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La réforme territoriale, une validation de la politique de partage des données

janvier 9th, 2015 par Marc Leobet

La réforme territoriale est inquiétante pour tous les acteurs territoriaux du l’information territorialisée. L’incertitude sur les futures organisations et les futures missions est complète sauf, peut-être, en Bourgogne-Franche-Comté. Et la plupart des acteurs se gardent bien de la prise de décision en situation d’incertitude.

Quels leviers avons-nous pour faire bouger les lignes et défendre les investissements humains et budgétaires de ces dernières années?

Présupposé n°1 : la réforme territoriale va être un cauchemar pour les DSI. Même sans transfert de compétence des départements vers les régions, la seule fusion de systèmes d’information de deux entités est d’habitude un carnage combat, avec des pertes. Si les routes devaient rejoindre le niveau des grandes régions, s’ajouteraient à la difficulté de réunir les données soigneusement en silo la pression opérationnelle de l’entretien, de déneigement etc.

De la même manière, la création des métropoles va conduire à des transferts de gestion de l’information assez massifs.

Comme les DSI comprennent souvent mal les spécificités informatiques du domaine de l’information géographique, il y a deux tendances possibles : le laisser de côté car non stratégique (ce fut la décision lors de la création des DDT) ou le traiter comme n’importe quel autre élément du SI, au risque de (lourdes) pertes fonctionnelles.

Présupposé n°2 : les délais politiques ne sont pas compatibles avec les délais techniques. Personne (j’espère!) ne pense que la création des systèmes d’information des nouvelles régions peut se faire rapidement : selon mon expérience, l’urbanisation des systèmes d’information prend couramment deux à trois années. Et encore, si le système source est déjà suffisamment modulaire et ouvert. Pour ce que j’en sais, c’est rarement le cas des systèmes de gestion des ressources humaines ou de la gestion budgétaire. Ce seront probablement les cibles prioritaires des DSI, avec les systèmes de communication (téléphonie, messagerie, sites internet…).

Il est donc assez facile d’imaginer que les futurs responsables opérationnels des grandes régions vont être conduit à exiger, purement et simplement, les données des uns et des autres, par mail ou FTP. Et chacun de nous sait que le résultat sera inexploitable facilement, coûteux à agréger et donc impossible à tenir à jour.

Présupposé n°3 : notre domaine a quelques arguments à faire valoir. Différents problèmes informatiques subsistent et sont autant d’obstacles au partage des données. Mais nous estimons qu’ils sont surévalués par rapport aux obstacles culturels, et donc résolvables par un investissement adapté. Ce qui veut dire qu’une stratégie de partage par services en réseau semble possible.

Elle est en effet moins déstabilisante pour les services producteurs, qui restent maître de leur processus de production. Elle est plus économique, parce qu’elle assure un premier niveau d’interopérabilité. Elle est plus sûre, car elle permet la fourniture fréquente de mises à jour, avec à terme du quasi-temps réel). Enfin, elle est rentable par rapport aux démarches de ces dernières années : cataloguer, c’est d’abord sécuriser le patrimoine de données, notamment contre la perte mémorielle. Plus la structure est grande, plus il faut investir pour être sûr d’être d’alimenter un décideur à partir d’ informations fiables.

C’est exactement pour cela que nous nous étions intéressés aux services web de l’OGC en… 2003 : pouvoir réunir dans Cartorisque des données produites par plusieurs établissements publiques producteurs. Je pense que l’analyse reste valide, avec des outils nettement, nettement plus matures!

Évidemment, chaque structure a des niveaux d’avancement très variable dans le partage de l’information géographique. Je pense que celles qui ont investi dans cette direction ont un avantage compétitif majeur à faire valoir auprès des décideurs. Et celles qui n’ont pas encore beaucoup investi auront l’opportunité d’éviter les plâtres que les premières ont essuyés :-)

Certitude n°1 : rien de tout cela ne sera facile, ou confortable, ou sans échec. Simplement, quels sont les autres chemins?

