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Retour sur la journée du CNIG du 18.11.14

Ce qui suit est un compte-rendu essentiellement subjectif des moments marquants de la journée du 18.11.14 du CNIG consacrée à la mise en œuvre de la directive INSPIRE.

Introduction de Pascal Lory, IGN, au titre de l’appui au secrétariat permanent : il y a 400 participants dans les groupes CNIG.

Le point de vue d’Ulla Krongborg Mazzoli, de l’agence géospatiale danoise, résume celui des États membres et mérite d’être lu entièrement dans ses diapositives, avec en particulier les trois vues « rêve », « cauchemar » et « réalité ». Version anglaise ici.
La résumer en une question revient à se concentrer sur la question

WHY ?

(pourquoi faire tout cela ? = se centrer sur les apports) et non plus « comment ? ».
Cela signifie « demander aux utilisateurs de quoi ils ont besoin » au lieu de se dire « nous allons développer cela pour eux », sous-entendu : nous décidons de leur besoin sans eux.

Quelques phrases de Didier Caisey et Agnès Chevalier, de la DREAL Poitou-Charentes qui était invitée à présenter sa plateforme régionale, Pégase :
un souci permanent d’ergonomie et d’accessibilité
Des guides (sémiologie graphique, Inkscape) http://www.pegase-poitou-charentes.fr/accueil/bloc_boutons/guides
Informer, diffuser, partager
Animation : un investissement lourd mais payant, plus une réponse au problème culturel de rétention de l’information
2 à 2.5 ETP en direct.

Quelques phrases de Sylvaine Duceux, de Lorient Agglomération :
– si ça marche à Lorient, c’est grâce à l’animation de Géobretagne
– le quotidien dans une agglomération, service SIG, c’est de partager les données, ne serait-ce qu’avec les communes et l’agence d’urbanisme (NdB : Audelor, bien représentée sur le Géocatalogue)
– Nous passions notre temps à préparer des données pour les BE et les étudiants
– un inventaire automatique, avec Isogéo : l’argument ergonomique a été le premier pour le choix des élus
problème du dimensionnement des serveurs WFS [pas de mutualisation avec Geobretagne?]
Le catalogue INSPIRE est un pré requis pour l’open data. La consigne aux services producteurs est : « lâcher prise »

Quelques phrases de Pierre Macé, de PIGMA : INSPIRE n’est qu’un moyen :
des données qualifiées, structurées et mises à jour ;
un catalogue simplifié (moins cher) pour mieux suivre mes investissements (les études)
Enjeux : économie d’argent, de temps, d’effectifs.
Le partage c’est la valorisation des savoirs faire du producteur
Question : quel partenariat avec le privé ? Réponse : Apporter 1/ une couverture étendue, pour éviter de courir après la donnée 2/ pérennité et qualité connue. J’ai régulièrement des demandes du privé, mais quel modèle économique ?
Question : impact de la réforme territoriale et inquiétudes ? notamment pour l’animation ? Réponse : l’horizon est le même pour tous, les méthodes aussi, cela aidera.

J’ai assisté à l’atelier « accompagnement » :
Pierre Vergez, IGN, a présenté l’évolution de la formation INSPIRE de l’IGN, d’une formation à l’ENSG vers une formation en région.

Pauline Guibert, du CRAIG : 500 membres. Former pour animer : nous sommes passés de 120 à 320 séries de données en un an.
Les freins en catalogue : complexe, chronophage, outils pas intuitifs, et puis pour quoi faire ? Les avantages sont de disposer d’un catalogue, de flux, d’interopérabilité et du moissonnage.
Il y a un pic de fréquentation depuis le moissonnage par le portail Open data de la région

Sylvain Maffren, du CRIGE PACA : les 2000 adhérents sont plus consommateurs que diffuseurs : INSPIRE permet de faire évoluer cela, de même que l’open data.
Peu d’organisme équipés : ils ont recours à l’IDG régionale. C’est un formidables levier de partage.
– Antagonisme entre INSPIRE et les services aux usagers locaux (extraction personnalisées)
– Après plusieurs formations aux métadonnées sans grands résultats opérationnels, une expérimentation ciblée sur une agglomération a permis l’intégration de 435 métadonnées. Un investissement lourd mais en 4 mois plus de métadonnées qu’en 2 ans et demi.[NdB : ce qui pose la question de la généralisation de l’accompagnement vu les effectifs en jeu].
– la première saisie est sur outils bureautiques mais la mise à jour se fait en ligne (sur Géosource), ce qui est pénalisant en terme d’ergonomie..

