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Toile géomatique francophone (6 non lus)
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sur Les requêtes d’élévation dans Giro3D
Publié: 4 October 2024, 6:27am CEST par Sébastien Guimmara
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Cet article concerne des fonctionnalités publiées avec la version 0.36 de Giro3D.
Giro3D 0.36 introduit un système de requêtes d’élévation sur les Maps. Nous allons explorer cette API ainsi que quelques cas d’usages typiques.
Pré-requis: les couches d’élévationPour bénéficier de l’API de requêtes d’élévation, une Map doit être dotée d’une couche d’élévation. Les couches d’élévation peuvent lire des données de sources diverses, comme des GeoTIFF ou des couches tuilées (comme celles fournies par l’IGN ou Mapbox).
Requêter une élévation sur une coordonnéeUne fois notre Map et notre couche d’élévation prêtes, nous pouvons commencer à requêter les élévations. Cela passe par la méthode getElevation().
// Mont-Blanc const coordinates = new Coordinates('EPSG:4326', 6.864594, 45.833641); const elevationResult = map.getElevation({ coordinates });
getElevation() ne renvoie pas directement une valeur unique, mais un objet contenant une série d’échantillons (samples). Nous pouvons ordonner ces échantillons par résolution, puis récupérer celui ayant la meilleure résolution.
if (result.samples.length > 0) { result.samples.sort((a, b) => a.resolution - b.resolution); const best = result.samples[0]; const elevation = best.elevation; console.log(`Elevation for coordinate: ${elevation} m`); }
Il est ainsi possible de requêter plusieurs Maps simultanément, d’agréger leurs échantillons, puis de récupérer le meilleur.
Requêter plusieurs maps ?Dans un contexte typique, une scène ne contient qu’une seule map. Mais il existe des scénarios ou plusieurs map dotées de données d’élévation sont présentes simultanément dans une scène, voire se chevauchent.
C’est le cas par exemple d’une scène contenant une mosaïque hétérogène de rasters d’élévation (chacun étant réprésenté par une Map). Dans ce cas nous devrons créer un objet pour stocker les résultats plutôt que de laisser getElevation() le faire pour nous, puis requêter toutes les map en leur passant cet objet:
Positionner des labels sur un terrainconst coordinates = new Coordinates('EPSG:4326', 6.864594, 45.833641); const result = { samples: [], coordinates: options.coordinates }; for (const map of allMaps) { map.getElevation({ coordinates }, result); } if (result.samples.length > 0) { result.samples.sort((a, b) => a.resolution - b.resolution); const best = result.samples[0]; const elevation = best.elevation; console.log(`Best sample for coordinate: ${elevation} m`); }
Pour en savoir plus, voir l’exemple complet sur le site de Giro3D.
Un cas d’usage typique des requêtes d’élévation est le positionnement de labels sur le terrain. Supposons que nous voulions mettre une label au sommet du Mont-Blanc, mais que nous ne disposions que de sa latitude et longitude et pas son élévation:
const labelObject = new CSS2DObject(/** options */); // Mont-Blanc const coordinates = new Coordinates('EPSG:4326', 6.864594, 45.833641).as('EPSG:3857'); labelObject.position.setX(coordinates.x); labelObject.position.setY(coordinates.y); // ... After elevation query on the coordinates labelObject.position.setZ(elevation);
Il est ainsi possible de positionner rapidement un grand nombre d’objets à la surface du terrain.
Positionnement de labels sur le terrain
LimitesLa requête d’élévation ne lit que les données actuellement présentes en mémoire, et ne fait aucune requête [HTTP.] Les données chargées dépendent du point de vue actuel : si la caméra est très éloignée du terrain, des données de faible résolution seront chargées. Cela peut avoir un impact sur la qualité du positionnement, notamment lorsque l’on se rapproche.
Pour pallier à ce problème, il suffit de procéder à une nouvelle requête d’élévation lorsque les données actuellement chargées changent. Nous pouvons pour cela ajouter un listener sur l’événement de changement d’élévation de la map, et mettre à jour les labels situées dans la zone de mise à jour (extent).
Créer un profil d’élévationfunction updateLabels(extent) { // Code } map.addEventListener('elevation-changed', ({ extent }) => updateLabels(extent));
Pour en savoir plus, voir l’exemple complet sur le site de Giro3D.
Un autre scénario typique faisant usage des requêtes d’élévation est bien sûr le profil d’élévation. Il est relativement simple de créer un profil d’élévation en utilisant 3 composants:
- les requêtes d’élévation
- les outils de dessins Giro3D que nous avons présentés dans un article précédent.
- la librairie chart.js
Dessin d’un profil d’élévation
Le profil est créé en requ?tant des dizaines, voire centaines d’élévations en un temps très court (moins d’une seconde généralement).
Bien sûr, les mêmes limites s’appliquent: il s’agit de requêter uniquement les données chargées, et aucune requête HTTP supplémentaire n’est effectuée par Giro3D. Il s’agit donc d’un cas idéal pour fournir aux utilisateurs un aperçu très rapide sans surcharger les serveurs.
Les performancesLes requêtes d’élévation sont généralement très rapides: de l’ordre de la dizaine de millisecondes.
Dans l’exemple Giro3D des profils">[https:] d’élévation, les 200 échantillons sont obtenus en moins de 200 millisecondes. Un profil de 10 000 échantillons est réalisé en moins de 400 millisecondes.
ConclusionLes requêtes d’élévation sont un moyen souple et performant de combler le fossé entre la géomatique 2D et 3D, sans nécessiter de service additionnel de type OGC WPS.
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sur Presse : RODolPh une application pour collecter efficacement les redevances dues par les opérateurs de réseaux
Publié: 3 October 2024, 9:48am CEST par Amandine Boivin, Daphné Lercier
La presse en parle?! Découvrez cet article de Michel Degoffe paru dans La Lettre du Maire n° 2332 : RODolPh, une application pour collecter efficacement les redevances dues par les opérateurs de réseaux.
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sur Nouvel article : peu d’apport des images Sentinel-1 pour le suivi du dépérissement des chênes et châtaigniers
Publié: 2 October 2024, 12:25pm CEST par Olivier Hagolle
Dans le cadre du projet SuFoSat mené au CESBIO, une collaboration entre trois laboratoires (CESBIO, Dynafor et P2PE) a permis d’évaluer l’apport des images Sentinel-1 pour la détection précoce du dépérissement sur deux essences de feuillus : les chênes et les châtaigniers sur une vaste zone (12 tuiles Sentinel-2, voir Figure 1). Des classifications ont été […]
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sur Nouveau dans QGIS 3.40 : Le support CMJN
Publié: 2 October 2024, 6:41am CEST par Julien Cabieces
Crédits : Bru-nO (Pixabay Content License)
Grâce au financement de la Métropole de Bordeaux, j’ai eu la chance de travailler sur le support du CMJN (Cyan Magenta Jaune Noir, CMYK en anglais) dans QGIS. L’objectif de la métropole est de faire tomber la dernière barrière empêchant leur migration complète depuis ArcGIS vers QGIS.