En 2008, au moment de la création des directions départementales interministérielles par la RGPP, il avait été envisagé de réunir les géomaticiens auprès des préfets (de département). Coupés des producteurs d’information, qu’auraient-ils pu devenir? Cette pente simpliste peut encore être envisagée par d’autres. A l’époque, l’argument de la stratégie déterminée et des investissements convergents des ministères de l’écologie et de l’agriculture a été majeur pour conserver des compétences géomatiques dans les DDT.

Je souhaite un succès similaire aux géomaticiens concernés.

La fin de la saisie manuelle des métadonnées?

décembre 12th, 2014 par Marc Leobet

Le principal enseignement de la journée INSPIRE du CNIG a été l’importance première de l’animation. Les trois intervenants du matin, DREAL Poitou-Charentes, Lorient Agglomération et PIGMA, ont tous mis largement en avant l’importance de celle-ci pour la réussite du partage des données.

Or, l’atelier « Accompagnement » de l’après-midi a tout aussi largement mis en évidence l’inefficacité relative des formations aux métadonnées et autres « métadonnées parties » : elles sont importantes pour la bonne compréhension des producteurs/réutilisateurs, mais il n’y a pas de corrélation entre ces actions-là et la croissance des métadonnées partagées. Le CRIGE PACA a  obtenu en 4 mois d’accompagnement intensif d’une agglomération plus de métadonnées qu’en deux ans et demi dans toute la région (ce qui laisse bien comprendre l’énormité du patrimoine à couvrir), mais n’a pas les moyens de généraliser cette procédure.

Une part importante de l’animation paraît donc consommée sans résultats probants, au détriment des objectifs réels de l’animation que sont une meilleure gestion territoriale et la meilleure efficacité des services publics. Cela pose question!

Par ailleurs, nous savons que beaucoup de métadonnées ont des champs vides, et que la mise à jour, là comme ailleurs, est plutôt négligée (et je suis gentil). Ce constat s’ajoute à ceux déjà connus : des saisies trop lourdes, des champs abscons, des mises à jour parfois encore plus lourdes, tout ça pour servir des usagers qui n’arrivent pas toujours à exploiter ce qu’ils lisent.

Bref, nous avons un problème. Car les métadonnées restent indispensables pour gérer son patrimoine et permettre de trouver les données dont on a besoin.

Quelles pourraient être les pistes d’amélioration?

1/ réduire la saisie manuelle à l’essentiel. Il y en a 6 qui ne peuvent venir que du producteur :

  • Intitulé du jeu de données : son titre
    Résumé : à quoi répond-il?
    Mots-clés : de quoi parle-t-il? (pour les moteurs de recherche)
    Généalogie : quelles sources ont été exploitées et par quelle méthode?
    Résolution : quelle est l’échelle d’emploi privilégiée?
    Restrictions concernant l’accès public : la diffusion par défaut. Dans le cas contraire, quelle est l’éventuelle restriction opposable?

2/ déployer des outils pour remplir les autres automatiquement.

3/ diffuser le tout avec une interface adaptée aux « gros doigts » (selon la terminologie de Fabrice Phung, qui fait florès), c’est-à-dire aux gens pressés extérieurs au domaine qui ont autre chose à faire que perdre du temps à nous comprendre.

Les métadonnées essentielles devraient pouvoir être saisies au plus court par le producteur métier, directement depuis son poste de travail. Un module de QGiS ou un outil bureautique est adapté si on n’a pas d’outil intégré.

Les autres éléments de métadonnées devraient être fabriqués par un logiciel dont le service métier ignorera tout – et nous aussi! Ainsi, la mise à jour d’un arrêt de bus n’obligera pas à refaire sa métadonnée, qui sera mise à jour sans intervention humaine. Ce n’est pas une illumination : le ministère de l’écologie (MEDDE) déploie cette méthode pour ses outils internes, même si des gains d’automatisme sont encore possibles. C’est l’avenir.

