mais c'est en fait très simple. Vous devez avoir qt4designer installé sur votre système. Lancez le, créez votre projet (celui par défaut conviendra parfaitement). Créez le formulaire en vous aidant des widgets sur la gauche et n'oubliez pas de les configurer avec la partie droite. Attention, il est important de données le nom du champ auquel le widget se rapporte à ce widget. C'est de cette manière que se fera le lien entre le champ du formulaire et le champ de la table attributaire. Voici ce que donne le mien :
Puis dans les propriétés de la couche, entrez le chemin vers le fichier formulaire créé précédemment (l'extension des formulaires créés avec qt4designer est .ui).
Enfin entrez en mode édition et éditez une feature :
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13:30
[Parcell'air] La convergence cadastrale, élevée au rang de la diplomatie...
sur GeoRezo.net - GéoblogsLe 22 Février dernier, au sein de la DGFiP, un groupe de travail "Cadastre" a réuni Directeurs de cette Administration et représentants syndicaux.
A l'ordre du jour notamment, le dossier toujours brulant de la convergence entre PCI et BD-parcellaire, car "Il y a eu dans le passé beaucoup de querelles d’experts, et des compromis seront peut-être nécessaires de part et d’autre...".
Une fiche interne à la DGFiP, expose les nouvelles orientations et l'esprit qui anime désormais nos deux vénérables institutions, enlisées dans un conflit, qui même si le temps est élastique, s'est apparentée à une guerre médiévale.
En ce début 2011, pour le représentant de l'Administration, l'heure était à la réconciliation, après "la fin de la guerre de cent ans" annoncée par la DGFiP.
Morceaux choisis (1) :
Il ne faut pas se méprendre sur la portée de cette fiche : elle est la synthèse d’un bilan partagé avec l’IGN, et pas uniquement le fruit de la réflexion interne à la DGFIP.
Alors comment travailler à la convergence ?
L’objectif est de créer un produit nouveau, totalement basé sur le plan cadastral ; sa conservation sera exclusivement du ressort des services du cadastre de la DGFIP.
Son élaboration sera faite en étroite collaboration avec les représentants des collectivités territoriales (qui ont un réel savoir-faire en matière de SIG, basé sur le plan cadastral), l’IGN, des représentants du MEDDT? bref nous voulons élargir notre cercle de réflexion.
Ainsi nous rassemblerons tous les savoir-faire, les techniques et les forces « vives » pour avancer dans ce projet, et cela dans le strict respect des textes existant (rôle du plan cadastral, aspects réglementaires).
Les représentants des personnels, lors de ce groupe de travail, ont argumenté sur la nécessaire unicité du référentiel cadastral, et le peu d'intérêt que présente la BD-Parcellaire, malgré les promesses ambitieuses affichées par l'IGN. En réponse, la DGFiP faisait preuve d'un langage diplomatique bien de chez nous :
Nous avons longtemps subi une certaine rigidité de nos interlocuteurs, certes brillants techniciens mais corsetés dans des logiques qui bloquaient toute avancée.
Ce temps là est révolu, et les compromis attendus ne sont pas forcément à faire de notre côté, mais il faudra être « intelligent ».
Peut-être faudra-t-il aussi associer à nos discussions le ministère de l’intérieur et la Direction des Collectivités locales : nous n’abandonnons pas l’idée de les associer à cette réflexion.
Mais dans l’ensemble, nous sommes plutôt optimistes.
Oui, mais cela, c'était il y a 7 mois (à l'heure où je rédige ceci)... et depuis morne plaine, ou alors, les deux institutions ont travaillé (ou bataillé ?) dans le cadre feutré de leurs bureaux, pour converger l'oeil rivé sur les powerpoint ou leur smartphone... Mais point de communication ou d'échanges techniques avec les premiers promoteurs et utilisateurs de ce référentiel que sont les collectivités locales (notamment).
Tout juste y-a-t-il eu , fin Août, une lettre du CGDD (Commissariat Général au Développement Durable) évoquant et expliquant brièvement le problème :
Je la publie in extenso (c'est court pour comprendre tous les enjeux, mais il y a de l'énarque là dessous...)
Convergence cadastrale : Vers une représentation unique et fiable du parcellaire cadastral (2)
Pour des raisons historiques, l’État a élaboré parallèlement deux représentations de la propriété foncière : le plan cadastral informatisé (PCI), tenu par les services du ministère en charge de l’économie et des finances, et la « BD parcellaire® », référentiel numérique et géo-référencé de l’institut géographique national (IGN), établissement public placé sous la tutelle du ministère chargé du développement durable.
Pour les services de l’État, comme pour les collectivités territoriales, les aménageurs et les particuliers, la co-existence de deux outils fait obstacle à une localisation cohérente des projets. Pour mieux répondre aux besoins de l’ensemble des acteurs publics et privés, le directeur général des finances publiques (DGFiP), le secrétaire général (SG) du ministère et le directeur général de l’IGN ont convenu en février 2010 de donner une impulsion décisive à ce dossier, en lançant une étude approfondie des écarts géométriques entre les deux représentations.
Un comité de pilotage, co-présidé par le DGFiP et le SG du ministère, et dont le suivi sera assuré par la DRI pour la partie « BD parcellaire® » de l’IGN, a été créé dans cette perspective. Il se réunira dès le 8 septembre et devrait décider du lancement de « tests à blanc », afin d’estimer le coût du projet et de préciser, en association avec le ministère en charge des collectivités territoriales, les collectivités volontaires et l’ordre des géomètres experts, les modalités d’une convergence entre les deux référentiels.
Les frontières bougent : la diplomatie est bien là ! On aura bientôt besoin des géomaticiens pour re-dessiner, voire supprimer définitivement ces limites et obstacles.
La réunion du 8 Septembre a, semble-t-il, bien eu lieu.
Puisque la transparence (qui rime avec convergence), est de mise, on devrait avoir des nouvelles sous peu...
D'ores et déjà , pourquoi ne pas programmer un projet national dont le plan de charge à échéance courte mais ambitieuse (5 ans par exemple), pourrait être le suivant :
- aboutir à un consensus technique, entre DGFiP et IGN,
- mettre en commun les moyens techniques de ces deux institutions sur ce projet,
- valider le PCI comme seule référentiel (3),
- lancer un vaste chantier national pour achever la vectorisation du PCI (incluant la correction des erreurs) .
Les services du Cadastre disposent de tous les moyens techniques et des compétences pour entamer ce chantier (processus de raccords entre feuilles, géo-référencement des plans, procédures de remaniement...)
Les moyens humains (et donc les ambitions) ne sont pas encore à la hauteur, mais une coopération DGFiP/IGN ne pourrait qu'être profitable...
Il faut juste une volonté au plus haut niveau à la fois pour vectoriser rapidement le reste du territoire, avec ou sans la participation financière des collectivités concernées...
Chiche !
(1) : [www.financespubliques.cgt.fr]
Voir également : [www.cfdt-finances.fr]
(2) : [www.developpement-durable.gouv.fr]
(3) : facile : l'on dit déjà la BD-Parcellaire morte et enterrée, compte tenu du coût élevé de sa maintenance... -
9:02
[INSPIRE by clouds] Quatre nouveaux SDIC ou LMO
sur GeoRezo.net - GéoblogsQuatre nouveaux organismes viennent de s'inscrire auprès de la Commission européenne comme "ayant un intérêt pour l'information géographique". Il s'agit de deux organismes publics :
Direction générale des finances publiques (DGFiP)
Ifremer
et de deux collectivités :
GIS Grand Poitiers
Ville de Rennes / Rennes Métropole
En fait, ces acteurs étaient déjà des familiers des diverses actions lancées en France, mais c'est l'occasion de valoriser tous ceux qui ont franchi ce pas. La liste complète des communautés d'intérêt françaises est ici. -
14:03
[Le blog SIG & URBA] De nouvelles données pour l'observation des marchés immobiliers
sur GeoRezo.net - GéoblogsCa y est, le fichier des mutations est désormais accessible. Cette base de données, des ventes immobilières publiées dans les conservations des hypothèques, était espérée depuis longtemps. Elle existait de manière partielle dans un fichier appelé "Oeil", puis a été mise en place une base "FIDJI".
Il s'agit là d'un apport de la loi ENL, engagement nationale pour le logement, de 2006, bien connue pour ses apports dans le domaine de l'habitat. Des dispositions concrétisées dans une instruction de décembre 2007.
Comme le rappelle Jacques Comby, l'accés aux données foncières est un élément essentiel d'une politique foncière qui doit s'appuyer sur une bonne connaissance du contexte local et donc des marchés.
Ces éléments d'information sont donc désormais accessibles à travers le service de «demande de valeurs foncières». Une procédure très complète a été mise en place par voie de téléchargement mais elle commence d'abord par un rendez-vous avec son service de fiscalité directe locale. Le reste de la procédure se déroule à travers le portail de la gestion publique. Il faut enregistrer sa demande de données. Celles-ci sont ensuite fournies, sous forme de lien de téléchargement, a utiliser dans les dix jours.
A noter : la procédure est explicitement ouverte aux intercommunalités et aux établissements publics.
Les données sont fournies au format CSV, ce qui devrait faciliter leur intégration dans les bases de données et les observatoires. Côté SIG la "jointure" pourra se faire avec la référence cadastrale.
Les informations fournies sont nombreuses, avec en particulier : la date de mutation, la valeur foncière qui devrait correspondre au prix de vente, l'adresse du bien et sa référence cadastrale, des éléments de surface et le nombre de pièces, le type de local.
Précisons également que les données peuvent être fournies pour les cinq années écoulées et qu'il est prévu deux mises à jour par an.
Ces nouvelles informations ouvrent de nombreuses questions et de nouveaux champs d'investigation :
- Il faudra apprendre à utiliser ces données, évaluer leur qualité, leur exhaustivité, les possibilités de traitement, ...
- Le dispositif a été testé par quelques agglomérations avant sa diffusion élargie mais je ne sais pas si des retours d'expérience sont prévus ?
- Quid des données PERVAL fournies pas les notaires ?
- Un identifiant unique a t'il été prévu de manière à faciliter les mises à jour annuelles ?
-
21:11
[Le coin de l'open-source géospatial] Mise à jour de la documentation de GDAL en français
sur GeoRezo.net - GéoblogsL'annonce a déjà transpiré sur Twitter mais il faut l'officialiser : la doc de GDAL en français a été mise à jour. Celle-ci contient non seulement la traduction de la doc de GDAL mais également de nouveaux chapitres originaux : Python, FAQ, et d'autres traductions de commandes utiles et complémentaire à celles de GDAL-OGR.
La doc a été passée en restructured text permettant une export en HTMl et PDF à partir de la version Softlibre (et non celle du wiki de GeoRezo.net) afin de faire évoluer la licence vers une licence proche de celle de GDAL : Licence Creative Common BY.