Les développements sont maintenant terminés et seront disponibles dans la version 3.40 de QGIS, prévue pour être publiée en octobre 2024, avant de devenir la prochaine LTR en février 2025. Il est cependant à noter que le support du CMJN ne sera complet que dans les versions de QGIS construites avec Qt 6 (version encore non officielle) pour des raisons expliquées dans l’article. Sur Windows, cette version n’est actuellement installable qu’en utilisant OSGeo4W (version qgis-qt6-dev).
EDIT: En réalité, la version de QGIS construite à partir de Qt 6.8 qui embarque les modifications nécessaires pour l’export PDF CMJN n’est toujours pas disponible. Plus d’information ici.
C’est quoi le CMJN ?Vous connaissez certainement le RVB qui permet de coder une couleur sur écran en choisissant la quanté de rouge, vert et bleu de cette couleur. Il est aussi possible que vous utilisiez le TSL ou TSV.
RVB – Crédits : Daniel Roberts (Pixabay Content License)
Ces 3 référentiels de couleurs permettent de coder une couleur pour un écran, le CMJN cible quant à lui les imprimantes en permettant de saisir la quantité exacte d’encre qui sera libérée lors de l’impression (d’où les 4 composantes CMJN, une par cartouche d’encre).
CMJN ( ici de gauche à droite, NCMJ ) – Crédits : Magnascan (Pixabay Content License)
Les caractéristiques du CMJN diffèrent fortement du RVB, on parle notamment de mode colorimétrique soustractif, car l’encre absorbe la lumière au contraire du RVB qui est dit additif, plus vous avez de rouge, vert, bleu plus vous vous rapprochez de la pleine lumière, le blanc.
La nature intrinsèquement différente de ces 2 espaces colorimétriques font qu’il est fortement déconseillé de convertir l’un vers l’autre. Le mieux est de choisir une couleur dans un espace (CMJN pour l’impression, RGB pour le rendu sur écran) et de s’y tenir.
Pire, l’impression d’une même couleur est différente selon l’imprimante, l’encre, le papier… Le choix d’une couleur CMJN se fait dans un espace de couleur, représenté par un fichier de profil ICC, fourni par votre imprimeur. C’est un peu l’équivalent d’un nuancier utilisé lors d’un choix de peinture.
Vous pouvez maintenant vous écharper sur la VRAIE bonne couleur d’une ligne de route – Crédits : Yanis Ladjouzi (Pixabay Content License)
Implémentation dans QGIS… et QtSuite aux développements, il est maintenant possible dans QGIS de :
- Saisir des couleurs au format CMJN, et en précision flottante ;
- Définir son mode de couleur préférentiel (RVB ou CMJN) et son espace de couleur ;
- Générer un fichier au format PDF/X-4 (prêt pour l’impression) embarquant un espace de couleur et utilisant des couleurs CMJN ;
- Permettre au moteur d’expression de manipuler des couleurs CMJN sans les convertir en RVB ;
- Gérer les rampes de couleurs CMJN ;
- Plein d’autres petites améliorations et corrections autour de la thématique des couleurs.
Selection des couleurs dans QGIS en CMJN
La belle histoire de l’Open sourceJ’ai pris un grand plaisir à participer à ce développement car il est le fruit de la collaboration de nombreux acteurs du logiciel libre.
Lors d’une première phase d’étude concernant le support du CMJN dans QGIS, on identifie rapidement que Qt, le cadriciel (framework) utilisé par QGIS pour le rendu des cartes, présente des limitations. Il convertit toutes les couleurs en RVB lors du rendu des cartes au format PDF et son support des espaces de couleurs CMJN est incomplet.
Il est donc nécessaire de le faire évoluer. Nous nous adressons donc à notre partenaire privilégié lorsqu’il s’agit de Qt, KDAB, et plus précisément Giuseppe D’Angelo qui réalise alors les développements nécessaires.
S’agissant de nouvelles fonctionnalités, ces dernières sont disponibles uniquement dans Qt 6 (Qt 5 est en fin de vie). C’est pour cette raison que le support du CMJN est incomplet dans les versions officielles de QGIS reposant encore sur Qt 5.
QGIS.org, l’association qui chapeaute le projet QGIS, a décidé de financer les développements sur Qt, charge ensuite à Oslandia de piloter ces développements puis de réaliser l’intégration dans QGIS. Cette intégration ainsi que les évolutions fonctionnelles afférentes été financé par la métropole de Bordeaux.
Mes développements ont ensuite été relus par d’autres contributeurs QGIS. (Si vous voulez en savoir plus sur le processus de contribution QGIS, vous pouvez lire un précédent billet de blog sur la qualité logicielle dans QGIS)
Enfin, je tenais à remercier spécialement Jehan, développeur sur le projet GIMP. Sa disponibilité et son exhaustivité dans nos correspondances électroniques m’ont grandement aidé à comprendre les enjeux à la fois techniques et fonctionnels du CMJN, et ont très certainement contribué à la qualité du résultat obtenu.
La suiteQGIS 3.40 sera donc capable de générer un fichier PDF/X-4 utilisant des couleurs CMJN. Qt, de son côté, améliore le support du CMJN, l’écriture PDF, et la gestion des espaces de couleurs.
Encore merci à la métropole de Bordeaux et QGIS.org pour avoir financé ces développements, et toutes les personnes impliqués dans la réalisation de ceux ci.
Nous serions ravis d’avoir des retours d’utilisateurs sur vos cas d’utilisation liés à la gestion des couleurs dans QGIS. N’hésitez pas à nous écrire ou à commenter nos posts pour nous dire comment vous utilisez ces fonctionnalités.
Ces fondations dans la gestion des espaces colorimétriques dans QGIS ouvrent la porte à de futurs perfectionnements. Si le sujet vous intéresse et que vous souhaitez contribuer, n’hésitez pas à nous contacter à infos+qgis@oslandia.com et consulter notre offre de support à QGIS.
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sur Journée d’étude : Le Fleuve sur la carte. Cartographie locale.
Publié: 1 October 2024, 1:40pm CEST par Emmanuelle Vagnon
Le 17 octobre 2024
Tours, CESR (Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance)
Salle Saint-Martin
Le fleuve sur la carte. Cartographie locale.
Journée d’étude organisés par Nathalie Bouloux (Université de Tours, CESR), Jean Senié (Université de Tours, CESR) et Camille Serchuk (Southern Connecticut State University)
- 9h30 – Camille Serchuk, Jean Senié Nathalie Bouloux et Jean-Charles Ducène : Introduction et présentation du projet
- 10h – Camille Serchuk : Cartes et paysages fluviaux en France au XVIe siècle
- 10h30 – Pause
- 10h45 – Juliette Dumasy (Université d’Orléans, POLEN) : La représentation des fleuves du Fenland sur les cartes anglaises au Moyen Âge
- 11h15 – Evelien Timpener : Late medieval river maps, their practical use and juridical implications in medieval water management
- Discussions
- 12h30 – Déjeuner
- 14h – Jean Senié : Le rôle des cartes dans les conflits frontaliers le long du Pô (fin XVe-XVIIIe siècle)
- 14h30 – Armelle Querrien : Autour de la figure de 1685 de la Théols à Issoudun: hydraulique, procès, représentations
- 15h – Pause
- 15h30 – Annette Baumann : Sovereignty rights on the river – the dispute over customs and market rights on the Elbe between the Hanseatic City of Hamburg and the Dukes of Brunswick
- 16h – Discussion générale
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sur Café géo de Paris, 15 octobre 2024 : Les Etats-Unis et le Monde, avec Philippe Etienne
Publié: 1 October 2024, 12:13pm CEST par r.a.