NdB : de la même façon, le MEDDE a prévu de créer en même temps automatiquement les flux WMS (pour la consultation) et WFS (pour le téléchargement). Les symbolisations ne sont pas encore intégrées (avec le standard SLD), ce qui rend ces WMS inexploitables pour le moment, mais cela viendra un jour. Avis aux développeurs!

Retour sur la journée du CNIG du 18.11.14

décembre 1st, 2014 par Marc Leobet

Ce qui suit est un compte-rendu essentiellement subjectif des moments marquants de la journée du 18.11.14 du CNIG consacrée à la mise en œuvre de la directive INSPIRE.

Introduction de Pascal Lory, IGN, au titre de l’appui au secrétariat permanent : il y a 400 participants dans les groupes CNIG.

Le point de vue d’Ulla Krongborg Mazzoli, de l’agence géospatiale danoise, résume celui des États membres et mérite d’être lu entièrement dans ses diapositives, avec en particulier les trois vues « rêve », « cauchemar » et « réalité ». Version anglaise ici.
La résumer en une question revient à se concentrer sur la question

WHY ?

(pourquoi faire tout cela ? = se centrer sur les apports) et non plus « comment ? ».
Cela signifie « demander aux utilisateurs de quoi ils ont besoin » au lieu de se dire « nous allons développer cela pour eux », sous-entendu : nous décidons de leur besoin sans eux.

Quelques phrases de Didier Caisey et Agnès Chevalier, de la DREAL Poitou-Charentes qui était invitée à présenter sa plateforme régionale, Pégase :
un souci permanent d’ergonomie et d’accessibilité
Des guides (sémiologie graphique, Inkscape) http://www.pegase-poitou-charentes.fr/accueil/bloc_boutons/guides
Informer, diffuser, partager
Animation : un investissement lourd mais payant, plus une réponse au problème culturel de rétention de l’information
2 à 2.5 ETP en direct.

Quelques phrases de Sylvaine Duceux, de Lorient Agglomération :
– si ça marche à Lorient, c’est grâce à l’animation de Géobretagne
– le quotidien dans une agglomération, service SIG, c’est de partager les données, ne serait-ce qu’avec les communes et l’agence d’urbanisme (NdB : Audelor, bien représentée sur le Géocatalogue)
– Nous passions notre temps à préparer des données pour les BE et les étudiants
– un inventaire automatique, avec Isogéo : l’argument ergonomique a été le premier pour le choix des élus
problème du dimensionnement des serveurs WFS [pas de mutualisation avec Geobretagne?]
Le catalogue INSPIRE est un pré requis pour l’open data. La consigne aux services producteurs est : « lâcher prise »

Quelques phrases de Pierre Macé, de PIGMA : INSPIRE n’est qu’un moyen :
des données qualifiées, structurées et mises à jour ;
un catalogue simplifié (moins cher) pour mieux suivre mes investissements (les études)
Enjeux : économie d’argent, de temps, d’effectifs.
Le partage c’est la valorisation des savoirs faire du producteur
Question : quel partenariat avec le privé ? Réponse : Apporter 1/ une couverture étendue, pour éviter de courir après la donnée 2/ pérennité et qualité connue. J’ai régulièrement des demandes du privé, mais quel modèle économique ?
Question : impact de la réforme territoriale et inquiétudes ? notamment pour l’animation ? Réponse : l’horizon est le même pour tous, les méthodes aussi, cela aidera.

J’ai assisté à l’atelier « accompagnement » :
Pierre Vergez, IGN, a présenté l’évolution de la formation INSPIRE de l’IGN, d’une formation à l’ENSG vers une formation en région.