La version HTML est disponible à cette adresse : [gdal.gloobe.org] -
7:00
[Blog Interopérabilité & GéoInformation] CityGML : un standard fédérateur de modélisation et d’échange de données urbaines 3D
sur GeoRezo.net - GéoblogsLa complexité de la gestion du territoire, urbain, voire péri- urbain, impose de plus en plus l’usage concerté de données d’origines variées. Les villes virtuelles se retrouvent à l’interface de plusieurs mondes qui n’étaient pas connectés. La gestion des bâtiments a été dans un premier temps assurée à l’aide de logiciels souvent issus de la CAO comme les suites Autodesk ou Bentley. Les données CAO comprenaient des modèles détaillés de bâtiments et des modèles liés à l'environnement (mobilier urbain,…). La mise en place d’une description du bâtiment et de son environnement, donnant naissance aux BIM [BIM] répond aux besoins de gestion de celui-ci. Les données BIM contiennent des informations sur leur structure, l'utilisation et l'équipement de bâtiments ainsi que la modélisation de leur intérieur et extérieur.
La rencontre du monde du SIG et de celui de la gestion technique du patrimoine a donné naissance à un standard proposé par l'OGC depuis 2008 pour le stockage, l’échange et la représentation des données liées aux modèles de villes. Il s'agit de CityGML [OGC-CityGML]. CityGML est défini comme un schéma d’application de GML 3.1.1 ; la spécification définit à la fois une modélisation UML et un encodage du modèle au format GML.
Les caractéristiques clés de CityGML sont :
- Modélisation thématique : le modèle couvre une large gamme d'objets urbains, y compris (mais non limité à ) les bâtiments, les réseaux de transport, l’hydrographie, la végétation, le relief du terrain, l’occupation des sols, le mobilier urbain...
- Modularité du modèle : chaque modèle thématique est packagé dans un module UML séparé.
- La gestion du multi-échelle (de la région au bâtiment) avec le concept de LOD (« Level of Detail » ou Niveau de détail) permettant d'exprimer la résolution ou granularité avec laquelle un modèle 3D est représenté. Le même objet peut être représenté avec une géométrie différente à chaque niveau. CityGML fournit aussi deux associations d’accumulation et de décomposition entre les objets qui peuvent être utilisés pour indiquer qu'un objet de LOD de niveau inférieur a été décomposé dans deux (ou plus) objets à LOD plus élevé. Les modèles applicatifs ou de simulation peuvent exploiter les données au LOD le plus approprié. CityGML spécifie cinq niveaux (voir figure 1) :
- LOD0 : régional, représentation du terrain : une orthoimage ou une carte peut être drapée sur un modèle numérique de terrain, avec des données de niveau régional d’occupation des sols, d’hydrographie et de réseaux de transport.
- LOD1 : vue urbaine. Les bâtiments sont modélisés sous forme de bloc à toits plats.
- LOD2 : quartier, projets. Les bâtiments sont modélisés avec leur structure de toit, et des surfaces délimitatives sémantiquement classifiées. Des objets de végétation, de mobilier urbain et de réseau de transport plus détaillés peuvent également être modélisés.
- LOD3 : modèle architectural (extérieur) et infrastructures ou objets urbains. Les structures détaillées des façades et des toits, p.e balcons, fenêtres sont modélisées, ainsi que les textures « haute résolution », les objets de végétation, de mobilier urbain et de réseau de transport détaillés.
- LOD4 : modèle architectural (intérieur). Ce niveau a été conçu en cohérence avec le modèle IFC (standard permettant de modéliser les intérieurs et extérieurs de bâtiments). Le LOD 4 permet donc de décrire la géométrie intérieure d’un bâtiment, ainsi que les portes, escaliers ...
-
[caption id="attachment_279" align="aligncenter" width="457" caption="Figure 1 : Les cinq niveaux de détails (LOD) définis dans CityGML (source: IGG Uni Bonn) ; Extrait de OGC-CityGML"]"]
[/caption]
- Références externes: les objets de bases de données externes peuvent être référencés à partir du bâtiment ou de l'objet urbain auquel ils correspondent. Ils peuvent être utilisés pour propager des mises à jour de la base de données source à l'objet urbain 3D. Ils aident également à relier les modèles d'information différents. Un bâtiment peut par exemple être lié à un objet d’une base de données cadastrale.
- Capacité d’extension « orientée métier » grâce aux extensions ADE (Application Domain Extensions) de CityGML. Des extensions ADE pour des modèles de bruit, la représentation de ponts, tunnels, hydro et réseaux (Utility Network), ainsi qu’une extension GeoBIM (basée sur les IFC) sont disponibles ou en cours de développement.
D’autres extensions dédiées aux différentes problématiques sont envisageables et permettraient d'enrichir le modèle urbain socle en utilisant des informations nécessaires aux simulations. La version 1.1, en cours de mise en place à l’OGC, définira ainsi un ensemble d’extensions standardisées à la version 1.0, parmi lesquelles : tunnels, ponts, murs isolés, modélisation de l’emprise 2D des bâtiments pour une meilleure intégration 2D/3D.
En conclusion, la modularité de CityGML, sa capacité à représenter différents niveaux allant du territoire à l’intérieur du bâtiment, sa structure thématique, ses capacités de référencement externes et d'extensibilité permettent le support de modèles urbains enrichis intégrant des données provenant de diverses sources en offrant ainsi un lien avec les autres domaines d'application.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le wiki dédié à ce projet [WikiCityGML]. Une rapide présentation est aussi disponible en podcast [PodCastCityGML]. Un cours de 5 heures très complet en anglais est aussi disponible [CoursCityGML].
Rédacteurs : Gilles Gesquière, Emmanuel Devys, Marie-Lise Vautier
Références pour en savoir plus :
[OGC-CityGML] : Standard CityGML à télécharger sur le site de l’OGC : [www.opengeospatial.org]
[WikiCityGML] http://www.citygmlwiki.org
[BIM] Building Information Modeling, [en.wikipedia.org]
[PodCastCityGML] : Podcasts de présentation de CityGML : [itunes.apple.com]
[CoursCityGML]Â : Cours en anglais de 5 heures [collegerama.tudelft.nl] -
14:25
[Le blog SIG & URBA] Profusion de liens
sur GeoRezo.net - GéoblogsLa numérisation des documents d'urbanisme est partout sur le web.
Depuis l'adoption des nouvelles prescriptions, des informations sont disponibles a la fois sur le site du CNIG, sur le portail géomatique du certu, et sur le portail IG du MEEDDM. On y trouve les infos sur la numerisation des plu, les sup, le projet géoads, la covadis.
Voici les principaux :
- Une page de synthèse sur toutes les ressources en matière de dématérialisation des documents d'urbanisme sur le portail géomatique de l'aménagement, du logement et de la naturegeomatique-aln : [www.geomatique-aln.fr] .
- Les géostandards de la COVADIS, présentés sur le site du CNIG : [www.cnig.gouv.fr] . On y trouve le standard PLU, les appels à commentaires SUP et cartes communales. Il faut noter qu'avec le standard PLU sont jointes les tables mapinfo conformes au standard.
- Le ministère consacre plusieurs pages à la modernisation de l'application du droit des sols, dans lesquelles on trouve une "boite à outils géomatique".
- Pour les fonctionnaires d'Etat, il existe également un portail consacré à l'information géographique : [portail-ig.metier.i2] .
- Un site spécifique porte sur la réforme des permis de construire. Il présente une page très juridique et riche sur les servitudes d'utilité publique : [www.extranet.nouveaupermisdeconstruire.gouv.fr]
- Et, bien sur, ce blog oeuvre pour contribuer à faire passer l'information sur ce chantier, que beaucoup aimeraient voir aboutir depuis de nombreuses années : comment convaincre de numériser les PLU ?, l'essentiel sur la numérisation des PLU, la publication des prescriptions nationales.
Avis de mobilisation générale ! -
13:09
[La Minute GeoRezo] Vous soutenez toujours GeoRezo !
sur GeoRezo.net - GéoblogsDepuis 4 ans qu'il existe, le soutien financier de la communauté géomatique est indéfectible : nous recevons régulièrement des dons, qui permettent à l'Association GeoRezo de financer ses actions (hébergement du portail, présence à certains évènements, Assemblées Générales...)
Nous ne disposons pas d'un gros budget, mais ces dons réguliers sont un gage de pérennité, et une preuve de reconnaissance de notre présence indispensable sur la toile.
Nous avons reçu ainsi, en 2010, 10 dons pour un total de 720 €, et en 2011, 5 dons (670 €uros).
Merci donc à tous nos donateurs, quelle que soit l'importance de leur contribution, et particulièrement à Thierry, Sylvie, Olivier et Yolande, pour leur générosité.
Et à tous nos visiteurs, n'hésitez pas à soutenir nos actions.
L'équipe GeoRezo
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9:53
[INSPIRE by clouds] Premières recommandations sur quoi établir des métadonnées
sur GeoRezo.net - GéoblogsQuestion d'Aurélien QUIBLIER, actuellement en Licence Professionnelle Cartographie - SIG, en train de rédiger son rapport de stage sur les métadonnées et le catalogage de données géographiques :
je viens de créer des métadonnées pour les données (une par une) et non pour les "séries de données" : j'ai complété une fiche de métadonnées pour chaque classe d'entités. Je vois mal comment on peut donner une date de création, par exemple, pour une série de 10 données (qui ont pu être créées à 3 ans d'intervalle)...Même avec les définitions de "série de données" et "donnée géographique", je ne vois pas à quel niveau il faut renseigner les métadonnées.
En réfléchissant, je me suis dit qu'un jeu ou une série de données correspond peut-être à une classe d'entités (composées de plusieurs points, lignes ou surfaces : objets qui correspondraient à des données géographiques) ; tandis qu'un ensemble de séries de données" correspondrait à un "jeu de classes d'entités".
INSPIRE ne définit pas précisément ce qu'est une série de données (voir billet ici et liens associés). Dans le cadre de la préparation d'un guide de recommandations français, un groupe de travail du CNIG a définit les premières recommandations (voir ici une présentation aux journées SIG La Lettre de mai 2011).
Dans l'absolu, ce devrait être, en effet, au niveau de la classe d'objet, notamment pour suivre les dates de mises à jour des données. Nous considérons que ce discours est intenable car trop éloigné des pratiques courantes et porteur de coûts importants. D'où la recommandation de s'en tenir à ce qu'on diffuse, qui est cohérent avec la directive de partage sur internet qu'est INSPIRE.
Vous trouverez également dans ces diapositives une recommandation sur les ensembles de séries, mal comprises ici : un ensemble de séries implique qu'elles partagent les mêmes spécifications, ce ne peut donc pas être un jeu de classes d'objet (ou d'entité).
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9:11
[INSPIRE by clouds] Accessibilité des servitudes d'utilité publique
sur GeoRezo.net - GéoblogsLa question d'une DREAL particulièrement active sur le sujet :
Nous entamons une démarche pour numériser les servitudes d'utilité publique ou pour récupérer les servitudes d'utilité publique déjà numérisées. Les données de départ sont cependant la propriété de services concessionnaires, et nous ignorons la plupart du temps si elles sont déjà numérisées ou non. La directive INSPIRE nous donne-t-elle le droit de demander les servitudes numérisées existantes :
- les concessionnaires sont-ils forcément considérés comme des "autorités publiques" ou y a-t-il des nuances selon leur statut ?
- les données de servitudes sont-elles toutes visées par INSPIRE (y a-t-il un article d'une annexe qui les englobe toutes) ou il faut vérifier pour chaque type de servitude ?
