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Les quatre types de listes de code dans INSPIRE

août 26th, 2015 par Marc Leobet

PascalF s’interroge sur les listes de code,

le type d’ »extensibility », « narrower » m’est aussi incompréhensible : La liste de codes ne peut être étendue qu’avec des codes spécifiques: les codes autorisés sont les codes existants et de nouveaux codes spécifiques définis par des fournisseurs de données.

Prenons le règlement 1089/2010 en français : « «valeur spécifique» (narrower value): une valeur ayant un rapport hiérarchique avec une valeur mère plus générale ». Ce terme vient des sciences de l’information.

Dans ce même règlement, les listes de code peuvent être de quatre types :
a) listes de codes dont les valeurs autorisées comprennent exclusivement les valeurs spécifiées au présent règlement;

b) listes de codes dont les valeurs autorisées comprennent les valeurs spécifiées au présent règlement et des valeurs spécifiques définies par les fournisseurs de données;
=> chaque producteur peut donc étendre la liste de code obligatoire avec des valeurs plus précises, filles d’un des codes obligatoires.

c) listes de codes dont les valeurs autorisées comprennent les valeurs spécifiées au présent règlement et des valeurs supplémentaires définies par les fournisseurs de données à quelque niveau que ce soit de
la classification;
=> chaque producteur peut donc étendre la liste de codes obligatoires par des valeurs de même rang ET des valeurs plus précises, filles des codes obligatoires ou ajoutés.

d) listes de codes dont les valeurs autorisées comprennent toutes les valeurs définies par les fournisseurs de données.
=> chaque producteur défini sa liste de code.

Du point de vue règlementaire, chaque producteur est laissé libre des extensions apportées aux trois derniers cas, sans obligation autre que celle de la diffuser dans un registre. Bien entendu, lorsqu’il existe des standards nationaux (CNIG ou COVADIS, par exemple), il est recommandé voire obligatoire de les reprendre, mais on peut toujours les étendre.

Attention, l’obligation de publier alors des registres avec les codes ajoutés s’applique, ce qui n’est pas si simple.

Au sujet des guides européens sur les spécifications

août 11th, 2015 par Marc Leobet

PascalF pose ces jours-ci plusieurs questions sur les guides techniques européens :

Je souhaiterai savoir si en ce qui concerne les « guides techniques » permettant de mettre en conformité nos données aux modèles de données inspire (http://inspire.ec.europa.eu/index.cfm/pageid/2/list/2 ), quand est ce qu’ils seront disponible en Français ?

Ce n’est pas envisagé. D’une part, ces éléments s’adressent à un tout petit nombre d’informaticiens qui, de surcroît, sont censés lire l’anglais. La rentabilité de la traduction de ces centaines de pages est considérée comme nulle.
D’autre part, notre priorité est d’établir des standards nationaux, certes compatibles avec INSPIRE mais adaptés à notre situation. Ce sont ceux de la COVADIS, comme celui des infrastructures de communication ou celui, en appel à commentaire, sur les réseaux d’eau.

Je travaille actuellement sur les modèles de données de la thématique « Services d’utilité publique et services publics » et notamment les réseaux d’AEP et je cherche à comprendre le diagramme UML suivant (http://inspire.ec.europa.eu/data-model/approved/r4618-ir/html/index.htm?goto=2:3:20:3:7:8933) pour cela je m’aide du site « docinspire » (http://docinspire.eu/get.php?uri=http://uri.docinspire.eu/eutext/spatialobjecttype/us-net-common:UtilityLinkSet), malgré cela des éléments me manquent.

Ce sont d’excellentes sources! Malheureusement, l’UML est un langage de modélisation et requiert une formation adaptée, ne serait-ce qu’en lisant quelques documents sur internet pour comprendre la symbolique employée.
Par parenthèse (et cela s’adresse aux enseignants plus qu’aux étudiants, bien sûr), j’ai déjà eu l’occasion de dire que la lecture de l’UML devrait faire partie du bagage d’un géomaticien de niveau bac+5 ne serait-ce que pour réfléchir de temps en temps avant de se lancer dans le code à corps perdu.
Pour le cas de l’eau, le plus facile est de partir du projet de standard COVADIS puisque le travail d’adaptation a déjà été réalisé et testé par des autorités publiques.

J’aurai voulu savoir si quelqu’un n’avait pas un exemple en GML correspondant à ce thème et ce diagramme ?

La COVADIS devrait en produire un. A ma connaissance, il n’y a pas de GML existant mais la bonne source sont les schémas XML de la Commission européenne associés aux guides.

Enfin j’aurai voulu savoir comment d’autres collectivités ou structure de services publiques ont abordé cette problématique de mise en conformité, quelle a été votre stratégie ? me conseillez vous de lire les guides techniques en anglais qui font minimum une centaine de page ? ou bien de mettre en conformité mes données aux standards COVADIS et non pas directement aux modèles INSPIRE ?

