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La conférence INSPIRE 2017 sera à Strasbourg!

février 10th, 2017 par Marc Leobet

La prochaine conférence européenne INSPIRE se tiendra à Strasbourg, du 6 au 8 septembre 2017.
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Elle est née devant un match de football de la Coupe du monde 2014, durant la Conférence INSPIRE de 2014 à Aalborg, Danemark. Avec un collègue allemand, nous avons pensé que ce serait quand même un beau signal de l’organiser en commun, évidemment à Strasbourg, pour le Xème anniversaire de la directive!
Trois ans plus tard, grâce à l’appui déterminant de la Commission européenne et l’aide du Conseil régional Grand-Est et de l’Eurométropole de Strabourg, c’est fait. Le site internet ouvre : http://inspire.ec.europa.eu/conference2017.

Pourquoi y aller?
- ce sera un des plus grands évènements de l’année/ : 1100 participants attendus.
- européen/ : que font les autres européens, pourquoi et comment?
- consacré à l’emploi de l’information géographique sous toutes ses formes : données, services, logiciels, méthodes…
- centré sur l’administration électronique : API Carto en France, mais quoi ailleurs dans l’Union européenne?
- Un moment de mise en réseau : avec les plus de 300 français espérés ou les 800 autres européens,
- la moins chère des conférences européennes (le tiers de la moyenne) : 180 € pour les trois jours avant le 31/7, 50% pour les étudiants.
- l’occasion de présenter votre travail, vos expériences et vos idées lors d’une des 300 présentations orales ou de l’exposition de posters
- le tout dans une ville réputée pour son accueil et sa gastronomie.

Deux jours d’atelier

La conférence proprement dite sera précédée de deux jours d’ateliers techniques ou thématiques sur INSPIRE, les 4 et 5 septembre, destinés à des experts de la directive et des techniques qu’elle requiert. Organisation franco-allemande oblige, ils se tiendront à l’université de Kehl, sur l’autre rive du Rhin, reliée à partir d’avril par la ligne D du tramway au centre de Strasbourg.

Que dire d’autre?

Ah oui! Ce sera aussi un moyen d’exposer votre anglais, puisque la conférence est toute dans ce langage véhiculaire de l’Union.

Les résultats de la France sont satisfaisants

février 7th, 2017 par Marc Leobet

On me demande régulièrement comment la France se situe par rapport aux autres États de l’Union européenne dans la mise en oeuvre d’INSPIRE. Il arrive, parfois,  que l’on nous compare sur certains points particuliers à des États de la taille d’une de nos régions pour montrer que notre pays est à la traine, en pleine application du principe selon lequel l’herbe est toujours plus verte ailleurs.

C’est pourquoi « l’examen de la mise en œuvre de la politique environnementale de l’UE » (c’est le titre du document publié la semaine dernière) est intéressant. Il établi un rapport par pays selon des enjeux communs et une grille identique.  Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous l’extrait du rapport  consacré à la France qui évoque INSPIRE en sa page 34, je cite :


L’examen environnemental de l’OCDE de 2016 indique que «l’accès à l’information environnementale est de bonne qualité: il s’adosse à la fois sur le rôle de diffusion qu’exerce le service de l’observation et des statistiques du MEEM [ministère chargé de l’environnement] et sur les nombreux portails de données mis à disposition du public sur internet ces dernières années».

Les résultats de la France quant à la mise en œuvre de la directive INSPIRE en tant que dispositif facilitant la diffusion active des informations environnementales auprès du public sont satisfaisants [NdB : dans la version en anglais, les résultats sont qualifiés de "good"] .

La France a indiqué dans le rapport de mise en œuvre INSPIRE trisannuel que les politiques de partage de données nécessaires permettant l’accès aux données géographiques et leur accès par les administrations nationales, les administrations d’autres États membres et les institutions de l’UE sans obstacles procéduraux sont disponibles et mises en œuvre. Aucun obstacle fondamental qui empêcherait le partage des données entre les autorités n’a été identifié. Au cours des prochaines années, la France est susceptible d’adopter une politique d’ouverture des données dans le cadre du projet «Pour une République numérique» qui est actuellement débattu au sein du parlement français.

Les évaluations des rapports de surveillance émis par la France et les informations géographiques que la France a publiées sur le géoportail INSPIRE indiquent que toutes les informations géographiques nécessaires pour l’évaluation et la mise en œuvre du droit de l’UE en matière d’environnement ne sont pas mises à disposition ou accessibles. La majeure partie de ces informations géographiques manquantes sont des données environnementales devant être mises à disposition au titre de la réglementation en vigueur en matière d’établissement de rapports et de surveillance prévue par la législation environnementale de l’UE.