Un ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis rend compte de l’ampleur des défis auxquels fait face aujourd’hui la première puissance mondiale.
Café de Flore (75006), dans la salle du premier étage, mardi 15 octobre 2024, de 19h à 21h.
Philippe Etienne, ambassadeur de France aux Etats-Unis de 2019 à 2023, a accepté l’invitation des Cafés Géo pour éclairer l’assistance sur les grandes questions géopolitiques de la puissance américaine, sans oublier d’évoquer les fractures de la situation intérieure des Etats-Unis.
Moins de quatre ans après l’assaut sur le Capitole, l’élection présidentielle américaine du 5 novembre 2024 opposera l’ancien Président Donald Trump et l’actuelle Vice-Présidente Kamala Harris. Deux Amérique continuent de s’affronter dans un contexte international incertain marqué par de nombreux conflits de toute nature. L’hégémonie américaine est menacée à la fois par le spectre de la désunion à l’intérieur et par la remise en cause de l’ordre mondial né en 1945.
Philippe Etienne a été ambassadeur en Roumanie, auprès de l’UE (13 ans au total à Bruxelles), en Allemagne et en dernier lieu aux Etats-Unis (2019 2023).
Il a été conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron entre 2017 et 2019.
Il est Président de la Mission pour le 80ème anniversaire de la Libération de la France.Le Café abordera la problématique suivante : l’Europe semble dépassée par l’accumulation des crises et par la compétition entre Washington et Pékin. Comment nos démocraties peuvent- elles défendre leurs intérêts, leur souveraineté et leurs valeurs dans un monde autant déstructuré et violent ?
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sur Café géo de Chambéry-Annecy, 10 octobre 2024 : Pourquoi et comment protéger les glaciers et les écosystèmes qui leur succèdent ?
Publié: 1 October 2024, 11:44am CEST par r.a.
avec Jean-Baptiste Bosson, glaciologue et géomorphologue
10 octobre 2024, 18h, Café Terra Natura, 68 avenue des Neigeos, Seynod
Les glaciers sont de passionnants témoins de l’histoire de la Terre. Sources de terreur puis d’émerveillement, d’aventure et de connaissance, ils permettent de mieux comprendre l’évolution du climat et ses enjeux à l’Anthropocène. Basée sur des résultats récemment obtenus dans les Alpes et dans le monde, cette présentation explore l’évolution fascinante et inquiétante des glaciers sur Terre et met en lumière l’importance de protéger ces géants et les écosystèmes qui leur succèdent.
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sur Optimisation simple d’un réseau de neurones
Publié: 1 October 2024, 10:21am CEST par admin
Maintenant que l’on a appris à entraîner un réseau de neurones (un modèle) et à récupérer / créer des données d’entraînement, faisons un petit point théorique sur l’optimisation de l’entrainement de notre modèle.
Entraîner un modèle est un processus itératif : à chaque itération, le modèle fait une estimation de la sortie, calcule l’erreur dans son estimation (loss), collecte les dérivées de l’erreur par rapport à ses paramètres et optimise ces paramètres à l’aide de la descente de gradient.
Descente de gradient (rappel)La descente de gradient est un algorithme permettant de trouver le minimum d’une fonction.
Approche intuitive :
- De façon intuitive, on peut imaginer être un skieur sur une montagne. On cherche à trouver le point d’altitude la plus basse (donc, un minimum d’altitude).
- L’approche pour trouver ce minimum est de se placer face à la pente descendante et de simplement avancer pendant 5 minutes.
- Donc, 5 minutes plus tard, on se trouve à un autre point et on réitère l’étape précédente.
- Ainsi de suite jusqu’à arriver au point le plus bas.
Approche mathématique :
- La pente de la montagne correspond à la dérivée. Et, la valeur de dérivée correspond à l’inclinaison de la pente en un point donné.
- Donc, une dérivée élevée indique une pente importante. De la même façon, si la dérivée est faible, alors la pente est faible. Finalement, une dérivée nulle correspond à un sol horizontal.
- Pour le signe de la dérivée, on va à l’inverse de la pente. Plus concrètement, une dérivée positive indique une pente qui descend vers la gauche et, une dérivée négative indique une pente qui descend vers la droite.
- Une fois la direction déterminée (gauche ou droite), il reste à déterminer le pas (on se déplace pendant 5 minutes, 10 minutes, … ?). L’idéal serait de faire le pas le plus petit possible pour déterminer si on a trouvé le minimum le plus régulièrement possible. Le problème avec cette approche est le coût calculatoire : le calcul va être très lent. A l’inverse, un pas trop grand nous fera louper le minimum. Il faut donc trouver un juste milieu, ce qui se fait en spécifiant un taux d’apprentissage (learning_rate) que l’on développera par la suite.
Approches couplées :
- On peut représenter la montagne décrite dans l’approche intuitive par la fonction suivante : f(x) = 2x²cos(x) – 5x. On se restreindra à une étude sur l’intervalle [-5,5].
- Visuellement, le minimum est situé vers x ? 3.8 pour une valeur minimale de y ? -42 environ.
- On va donc appliquer la descente de gradient pour trouver ce minimum.
Pour cela, on commence par prendre un premier x (x0) au hasard. x0 = -1 -> f(x0) = 6.08)
On calcule ensuite la valeur de la pente en ce point (la dérivée f'(x0)). f'(-1) = -2sin(-1)-4cos(-1)-5 ? -5.47827
On « avance » dans la direction opposée à la pente : x1 = x0 ? ?f'(x0) (avec ? = learning_rate = 0.05). x1 ? -0.72609
On répète ensuite l’opération jusqu’à trouver xmin. xmin = 3.8
Hyperparamètres
Ce processus d’optimisation peut être influencé directement par le développeur via le biais des hyperparamètres. Ces hyperparamètres sont des paramètres ajustables qui impactent l’entraînement du modèle et le taux de convergence de ce dernier. Le taux de convergence correspond en combien d’itérations le modèle obtient un résultat optimal.
Pour entraîner le modèle, on dispose de 3 hyperparamètres :
- Nombre d’époques epochs_number : le nombre de fois où l’on parcourt l’ensemble de données
- Taille du lot d’entraînement batch_size : le nombre d’échantillons de données propagés sur le réseau avant la mise à jour des paramètres
- Taux d’apprentissage learning_rate : à quel point les paramètres des modèles doivent être mis à jour à chaque lot/époque. Des valeurs plus petites entraînent une vitesse d’apprentissage lente, tandis que des valeurs plus élevées peuvent entraîner un comportement imprévisible pendant l’apprentissage. (ref. « Descente de gradient »)
Plus concrètement, on possède initialement 2 choses :
- le modèle
- un jeu de données
On commence par découper le jeu de données en sous-jeux de données, tous de même taille. Ces sous-jeux de données sont appelés batch, tous de taille batch_size.
Ensuite, chaque batch est propagé dans le réseau (passé en entrée de celui-ci). Lorsque tous les batch sont passés par le modèle, on a réalisé 1 epoch. Le processus est alors reproduit epochs_number nombre de fois.
