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L’état des lieux 2011 (extraits)

Comme chaque année, la Commission européenne a chargé l’université de Louvain de rédiger un état des lieux sur les infrastructures de données géographiques en Europe. Le rapport complet est ici (en anglais) : le 2011 update summary report comprend un panorama des indicateurs et une table des évolutions. De plus, a detailed survey 2011 vise à collecter davantage d’informations qualitatives et quantitatives sur plusieurs aspects d’ordre juridique, organisationnel et économiques d’INSPIRE et de la mise en oeuvre des IDG.

J’ai retenu quatre extraits, qui me paraissent intéressants.

1 /Les grandes tendances

Depuis que la directive INSPIRE est entrée en vigueur, nous pouvons observer les grandes tendances suivantes:

    • En dépit du fait que tous les pays font des progrès, il semble y avoir un écart croissant entre les pays.
    • Les développements SDI sont souvent liés à des initiatives d’e-gouvernement.
    • Il y a une participation accrue des ministères de l’Environnement (et leurs agences de l’environnement) avec une rôle central opérationnel (souvent aussi en tant que coordination) des agences de cartographie et du cadastre.
    • Le niveau sous-national (régional) et les niveaux locaux de gouvernement ne sont pas encore impliqués dans tous les pays, mais leur rôle est de plus en plus important.
    • Les utilisateurs et des communautés d’utilisateurs d’INSPIRE et la IDG ne sont pas toujours très clairement visibles Ils ne commencent à émerger, si elles émergent.
    • Les politiques de données ouvertes, et les données ouvertes jouent un rôle plus important.
    • Les développements technologiques vont vite avec de nouvelles technologies émergentes (par exemple linked data), de nouvelles infrastructures (cloud computing par exemple) et de nouvelles normes (Sensor Web, par exemple).


2 /Organisation

• Les questions d’organisation comprennent des aspects tels que le leadership du processus de l’IDG & INSPIRE, les structures de coordination, et l’implication des utilisateurs et les différents secteurs d’application.

Indépendamment de qui est à la tête ou coordonne, toutes les IDG doivent chercher à coopérer avec tous les dépositaires de données et les utilisateurs (majeur) dans le but d’intégrer et de rationaliser les activités.

Tous les 34 pays à l’exception de la Belgique ont une approche véritablement nationale pour leur IDG et INSPIRE.

Comme ce fut déjà le cas en 2009, on peut observer un changement dans qui prend le leadership dans la structure de coordination. Alors qu’il y a 10 ans, un grand nombre de IDG européenne était égale à, ou tout au moins dominé par les agences nationales de cartographie, le rôle des utilisateurs majeurs des IDG (ministères, par exemple) a gagné en importance au cours des dernières années.

La majorité des pays impliquent l’utilisateur et les communautés d’utilisateurs, mais l’enquête menée en 2011 a révélé que cette participation est très modeste et fragile.

Plusieurs pays ont pris des mesures au cours des dernières années pour améliorer le partage entre les autorités publiques: des pays comme la Belgique, l’Espagne, la France, la Lituanie et la Pologne a fait de nets progrès. Une des mesures qui sont souvent prises est de simplifier les mécanismes d’octroi de licences mis en place.

• Le financement d’INSPIRE et de l’IDG reste un problème et il n’est certainement pas garanti pour tous les pays pour les années à venir.

3 / Technologies

• Les développements technologiques ont trait aux séries de données géographiques, les métadonnées et les services de réseau.

Les résultats du rapportage INSPIRE et les discussions au cours de l’atelier à Edimbourg ont révélé des différences importantes dans les politiques et stratégies en ce qui concerne les séries de données qui sont considérées comme faisant partie d’INSPIRE. De loin, la plus grande quantité de séries de données est signalée par l’Espagne (38%), suivie par l’Allemagne (12%). Certains pays font état de très peu de séries de données, c’est à dire moins de 100 (DK, EE, PL et SI). Les Pays-Bas donnent la priorité aux registres dits authentiques.

La découverte de séries de données géographiques et des services se passe à travers les services de découverte dédiés. Ce fut un point faible dans l’évaluation des dernières années et cela reste encore un sujet de préoccupation. Presque tous les pays ont un service (ou au moins un) de découverte, mais de nombreuses séries de données déclarées et des services ne peuvent pas être découverts du tout. Seuls 9 des 24 pays qui ont fourni des chiffres permettent la découverte de plus de 70% des séries de données et des services grâce à un tel service.

• Il ya seulement 2 pays pour lesquels plus de 70% des séries de données rapportées peuvent être consultées et téléchargées.

4 / Quelles sont les principales conclusions et quelles recommandations permettraient d’améliorer le développement ultérieur de la mise en œuvre d’INSPIRE?

• Actuellement, l’accent porté par les États-membres pour la construction de l’IDG ne semble pas être sur l’objectif général de partage des données, mais sur le respect des obligations techniques et les exigences des règles de mise en oeuvre.

Les première préoccupation des États membres doit rester le partage des données dans leur IDG, plutôt que de se conformer à des spécifications techniques qui s’appliquent uniquement à la partie de l’IDG couverte par INSPIRE.

il faut reconnaître qu’il n’existe pas une chose qui serait «une unique communauté d’utilisateur» pour l’IDG, mais qu’il y a plusieurs types de communautés d’utilisateurs, que tous peuvent avoir des besoins et des exigences différentes.

La création d’un forum des utilisateurs ou d’un organe comparable au sein de l’IDG pourrait ne pas être réussie, mais de multiples initiatives à l’égard des différents types d’utilisateurs sera plus bénéfique.

Il est également souhaitable que les États membres et les Etats non membres recueillent des informations sur leurs (potentiels) utilisateurs et sur ce pour quoi les utilisateurs utilisent l’infrastructure.

De nombreuses séries de données géographiques et des services en réseau sont devenus disponibles. Cependant, beaucoup d’entre eux ne peuvent pas être encore découverts, et beaucoup ne peuvent pas être visionnés ou téléchargés.

Cependant, du point de vue des usagers, il est utile d’avoir facilement accès à ces ressources, même si les séries de données ne sont pas encore transformées ou si les services ne répondent pas encore aux critères de performance.

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