Une servitude est une contrainte sur la propriété privée. Elle ne peut être exercée que dans le cadre de la loi. On peut donc prévoir qu'un opérateur disposant de la faculté de créer une SUP est une autorité publique. Par acquit de conscience, je précise que cela ne concerne que celles qui ont un lien avec l'environnement au sens large (c'est le cas des monuments historiques, par exemple, mais je ne les connais pas toutes). De plus, si cela existe, celles qui résulteraient de missions dévolues aux communes et EPCI seraient exonérées.
C'est un peu compliqué de trier, et je ne suis pas sûr que cela le mérite : en première approximation la quasi-totalité des servitudes seront concernées.
Les SUP entrent dans le thème de l'annexe III "usage des sols". -
14:57
[INSPIRE by clouds] Retour sur deux ateliers de la Conférence d'Edimbourgh
sur GeoRezo.net - GéoblogsDans un billet précédent, j'ai mis en avant quelques présentations que j'avais trouvées particulièrement intéressantes. J'ai également pu participer à deux ateliers off, dont je souhaite partager avec les collègues français quelques résultats.
Tout d'abord, il y a eu un atelier réservé aux représentants des Points de contact, dédié aux premières analyses de l'état des lieux. La principale conclusion était qu'INSPIRE devait être invisible aux usagers, car ce qui compte c'est l'usage, le service apporté, alors que les usagers "sont tellement loin". Cette thèse était défendue dès le début par le secrétariat général du CNIG, mais c'est encore mieux quand d'autres Etats membres le disent aussi.
Toutefois, nous avons relevé la nécessité d'avoir un intermédiaire entre l'infrastructure (avec tous ses aspects informatiques ou légaux) et ces usagers finaux. Ce peut être une structure de coordination, mais surtout un service public ou une société privée innovante qui saura apporter un service à valeur ajoutée à partir des données mises à disposition. Par ailleurs, les bons exemples sont des éléments à mettre en avant "pour faire pencher la balance de la tradition vers l'esprit d'innovation".
Enfin, les apports d'une IDG doivent être visibles des usagers pour survivre (c'est-à -dire, pour être financée), mais le constat général est que nous ne connaissons pas les usagers, ni les usages... Ce point n'est d'ailleurs pas très éloigné du précédent : il va falloir passer des projets aux services...
En écho, lors d'un autre atelier, le Prof. Mauro Salvemini, se demandait s'il fallait privilégier l'intra-interopérabilité (c'est-à -dire à l'intérieur d'un (gros) organisme) ou l'inter-opérabilité et répondait que le second conduisait au premier. Je penche plutôt pour le contraire, au motif que, justement, on connaît bien ses usagers et qu'on peut mieux mesurer le retour sur investissement, donc motiver les décideurs, tandis que les usagers externes sont trop loin. A mon sens, ces points de vue opposés montrent surtout que la généralisation des IDG est encore un champ ouvert aux études!
Vous trouverez ici ma présentation lors de cet atelier consacré à "INSPIRE et son rôle dans l'innovation et le développement socio-économique régional". Le mouvement Open Data français me semblait une réponse adéquate vu la difficulté de mesurer l'impact d'une IDG régionale. L'avis général des intervenants fut d'ailleurs : "c'est trop tôt pour en voir un quelconque effet"...
J'en profite pour diffuser les deux présentations au titre du Point de contact français, à Cracovie en 2010 "Construire un puzzle de 10 000 pièces pour l'IDG française : premiers retours" et à Edimbourgh en 2011 "plus proche, plus modique, plus vite : la mise en œuvre d'INSPIRE entre rupture et développements". Vous aurez ainsi le point de vue du ministère... -
8:31
[INSPIRE by clouds] Séminaire sur le thème « Services d'utilité publique et services publics »
sur GeoRezo.net - GéoblogsJ'avais indiqué ici le lancement de la procédure d'appel à commentaires sur les projets de spécification des thèmes des annexes II et III. La Mission de l'information géographique du MEDDTL annonce l'organisation d'un
Séminaire de présentation du projet de spécification du thème «Services d'utilité publique et services publics »
le 8 septembre 2011, de 10h à 16h
au ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, dans la salle 1, rez-de-chaussée de l'Arche Sud.
La Commission européenne appelle les parties prenantes à commenter les projets de spécifications des thèmes des annexes II et III de la directive 2007/2/CE, dite INSPIRE. De ces documents seront issus un règlement européen, d'application directe en droit français, et des guides techniques destinés à faciliter leur mise en œuvre. Les commentaires doivent être transmis pour le 21 octobre 2011, au plus tard.
Ces documents, souvent volumineux, sont très techniques et en anglais. Néanmoins, ils dessinent les grandes lignes des futurs systèmes d'informations localisées dans la plupart des domaines liés à l'environnement, dans son sens le plus extensif. A ce titre, les personnes en charge de la conception ou de la mise en œuvre de tels systèmes seront intéressées à en prendre la mesure afin, le cas échéant, d'influer sur les évolutions en cours.
Le séminaire thématique « Services d'utilité publique et services publics » s'inscrit dans un dispositif ouvert d'aide à l'appropriation, où ceux qui les ont lus ou qui ont participé à leur rédaction facilitent la compréhension de ces documents par les autres parties prenantes. S'agissant ici d'un thème transversal, la Mission de l'information géographique du ministère en charge de l'environnement a décidé d'en prendre en charge l'organisation. Elle invite l'ensemble des parties concernées (collectivités territoriales, services déconcentrés de l'État, établissements publics ou délégataires de services publics liés à la gestion des déchets ou à la distribution d’énergies – eaux potables, usées, hydrocarbures, électricité, télécommunications, etc.) à participer ou à se faire représenter.
Ce thème est divisé en trois sous-thèmes : Réseaux, services publics, Déchets.
Animation : Marc Leobet, chargé de mission, Mission de l'information géographique, MEDDTL ; Frédéric Brönniman, IGN, facilitateur du groupe de travail thématique chargé de la rédaction du projet de spécification.
Programme
10h – 11h : Présentation du séminaire : objectif et déroulement, clés de lecture des spécifications, processus de fabrication de ce règlement européen.
- « Résumé à l'intention des décideurs », le champs couvert, les options retenues, les cas d'utilisation.
11h-12h : Point sur le sous-thème «Déchets» : présentation des grands axes du document, modélisation proposées, obligations prévues, questions/réponses.
12h00 – 13h : Point sur le sous-thème « Réseaux » : présentation des grands axes du document, modélisation proposées, obligations prévues, questions/réponses.
Un séminaire spécifiquement dédié au sous-thème « réseaux d’énergies » est organisé par ERDF le 12 septembre.
Pause repas
14h15-16h : Point sur le sous-thème «Services publics» : présentation des grands axes du document, modélisation proposées, obligations prévues, questions/réponses.
Inscription
Si vous êtes intéressé par ce séminaire, nous vous prions de bien vouloir nous adresser une réponse dès que possible et au plus tard avant le 5 septembre 2011 en envoyant un message de confirmation à l’adresse francine.bill_at_developpement-durable.gouv.fr, en indiquant vos nom, prénom, fonction, organisme, adresse, et en indiquant votre participation au séminaire sur le thème « Services d'utilité publique et services publics ».
Informations pratiques :
La Grande Arche de la Défense est accessible par le métro (ligne 1), le RER A , le tram T2 ou le train depuis la gare St-Lazare (direction Saint-Nom la Bretèche/Versailles/La Verrière). Depuis l'esplanade, l'accueil du ministère se situe en haut des marches, à gauche.
Le repas pourra être pris sur place, au restaurant d'entreprise du ministère.
Pour en savoir plus :
Publications du ministère chargé de l'écologie :
Le Point sur... la directive INSPIRE (4 pages) : La transposition de la directive européenne "Inspire" : le développement d’une infrastructure d’information géographique
INSPIRE pour les néophytes (63 pages)
Projet de spécifications du thème « Services d'utilité publique et services publics » (Commission européenne) : Data Specification on Utility and governmental services – Draft Guidelines
Je rappelle que les séminaires thématiques sont tous exposés ici -
15:03
[INSPIRE by clouds] Séminaires sur « Zones de gestion, de restriction ou de réglementation et unités de déclaration » et « Installations de suivi environnemental »
sur GeoRezo.net - GéoblogsJ'avais indiqué ici le lancement de la procédure d'appel à commentaires sur les projets de spécification des thèmes des annexes II et III.
La Commission européenne appelle en effet les parties prenantes à commenter les projets de spécifications des thèmes des annexes II et III de la directive 2007/2/CE, dite INSPIRE. De ces documents seront issus un règlement européen, d'application directe en droit français, et des guides techniques destinés à faciliter leur mise en œuvre. Les commentaires doivent être transmis pour le 21 octobre 2011, au plus tard.
Ces documents, souvent volumineux, sont très techniques et en anglais. Néanmoins, ils dessinent les grandes lignes des futurs systèmes d'informations localisées dans la plupart des domaines liés à l'environnement, dans son sens le plus extensif. A ce titre, les personnes en charge de la conception ou de la mise en œuvre de tels systèmes seront intéressées à en prendre la mesure afin, le cas échéant, d'influer sur les évolutions en cours.
Le MEDDTL, l'ONEMA et l'OIEAU invite l'ensemble des parties concernées (collectivités territoriales, services déconcentrés de l'Etat, établissements publics ou délégataires de services publics lié à l'environnement) à participer ou à se faire représenter à la journée INSPIRE du 7 septembre 2011, dans la salle 1, rez-de-chaussée de l'Arche Sud, au Ministère du développement durable à (La Défense) sur le programme suivant :
de 10h à 13h « Zones de gestion, de restriction ou de réglementation et unités de déclaration »
Le séminaire thématique « Zones de gestion, de restriction ou de réglementation et unités de déclaration » s'inscrit dans un dispositif ouvert d'aide à l'appropriation, où ceux qui les ont lus facilitent la compréhension de ces documents par les autres parties prenantes. S'agissant ici d'un thème transversal, la Mission de l'information géographique du ministère en charge de l'environnement a décidé d'en prendre en charge l'organisation.
Animation : Marc Leobet, chargé de mission, Mission de l'information géographique, MEDDTL ; Laurent Coudercy, Chef de projet référentiel du système d'information sur l'eau, ONEMA.
Programme
10h – 11h : Marc Leobet, chargé de mission, Mission de l'information géographique
- Présentation du séminaire : objectif et déroulement, clés de lecture des spécifications, processus de fabrication de ce règlement européen.
- « Résumé à l'intention des décideurs » : le champs couvert, les options retenues.
11h-13h : analyse des questions laissées ouvertes (Open issues) par la Commission européenne, des projets d'obligations et de recommandations et échanges avec la salle : Marc Leobet/Laurent Coudercy
de 14h à 17h : « Installations de suivi environnemental »
Dans une démarche d’accompagnement auprès des acteurs français concernés par la directive INSPIRE pour le thème « Installations de suivi environnemental » (Annexe III.7), l’ONEMA et l’OIEAU organise une demi journée INSPIRE sur ce thème. Cette demi journée se donne avant tout pour objectifs d’encourager et de faciliter les phases de relecture et de tests des spécifications du thème « Installations de suivi environnemental » d’INSPIRE.