Ces étapes peuvent être visualisées sur l’image suivante.
Boucle d’entraînement du modèle
Avant toute chose il faut définir les hyperparamètres. Par exemple :
- learning_rate = 1e-3
- batch_size = 64
- epochs = 5
Une fois les hyperparamètres définis la boucle d’entraînement et d’optimisation du modèle peuvent commencer. Pour rappel, chaque itération de cette boucle est donc une epoch.
De façon plus précise chaque epoch est constituée de 2 phases :
- l’entraînement : itération sur le jeu de données d’entraînement afin de tenter de converger vers des paramètres optimaux.
- la validation : itération sur le jeu de données de validation pour vérifier que le modèle est plus performant et s’améliore.
A la première boucle, comme notre réseau n’a pas encore été entraîné, il a très peu de chance qu’il donne une bonne réponse / un bon résultat. Il faut alors mesurer la distance entre le résultat obtenu et le résultat attendu. Cette distance est calculée à l’aide de la fonction de perte (loss_function).
Le but est donc, au fur et à mesure des itérations de boucle, de minimiser cette loss_function afin d’avoir un résultat obtenu au plus proche du résultat attendu. On notera ici l’utilité de la descente de gradient qui, comme expliqué précédemment, est un algorithme permettant de trouver le minimum d’une fonction, ici, la loss_function.
L’optimisation consiste donc à mettre à jour les paramètres à chaque boucle pour minimiser cette fonction de perte. Cette optimisation est encapsulée dans un objet optimizer qui est appliqué sur le modèle. Ce dernier prend donc en entrée les hyperparamètres du modèle. Dans la boucle d’entrainement, l’optimisation est plus précisément réalisée en 3 étapes :
- Appel à fonction optimizer.zero_grad() : réinitialisation des gradients des paramètres du modèle. Par défaut, les gradients s’additionnent ; pour éviter le double comptage, nous les mettons explicitement à zéro à chaque itération.
- Appel à la fonction loss.backward() : rétropropagation de la prédiction de perte (loss).
- Appel à la fonction optimizer.step() : ajustement des paramètres par les gradients collectés lors de la rétropropagation.
Nous avons révisé comment entraîner un modèle de données en introduisant les concepts de hyperparamètres et touché du doigt l’importance d’un bon optimiseur.
La prochaine fois nous vous proposerons un TP pour coder notre optimiseur et étudier quelques uns des optimiseurs fournis dans pytorch.
Rédacteurs : Mathilde Pommier et Sébastien Da Rocha
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sur Selectour : migration D6 vers D10 et refonte de l'intranet Saphir
Publié: 1 October 2024, 8:30am CEST par David Bocquet
Selectour, premier réseau d’agences de voyages indépendantes en France avec plus de 1 000 points de vente répartis sur l’ensemble du territoire et les DOM-TOM, accompagne près
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sur Cartographier l'espace stratégique de la Chine
Publié: 29 September 2024, 6:26am CEST
L’objectif du rapport « Cartographier l’espace stratégique de la Chine » de Nadège Rolland (NBR, septembre 2024) est de mieux comprendre ce qui constitue l’espace imaginé de la Chine au-delà de ses frontières nationales et de ses revendications terrestres et maritimes. Les dirigeants chinois considèrent cet espace comme vital pour la poursuite de leurs objectifs politiques, économiques et de sécurité ainsi que pour la réalisation de l’essor de la Chine.
Nadège Rolland (2024). Mapping china’s strategic space, The Nation Bureau of Asian Research.
« Mapping china’s strategic space » (Rapport à télécharger en pdf)- Introduction
- Chapitre 1 : l'espace stratégique
- Chapitre 2 : le retour de la géopolitique
- Chapitre 3 : « positionnement » de la Chine : puissance et identité
- Chapitre 4 : la logique et la grammaire de l'expansion
- Chapitre 5 : conclusion : une nouvelle carte ?
Les discussions internes sur l’expansion, initiées avant l’effondrement de l’Union soviétique, sont toujours en cours en République populaire de Chine. Fortement influencées par la géopolitique classique, ces discussions sont intimement liées à la perception que le pays a de sa puissance et à ses aspirations hégémoniques. Le besoin de lutter pour conquérir de l’espace s’accompagne d’une peur persistante de l’endiguement par l'étranger. La définition d’une sphère d’intérêt et d’influence géographique élargie est apparue pour la première fois sous la forme d’une carte mentale quasi-globale vers 2013, et cette conception perdure malgré le ralentissement économique actuel de la Chine. Plus récemment, cette carte mentale s’est étendue pour inclure l’« espace » économique et idéologique ainsi que les géographies physiques.
Conséquences politiques
- Bien que les élites gouvernementales et universitaires nient farouchement les aspirations hégémoniques de la RPC, elles sont bien palpables, même si elles ne se matérialisent pas nécessairement de la même manière que dans les périodes historiques précédentes. Comprendre comment son espace stratégique est défini permet d'anticiper la direction future que pourraient prendre la politique étrangère et la grande stratégie de la Chine, à condition que ses élites continuent de croire que la puissance de leur pays s'accroît par rapport à celle des États-Unis.
- Les élites chinoises considèrent l'expansion de la Chine comme le résultat inévitable de sa puissance et de ses intérêts croissants. Elles considèrent que toute résistance extérieure et toute tentative de contenir cette expansion sont inévitables. Les puissances extérieures ne peuvent pas faire grand-chose pour apaiser les craintes de Pékin d'un encerclement ou d'un confinement hostile de la part de pays étrangers.
- L'importance géostratégique du continent eurasien et des océans qui l'entourent pour la RPC est indéniable, tout comme le lien entre les espaces stratégiques de la Chine et de la Russie. L'expansion maritime et mondiale de la Chine n'aurait pas été possible et ne pourrait pas être durable sans une zone arrière sécurisée. La Russie continuera à jouer un rôle clé dans les calculs géostratégiques de Pékin dans un avenir proche.
- La définition de l’espace stratégique de la Chine, qui a atteint une échelle quasi-mondiale, pourrait accroître le risque de contentieux, voire de conflit, notamment dans ce qu’elle définit comme ses « nouvelles frontières stratégiques ». Pékin pourrait également être déjà confrontée à la perspective d’une extension excessive, avec la nécessité éventuelle de réviser sa conception de l’espace stratégique. Il s’agit là d’une préoccupation émergente pour les penseurs stratégiques chinois, qui devrait être prise en compte par leurs homologues américains.
Le projet Mapping China's Strategic Space s'appuie sur les travaux menés par le National Bureau of Asian Research (NBR) au cours de la dernière décennie pour appréhender les tentatives des élites intellectuelles et politiques chinoises de définir une vision de leur pays comme une grande puissance sur la scène mondiale. La principale question du projet de recherche découle d'une invitation de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis à la chercheuse principale, Nadège Rolland, à témoigner lors de l'audition de mars 2021 « America's Way Forward in the Indo-Pacific » présidée par les représentants Ami Bera et Steve Chabot. Pour pouvoir répondre aux questions de la commission sur l'attitude que les Etats-Unis devaient adopter, il semblait impératif de comprendre d'abord la vision de la Chine sur la région. Il est immédiatement apparu que Pékin ne désignait pas la région comme « Indo-Pacifique » (sauf pour décrire la stratégie américaine) mais comme la « périphérie » de la Chine, ce qui suggère une conception sino-centrée de la région. Cette dénomination elle-même, ce qu'elle implique et ce qu'elle comprend mériterait d'être examinée plus en détail. C'est ainsi qu'est né le projet « Cartographie de l'espace stratégique de la Chine ».