Action recommandée

Déterminer et documenter tous les ensembles de données géographiques nécessaires pour mettre en œuvre le droit en matière d’environnement et rendre les données et les documents au moins accessibles «en l’état» aux autres autorités publiques au moyen des services numériques prévus dans la directive INSPIRE.


Quelques remarques :

- les autorités françaises partagent totalement la recommandation de la Commission européenne qui font partie de leur plan d’action pour la mise en œuvre d’INSPIRE.

- la diffusion en l’état signifie sans mise en œuvre de l’harmonisation des données selon les modèles INSPIRE : comme nous le soutenons depuis des années, la priorité est le partage des données selon des services en réseau, l’harmonisation doit dépendre de sa rentabilité et s’appuie, en France, sur les standards du CNIG et de la COVADIS.

- Les Pays-Bas reçoivent le même niveau de satisfecit et la même recommandation.

Ma conclusion sera proverbiale : « comparaison n’est pas raison ». Bien sûr, nous avons à apprendre des autres Etats. Toutefois, faire fi des différences physiques,  institutionnelles, budgétaires ou historiques n’aide pas à comprendre nos forces et nos faiblesses. Parmi nos forces, nous avons la qualité de nos formations et de nos géomaticiens (si! si!), leur engagement dans une large communauté (au hasard, Géorezo, mais aussi l’AITF ou les groupes des commissions du CNIG), le relais des plateformes régionales…

A ma connaissance, nous sommes aussi le pays qui diffuse le plus de métadonnées et de données sur l’annexe III d’INSPIRE. Je ne pense pas vraiment que cela soit dû au hasard.

NdB : tous les rapports sont accessibles ici : http://ec.europa.eu/environment/eir/country-reports/index_en.htm

Ouverture des données et SIG en 5 mn

janvier 20th, 2017 par Marc Leobet

J’ai l’honneur d’être invité à Décryptagéo pour participer à la table ronde « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les nouvelles lois (NOTRe, Valter, Lemaire…) et leurs implications pour votre SIG ». L’idée est de présenter très vite nos sujet pour laisser ensuite les auditeurs poser leurs questions.

L’enjeu est donc de présenter les lois en questions en cinq minutes.

Heu…

Partant du principe qu’il n’y a de citoyen actif qu’un citoyen informé,  que pour poser des questions il faut connaître les éléments du débats et que ce blog ne saurait être étranger aux questions d’ouverture des données liées aux données géographiques, je pose ici les points clés des lois en question qui nous concernent. Ils sont principalement issus d’un article de la Mission de l’information géographique paru dans Sign@ture n°61, en septembre 2016. Notez qu’il s’agit d’un extrait étroit de textes beaucoup plus larges, de surcroît centré sur des impacts opérationnels. Lire la suite »

Les référentiels environnementaux français

décembre 14th, 2016 par Marc Leobet

Les éléments ci-dessous sont le plan d’action français pour une meilleure mise en œuvre de la directive INSPIRE.Les indicateurs INSPIRE décrivent une situation contrastée, avec d’excellentes dynamiques et des résultats trop timides. Ils ont conduit les autorités françaises à mettre en place un plan d’action en réponse, également, à une demande de la Commission européenne. Cette page liste l’état de la mise en œuvre pour les directives les plus importantes et les actions entreprises. Sa raison d’être ici (à titre intermédiaire!) est qu’elle réuni en un lieu la liste des données environnementales de référence avec la liste des URL liées. Cette priorité actuelle de la Commission européenne trouve ainsi sa réponse pour la France.

Directive 2008/50/EC sur la qualité de l’air ambiant et pour un air plus propre en Europe: les séries de données suivantes sont déjà accessibles. Lire la suite »

Vergers, CNIL et open data

décembre 13th, 2016 par Marc Leobet

Bonjour,

le fil « Photo-interprétation, OpenData et vie privée » sur Géorezo permet d’aborder des points souvent assez confus dans l’esprit des géomaticiens. D’habitude, j’y réponds dans le cadre des formations sur le droit de la donnée géographique et environnementale où j’interviens, mais j’ai voulu saisir l’occasion de revenir sur les implication des décisions de la CNIL de mars 2012, que je n’ai jamais eu le temps de traiter ici malgré cette entrée en matière.

Donc, peut-être quelques remarques à partir du message de Sylvain M. du 22/11 :

- souvent, une donnée « sensible » doit d’abord ce qualificatif au fait qu’elle irrite l’épiderme de l’institution. Je traduis le message de Sylvain M. en pensant que les sources de blocage n’ont rien de juridique.