Animation : Sylvain Grellet, OIEAU, éditeur du groupe de travail thématique « Installations de suivi environnemental », Jean-Daniel Cesaro, ONEMA, chargé d’étude INSPIRE ;
Programme
14h – 15 h : Sylvain Grellet :Clarifier la démarche retenue par le groupe de travail thématique
- Expliquer la spécification dans le cadre d'Inspire
15 h -16 h : Jean-Daniel Cesaro : Présenter des cas d’application dans le domaine de l’eau
16 h 17 h: Répondre aux questions portant sur le document ou les tests pour faciliter la mise en œuvre des travaux à effectuer.
Inscription
Si vous êtes intéressé par ce séminaire, nous vous prions de bien vouloir nous adresser une réponse dès que possible et au plus tard avant le 5 septembre 2011 en envoyant un message de confirmation à l’adresse francine.bill_at_developpement-durable.gouv.fr, en indiquant vos nom, prénom, fonction, organisme, adresse, et en indiquant votre participation au séminaire sur le thème « Zones de gestion, de restriction ou de réglementation et unités de déclaration ».
Informations pratiques :
La Grande Arche de la Défense est accessible par le métro (ligne 1), le RER A , le tram T2 ou le train depuis la gare St-Lazare (direction St Nom la Bretèche/Versailles/La Verrière). Depuis l'esplanade, l'accueil du ministère se situe en haut des marches, à gauche.
Le repas pourra être pris sur place, au restaurant d'entreprise du ministère.
Pour en savoir plus :
Publications du ministère chargé de l'écologie :
Le Point sur... la directive INSPIRE (4 pages) : La transposition de la directive européenne "Inspire" : le développement d’une infrastructure d’information géographique
INSPIRE pour les néophytes (63 pages)
Publications de la Commission européenne :
Projet de spécifications du thème « Zones de gestion, de restriction ou de réglementation et unités de déclaration » : Data Specification on Area management/restriction/regulation zones and reporting units – Draft Guidelines
Projet de spécifications du thème« Installations de suivi environnemental » :Data Specification on Environmental Monitoring Facilities – Draft Guidelines
Je rappelle que les séminaires thématiques sont tous exposés ici -
16:21
[INSPIRE by clouds] Retour sur la Conférence INSPIRE 2011
sur GeoRezo.net - GéoblogsElle se tenait cette année à Edimbourg, par un temps ensoleillé qui a ruiné la réputation d'humidité de l'Écosse. Je ne sais pas si cela à une valeur, mais j'ai compté moins de Français que les années précédentes : 17, répartis ainsi : IGN : 5; BRGM : 3; MEDDTL : 4; Collectivités : 2; Secteur privé : 2; Secteur académique : 2 (de l'Ecole centrale de Nantes, récompensés pour leurs travaux sur l'interopérabilité par un CEN/TC 287 AWARD for Excellence in INSPIRE - ce sont vraiment de gros chèques).
Parmi les présentations marquantes (pour celles que j'ai pu voir) :
- Monitoring INSPIRE implementation in Europe: analysis of current methodologies and outcomes : la Commission européenne dresse un panorama de la mise en œuvre dans les États-membres, à partir des rapports annuels (voir le rapport français ici). Il ne faut pas prendre les graphiques au pied de la lettre, car les réponses sont hétérogènes, mais cela sert à se poser de nombreuses questions. Pourquoi les Espagnols ont-ils autant de séries de données? Pourquoi la France écrase-t-elle les autres en utilisation des services en réseau (ça, c'est facile, c'est avec le Géoportail)? Etc.
- Development and Use of INSPIRE & NSDI Components: State of Play at European Level, de Danny Vandenbroucke (Université de Louvain). Complémentaire de la précédente, il s'agit d'une synthèse de l'état des lieux, à partir de leur enquête annuelle. La diapositive 17 explique que les décideurs et les citoyens consomment des services WMS tandis que les gestionnaires de données consommes aussi des services WFS : c'est une évidence, mais l'est-ce pour tout le monde?
- Evaluating the Progress of the Swedish Spatial Data Infrastructure par Anders Rydén : les Suédois ont mis en place des indicateurs de type Radar assez frappants. A méditer, même si le faible nombre d'acteurs rend cela plus facile dans ce pays.
- Location – an INSPIRED gateway to E-government d'Ulla Kronborg Mazzoli, Point de contact danois. En particulier la diapositive 8 montre les 5 principes de leur IDG et la 12 les points à surveiller.
- European SDI Experience: Lessons Learned and Good Practice Examples, par Bruce McCormack (Président d'Eurogi et Point de contact irlandais, et au-delà un homme remarquable : mettre en place une IDG nationale en pleine débâcle financière de l'Irlande n'est pas un petit exploit). Les diapositives 1 à 7 dresse un canevas de leçons, au meilleur sens du terme.
- UK INSPIRE Implementation in the Bigger Picture par Ray Boguslawski : ou la vision du Point de contact britannique, complétée par une réflexion sur la coordination (Co-ordinating the Work of INSPIRE Data Providers across the UK, par Lisa Smith.
- A Global First - Establishing a Public Data Corporation, de Faith Quigley (Shareholder Executive, que j'ai pris pour un équivalent de l'APIE) : la diapositive 7, en particulier, affiche les points-clés à résoudre. La plupart restent sans doute de bonnes questions en France. Il serait par ailleurs exagéré de dire que tout est bien coordonné entre ces différentes structures.
- Integrating the UK Location Information Infrastructure and DATA.GOV.UK, par Rod Kedge : c'est-à -dire l'intégration d'INSPIRE dans la politique Open Data du Gouvernement du Royaume-Uni.
Et toute une série de présentations britanniques :
Sinon, toutes les conférences sont accessibles ici.
Même si on peut envier certains pays sur certains points, en application du bon principe selon lequel l'herbe est toujours plus verte ailleurs, il est notable que la France est plutôt dans le groupe de ceux qui avancent bien, surtout si l'on considère les pays de taille comparable au nôtre. Il y a encore beaucoup de travail pour mieux nous organiser, mais les animations régionales y travaillent! -
12:53
[Le blog SIG & URBA] Un prototype plus qu'un site
sur GeoRezo.net - GéoblogsTapez "plan4all" (plan for all) sur votre navigateur préféré et vous accéderez facilement a un site européen, avec l'extension "eu", aux nombreux titres alléchants pour un géomaticien : catalogue, metadata, map, urbanatlas, ...
Les différents onglets et pages proposés ouvrent de nombreux "possibles", mais ne délivrent finalement que peu de ressources. On accède principalement à des paragraphes explicatifs de ce qu'on pourrait y trouver !
En effet, "plan 4 all" est plutôt un projet qui vise a harmoniser les données d'urbanisme, conformément a la directive INSPIRE. Un prototype en quelque sorte : pour structurer un reseau européen, aider a l'état des lieux initial cher à INSPIRE, présenter ce que pourrait devenir un portail européen de l'urbanisme, etc.
Ce projet est financé dans le cadre du programme eContentplus de la commission européenne. Le relais français de ce dispositif est le MEDDTL qui a notamment fait remonter les éléments de normalisation des PLU.
A l'origine, le projet plan 4all touchait le large spectre de l'urbanisme impacté par INSPIRE : occupation des terres, usages des sols, services publics et servitudes d'utilité publique, zones a risques naturels, lieux de production et sites industriels, installations agricoles et naturelles, zones de gestion et réglementation.
Dans la pratique, le projet s'est concentré sur le thème usage des sols.
Le programme de travail européen est prévu en neuf étapes dont six sont abouties : lancement et coordination, analyse de l'état de l'art, définition des métadonnees, modèle de données, architecture de réseaux, et test à grande échelle. Ces tests sont actuellement en cours dans le cadre de l'appel à commentaires INSPIRE lancé jusqu'en octobre.
Les trois étapes suivantes sont engagées en partie : déploiement du contenu, validation, promotion, et valorisation.
L'invitation à la conférence finale "Plan4all" est d'ailleurs lancée. Elle se déroulera à Bruxelles, le 13 octobre 2011.
Sont invités tout autant les acteurs publics que privés des domaines de l'aménagement du territoire (spatial planning). -
12:40
[INSPIRE by clouds] Rapport 2011 de la France sur INSPIRE
sur GeoRezo.net - GéoblogsLe ministère chargé de l’écologie publie sur son site le rapport annuel de la France sur la mise en œuvre de la directive Inspire au titre de l'année 2010. Il est composé de :
* la note générale (PDF - 90 Ko), qui montre, en mode correction, les évolutions par rapport au rapport 2010,
* et des indicateurs (PDF - 207 Ko). Il s'agit essentiellement d'une extraction du Géocatalogue.
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20:07
[Le coin de l'open-source géospatial] Participation aux communautés
sur GeoRezo.net - Géoblogs
GeoRezo.net était à la base une liste de diffusion. Au fil du temps le site a évolué vers un portail complet proposant un forum, plusieurs listes, un wiki, des blogs, etc. Ce qui reste constant depuis sa création est sa communauté et son animation.
L'objet de cet article est de partager quelques informations sur les communautés : qui sont les contributeurs ? Pourquoi contribuent ils ? Comment évolue ces contributions ?
Introduction
Phénomène connue dans le monde la sociologie et des statistiques, la participation est largement inférieure à la population. Généralement lorsqu'on diffuse un sondage/questionnaire, il faut s'attendre à 10 % de retour de la population.
Dans les communautés nous retrouvons ce principe mais celui-ci a été étendue à la participation/contribution dans un forum - ce qui est assez différent que répondre à un sondage où l'on ne voit pas un retour personnel directe.
Le premier principe est appelé Loi de Pareto ou Loi 80/20 :
La loi de Pareto, aussi appelée loi des 80/20, est une loi empirique inspirée par les observations de Vilfredo Pareto, économiste et sociologue italien : environ 80 % des effets sont le produit de 20 % des causes. Cette « loi », bien qu'empirique, a été formalisée en mathématiques par la distribution de Pareto. (source Wikipedia).
Ce qui se traduit par 20 % des utilisateurs créé 80 % du contenu.
Autre principe : le principe des 1 % ou principe des 90-9-1. Celui-ci affirme que dans une communauté nous avons généralement 1 % de créateur, 10 % d'éditeur et 90 % de lecteur. En fonction du type de communauté (professionnel ou non) le rapport d'inégalité peut changer significativement (notez qu'il suffit parfois d'une personne pour qu'une communauté devienne plus active). Ce rapport est appelé Coefficient de Gini. Le graphique ci-dessous illustre le principe des 90-9-1 :
(source : [www.antseyeview.com] )
Notez que la pyramide des responsabilités des communautés Open source (intégration, commiter, PSC) est similaire.
Profil des contributeurs
Fin 2009 un questionnaire et des entretiens ont permis à une équipe de chercheurs d'analyser l'engagement dans “une communauté de pratique en ligne” en utilisant le portail GeoRezo.net comme sujet d'étude. Le résultat de cette enquête a été diffusée sur le site M AT rsouin, nous en avons parlé dans un article du blog. Voir également l'annonce sur GeoRezo.net. Enfin un diaporama synthétisant les résultats est disponible sur slideshare.