Le rapport dirigé par Nadège Rolland contient une série de cartes sur les sphères d'influence de la Chine avec des projections intéressantes centrées sur l'océan Pacifique et l'océan Indien (cartes réalisées par Louis Martin-Vezian). A découvrir dans la conclusion du rapport : une carte originale par cercles concentriques, inspirée de la projection proposée en 2013 par le géographe chinois Hao Xiaoguang. Cela pose la question des limites d'une cartographie par aires quand l'influence s'exerce plutôt aujourd'hui à travers des réseaux.
Les cercles concentriques de l'espace stratégique de la Chine (source : Mapping china’s strategic space, 2024)
Pour compléter
You read a lot about The South China Sea as a current geopolitical hotspot. Have a look at this 1944 map from the US Navy to see that this isn't a new development at all. Really interesting map. Source: [https:]] #mapmonday pic.twitter.com/uBPItfFpCA
— Simon Kuestenmacher (@simongerman600) September 19, 2021Articles connexes
Mapping China's Strategic Space : un site d'analyse géopolitique à base de cartes
La carte, objet éminemment politique : la Chine au coeur de la "guerre des cartes"
La carte, objet éminemment politique. Quels niveaux de soutien ou de critique vis à vis de la Chine au niveau international ?
La carte, objet éminemment politique. Les tensions géopolitiques entre Taïwan et la Chine
Comment la Chine finance des méga-projets dans le monde
Étudier l'expansion de la Chine en Asie du Sud-Est à travers des cartes-caricatures
Les investissements de la Chine dans les secteurs de l'Intelligence artificielle et de la surveillance
Tentative de "caviardage cartographique" à l'avantage de la Chine dans OpenStreetMap
Trois anciennes cartes de la Chine au XVIIIe siècle numérisées par l'Université de Leiden
Etudier les densités en Chine en variant les modes de représentation cartographique
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sur Programme des Cafés géographiques de Paris : saison 2024-2025
Publié: 27 September 2024, 8:09pm CEST par Les Cafés Géo
Mardi 24 septembre 2024, Café géo au Café de Flore : Les territoires de l’extrême droite en France et en Europe, avec Béatrice Giblin, géographe.
Mardi 15 octobre 2024, Café Géo au Café de Flore : Les Etats-Unis et le Monde, avec Philippe Etienne, diplomate.
Samedi 9 novembre 2024, Institut de Géographie : Hommage à Michel Sivignon, de 10h à 12h30.
Mardi 26 novembre 2024, Café Géo au Café de la Mairie (3ème arrondissement) : Qu’est devenue la Yougoslavie ?, avec Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin, journalistes.
Samedi 30 novembre 2024, Institut de Géographie ; Conférence sur Trieste et l’Istrie, avec Daniel Oster et Henry Jacolin, de 10h à 12h.
Mardi 17 décembre 2024, Café Géo au Café de Flore : Une histoire mondiale de l’humanité, avec Christian Grataloup, géographe.
Samedi 18 janvier 2025, Institut de Géographie, de 10h à 12h. ; Conférence sur le Cambodge, avec Michel Bruneau, géographe.
Mardi 28 janvier 2025, Café Géo, au Café de Flore : Vivre au bord de la mer, avec Annaig Oiry, géographe.
Mardi 11 février 2025, Café Géo, au Café de Flore : Géographie des pandémies contemporaines, avec Guillaume Lachenal, historien.
Mardi 25 mars 2025, Café Géo au Café de Flore : Nous aurons toujours besoin des forêts, avec Laurent Testot, journaliste.
Mardi 29 avril 2025, Café géo au Café de Flore :Littérature et géographie, avec Jean-Louis Tissier, géographe, et Emmanuelle Loyer, historienne
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sur Comment les ordinateurs et les cartographes ont redessiné notre monde (Leventhal Map & Education Center)
Publié: 27 September 2024, 7:25am CEST
« Processing Place. How computers and cartographers redrew our world » : une exposition virtuelle du Leventhal Map & Education Center.
Aujourd’hui, les cartes que nous utilisons le plus souvent dans notre vie quotidienne sont réalisées par ordinateur. Même les plus simples d’entre elles s’appuient sur de vastes bases de données d’informations géographiques et sur des systèmes complexes d’analyse et de visualisation. L'exposition Processing Place invite à découvrir comment les ordinateurs et la cartographie ont fusionné et ont redessiné notre monde au cours du XXe siècle.
Le « traitement des lieux » est à prendre ici dans un sens historique non seulement en termes de calcul numérique, mais comme une partie d’un processus cartographique dynamique et en constante évolution. Faire des observations, transformer ces observations en idées et utiliser ces idées pour argumenter sur des objectifs individuels ou collectifs est une activité humaine essentielle. En confiant une grande partie de notre réflexion et de notre analyse spatiales dans la mémoire des disques durs et des serveurs informatiques, nous avons en quelque sorte rendu la cartographie moins humaine.Si les cartes informatiques en sont venues à dominer notre imagination géographique, le processus de création de données numériques ouvre la voie à la création de nvelles cartes qui répondent à de nouveaux types de questions spatiales (cf cartes avec zones tampons). La fameuse carte de William Bunge sur la Nouvelle-Angleterre après la guerre nucléaire (1988) repose sur des zones tampons circulaires et montre que la carte peut servir à envisager (éviter) des futurs possibles (ou redoutés).
Les exemples sont souvent empruntés dans l'espace proche : il s'agit principalement de plans et de cartes de l'État du Massachussets, issus des archives du Leventhal Map & Center Education. L'occasion de découvrir par exemple l'histoire de l'île Nomans Land, base militaire de la Deuxième Guerre mondiale transformée en réserve écologique et désormais fermée à tout usage public. Mais les réflexions se situent à un niveau beaucoup plus large. L'exposition donne à réfléchir à la capacité d'anticipation des cartes à travers par exemple la carte des déplacements à Chicago pour éclairer les décisions des urbanistes. Les "lignes de désir" sur cette carte de 1951 sont des modèles du futur tout autant que des cartes du présent.
Les cartes peuvent être zoomées (penser à faire défiler les flèches car certaines rubriques présentent plusieurs cartes). Avec les commentaires disponibles juste à côté, le visiteur est invité à apprécié chaque carte avec tous ses détails.