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Un point de vue sur la conférence INSPIRE 2016

octobre 11th, 2016 par Marc Leobet

Au moment où les présentations françaises (et en anglais!) sont accessibles sur le site du CNIG, il m’a paru utile de partager un point de vue personnel sur les principaux points remarqués cette semaine.

- l’enjeu de s’appuyer sur des cas d’utilisations concrets met au premier rang des préoccupations partagées la nécessité de définir qui sont les utilisateurs, ne seraient que pour gérer les priorités d’évolution. Enfin, on en parle depuis 2013!

Il est apparu qu’il fallait sans doute séparer les utilisateurs dans les autorités publiques, qui répondent à des missions de service public déterminées, des utilisateurs du domaine privé ou associatif qui ont des réutilisations par définition imprévisibles.
Pour autant, l’ensemble de ces acteurs finit toujours par contribuer à servir le même habitant. Lire la suite »

Le catalogue des données de Lorient Agglomération

septembre 15th, 2016 par Astrid L

Les outils informatiques peuvent se révéler de véritables leviers d’efficacité pour les collectivités publiques afin d’encourager le développement économique et la création de services innovants mais aussi favoriser le débat et améliorer la transparence de l’action politique.

C’est dans ce contexte que Lorient Agglomération (25 communes, 740 km², 205 000 habitants), a lancé une démarche de documentation et de publication des données géographiques et non géographiques de son système d’information Géographique depuis plusieurs années. A l’origine, le catalogue se présentait sous forme de tableur ou de documents textes pour répondre à une problématique de gestion interne. Les besoins et les usages ont évolué avec le temps. Le partage des informations géographiques, les usages et leurs compréhensions deviennent indispensables dans nos organisations. L’outil est partagé auprès de toutes les communes membres. Lire la suite »

Validation (future) des productions INSPIRE

septembre 14th, 2016 par Marc Leobet

Nous travaillons maintenant depuis trois ans aux travaux européens de maintenance de la directive INSPIRE.
Une des groupes, le MIWP-5 a pour objectif de déterminer comment valider la conformité des productions INSPIRE, que ce soit des métadonnées, des services ou des données elles-mêmes.

Sa principale production est des Abstract Test Suits (ATS), c’est-à-dire des tests théoriques de conformité. Le bilan du groupe a été présenté cet été au MIG-T, le groupe technique général chapeau.
Les ATS ont été en partie implémentés et testés par l’Allemagne, avec des résultats semble-t-il encourageants. Lire la suite »

La plateforme ELF offrent un accès unifié à des données de référence européennes

septembre 2nd, 2016 par Astrid L

Ce projet, financé jusqu’en octobre 2016 et auquel concoure l’IGN, permet de préciser, de façon concertée entre les agences de cartographies européennes, les modalités de déclinaison concrète de la directive INSPIRE pour ce qui concerne les données de référence qu’elles produisent et les services web afférents. Il pourra conduire aussi à la disponibilité d’une plateforme paneuropéenne offrant un point d’accès unique à ces données géographiques de référence pour l’Europe.

Le projet ELF a expérimenté l’usage de données INSPIRE dans diverses applications internes et incite la communauté informatique à développer de nouvelles applications à partir des données et services disponibles sur la plateforme créée à cet effet, par une licence gratuite de test, des évènements de communication, et un concours doté de récompenses.
Destiné aux usages transfrontaliers, les autorités françaises soutiennent sa reconduction.

Contacts Laurent Dominique
Direction des Services et du Système d’Information
Institut national de l’information géographique et forestière (IGN)
Chirie François
Direction de la Stratégie, de l’International et de la Valorisation
Institut national de l’information géographique et forestière (IGN)

73 avenue de Paris
94160 Saint-Mandé

Lien Web http://www.locationframework.eu

La cartographie des sols de la Mayenne disponible pour tous sur geomayenne.fr

août 30th, 2016 par Astrid L

Le département de la Mayenne, située à l’ouest de la France, dans la région des Pays de la Loire, est un territoire rural avec une composante agricole importante. Sa population d’un peu plus de 300 000 habitants est répartie dans 261 communes, dont 91% sont considérées comme rurales, et environ 76% de sa superficie est utilisée pour l’agriculture.

Dans ce contexte, le Conseil Départemental de la Mayenne a engagé en 1980 un programme de cartographie des sols au 1/10 000 (1 sondage par hectare). La couverture du département est désormais complète, à l’exception d’une partie des surfaces boisées et de quelques autres surfaces. Pour en faciliter l’utilisation, la numérisation des documents cartographiques a débuté dès 1987 et la majorité des anciennes cartes l’ont été depuis (3 communes restent à numériser). Lire la suite »