L'évolution de l'implication est liée à plusieurs facteurs, synthétisée ici :
- vous connaissez un modérateur ;) (5 fois plus de chance que sa contribution augmente)
- vous êtes devenu plus efficace (3.7 fois plus de chance que sa contribution augmente) !
- changement professionnel important (2 fois plus de chance que sa contribution augmente)
- pas de changement personnel (2 fois plus de chance que sa contribution augmente)
Quand commence t'on à contribuer ? Trois périodes permettent de contribuer plus facilement :
- la période de chômage
- la période de veille technologique
- la période de formation
Ces périodes constituent les périodes où du temps est le plus disponible.
Conclusion
En conclusion voici quelques conseils, traduit :
- facilitez les contributions. Créez des outils pour contribuer qui peuvent augmenter en complexité et donner plus de possibilités aux utilisateurs qui le souhaitent, tout en facilitant leur usage pour les autres.
- Encouragez l'édition sur la création. Les pages vides sont intimidantes. Créez des modèles, des exemples brutes, qui peuvnet être facilement édité, des suggestions de contenu, et des tonnes d'exemple pour aider à supprimer la peur.
- Remerciez et recompensez les participants. Les utilisateurs vendraient père et mère pour avoir une étoile à côté de leur nom. Allez-y mollo sur les récompenses et intégré les dans un processus de participation.
- Identifiez les utilisateurs avancés et ceux qui vont le devenir. Focalisez l'attention sur ces utilisateurs à partir d'un blog ou de la page principale. Et n'oubliez pas que si vous vous focalisez toujours sur les 10 meilleurs utilisateurs, les 90 000 autres ne se sentiront jamais à la hauteur ! Appréciez ceux qui montent en compétence.
Certains de ces conseils sont intégrés au sein de GeoRezo.net, d'autres le sont dans les communautés, mais il s'agit surtout de management de la personne et savoir motiver “ses troupes”, i.e. la communauté/utilisateurs qui sans elle ne permet pas à un projet de se poursuivre.
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17:25
[La Minute GeoRezo] Flashcodes de GeoRezo
sur GeoRezo.net - GéoblogsPour ne rien rater de ce qui se passe sur GeoRezo, mémorisez les principales adresses de votre portail favori sur votre smartphone grâce aux flashcodes (ou QRcodes) ci-dessous. Vous pouvez également utiliser les URL courtes correspondantes pour les diffuser sur vos réseaux favoris.
N'hésitez pas à diffuser ces flashcodes, et faites nous part de vos besoins complémentaires.
L'équipe GeoRezo
La Minute
[goo.gl]
Parcell'air
[goo.gl]
Le coin de l’open
source géospatial
[goo.gl]
Inspire by Clouds
[goo.gl]
SIG urba
[goo.gl]
GeoInterop
[goo.gl]
Blog Accueil
[goo.gl]
Portail GeoRezo
[goo.gl]
Forums
[goo.gl]
Annuaire
[goo.gl]
Bibliographie
[goo.gl]
Netvibes
[goo.gl]
A compléter...
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7:00
[Blog Interopérabilité & GéoInformation] Pause estivale...
sur GeoRezo.net - GéoblogsLa BIG Team vous donne rendez-vous à la rentrée pour vous faire découvrir de nouveaux articles sur l'Interopérabilité et la GéoInformation.
A noter dès à présent dans votre agenda : la 5ème journée de l'interopérablité aura lieu le 21 Novembre à la Grande Arche de la Défense.
Le thème choisi cette année : "Téléchargement, Partage, Service : Questions, Solutions, Avantages".
Vous pouvez dès maintenant vous inscrire via le formulaire.
Le programme complet de cette journée sera publié prochainement.
Si vous ne partez pas en vacances : ne manquez pas l'université d'été de l'OGC sur le standard WFS.
Et sinon, un peu de lecture interopérable pour la plage...
Bon été !
La BIG Team
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15:19
[La Minute GeoRezo] ICC 2011 : quelques retours
sur GeoRezo.net - Géoblogs
?GeoRezo était présent durant toute la semaine à la 25ème conférence cartographique internationale (ICC 2011 à Paris).
Merci à Thomas d'avoir assuré cette présence sur notre stand qui a vu passer de nombreux visiteurs, curieux de notre fonctionnement, ou épatés par la qualité et la quantité d'informations disponibles sur notre portail.
Dans le cadre de cette 25ème Conférence Internationale de Cartographie, les Diplômes à bac + 5 en géomatique (Masters, Mastères et Diplômes d'Ingénieur) présents sur l'espace GéoFormation de GeoRezo ont été contactés pour qu'ils communiquent leurs brochures de présentation.
20 diplômes ont répondu et leurs brochures ont été rassemblées dans un document téléchargeable ici.
(Merci à T Joliveau pour cette compilation)
Toujours dans le cadre de cette manifestation internationale, ?l'IGN et le SHOM ont été primés au concours de l'exposition cartographique internationale, pour leur programme Litto3D (IGN et SHOM), et la carte Marine de Djibouti (SHOM).
Pour en savoir plus, voir le communiqué de SIG La Lettre.
Enfin, les actes de la conférence sont accessibles ici.
L'équipe GeoRezo
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15:22
[La Minute GeoRezo] Des cartographes à lire, voir ou écouter
sur GeoRezo.net - GéoblogsEn ce début d'été 2011, et après la période des examens de fin d'année, de nombreux médias dissertent sur la cartographie, professionnelle ou grand public.
Une petite revue de presse s'impose pour des devoirs d'été, ou des lectures ou écoutes sous le parasol ou sur le sable !
Pour rester dans l'actualité, la 25ème Conférence de Cartographie Internationale (ICC 2011 à Paris), qui se déroulait cette semaine a fait l'objet d'une émission sur France Culture.
A podcaster ici.
Toujours sur ICC 2011, un quotidien est publié durant toute la semaine de manifestations.
Pour télécharger le quotidien de L’ICC 2011
- DU 5 JUILLET, CLIQUER ICI
- DU 6 JUILLET, CLIQUER ICI
- DU 7 JUILLET, CLIQUER ICI
- DU 8 JUILLET, CLIQUER ICI
Dans un autre genre, le quotidien Libération a publié le 1er Juillet 2011 un numéro spécial, "Carte blanche aux géographes", en partenariat avec la revue Autrement.
Il doit encore être possible de se le procurer .
Ecrans.fr, un site de Libération poursuit le débat en consacrant 3 articles à OSM et les démarches contributives :
- OpenStreetMap, le wiki distribue les cartes
- Les géants du Web séduits par les amateurs
- Nouveaux horizons
Pour rappel, ce site avait déjà consacré un Grand dossier : OpenStreetMap : Les routards du web.
A lire ou à relire.
Bonnes vacances ! ! !
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20:44
[Le blog SIG & URBA] L'urbanisme à l'heure d'INSPIRE
sur GeoRezo.net - GéoblogsBranle bas de combat dans les milieux de la géomatique ! Les "spécifications" INSPIRE viennent d'être mise en consultation. Les "SDIC" et "LMO" sont sollicités pour faire remonter leurs remarques et tester ces éléments de description et de construction des données, que sont les spécifications, avec leurs propres données et en fonction de leurs domaines de compétences.
INSPIRE, spécifications, SDIC, ... : il est difficile de suivre tout ça en détail, d'autant que la majorité des publications sont en anglais, Europe oblige ! Mais en quoi celà concerne-t-il les milieux de l'urbanisme ?
Thémes
En premier lieu, le projet de mise à disposition des données environnementales touche aux données d'urbanisme dans de nombreux domaines :
- de manière directe en ce qui concerne les PLU numérisés et les servitudes d'utilité publiques,
- sont également ciblés les éléments concernant les SCOT, même si ceux ci sont plutôt envisagés sous forme scannés que sous forme véritablement de données vecteur,
- à l'autre extrême, à grande échelle, sont cités les plans d'aménagement et plans de secteur sous l'appellation "planned land use", également prévus plutôt sous forme scannée ou peut-être dans le format citygml, un standard de l' OGC concernant la 3D
- de manière plus indirecte, dans le domaine environnemental, sont abordées les nombreuses données environnementales nécessaires à l'étude des projets de planification urbaine comme la "trame verte et bleue" à venir, ou les zones de risques naturels,
- de manière indirecte également on retrouve les données d'état des lieux très utiles aux études avec les cartes d'occupation du sol.
Ces données sont classées dans les annexes II et III d'INSPIRE.
HILUCS
Si les spécifications INSPIRE devraient être compatibles avec le standard "numérisation des PLU" mis en concertation par la COVADIS, on découvre néanmoins, en regardant dans le détail le projet de standard, qu'il définit une codification des zones dénommée "HILUCS", Hierarchical INSPIRE Land Use Classification System. Il s'agit ici d'une classification qui enregistre l'usage dominant et qui est construite en croisant la logique économique (secteurs primaires, secondaires et tertiaires) et celle des territoires (nature, espaces bâtis, réseaux).
A première vue, cette classification peut susciter quelques questions :
- D'abord celle de son utilisation pratique : peut-on dans les exemples que l'on connait, par exemple les zonages de PLU, appliquer cette classification ?
- Plus largement, à l'heure des Grenelles, l'urbanisme s'attache désormais à promouvoir des zonages mixtes où se mélangent les fonctionnalités urbaines et où il sera peut-être difficile de distinguer les zones dédiées aux services de celles dédiées à la construction ou aux zones résidentielles
- D'ailleurs, comment distinguer constructionAreas, les secteurs en cours de construction, de residentialAreas, les zones consacrées au logement, en dehors des grands secteurs de ZAC ?
- ou bien industrialAreas et services sachant qu'il est particulièrement difficile de maîtriser l'occupation des zones d'activité ?
- ou dans l'autre sens services et residentialAreas tant les activités commerciales sont naturellement imbriquées dans le tissu urbain ?
La «codeList» HILUCS 1_agriculture 2_forestry 3_miningAndQuarrying 4_aquacultureAndFishing 5_otherPrimaryProduction 6_industrialAreas 7_services 8_networksAndBasisInfrastructure 9_residentialAreas 10_abandonedAreas 11_naturalAreasNotInUse 12_constructionAreas 13_notKnown
Supplementary Regulation
En complément des zonages, les spécifications INSPIRE définissent des objets se superposant aux zonages, à l'image de nos prescriptions et informations décrites dans la norme française, et correspondant par exemple aux servitudes d'utilité publique. Là encore est proposée une nomenclature. Celle-ci est clairement présentée comme un "draft" ou brouillon soumis aux remontées des utilisateurs. Notons au passage que l'état des lieux initial, chère à la méthode INSPIRE, a montre que cette organisation entre zonage et prescriptions complémentaires est un schéma relativement répandu dans les pays européens.
La "codeList" des SupplementaryRegulation
1_ImpactOnEnvironment 2_RiskExposure 3_HeritageProtection 4_GeneralInterest 5_LandPropertyRight 6_RegulationsOnBuildings 7_LocalRegionalStateDevelopmentPolicies 8_SocialChoices 9_RegulatingPermittedActivities 10_PlansWithLegalPrecedenc
Voilà qui nous promet un exercice intéressant pour essayer de faire coïncider nos SUP avec cette liste. A première vue (toujours), il manque la catégorie qui concerne les prescriptions liées à la sécurité et à la défense mais il faudrait mettre en correspondance toutes les SUP pour étudier comment elles peuvent être classées.