Processing Place est exposé au Leventhal Map & Education Center de la Bibliothèque publique de Boston de septembre 2024 à mars 2025. L'entrée est gratuite. Planifiez votre visite ou explorez le catalogue numérique ci-dessous :
- De l'imprimé au pixel
- Atlas informatique du Kenya
- Scène de salle informatique
- Atlas du Bangladesh
- Carte de la forêt
- Lac Istokpoga
- Visualisation des ressources
- Inventaire des terres du Canada
3. Faire une différence : l'inventaire des terres du Canada
- Ressources sur le banc Georges et les hauts-fonds de Nantucket
- Carte des baleines
- Nantucket, Massachusetts : utilisation du sol en 1985
- Comté de Nantucket : photographie aérienne (4-710), 20 septembre 1984
- Outils de dessin variés
- Film de Scribe
- Plan d'implantation illustratif : zone de renouvellement urbain du Government Center, Massachusetts R-35
- TM 5-230 Dessin topographique
- Pays du Suffolk : photographies aériennes, 1952 et 1971
- Bloc de codage FORTRAN
- Numérisation du palet
- Évaluation linéaire à 16 niveaux du lac Bullfrog
- Symboles de nuances pour traceur électrostatique - shadeset P1
- Zones tampons autour des affluents
- Contamination de l'approvisionnement en eau du DEP
- Zones du Massachusetts présentant un risque environnemental critique
- Portrait spatial des États-Unis
- Première image du Texas prise par Landsat 1
- Carte de la mission de la navette spatiale STS-7
- Atlas urbain, données sur les secteurs pour les zones statistiques métropolitaines standard (Boston, Massachusetts)
- Compter les enfants
- Atlas de la métropole d'Atlanta : les années 1970
- Hexagone
- Programme d'amélioration des quartiers de la ville de Milwaukee
- Cahier d'exercices III
- ENIAC
- Terre de Noman
- Sécurité intérieure et protection des infrastructures critiques : Projet pilote de préparation de Boston
- Exercice d'essai national – Opération Ivy
- Le sud de la Nouvelle-Angleterre après une attaque nucléaire
- Étude sur les transports dans la région de Chicago : rapport final (en trois parties), volume I
- Lumières et enseignes de la ville
- Kiosque de localisation des distances de marche
- Sélection de matériel et de brochures Etak
Environnement et justice dans les paysages anthropisés. Une expo virtuelle du Leventhal Center
Bouger les lignes de la carte. Une exposition du Leventhal Map & Education Center de Boston
America transformed : une exposition cartographique organisée par le Leventhal Map & Education Center
L'histoire par les cartes : l'histoire de la rénovation urbaine de Boston depuis les années 1920
Cartographies actuelles. Enjeux esthétiques, épistémologiques et méthodologiques
Les nouvelles façons de « faire mentir les cartes » à l'ère numérique
Du métier de cartographe et de ses évolutions
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sur DuckDB pour QGIS : nouveautés de QDuckDB version 1.0.0
Publié: 27 September 2024, 6:51am CEST par Florent Fougères
Le pluginIl y a près d’un an, en novembre 2023, dans cet article, nous vous avions présenté le plugin QDuckDB, financé par l’IFREMER et développé par Oslandia. Dans ce précédent article, nous présentions DuckDB et les caractéristiques fonctionnelles du plugin.
Depuis, en plus du financement de l’IFREMER, Oslandia a auto-investi du temps de maintenance pour corriger les bugs remontés par les utilisateurs et stabiliser les performances du fournisseur de données (provider) que contient le plugin.
Pour rappel, un provider QGIS est une interface ou une couche logicielle qui lui permet d’accéder à différentes sources de données géospatiales. Autrement dit, c’est un composant qui gère la connexion entre QGIS et les données géospatiales dans différents formats.
Cas d’usage- Récupérer les données Overtures Maps directement dans une base de données DuckDB puis les charger dans QGIS via le plugin pour les représenter ou bien effectuer des analyses spatiales. Cela apporte un vrai cas d’usage au plugin puisqu’il n’est pas possible de récupérer les données Overtures Maps dans un format SIG plus classique (shapefile, geojson par exemple)
- Chargement des données INSEE et croisement avec la BD TOPO chargée en gpkg. L’INSEE fournit des données au format parquet et avec l’extension spatiale DuckDB est bien sûr capable de charger des gpkg.
- Ce plugin est utilisable aussi bien dans l’application bureau de QGIS qu’avec QGIS Serveur. Ainsi, l’IFREMER utilise ce plugin pour diffuser sur le web des données enregistées dans une base de données DuckDB. Elles peuvent être représentées sous forme d’images (flux WMS) ou de données géométriques (flux WFS). Cette solution a l’avantage d’être facile à mettre en place (il n’y a pas besoin d’un service de base de données, les données étant enregistrées dans un fichier), tout en profitant de la vitesse du format DuckDB.
Depuis l’année passée, les deux grands axes de développement ont été les performances du plugin et la stabilité.
Par performance, on entend augmenter la vitesse de chargement des entités dans QGIS. Nous avions par exemple des coins d’ombre sur la latence, voire des crash lorsqu’une table provenant de DuckDB possédait beaucoup d’entités.
Le provider initial avait été implémenté avec le strict minimum pour fonctionner. Depuis nous avons ajouté tous les composants nécessaires à QGIS pour permettre d’être plus performant.
Enfin, le second axe de développement a été la stabilité. Ce travail a été permis par les utilisateurs qui ont remonté des bugs, que nous avons corrigés. Nous avons aussi renforcé la partie test unitaire. Parmi les choses que nous avons améliorées, on peut citer par exemple, le support des tables non géographiques, le support des vues ou encore la prise en charge des types de colonnes DATE et TIME.
Si vous souhaitez plus de détail sur ces deux points, vous pouvez consulter le changelog du projet.
Nous répercutons également chaque nouvelle version de DuckDB dans le plugin dans les jours qui suivent celle-ci, comme par exemple la sortie de DuckDB 1.1.0.
Release 1.0.0Après avoir amélioré les performances et la stabilité, nous sommes donc arrivés à un premier jalon important du provider. Nous avons implémenté tous les composants que propose QGIS pour la construction d’un provider tiers personnalisé.
Cet article annonce donc officiellement la en version 1.0.0 du plugin QDuckDB ainsi que la disparition du flag
Et ensuiteexperimental
.Mais le travail n’est pas fini pour autant. Pour rappel le plugin ne fait actuellement que du read only (lecture seule). L’étape suivante serait donc de développer le mode écriture.
On souhaite également améliorer l’intégration du plugin dans QGIS, par exemple en ajoutant une nouvelle entrée DuckDB dans l’explorateur des sources de données natif de QGIS.
Pour toutes ces nouvelles fonctionnalités à développer, nous sommes à la recherche de financement. Vous pouvez retrouver une liste non exhaustive des développements à venir en regardant les tickets taggés
To be funded
dans le projet Gitlab. Il est également possible d’ouvrir de nouveaux tickets pour des fonctionnalités auxquelles nous n’aurions pas pensé.Si vous êtes intéressé(e), vous pouvez vous signaler dans les tickets, nous contacter sur Linkedin ou bien par email à qgis@oslandia.com. Toute contribution est la bienvenue : code, documentation, financement…
Liens importants- Le code source (sous licence GPL2+)
- La documentation
- Le plugin sur le dépôt officiel QGIS
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sur 5 conseils pour bien vivre géométriquement
Publié: 26 September 2024, 2:00pm CEST
Neuvième et dernière partie du tour d'horizon des SIG sur les dessous des calculs géométriques : 5 conseils pour vivre votre meilleure vie géométrique.