Pauline Guibert, du CRAIG : 500 membres. Former pour animer : nous sommes passés de 120 à 320 séries de données en un an.
Les freins en catalogue : complexe, chronophage, outils pas intuitifs, et puis pour quoi faire ? Les avantages sont de disposer d’un catalogue, de flux, d’interopérabilité et du moissonnage.
Il y a un pic de fréquentation depuis le moissonnage par le portail Open data de la région

Sylvain Maffren, du CRIGE PACA : les 2000 adhérents sont plus consommateurs que diffuseurs : INSPIRE permet de faire évoluer cela, de même que l’open data.
Peu d’organisme équipés : ils ont recours à l’IDG régionale. C’est un formidables levier de partage.
- Antagonisme entre INSPIRE et les services aux usagers locaux (extraction personnalisées)
- Après plusieurs formations aux métadonnées sans grands résultats opérationnels, une expérimentation ciblée sur une agglomération a permis l’intégration de 435 métadonnées. Un investissement lourd mais en 4 mois plus de métadonnées qu’en 2 ans et demi.[NdB : ce qui pose la question de la généralisation de l’accompagnement vu les effectifs en jeu].
- la première saisie est sur outils bureautiques mais la mise à jour se fait en ligne (sur Géosource), ce qui est pénalisant en terme d’ergonomie..

Retours de l’atelier transformation en conférence plénière par Jean-Loup Delaveau (société Springeo) :
Lorient Agglomération – la réussite d’INSPIRE dépend de la mobilisation des services métiers.
Répond au « pourquoi? »
– Avant INSPIRE, l’enjeu était déjà l’harmonisation intercommunale des documents d’urbanisme pour obtenir une meilleure vision de la gestion du territoire.
– Si tout le monde adopte le modèle CNIG une seule transformation suffira à être conforme.

Dominique Laurent (IGN) : Resituer le processus de transformation dans le processus de diffusion : s’appuyer sur des structures solides, à savoir les plateformes.
– Un modèle pour le quotidien et un autre pour simplifier les échanges ;
– Penser au coup d’après et passer à des transformations en mode service ;
– Doit mobiliser équipes pluri-disciplinaires : métier + géomaticiens + informaticien

Retours de l’atelier services/données accessibles en conférence plénière par Maël Reboux, de Rennes Métropole :
– les modes d’emploi existent, il faut les lire. On peut les amender [NdB : c’est le rôle de la Commission Règles de mise en œuvre du CNIG]
– « on ne lit pas le manuel de sa voiture pour la conduire ». Oui, mais là la voiture est en kit : un mode d’emploi est donc utile.
– une condition pour INSPIRE : il va falloir centraliser pour mieux diffuser [NdB : voir la remarque de Pierre Macé sur l’importance de livrer une donnée sur une grande étendue] : l’automatisation des processus permet d’épargner les personnels.
– cela ne s’improvise pas et a un coût (ETP/euros) : c’est un des freins à la publication ;
– INSPIRE est un melting polt de standard, d’innovation et de pari technologique au service de l’intéropérabilité
– un point critique : la mutualisation.

Conclusion de P. Mussi, élu régional PACA, président de la commission « Animation territoriale » : par le CNIG j’ai découvert une communauté passionnée et passionnante
J’entends des espoirs et des inquiétudes :

Sur les inquiétudes, j’entends le manque de reconnaissance de votre action. Mais vous êtes dans la soute à charbon, c’est grâce à cela que le bateau avance.

Je suis choqué par les réactions trouvant les métadonnées inutiles : si vous ne savez pas quelles sont vos données, ni quelle qualité elles ont, vous pouvez toutes les jeter.
D’accord pour trouver que les outils sont compliqués mais pas sur l’inutilité des métadonnées.

Sur les espoirs : discours Open data parallèle à discours INSPIRE, voir le tweet sur Géobretagne : c’est un argument reconnu par les décideurs.