Toujours concernant les SUP, semblent être concernées celles qui sont annexées au document règlementaire PLU, qu'en sera-t-il des autres ?
On peut aussi se poser la question pour toutes les prescriptions complémentaires au zonage : les secteurs de mixité sociale seront ils à classer dans "SocialChoices" ? et les emplacements réservés dans "General Interest"
Appel à commentaireSSSS
Tous ces éléments sont décrits dans les documents mis en consultation. Voici  ainsi le lien direct vers les spécifications landuse : [inspire.jrc.ec.europa.eu]
Ce qu'il faut retenir également de la grande mécanique INSPIRE est qu'elle définit des formats communs de données qui faciliteront les échanges sur la base de descriptifs intégralement en anglais. Ce qui veut dire que les intitulés seront également en anglais comme peut-être les "métadonnées" c'est à dire ce qui décrit les principales caractéristiques des données. Il va falloir s'habituer aux "featureType" ou autres "supplementary regulation" à moins d'inventer le "traducteur universel" INSPIRE !
Malgré cette difficulté de rentrer dans ces documents compliqués, il parait intéressant que les milieux de l'urbanisme apportent leur expertise dans cette construction européenne oeuvrant pour une meilleure communication vers le citoyen.
Article rédigé à partir de l'atelier plan4all organisé par l'AFIGEO et les notes de Franck A suivre : à la découverte du site plan4all ...
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22:00
[La Minute GeoRezo] Newsletter n°8 : Actus Georezo et tendances géomatiques
sur GeoRezo.net - Géoblogs
Profitant de l'évènement ICC 2011 à venir et du changement de président de notre association, nous sommes heureux de vous proposer une nouvelle newsletter. Elle aborde les services que nous vous proposons et les changements intervenus récemment au sein de l'association. Elle se poursuit en soulignant nos implications dans la vie géomatique dans la vie réelle. Nous vous proposons ensuite un rapide tour d'horizon de ce qui nous apparaît être les tendances glanées sur GeoRezo et ailleurs. Enfin, nous finirons par quelques rappels pour gérer vos abonnements, qu'il s'agisse de les résilier ou de les suspendre pour les vacances.
Quoi de neuf ?
Les nouveaux contenus/services
Ouverture du blog Interopérabilité et Géo-information
À un moment où nous devons mettre en place des mécanismes d'échange, l'interopérabilité dans notre domaine devient un enjeu majeur. Dans ce contexte, quelles sont les avancées ? Les futurs standards ? Comment fonctionne l'OGC ? Ce nouveau blog vous propose de répondre à ces interrogations. N'hésitez pas à le visiter.
Ouverture depuis quelques mois déjà d'un espace données dédié sur le forum
Les thématiques d'ouverture de données ou bien encore le besoin d'afficher plus clairement le rôle joué par les données dans les métiers de la géomatique nous a conduit à ouvrir cet espace. Vous pouvez le visiter directement.
Mise à jour du site
Une mise à jour du site a été réalisée au cours de ces derniers mois. Beaucoup de changements vous apparaitront invisibles, néanmoins, l'une des améliorations les plus notoires pour votre usage est l'intégration des réseaux sociaux dans le site.
Les plus perspicaces noteront aussi la possibilité de se déplacer dans les forums avec un menu flottant en bas de page. Autre nouveauté suite à la toute dernière mise à jour du site : les blogs sont maintenant disponibles en version mobile. Naviguer simplement sur les blogs, ceux-ci seront automatiquement mise en page pour ce type de périphérique (hors iPad). En attendant de passer tout le site !
Georezo change de président
Suite à la démission de notre précédent président, Yves Jacolin a été nommé pour assurer l'intérim jusqu'à la prochaine assemblée générale prévue en Octobre 2011. Vous pouvez consulter l'annonce officielle.
Du virtuel au réel
Georezo présent à ICC 2011
Du 3 au 8 Juillet 2011 la France accueille la 25e conférence de l’Association Cartographique Internationale et fête à cette occasion les 50 ans de la première assemblée générale de l’association. GeoRezo sera présent, avec un stand permanent durant cette semaine riche, dont le thème principal, Lumières sur la cartographie et les SIG a été choisi par le Comité Français de Cartographie, organisateur de la manifestation. N'hésitez pas à venir nous rencontrer pour discuter.
GeoRezo était présent aux Rencontres SIG La Lettre 2011
L'association GeoRezo et ses modérateurs ont pour principal but d'assurer les services autour du site web Georezo.net mais il arrive quelques fois que nous rencontrions physiquement nos abonnés. C'est ce qui nous a été permis cette année encore. Nous vous remercions de vos nombreux encouragements.
Démarche METIERS / GeoFormations
- Migration des ressources de la Démarche de reconnaissance des métiers de la géomatique dans le Wiki :
http://georezo.net/wiki/main:formetiers:dem_metiers
avec notamment la refonte de la page dédiée à l'inventaire des références et descriptifs des métiers connus à ce jour :
http://georezo.net/wiki/main/formetiers/refmetiers
- Bilan actualisé des formations référencées dans l'espace GeoFormations en 1er juin 2011 : http://georezo.net/wiki/formation:start
95 formations y sont référencées : http://georezo.net/wiki/formation/carte_geoformations
- Organisation par le Pôle Formation - Recherche de l'AFIGéO d'un colloque sur le thème “Géomatique : quelles formations pour quels métiers” en novembre 2011 au CNAM à Paris.
Revue de presse
Celle-ci loin d'être exhaustive a pour but de mettre en relief les tendances qui se dessinent autour de la cartographie, de la géomatique et de nos métiers.
Ouverture des données publiques
Cette problématique n'est pas seulement liée aux données géographiques mais les données géographiques étant parties intégrantes du processus, nous ne pouvons passer sous silence cette tendance illustrée par exemple sur [www.internetactu.net] .
Ainsi certaines villes commencent à ouvrir leurs données comme Rennes, Paris, Bordeaux, Montpellier comme l'illustre cet article “des Echos”.
De plus, à la fin de l'année, un portail national français nommé Etalab devrait ouvrir en version beta. L'actu le concernant est disponible sur un blog dédié.
L'IGN, la révolution?
Dans le cadre de ses missions, l'IGN met de plus en plus à disposition une partie de ses données ces dernières années à titre gratuit.
Ainsi pour la recherche, plus d'informations sont disponibles sur [professionnels.ign.fr] . De même, le RGE (Référentiel à Grande Échelle) est aussi disponible pour les organismes publics pour leurs usages à vocation non commerciale ( http://georezo.net/forum/viewtopic.php?id=69941 )
Cet ensemble de transformations semble s'inscrire dans la logique du contrat Etat-IGN 2010-2013 http://georezo.net/forum/viewtopic.php?pid=181272
Inspire, l'état d'avancement
Cette directive jouant un rôle important, une synthèse a été réalisé par le ministère chargé de l'Ecologie. Elle est disponible en passant par le blog Inspire http://georezo.net/blog/inspire/2011/05/02/la-transposition-dinspire-en-quatre-pages/ animé par Marc Léobet.
Elle semble à la fois influencer et être influencée par le mouvement d'ouverture des données. Cette constatation est aussi une des causes de l'ouverture du forum données déjà cité.
Côté blog, ça bouge sur GeoRezo!
Tandis que le petit nouveau Blog Interopérabilité & Géoinformation vient d'être lancé, voilà déjà dix mois qu'existe le blog SIG & urba . Un blog qui a vocation a parler très simplement de SIG, en particulier en direction des urbanistes. Actualité oblige ! On y parle tout particulièrement de numérisation des documents d'urbanisme mais d'autres billets ont traité, par exemple, des cartes du bruit ou lancé des débats sur la relation entre SIG et urbanisme. La porte est ouverte à des suggestions d'articles …. De son côté, Parcell'air, le blog dédié au cadastre, s'est enrichi de nombreux articles, d'une nouvelle page consacrée aux ressources disponibles en ligne au sujet toujours du cadastre ainsi que d'une page toute entière consacrée aux analyses faites à partir des données de la matrice cadastrale.
Google se lance dans les “vrais” SIG avec Google Earth Builder
Nous n'avons pas d'actions au sein de Google. Néanmoins, certaines nouveautés concernant cette société deviennent incontournables. En effet, Google ne se limite plus à Google Maps et Google Earth. La société commence ainsi à se positionner sur le marché du SIG en ligne en s'appuyant en particulier sur leurs infrastructures en ligne. Plus d'informations sont disponible en lisant cet éditorial en ligne de SIG La Lettre.
Interpellations sur la cartographie et les représentations cartographiques
En nous baladant sur le site de nos voisins (forum SIG), deux discussions ont attiré notre attention. La première est “Pensez vous que la représentation cartographique n'est plus une science active ?”. La deuxième pose la question épistémiologique de la cartographie à travers un sujet intitulé “Kidnapping de la cartographie”.
Ces deux problématiques sont aussi à mettre en rapport avec celle de la visualisation de données. En effet, de plus en plus de non-spécialistes de nos domaines s'approprient certaines de nos compétences. Nous illustrons ce point de vue en citant l'exemple de cet évènement où une présentation sur Bertin avait lieu alors qu'à priori, on n'aurait pas forcément pensé que d'autres spécialistes s'intéresseraient à ce type de travaux. Dans tous les cas, ces discussions vous permettront d'alimenter votre réflexion sur l'évolution de nos métiers.
Questions pratiques sur vos abonnements
Vous partez en vacances?
Suspendez vos abonnements, pour ne pas envoyer de message d'absence aux listes de diffusion, et pour éviter d'avoir trop de messages à lire à votre retour. Vous pourrez à tout moment annuler cette suspension grâce au lien Annulation que vous trouverez dans le message de confirmation.
Vous avez perdu votre mot de passe ?
Vous souhaitez retrouver votre mot de passe, alors suivez ce lien.
La Minute GeoRezo
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- Migration des ressources de la Démarche de reconnaissance des métiers de la géomatique dans le Wiki :
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21:46
[Le coin de l'open-source géospatial] Éditer des géométries avec un service WFS-T avec QGIS
sur GeoRezo.net - GéoblogsUn message passé inaperçu il y a quelques mois annoncé l'amélioration du plugin WFS dans QGIS. En effet celui-ci permet "maintenant" d'éditer les données vectoriels et de les sauver par l'intermédiaire d'un service WFS-T.
Pour cela il suffit d'activer le plugin WFS (installé avec QGIS par défaut) puis de configurer un service WFS comme vous le faîte généralement pour de la simple visualisation. Si le flux permet l'option "transactionnel" (le T de WFS-T) alors l'icône "Basculer en mode édition" (icône représentation un stylo bleu) sera activé.
Le mode édition fonctionne exactement pareil que pour une couche vecteur normale. À la fin de l'édition vous pouvez simplement sauver vos modifications et rebasculer en mode normal. -
13:38
[Le coin de l'open-source géospatial] [QGIS] Sauver un fichier dans un autre format
sur GeoRezo.net - GéoblogsCe cours article fait suite à une question posée sur le forum Geolibre de GeoRezo.net. L'utilisateur souhaitait sauvegarder ses données au format MapInfo à partir de données au format d'ESRI en utilisant le pluging OGR. Ce plugin très utile n'était plus maintenu ce qui posait certain problème (notamment celui présenté dans ce thread). D'autre part depuis la version 1.7 de QGIS ce plugin a été supprimé.