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sur Oslandia x sponsor FOSS4G
Publié: 25 September 2024, 6:58am CEST par Caroline Chanlon
Le FOSS4G BE+NL se tiendra les 25-26-27 Septembre 2024 à Baerle-Duc en Belgique. Oslandia a participé à de nombreux FOSS4G précédemment, voilà d’ailleurs quelques présentations réalisées.
Cette année Oslandia est sponsor Bronze de l’événement.
Organisé par l’OSGeo, les conférences FOSS4G sont les principaux événements internationaux dédié aux logiciels libres pour la géomatique et certainement les plus dynamiques du monde de l’Open-Source ! L’événement FOSS4G BE+NL regroupe cette année les communautés Belges et Néerlandaises pour un rendez-vous plus vibrant !
Toutes les informations sont disponibles ici : [https:]]
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sur La « ville à 15 minutes » par les laboratoires Sony CSL de Rome
Publié: 25 September 2024, 4:13am CEST
Le site 15min-City a été développé par les laboratoires Sony Computer Science (Sony CSL) de Rome. L'objectif est de fournir un cadre universel pour les « villes à 15 minutes ». Le document Un cadre universel pour des villes inclusives de 15 minutes part de l'idée que les zones urbaines fonctionnent de manière plus efficace, plus équitable et plus durable lorsque les services quotidiens vitaux et les commodités essentielles sont accessibles dans un rayon de 15 minutes à pied ou à vélo. La carte fournit des informations pour un très grand noombre de villes dans le monde.Carte interactive des « villes à 15 minutes » dans le monde (source : 15min-City)
En cliquant sur une ville, on accède à une carte qui montre l'accessibilité des services à partir de chaque zone hexagonale. La couleur de chaque hexagone correspond au nombre de minutes nécessaires pour accéder à un certain nombre de services essentiels à pied ou à vélo. On peut choisir son mode de déplacement à pied ou à vélo. On peut également choisir d'afficher les temps d'accessibilité pour chaque catégorie de service (activités de plein air, éducation, approvisonnement, restauration, lieux de transport, activités culturelles, exercice physique, services publics, soins de santé). Si le temps de trajet est inférieur à 15 minutes, la zone est en bleu, sinon elle s'affiche en rouge. Tout l'intérêt du site est de pouvoir faire des comparaisons en fonction des villes et des services disponibles.
Choix d'une ville et comparaison des temps de déplacement en fonction du type de service (source : 15min-City)
L'étude de Matteo Bruno, Hygor Piaget Monteiro Melo, Bruno Campanelli dirigée par Vittorio Loreto (Sony CSL – Rome) a été présenté dans Nature Cities. Elle analyse un grand nombre de villes dans le monde et constate que, dans le cadre de la ville des 15 minutes, l'accessibilité aux services par les citoyens est très hétérogène à la fois au sein et entre les villes, ce qui signifie que les zones urbaines présentent un niveau élevé d'inégalités dues principalement à la difficulté d'accès aux services pour les citoyens.
Pour les États-Unis, on peut également consulter le site Close qui permet de découvrir les quartiers propices à la marche, au vélo et aux transports en commun. Close permet aux utilisateurs de sélectionner les destinations et les équipements importants, puis de créer une carte des temps de déplacement aux États-Unis, basée sur les temps de trajet à pied, à vélo et en transports en commun.
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Des « œufs au plat » aux « œufs brouillés » : comment la crise Covid a remodelé nos villesLe Mobiliscope, un outil de géovisualisation pour explorer les mobilités urbaines heure par heure
Portail des mobilités dans le Grand Paris (APUR)
Les villes face au changement climatique et à la croissance démographique
Data visualisations pour étudier l'expansion urbaine
Le rythme cardiaque de la ville : Manhattan heure par heure
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sur Carte détaillée des microplaques tectoniques de la Terre avec ses 1 180 terranes
Publié: 25 September 2024, 2:59am CEST
Van Dijk, JP. (2023). The New Global Tectonic Map – Analyses and Implications. Terra Nova, 2023 [La nouvelle carte tectonique mondiale : analyses et implications]
Résumé
L'article présente un nouveau modèle tectonique de la Terre, basé sur une nouvelle interprétation tectonique complète réalisée dans le cadre d'un projet de recherche conduit sur 10 années. Ce modèle repose sur une énorme quantité de données géophysiques et géologiques. Environ 11 000 éléments tectoniques (failles et chevauchements, failles transformantes, zones de rift, marges passives, crêtes d'expansion océanique et autres caractéristiques) ont été cartographiés et classés conformément à la littérature géologique. La surface complète de la Terre a été subdivisée en 1 180 terranes tectoniques plus ou moins grands. Des analyses statistiques numériques multi-échelles de la structure tectonique sur l'orientation, la longueur et la surface sont présentées sur les éléments tectoniques numérisés et les terranes classés en utilisant le premier jumeau numérique de la Terre. Une représentation graphique à travers des cartes avec différentes projections et points de vue, ainsi que des vues planétaires, est présentée pour illustrer la nouvelle subdivision. Certaines implications importantes pour les reconstructions de la tectonique des plaques sont discutées.
Carte détaillée
Une carte détaillée des microplaques tectoniques du monde a été lancée en 2023. Il s'agit d'une annexe à la publication de van Dijk (2023). Elle montre les éléments tectoniques (failles, chevauchements, zones de subduction, marges passives, zones de rift, sutures). Sur cette carte, la Terre est subdivisée en 1 180 plaques, également appelées « terranes » (à distinguer des micro-continents). La carte est accessible en haute résolution sur Google Maps et Google Earth.
Carte détaillée des microplaques tectoniques de la Terre avec ses 1 180 terranes (source : Van Dijk, 2023)
Légende de la carte :- En vert : limites des terranes (microplaques) dans les blocs continentaux
- En cyan : terranes des plaques océaniques
- En orange : terranes à l'intérieur des ceintures mobiles
- En bleu : failles transformantes océaniques
- En rouge : zones de failles dans la ceinture continentale et montagneuse
- En violet : principales zones de subduction et zones de suture
- Points orange : volcans
Un nouveau modèle de plaques tectoniques pour actualiser notre compréhension de l'architecture de la Terre
Un modèle géologique retraçant l'évolution de la surface de la Terre au cours des 100 derniers millions d'années
Cartes-posters sur les tsunamis, tremblements de terre et éruptions volcaniques dans le monde (NOOA, 2022)
Carte-poster des tremblements de terre dans le monde de 1900 à 2018 (USGS)
Analyser et discuter les cartes de risques : exemple à partir de l'Indice mondial des risques climatiques
Une anamorphose originale montrant l'exposition accrue des populations au risque volcanique
Les éruptions volcaniques et les tremblements de terre dans le monde depuis 1960
Carte lithologique de la France au 1/50 000e sur InfoTerre (BRGM)
Asteroid Launcher, un outil pour simuler l'impact d'un astéroïde sur la Terre
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sur Site internet Drupal du Groupe des Chalets
Publié: 24 September 2024, 8:00am CEST par Stéfanie Ribeiro, Simon Mellerin, Sylvain Lavielle, Pierre-Antoine Charrier, Romain Boissières
Acteur de référence du logement social sur le département de la Haute-Garonne, le Groupe des Chalets est composé de plusieurs entités dont :
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sur Le nouveau système de dessin de Giro3D
Publié: 24 September 2024, 6:33am CEST par Sébastien Guimmara
Pièce jointe: [télécharger]
Cet article concerne des fonctionnalités publiées avec la version 0.38. de Giro3D.