Pour le moment, les agences nationales de cartographie (l’IGN en France) étudient la mise en oeuvre des spécifications de l’annexe I et rencontrent d’importantes difficultés (voir la présentation de Frédéric Brönnimann lors du webinar du CNIG du 19 juin). Il me paraît prématuré pour une collectivité de s’engager dans cette voie, d’autant que de nombreux États s’interrogent sur la faisabilité d’employer le GML en l’état pour des modèles aussi lourds et réfléchissent à des solutions alternatives. C’est une partie de mon actualité de ce mois d’août, je suis certain que j’aurais l’occasion d’y revenir dans les semaines qui viennent.

En attendant, comme le montrent les précédents articles, entre le partage des catalogues et la mise en place des services en réseau, sans compter les standards de la COVADIS et du CNIG, les autorités publiques ont de quoi s’occuper.

Evaluation du partage pour le niveau communal

juillet 6th, 2015 par Marc Leobet

Le précédent billet traitait des niveaux régionaux et départementaux. Le niveau communal (y compris le regroupement de communes : EPCI, agglomérations, syndicats…) est représenté par 131 entités (contre 104 il y a neuf mois) et publie 1156 métadonnées, contre 773 il y a un an. Il convient de rappeler que seuls les documents d’urbanisme sont de diffusion obligatoire dans le cadre de la directive INSPIRE : le niveau communal est donc présent ici essentiellement par volontariat, ce qui doit orienter différemment la lecture des quelques nombres qui suivent.

Etant donnés nos moyens, la grande variabilité des structures de niveau communal défie une analyse plus poussée. La source est la même que pour les deux billets précédents et à voter disposition our aller plus loin. Tout au plus peut-on remarquer que dix-huit villes ou groupements de communes diffusent plus de 10 métadonnées.

Déjà perçu en août 2014, le moindre dynamisme relatif du catalogage au niveau communal semble se confirmer.

Le niveau communal propose 51 % des données cataloguées en téléchargement, soit 550 séries de données librement téléchargeables et réutilisables.

Dix entités de niveau communal proposent plus de dix données en téléchargement. Très majoritairement bretonnes, la palme revient néanmoins à la Ville de Montpellier qui en propose 53.

Evaluation des données géographiques téléchargeables

juillet 6th, 2015 par Marc Leobet

L’évaluation par les métadonnées sont à la fois un point de passage obligé et un marqueur de dynamisme, mais ce n’est qu’un point de départ. Ce qui compte, c’est quand même l’accès à la donnée proprement dite. Nous avons donc continué l’exploitation du flux CSW du Géocatalogue, en date du 22 mai, pour compter le nombre de données  » librement téléchargeables et réutilisables ». Toute relation avec la politique d’ouverture des données publiques est entièrement assumée.

Avertissements : il arrive que l’oeil saute à la carte et en tire des jugements définitifs. Merci aux lecteurs de considérer que :
- les indicateurs, surtout purement quantitatifs comme ici, ne valent que par la tendance qu’ils dessinent. Celle-ci est nettement positive, même si les dynamiques ne sont pas partout pareilles.
- INSPIRE est une directive environnementale : il est naturel que les services travaillant pour le ministère en charge de l’environnement soient plus actifs et disposent d’un patrimoine de données concernées plus importants.

Ce qui sera plus intéressant est d’étudier la comparaison à l’intérieur d’un même ensemble dans l’année qui vient.

Carte des données téléchargeables par DREAL au 220515

Carte des données téléchargeables par DREAL au 220515


DREAL : le taux de données téléchargeables par rapport aux métadonnées publiées est en moyenne de 85 %, soit 2208 données librement téléchargeables et réutilisables.

Carte des données téléchargeables par DDT au 220515

Carte des données téléchargeables par DDT au 220515


DDT: le taux de données téléchargeables par rapport aux métadonnées publiées est en moyenne de 87 %, soit 5795 données librement téléchargeables et réutilisables.

Carte des données téléchargeables par Conseil régional au 220515

Carte des données téléchargeables par Conseil régional au 220515


Conseils régionaux: le taux de données téléchargeables par rapport aux métadonnées publiées est en moyenne de 83 %, soit 227 données librement téléchargeables et réutilisables.

Carte des données téléchargeables par Conseil départemental au 220515

Carte des données téléchargeables par Conseil départemental au 220515


Conseils départementaux : le taux de données téléchargeables par rapport aux métadonnées publiées est en moyenne de 37 %, soit 151 données librement téléchargeables et réutilisables.

Evaluation du partage par les producteurs

juillet 1st, 2015 par Marc Leobet

Le rapportage est un outil lourd, annuel et à gros grains. Il n’est pas bien pratique pour l’auto-évaluation.