L'alternative est d'utiliser la fonctionnalité "sauver sous ..." de QGIS. Jusqu'ici rien de bien compliqué et cette fonctionnalité peut paraitre bien trop simple pour l'ensemble des cas d'utilisation possible. Cependant, comme souvent au sein du projet QGIS, la fonctionnalité intégrée dans QGIS apporte plus de fonctionnalité que l'ancien plugin. L'exemple est venu de ce même thread où un autre utilisateur désirait transformer sa couche au format GPX. Malheureusement le format GPX présente quelques contraintes et l'export par défaut échoué car la table attributaire ne correspondait pas à la structure du fichier GPX. OGR propose une option qui permet de récupérer ces champs attributaires et de les placer dans une balise "<extension>". Cette option doit être placée dans la commande sous forme de flag "option de création".
Voici la méthode pour réaliser cet export. Cette méthode est généralisable à toutes les options de tous les formats :
- aller sur le site d'OGR pour connaitre les options et les limites du pilote du formatou sur le wiki de GeoRezo.net pour la version française
- trouver l'option "qui va va bien", dans notre cas c'est l'option GPX_USE_EXTENSIONS=YES
- cliquer-droit sur la couche dans QGIS, sous-menu "sauvegarder sous ..."
- dans la fenêtre qui s'ouvre, renseigner les infos : couche d'export, projections et l'option de création. voir la capture d'écran ci-dessous :
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8:44
[La Minute GeoRezo] GeoRezo à la 25e conférence de l’Association Cartographique Internationale
sur GeoRezo.net - Géoblogs
Du 3 au 8 Juillet 2011 la France accueille la 25e conférence de l’Association Cartographique Internationale et fête à cette occasion les 50 ans de la première assemblée générale de l’association.
GeoRezo sera présent, avec un stand permanent durant cette semaine riche, dont le thème principal, "Lumières sur la cartographie et les SIG" a été choisi par le Comité Français de Cartographie, organisateur de la manifestation.
Une nouvelle occasion d'afficher la place essentielle du portail GeoRezo dans le paysage géomatique francophone, voire international et, peut-être, d'élargir son audience...
L'équipe GeoRezo
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12:00
[INSPIRE by clouds] Les projets de spécifications des annexes II & III sont là !
sur GeoRezo.net - GéoblogsOn s'y prépare depuis trois ans, enfin, certains d'entre nous. La Commission européenne a publié hier soir les guides techniques qui préfigureront les futurs règlements. Il s'agit de lui envoyer nos commentaires, via les SDIC & LMO.
Cette phase est absolument cruciale pour aller vers des spécifications claires, efficaces et peu coûteuses. La balle est dans le camp des thématiciens...
NB : des séminaires thématiques seront organisés pour la plupart des thèmes, à l'initiative des acteurs du domaine. Il s'agira de faciliter la compréhension des enjeux de ces documents parfois (!) complexes. Un calendrier devrait être diffusé bientôt. Le premier aura lieu le 27 juin, à l'Arche de la Défense, sur "usage des sols", à l'initiative de la DGALN (il reste des places), et le second le 7 juillet, à Marne-La-Vallée, à l'initiative de la DGFiP et de l'IGN (adresse d'inscription seminaires-inspire_at_ign.fr).
Les suivants auront lieu en septembre : récapitulatif ici.
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7:00
[Blog Interopérabilité & GéoInformation] Plan4all: un laboratoire d'expérimentation d'INSPIRE et des standards de l'OGC
sur GeoRezo.net - GéoblogsLe projet Plan4all est un des réseaux de bonnes pratiques soutenus par la commission européenne par un financement eContent+. Démarré en mai 2009 il s'achèvera en octobre 2011. Son objectif principal est l'harmonisation des données numériques des documents d'urbanisme en s'appuyant sur les meilleurs pratiques européennes dans les régions, les départements les municipalités et sur les résultats des recherches les plus récentes.
Le projet a commencé par la description de l'état des lieux en matière d'urbanisme et d'infrastructure de données géographiques. Il a ensuite défini et mis en œuvre un profil de métadonnées, un catalogue sur Internet, un modèle de données communs pour 7 des thèmes de l'annexe III d'INSPIRE et un géoportail de visualisation et d'accès aux documents
d'urbanisme dématérialisés en Europe.
Les modèles de partage public-privé et l'utilisation des données d'urbanisme pour le développement durable (aspects sociaux, environnementaux et économiques du développement) ainsi que pour la protection des citoyens sont des sujets qui sont abordés.
La mise en place d'un forum européen visant au développement d'une infrastructures de données géographiques dédiée à l'urbanisme est un des objectifs pour la dernière phase du projet.
Dans le champ des données identifiées dans la directive INSPIRE, le projet Plan4all s'est concentré sur la standardisation, l'harmonisation et le traitement des données géographiques utiles aux urbanistes dont notamment les thèmes relatifs à l'occupation des terres (annexe II thème 2), l'usage du sol (annexe III thème 4), les services d'utilité publique
et services publics (annexe III thème 6), les lieux de production et sites industriels (annexe III thème 8), les installations agricoles et aquacoles (annexe III thème 9), les zones de gestion, de restriction ou de réglementation et unités de déclaration (annexe III thème 11) et les zones à risque naturel(annexe III thème 12).
[slideshare id=8393413&doc=110518-plan4all-standardsinteroprabilit-110622172415-phpapp02]
En terme de standards OGC, le projet a principalement utilisé CSW pour le moissonnage dynamique des catalogues des partenaires et WxS pour la co-visualisation des données d'urbanisme des partenaires. Les onglets "metadata" et "map" du site www.plan4all.eu démontrent la faisabilité des concepts et des technologies mis en œuvre.
Pour la France le choix a été de s'appuyer sur les développements du géoportail national dans sa composante géocatalogue. Ainsi le géocatalogue est moissonné dynamiquement par le portail plan4all, la recherche de jeux de données pertinents se faisant par mots-clef. Sélectionnant un jeu de donnée particulier on accède à l'intégralité des métadonnées, et, si un service WMS ou WFS lui est associé, l'interface cartographique permet de visualiser le flux. Il reste encore des dysfonctionnement qui seront sans doute résolus d'ici la fin du projet.
Le projet dans sa dernière phase s'est positionné dans la phase de test des spécifications de données des thèmes des annexes II et III d'INSPIRE qui aura lieu entre le 20 juin et le 21 octobre 2011. Ce sera l'occasion de valider la possibilité de transformer "à la volée" des données nativement dans un format local (le format CNIG pour les documents d'urbanisme en France) en données conformes aux spécifications d'INSPIRE (le thème usage des sols, land use, pour l'expérience menée en France).
[slideshare id=8393417&doc=110517-plan4all-interoprabilitencorebiendeschantiers-110622172455-phpapp01]
Rédacteur : François Salgé -
9:14
[La Minute GeoRezo] Association GeoRezo : un nouveau président
sur GeoRezo.net - GéoblogsA la suite de l'annonce publique de la démission du président de l'association, (voir ce sujet sur le forum ) et conformément à ses statuts, l'Association GeoRezo a procédé à la nomination d'un nouveau président lors d'une réunion exceptionnelle de son bureau le 19 Juin dernier. Yves Jacolin a été nommé président, jusqu'à la prochaine AG ordinaire de l'association, qui aura lieu courant octobre 2011.
Lors de cette réunion exceptionnelle du bureau, élargie momentanément à d'autres adhérents, le projet de candidater au CNIG a été maintenu.
La lettre de candidature sera donc adressée dans les prochains jours par le nouveau président. Nous pensons en effet qu'il pourrait être profitable pour l'ensemble des abonnés du forum, en tant qu'usagers, de voir certaines de leur préoccupations rapportées au CNIG. Dans le cas d'une acceptation de notre candidature, nous reviendrons vers vous afin de vous soumettre la liste des sujets à aborder et de vous communiquer les résultats des premières réunions.
L'association GeoRezo a fait face les jours passés à une situation inédite et très déstabilisante pour ses adhérents. Cette nomination rapide d'un nouveau président recueille l'assentiment de tous les bénévoles de l'association et permet de poursuivre les actions qu'ils mènent avec passion depuis déjà 12 ans.
L'équipe GeoRezo
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7:00
[Blog Interopérabilité & GéoInformation] Pourquoi utiliser GML ?
sur GeoRezo.net - Géoblogs1. Introduction
Au moment où l'on reparle d'imposer l'utilisation du format EDIGEO pour l'échange de certains jeux de données géographiques, il nous a semblé opportun de présenter une série d'articles sur GML, format que tout le monde connait de nom mais qui est finalement peu utilisé malgré ses nombreuses qualités.
Ce premier article est consacré à la description générale de GML.
Un second article décrira de manière plus détaillée les capacités de validation offertes par GML.
Un troisième et dernier article sera consacré à une étude de cas : l'utilisation de GML par la Communauté Urbaine du Grand Lyon.
2. Description générale
GML (Geography Markup Language) est un standard de l'OGC (Open Geospatial Consortium) pour la représentation des entités géographiques vectorielles. La version 3.2.1 de GML a été normalisée en 2007 par l'ISO (Norme ISO 19136).
GML n'est pas un format à proprement parler mais un langage qui permet de définir ses propres formats.
GML est un langage dérivé de XML, particulièrement conçu pour permettre la représentation d'entités, notamment d'entités géographiques. Une entité est un objet concret ou abstrait du monde réel : une route, une parcelle, une société, une personne…
Une entité peut être caractérisée par ses propriétés géométriques et non géométriques. Par exemple, une route (entité) peut être décrite par son identifiant, sa largeur, son état et la géométrie de son axe qui représentent autant de propriétés. Les entités de même type sont regroupées en types d'entités. Par exemple l'autoroute « A9 » et la « RN113 » sont deux entités du type d'entités « ROUTE ».
Là où XML ne connait que les notions d'éléments et d'attributs, GML apporte donc des concepts très proches de ceux employés par les utilisateurs d'information géographique et les informaticiens de manière générale : types d'entités, entités, propriétés, géométrie, système de coordonnées...
Contrairement à KML ou SVG, autres langages XML destinés à représenter des données géographiques, GML n'est pas lié à une technologie particulière (Google Earth pour KML, navigateur web pour SVG).
L'utilisation potentielle de GML est beaucoup plus large et il est possible de l'utiliser comme format d'échange ou dans le cadre de services de type WFS.
Les formats conformes à GML bénéficient des avantages de XML. Parmi d'autres qualités, on peut dire qu'ils sont :
- ouverts
- définis de manière formelle
- lisibles et compréhensibles par une machine ou un humain
- validables
- distribués (les données peuvent être regroupées dans un seul document ou bien réparties sur plusieurs serveurs)
- réutilisables (par héritage des types décrits dans les schémas d'application)
- manipulables par des outils génériques avec des langages et techniques standardisés : xPath, xQuery, xslt...
Toutes ces qualités n'empêchent d'ailleurs pas de pouvoir produire des choses horriblement complexes en GML. Un bon outil ne suffit pas à produire des chefs-d'œuvre...