Collaboration des différents niveaux de collectivités et administration électronique : on est au cœur de tout ça, pour un Gouvernement plus efficace. Nous sommes très en retard sur administration électronique.
- la création de valeur économique se fera par la standardisation en Europe et la création de champions.
- La démarche pour redonner des pouvoirs aux citoyens est très claire dans l’ouverture des données, mais tout aussi vraie dans INSPIRE : l’open data a besoin du géographique.

Je vous donne rendez-vous dans 10 ans quand INSPIRE sera oubliée à force d’être en œuvre.

Changer de projection, est-ce un service de transformation?

septembre 22nd, 2014 par Marc Leobet

En ces temps de travaux sur les modèles de données, un service de transformation est plutôt considéré comme un service de transformation de structure de données, d’un schéma A vers un schéma B. Mais un changement de projection est-il un service de transformation?

La directive définit un service de transformation comme « permettant de transformer des séries de données géographiques en vue de réaliser l’interopérabilité ». L’article 7 définit l’interopérabilité notamment en décrivant la définition et la classification des objets géographiques des séries de données ainsi que les modalités de géoréférencement. A ce stade, cela reste ambiguë.

Le règlement sur les services en réseau (PDF) indique, dans son considérant 2, que « les services de transformation sont des services qui peuvent être utilisés pour mettre des séries de données géographiques en conformité avec le règlement 1089/2010″, celui sur les modèles de données. L’opération « Transformer » doit obligatoirement comprendre un paramètre décrivant la « mise en correspondance des modèles ».
Et un service en réseau qui aurait en sortie le même modèle de données qu’en entrée, en ne changeant que l’expression des coordonnées des objets, remplirait cette condition.

La réponse à la question de ce billet est donc positive : un service de changement de coordonnées est bien un service de transformation au sens d’INSPIRE. Attention toutefois à bien mettre en œuvre les différents paramètres de description de ce service (voir le règlement cité, annexe V).

RPCU est-il un format INSPIRE ou autre ?

août 21st, 2014 par Marc Leobet

Question relevée dans l’évaluation de la conférence en ligne INSPIRE.

La représentation du parcellaire cadastral unique est un référentiel de données. Il sera évidemment diffusé dans les règles INSPIRE (structure de données et services en réseau). Bien entendu, sa diffusion dans d’autres formats est probable.

Un plug-in QGIS pour des métadonnées INSPIRE : QSphere

août 18th, 2014 par Marc Leobet

J’ai un plaisir enthousiaste à vous annoncer la publication sur le dépôt QGIS d’un plug-in dédié à la création de métadonnées INSPIRE conformes au Guide de saisie du CNIG version décembre 2013.

Ce développement s’appelle QSphere et est dû à Christophe MASSE, pendant les heures ouvrables Conseiller en management des SIG au ministère du développement durable et, la nuit et les week-end, développeur pour la communauté Open source. Ce plug-in a été développé dans le second cas, au départ comme support de formation interne puis, en un an, comme outil à part entière.

A mon sens, c’est un complément (très) bienvenu aux autres outils destinés à la saisie déjà présentés sur ce blog (ficher Excel et OpenOffice) et, pour tout dire, nettement supérieur. Chapeau!

QSphere est désormais en ligne :

- et sur le dépôt du ministère
- et sur le dépôt QGIS.

Etes-vous en conformité avec la CNIL?

juillet 4th, 2014 par Marc Leobet

Le début de l’année a été marqué par une activité inhabituellement intense sur la protection des données personnelles et les données géographiques, résumée ici. A cette occasion, nous avons échangé avec la Direction des affaires juridiques (DAJ) de notre secrétariat général. Les échanges tournaient autour de l’autorisation unique AU-001 évoqué dans ce fil sur Géorezo. Pour résumer la décision 2012-087 de la CNIL, tout traitement SIG réalisé pour des missions liées de près ou de loin à la gestion ou l’économie d’un territoire, au tourisme et à l’aide au personne (ce qui résume l’article 1er) doit être déclaré dans l’AU-001. « Tout autre usage est interdit », c’est-à-dire doit faire l’objet d’une demande d’autorisation.