Retours de l’atelier transformation en conférence plénière par Jean-Loup Delaveau (société Springeo) :
Lorient Agglomération – la réussite d’INSPIRE dépend de la mobilisation des services métiers.
Répond au « pourquoi? »
– Avant INSPIRE, l’enjeu était déjà l’harmonisation intercommunale des documents d’urbanisme pour obtenir une meilleure vision de la gestion du territoire.
– Si tout le monde adopte le modèle CNIG une seule transformation suffira à être conforme.

Dominique Laurent (IGN) : Resituer le processus de transformation dans le processus de diffusion : s’appuyer sur des structures solides, à savoir les plateformes.
– Un modèle pour le quotidien et un autre pour simplifier les échanges ;
– Penser au coup d’après et passer à des transformations en mode service ;
– Doit mobiliser équipes pluri-disciplinaires : métier + géomaticiens + informaticien

Retours de l’atelier services/données accessibles en conférence plénière par Maël Reboux, de Rennes Métropole :
– les modes d’emploi existent, il faut les lire. On peut les amender [NdB : c’est le rôle de la Commission Règles de mise en œuvre du CNIG]
– « on ne lit pas le manuel de sa voiture pour la conduire ». Oui, mais là la voiture est en kit : un mode d’emploi est donc utile.
– une condition pour INSPIRE : il va falloir centraliser pour mieux diffuser [NdB : voir la remarque de Pierre Macé sur l’importance de livrer une donnée sur une grande étendue] : l’automatisation des processus permet d’épargner les personnels.
– cela ne s’improvise pas et a un coût (ETP/euros) : c’est un des freins à la publication ;
– INSPIRE est un melting polt de standard, d’innovation et de pari technologique au service de l’intéropérabilité
– un point critique : la mutualisation.

Conclusion de P. Mussi, élu régional PACA, président de la commission « Animation territoriale » : par le CNIG j’ai découvert une communauté passionnée et passionnante
J’entends des espoirs et des inquiétudes :

Sur les inquiétudes, j’entends le manque de reconnaissance de votre action. Mais vous êtes dans la soute à charbon, c’est grâce à cela que le bateau avance.

Je suis choqué par les réactions trouvant les métadonnées inutiles : si vous ne savez pas quelles sont vos données, ni quelle qualité elles ont, vous pouvez toutes les jeter.
D’accord pour trouver que les outils sont compliqués mais pas sur l’inutilité des métadonnées.

Sur les espoirs : discours Open data parallèle à discours INSPIRE, voir le tweet sur Géobretagne : c’est un argument reconnu par les décideurs.

Collaboration des différents niveaux de collectivités et administration électronique : on est au cœur de tout ça, pour un Gouvernement plus efficace. Nous sommes très en retard sur administration électronique.
– la création de valeur économique se fera par la standardisation en Europe et la création de champions.
– La démarche pour redonner des pouvoirs aux citoyens est très claire dans l’ouverture des données, mais tout aussi vraie dans INSPIRE : l’open data a besoin du géographique.

Je vous donne rendez-vous dans 10 ans quand INSPIRE sera oubliée à force d’être en œuvre.

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Une réponse to “Retour sur la journée du CNIG du 18.11.14”

  1. INSPIRE by clouds » Blog Archive » La fin de la saisie manuelle des métadonnées? dit:

    […] Un GeoBlog de GeoRezo.net sur la directive INSPIRE « Retour sur la journée du CNIG du 18.11.14 […]

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