3. Création d'un format GML
GML a déjà servi à créer de nombreux formats : CityGML, GeoSciML, Dutch Top 10 GML, German AA-GML, NEN3610, AIXM...
Mais il ne faut pas croire que seuls des formats riches et complexes tels que ceux-ci peuvent bénéficier de GML. Nous allons le démontrer en créant en quelques lignes un nouveau format.
3.1 Schéma d'application
Pour créer un nouveau format GML, il suffit de décrire un schéma d'application.
Un schéma d'application est un simple fichier au format Schema XML « .xsd » (http://fr.wikipedia.org/wiki/XML_Schema) qui permet de décrire totalement et de manière formelle la structure d'un format.
Un schéma d'application a des caractéristiques très intéressantes :
- il permet de remplacer des centaines de pages de spécifications ;
- il permet de décrire un modèle de données ainsi que l'ensemble des contraintes associées (clé primaire, intégrité référentielle, domaine de valeurs...) ;
- il permet de valider des documents contenant les données, c'est à dire de vérifier si un fichier de données est totalement conforme aux spécifications du format.
Pour détailler le contenu d'un schéma d'application nous allons créer un nouveau format : « big ».
Le format « big » est destiné à décrire un seul type d'entité « Departement », lui-même composé de deux attributs « NOM » et « POPULATION ».
La figure ci-dessous montre le schéma d'application correspondant :
[caption id="attachment_219" align="aligncenter" width="609" caption="Figure 1 : Exemple de schéma d'application GML"]
[/caption]
Sans trop rentrer dans les détails, il est intéressant de décrire grossièrement le contenu de ce fichier.
3.1.1 Espace de nommage
Le schéma d'application GML doit déclarer un espace de nommage cible qui correspond à l'espace de nommage dans lequel les types du schéma d'application sont déclarés. La déclaration est effectuée dans les attributs de l'élément racine :
targetNamespace="http://www.veremes.com/big"
L'espace de nommage est une URI (Uniform Resource Identifier) contrôlée par l'organisation qui génère le schéma d'application (Veremes dans notre exemple). Cette URI est simplement utilisée comme identifiant unique pour éviter les confusions entre types de même nom définis par deux organismes différents.
Tous les espaces de nommage utilisés dans ce schéma sont également déclarés avec leur préfixe (gml, xlink, big). Ce préfixe est utilisé dans le document XML pour identifier l'origine des éléments et attributs. Dans notre exemple le préfixe de l'espace de nommage cible est « big » :
xmlns:big="http://www.veremes.com/big"
3.1.2 Importation des types GML
La ligne suivante permet d'importer la définition de tous les types prédéfinis par GML et décrits dans le schéma « gml.xsd » :
<import namespace="http://www.opengis.net/gml/3.2" schemaLocation="http://schemas.opengis.net/gml/3.2.1/gml.xsd"/>
Il est nécessaire d'importer ces types prédéfinis pour pouvoir déclarer un nouveau type par héritage, par exemple pour la définition des types d'entités.
3.1.3 Définition des types d'entités
La définition d'un type d'entités s'effectue obligatoirement par dérivation (héritage) du type GML prédéfini AbstractFeatureType.
Ainsi, les lignes suivantes définissent un nouveau type « DepartementType » dérivé de « AbstractFeatureType » et affectent ce type à l'élément « Departement »" qui devient ainsi un type d'entités au sens GML.
<element name="Departement" type="big:DepartementType" substitutionGroup="gml:AbstractFeature"/>
<complexType name="DepartementType">
<complexContent>
<extension base="gml:AbstractFeatureType">
3.1.4 Définition des attributs/propriétés
Pour éviter toute confusion entre les définitions « base de données » et « xml » du terme « attribut », il est préférable de parler de propriétés.
Le schéma décrit donc trois propriétés pour les objets du type d'entités « departement » : « NOM », « POPULATION » et la géométrie qui est décrite par le type GML « surfaceProperty ». Ce type permet de représenter la géométrie d'un polygone simple.
<element ref="gml:surfaceProperty" minOccurs="0"/>
3.2 Structure d'un document GML
Le code suivant montre un exemple de document au format « big ». Ce document contient la description d’un département conformément au schéma d'application défini précédemment.
[caption id="attachment_220" align="aligncenter" width="609" caption="Figure 2 : Exemple de document GML au format big"]
[/caption]
Sans trop rentrer dans la structure on peut faire les constatations suivantes :
- le fichier est lisible. On y trouve en effet sans difficulté le nom du type d'entité « Departement », les attributs « NOM » & « POPULATION » et leurs valeurs ainsi que la géométrie (système de coordonnées et coordonnées).
- toutes les entités contenues dans le document sont décrites sous l'élément « gml:featureMember » dans un sous-élément portant le nom du type d'entité (« big:Departement » dans notre exemple)
- les propriétés (attributs) de l'entité sont décrites sous forme d'éléments et non d'attributs XML
- dans cet exemple, l'élément « gml:surfaceProperty » décrit la géométrie de l'objet mais il existe un grand nombre de types permettant de représenter une grande diversité de structures géométriques simples ou complexes (2D ou 3D)
- l'emplacement du schéma d'application est défini dans l'attribut xsi:schemaLocation de l'élément racine. La valeur « [www.veremes.com] big.xsd » peut se lire ainsi : le schéma d'application correspondant à l'espace de nommage « [www.veremes.com] est le fichier « big.xsd » (même répertoire que le jeu de données source). Pour éviter de fournir le fichier .xsd avec le fichier .gml il est généralement préférable de déposer le schéma d'application sur Internet et de fournir une définition du type « xsi:schemaLocation="http://www.veremes.com/big [www.veremes.com]
A titre de comparaison, l'image ci-dessous montre la description des attributs d'une parcelle dans un fichier EDIGEOÂ :
[caption id="attachment_221" align="aligncenter" width="369" caption="Figure 3 : Extrait d'un fichier Edigeo décrivant la valeur des attributs d'une parcelle"]
[/caption]
La différence avec l'exemple GML précédent est évidente : dans un cas la structure de données est facilement compréhensible, dans l'autre il est nécessaire de faire appel à la documentation de référence pour essayer de comprendre comment est structurée l'information.
3.3 Validation
Un des grands intérêts des documents GML est leur capacité à être facilement validés.
La validation permet d'assurer que le document est totalement conforme au schéma d'application du format.
Pour valider un document GML il suffit d'utiliser un outil de validation XML. Il en existe de nombreux, libres  ou propriétaires, en ligne ou autonomes.
Par exemple, si nous modifions le document précédent en attribuant une valeur décimale à l'attribut « POPULATION » alors qu'il est défini comme un entier, la validation va générer un message d'erreur :
[caption id="attachment_223" align="aligncenter" width="493" caption="Figure 4 : Message d'erreur lors de la validation d'un document GML (logiciel XMLSpy)"]
[/caption]
La validation n'est pas un gadget. C'est une fonctionnalité indispensable à la création de tous nouveaux formats dès lors que l'on cherche à satisfaire les exigences minimum de qualité. La validation permet d'économiser de nombreux coûts et facilite l'automatisation des chaînes de production.
Sur le terrain de la qualité, la possibilité de valider un jeu de données est sans doute plus importante que la normalisation du format.
Bien qu'Edigeo soit une norme AFNOR, l'absence d'outils de validation publics a permis la diffusion d'un nombre important de fichiers non conformes avec tous les problèmes et les coûts que cela engendre :
- un fichier lisible par un logiciel X peut être non lisible ou afficher des données différentes dans un logiciel Y...
- il faut parfois modifier manuellement certains fichiers pour les rendre lisibles par certains logiciels.
Dans la suite de cet article nous verrons comment il est possible d'implémenter des structures de données complexes avec GML et comment spécifier des contraintes particulièrement utiles dans un schéma d'application : unicité, intégrité référentielle, domaines de valeurs...
Auteurs : Olivier Gayte (Veremes) et Matthieu Ambrosy (Veremes) -
15:36
[Le blog SIG & URBA] La planif pour tous
sur GeoRezo.net - GéoblogsNon, ce n'est pas la nouvelle version de la bonne vieille "bibliothèque pour tous" mais la traduction littérale de "Plan4all" alias "plan for all" !
Ce projet européen est une sorte de concrétisation d'Inspire dans le domaine de l'urbanisme, avec l'ambition d'offrir un véritable portail européen des données de planification urbaine.
Pour l'instant, cette initiative propose un site internet qui présente les différentes étapes de travail en cours : état de l'art tel qu'il est de mise dans toutes les démarches Inspire, définition de profils de métadonnées et des modèles de données en lien étroit avec les spécifications Inspire, architecture de réseau puis test à grande échelle et déploiement du contenu. Et enfin, validation et promotion du dispositif.
A mi-chemin entre test, finalisation en cours des spécifications INSPIRE, et promotion du projet plan4all, l'AFIGEO organise lundi 27 juin après-midi un "Atelier national sur l'usage des sols dans le cadre d'INSPIRE et de Plan 4 all".
L'ordre du jour permettra de découvrir les objectifs et les principaux résultats du projet plan4all, les spécifications du thème usage des sols en cours d'appel à commentaire pour déboucher sur des propositions pour tester les spécifications du thème usage des sols de la directive européenne.
Son invités tous les acteurs de la production de documents d'urbanisme dématérialisés, d'où l'intérêt de relayer largement cette information. Mais attention la date limite d'inscription est déjà demain lundi 20 juin.
+ d'infos sur le message d'invitation publié sur le forum géomatique du GeoRezo par François Salgé : [georezo.net] -
16:10
[Le coin de l'open-source géospatial] Projection à la volée dans QGIS 1.7
sur GeoRezo.net - GéoblogsLa version 1.7 de QGIS est dans les startings blocs. Ma distribution me l'ayant proposée en mise à jour, je me suis empressé de l'installer. De nombreuses nouveautés sont à l'ordre du jour, des évolutions au niveau de l'IHM (ajout d'un menu supplémentaire pour les bases de données, options de gestion des symboles) bien sur mais aussi des nouveautés plus ou moins visible, disons moins liées à l'interface (jointure sur les couches vecteur, reprojection des raster, etc.).
Parmi ces nouveautés, une que j'attendais depuis longtemps : la reprojection à la volée des couches raster ! J'ai donc testé la superposition d'une couche raster (couche WMS de Géosignal), une couche vecteur dans une projection européenne (ETRS89). Le flux WMS de Géosignal ne propose pas de projection européenne, seulement les projections française (lambert 2, lambert 93) et "WGS 84". La couche vecteur provient d'OSM, elle est donc en WGS84/latlong.
Première étape : on lance QGIS et on définie la projection du projet : ETRS84 ou EPSG:4258, cochez la case 'reprojection à la volée'.
Deuxième étape : on ajoute la couche raster : configuration du flux WMS de Geosignal dans QGIS si ce n'est pas déjà fait, choix des couches (pour ma part toutes les couches raster 5k, 25k, etc.), choix de la projection ; lambert 93 puis ajouter, la couche s'affiche.
Troisième étape : ajoutez une couche vecteur dans une 3eme projection : celle des réseaux ferrés de France provenant d'OSM [download.qualitystreetmap.org]
Les couches se superposent toutes parfaitement !