Depuis 2013, nous évaluons donc la mise en œuvre d’INSPIRE par les principales autorités publiques, principalement les services déconcentrés de l’État en charge de l’environnement (DREAL & DDT) et les Conseils départementaux et régionaux. En 2013 et 2014, une simulation était réalisée en septembre pour que chacun puisse constater son état et éventuellement améliorer sa pratique du partage de données géographiques. Cela a donné d’excellents résultats en mobilisant les producteurs sur des bases simples. Désormais, nous publierons deux fois par an une évaluation basée sur une méthode un peu différente, plus propre à rendre compte des mise en œuvre par chacun, mais toujours issue du Géocatalogue national.

La première mesure porte sur le nombre de métadonnées. Notre constat est que le démarrage a été lent dans les services de l’Etat, mais que la dynamique est remarquablement forte. Pour résumer, une fois que l’habitude de diffuser ses métadonnées est prise, elle ne fait que se renforcer. Nul doute que nous constaterons cela aussi chez les collectivités territoriales.

Le bilan est donc extrêmement positif : cette tâche ingrate qu’est le catalogage devient une pratique courante, normale. Dans les articles suivants, nous allons donc pouvoir nous concentrer sur le partage de la donnée elle-même, cœur de la politique posée par INSPIRE.

Précaution de lecture : les cartes ci-dessous sont de simples juxtapositions de cartes réalisées en 2013 et 2015. Certains seuils ont évolué pour mieux rendre compte l’évolution de la pratique moyenne des services.

Carte diffusion MD par DREAL 2013-2015

Carte diffusion MD par DREAL 2013-2015

Carte diffusion MD par DDT 2013-2015

Carte diffusion MD par DDT 2013-2015

Carte diffusion MD par Conseil régional 2013-2015

Carte diffusion MD par Conseil régional 2013-2015

Carte diffusion MD par Conseil départemental 2013-2015

Carte diffusion MD par Conseil départemental 2013-2015

NdB : la source pour 2015 est une exploitation du service CSW du Géocatalogue du 22 mai 2015. Le fichier source est .

NbD 2 : On me signale qu’il y a un problème de certificat pour télécharger la source, je cite « impossible avec FireFox mais passe avec un navigateur laxiste (IE) ». Mais le serveur de ce blog n’accepte pas les dépôts de fichiers de tableurs, même en .csv.

Rapport de la France sur la mise en oeuvre d’INSPIRE

juin 25th, 2015 par Marc Leobet

C’est de saison : lorsque les jours s’allongent, le rapport des autorités françaises sur la mise en oeuvre d’INSPIRE arrive. Sauf que je n’ai pas écrit de billet l’année dernière, et que, aujourd’hui, les jours raccourcissent. Bon, agitons le drapeau de la licence poétique, et glissons.

Le rapport français (PDF) est formellement un fichier de 18 000 lignes qui reprend chaque série de données notée INSPIRE dans le Géocatalogue, ainsi que chaque service en réseau catalogué. Outre le caractère ingrat desdits documents, il intéresse peu les Français en ce qu’il ne cite que des moyennes. Or, personne n’est une moyenne. On y trouve toutefois des pépites, comme les six (6) seuls services de recherches dotés de métadonnées de service. Lire la suite »

La réforme territoriale, une validation de la politique de partage des données

janvier 9th, 2015 par Marc Leobet

La réforme territoriale est inquiétante pour tous les acteurs territoriaux du l’information territorialisée. L’incertitude sur les futures organisations et les futures missions est complète sauf, peut-être, en Bourgogne-Franche-Comté. Et la plupart des acteurs se gardent bien de la prise de décision en situation d’incertitude.

Quels leviers avons-nous pour faire bouger les lignes et défendre les investissements humains et budgétaires de ces dernières années? Lire la suite »

La fin de la saisie manuelle des métadonnées?

décembre 12th, 2014 par Marc Leobet

Le principal enseignement de la journée INSPIRE du CNIG a été l’importance première de l’animation. Les trois intervenants du matin, DREAL Poitou-Charentes, Lorient Agglomération et PIGMA, ont tous mis largement en avant l’importance de celle-ci pour la réussite du partage des données. Lire la suite »

Retour sur la journée du CNIG du 18.11.14

décembre 1st, 2014 par Marc Leobet

Ce qui suit est un compte-rendu essentiellement subjectif des moments marquants de la journée du 18.11.14 du CNIG consacrée à la mise en œuvre de la directive INSPIRE.

Introduction de Pascal Lory, IGN, au titre de l’appui au secrétariat permanent : il y a 400 participants dans les groupes CNIG. Lire la suite »

Changer de projection, est-ce un service de transformation?

septembre 22nd, 2014 par Marc Leobet

En ces temps de travaux sur les modèles de données, un service de transformation est plutôt considéré comme un service de transformation de structure de données, d’un schéma A vers un schéma B. Mais un changement de projection est-il un service de transformation? Lire la suite »