Seule interrogation : l’ensemble des services déconcentrés exploitant des SIG avaient-ils bien TOUS pensés à accomplir cette démarche de demande d’autorisation unique ?

Je suis sûr que oui : il s’agit d’une obligation légale dont l’absence serait susceptible d’entraîner une responsabilité pénale du responsable du traitement (le chef de l’unité, par exemple), n’est-ce pas? Toutefois, je me suis engagé à diffuser un message pédagogique en interne. Il se pourrait qu’il soit utile également à d’autres : d’où ce billet.

Je vous informe donc qu’une « déclaration de conformité à une autorisation unique » peut se faire :

- soit en ligne sur le site www.cnil.fr→ Rubrique Déclarer (à droite au milieu de l’écran dans le cadre « professionnels »)→ Téléprocédures
Dans cette page, barre de gauche, cliquer sur « Déclaration simplifiée »
la référence à l’AU-001 sera à noter au moment de remplir l’onglet « Finalités ».

C’est franchement simple et, de plus, l’aide téléphonique en ligne est efficace (01.53.73.22.22)

- soit en format papier à l’aide du formulaire disponible dans ce guide.

Quelques compléments apportés par un échange avec une collègue de la DDT 42 :

- le responsable du traitement au sens CNIL est celui qui ordonne ou organise le traitement : ce n’est pas celui qui code la requête, ni le directeur, mais selon le cas plutôt le chef de pôle, de cellule ou de service.

- Vous allez avoir besoin du code NAF (code statistique des domaines économiques) : on le trouve sur les pagesjaunes.fr (par exemple).

- les agences ou sous-organisations disposant d’un SIRET propre ne devront faire l’objet d’une déclaration simplifiée que si des traitements SIG sont accomplis. Si seuls des numérisations et des catalogages sont réalisés, il n’y a rien à faire.

- conservez précieusement le récépissé de votre déclaration à la CNIL, par exemple imprimé et rangé dans un classeur avec copie à votre secrétariat général.

De la granularité des données

juin 16th, 2014 par Marc Leobet

Pourquoi parle-t-on tant de granularité des données dans INSPIRE? C’est-à-dire, de la taille du grain de la donnée?

Les séries de données sont ce qui constitue l’alpha et l’omega d’une infrastructure de données géographiques. Seul détail : on ne sait pas vraiment ce que c’est, la définition étant très vague : « Compilation identifiable de données géographiques ». De la classe d’objet à la BDTopo de l’IGN, la marge est grande. Lire la suite »

Qu’est-ce qu’un ensemble de séries?

juin 16th, 2014 par Marc Leobet

La question de Labomme sur les notions de séries et d’ensemble de séries de données a un lien avec la notion de granularité que je traite dans le billet suivant.

Il m’a semblé utile de préciser au préalable la notion d’ensemble de séries, qui est mal maîtrisée par le plus grand nombre. Lire la suite »

La fabrique des données brutes (notes de lecture)

juin 5th, 2014 par Marc Leobet

[NdB : il s'agit en fait de commentaires et d'extraits, visant à vous donner envie de lire l'article lui-même]

J’avais exposé ici quelques éléments sur la relation entre INSPIRE et l’ouverture des données, notamment alimentés par l’excellente présentation d’Alain Bergue (PDF) sur la mise en place de l’ouverture des données à Nantes. Tous ceux qui ont eu à prendre des données en interne pour les publier sur l’internet savent bien ce que cela recouvre de travail, de diplomatie et de difficultés diverses.

La sociologie a ceci de passionnant qu’elle permet la transformation des vécus en savoir par une mise en perspective et un décryptage des situations. C’est tout l’intérêt de l’article de Jérôme Denis et Samuel Goëta, de Telecom ParisTech « La fabrique des données brutes – Le travail en coulisses de l’open data « . Lire la suite »