Giro3D 0.38 a introduit un nouveau système de dessin basé sur la classe DrawTool. et l’entité Shape.. Ce système souple permet de créer des formes manuellement ou programmatiquement.
Nous allons voir comment intégrer ces outils de dessin dans une application Giro3D.
DrawTool et ShapesL’entité Shape permet de représenter une forme arbitraire, composée de points, d’une ligne et/ou d’une surface, ainsi que de labels. Son style est configurable (couleur, épaisseur, transparence…).
L’outil DrawTool permet de créer des shapes de façon interactive en les structurant et leur donnant des contraintes (nombre de points par exemple).
Note: Il est tout à fait possible de créer et modifier des shapes sans passer par le DrawTool.
Les formes standard (points, lignes, polygones)Le DrawTool permet de dessiner des formes standard grâce à son API simple. Les méthodes create*() renvoient une Promise qui se conclut lorsque la création de la shape est terminée, où lorsque l’utilisateur annule la création avec un clic-droit. Dans ce cas l’objet renvoyé est
null
.
Création d'un point.import DrawTool from "@giro3d/giro3d/interactions/DrawTool"; const drawTool = new DrawTool({ instance }); drawTool.createPoint().then((point) => { if (point != null) { console.log("success!"); } else { console.log("cancelled!"); } });
Quelques formes standard.
Les formes avancées (secteurs angulaires, denivelés)L’objet Shape étant particulièrement configurable, il est possible de créer des formes plus complexes telles que les secteurs angulaires:
Création d'un secteur angulaire.drawTool.createSector();
Un secteur angulaire.
La méthode createVerticalMeasure() permet de créer une shape mesurant à la fois le dénivelé et la pente entre un point de départ et d’arrivée:
Création d'une mesure verticale.drawTool.createVerticalMeasure();
Une mesure de dénivelé.
Les StylesLe style des shapes est également configurable, avant la création et après, et ce, de façon dynamique. Il est possible de changer la couleur, l’épaisseur des traits et des bordures, la taille des points, la transparence…
Changement de couleur.
Changement de taille de points.
Changement d’épaisseur de ligne.
Les labelsTous les composants d’une shape peuvent recevoir un label:
- les points
- les segments de la ligne
- la ligne entière
- la surface
- les lignes verticales
Ces labels sont entièrement configurables dans leur contenu. Il est par exemple possible d’afficher la coordonnée géographique des points, l’indice de chaque point dans une ligne ou un polygone, ou tout autre information.
Un label affichant la coordonnée d’un point.
Des labels affichant l’indice de chaque point d’un polygone ainsi que l’aire du polygone.
Pour spécifier un contenu personnalisé, il suffit de passer une fonction de formatage durant la création de la shape:
Une fonction de formatage renvoyant toujours le même texte.import { type SegmentLabelFormatter } from "@giro3d/giro3d/entities/Shape"; const helloWorldFormatter: SegmentLabelFormatter = () => { return "hello, world!"; }; drawTool.drawLineString({ segmentLabelFormatter: helloWorldFormatter, showSegmentLabels: true, });
Des labels affichant l’indice de chaque point d’un polygone ainsi que l’aire du polygone.
Pour afficher les longueurs en pieds, nous pouvons utiliser la fonction suivante:
Une fonction de formatage convertissant les longueurs en pieds.const feetFormatter: SegmentLabelFormatter = (values) => { return (values.length * 3.28084).toFixed(0) + " ft"; });
Des longueurs exprimées en pieds.
Editer une shapeIl est également possible de modifier une shape après sa création, grâce à la méthode enterEditMode() du DrawTool. En mode édition, il est possible d’insérer et supprimer des points, et les déplacer.
Editer toutes les formes de la scène.drawTool.enterEditMode();
Il également possible de restreindre les shapes éditable en passant une liste:
Editer uniquement les formes shape1 et shape3 et ignore les autres.drawTool.enterEditMode({ shapesToEdit: [shape1, shape3] });
Le DrawTool respecte les contraintes associées à chaque shape, et peut interdire certaines opérations invalides, comme l’insertion d’un point dans un secteur angulaire (qui ne peut contenir que 3 points), ou la réduction du nombre de points d’un polygone à moins de 3 points.
L’édition d’une shape. Déplacement, insertion et suppression de points.
L’export GeoJSON et OpenLayersSi une shape correspond à un type de géométrie connu de GeoJSON (point, ligne ou polygone), il est alors possible de l’exporter dans ce format.
Exporter une shape en GeoJSON.const geojson = shape.toGeoJSON();
A noter que le ré-import d’un GeoJSON sous forme de shape n’est pas actuellement supporté directement dans Giro3D, mais il est présent dans l’exemple drawtool..
Il est également possible de l’exporter sous forme de feature OpenLayers.:
Exporter une shape en feature OpenLayers.const feature = shape.toOpenLayersFeature();
Cette feature peut ensuite être ajoutée à une couche vectorielle affichée sur une map. C’est ce qui est fait dans l’exemple digitization..
Une shape numérisée.
ConclusionLe nouveau système de dessin permet de nombreuses applications :
- création d’annotations
- prise de mesures de distance, surface et angles
- tracé de profils d’élévation
- numérisation de features
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sur Une cartographie inédite des cours d’eau officiels pointe les incohérences de la réglementation
Publié: 22 September 2024, 7:06pm CEST
Les cours d’eau français, qui n’ont de définition officielle que depuis 2015, sont inégalement protégés d’un département à l’autre, où un même cours d’eau pourra successivement gagner ou perdre ce statut réglementaire. Des disparités qui peuvent affecter la santé des bassins versants. C’est ce que montre une récente étude qui a voulu reconstituer la carte de tous les cours d’eau officiellement reconnus dans notre pays, une démarche unique au monde. Portée par les chercheurs Mathis Messager, Herve Pella et Thibault Datry, elle place sur une seule et même carte les différents cours d'eau français et leur degré de classification.
Cartographie des cours d'eau par département (source : Messager, Pella, Datry, 2024).
Pour évaluer les implications de la définition légale et de la cartographie des cours d’eau réalisée au titre de la loi sur l’eau à l’échelle nationale, les auteurs ont compilé et harmonisé 91 cartes départementales couvrant toute la France métropolitaine, sauf la Corse. Cette nouvelle carte nationale des cours d’eau comprend plus de 2 millions de tronçons couvrant 93 % de la France métropolitaine, le reste ayant été laissé de côté au cas par cas par certains départements.L'hydrographie est sociale et politique, insistent les auteurs. « L'effacement d'un cours d'eau sur une carte réglementaire peut se traduire par son efficacement réel du paysage, en le rendant vulnérable au remblaiement, au creusement de fossés [...] ou aux prélèvements d'eau. » Cela montre bien qu'on ne peut pas détacher la dimension technique des données de la dimension politique de leur usage. Le traitement de l'information est un continuum politique.
L'hydrographie est sociale et politique (source : Messager, Pella, Datry, 2024).
Pour en savoir plusMessager, M. L., Pella H., Datry, Th. (2024). Inconsistent Regulatory Mapping Quietly Threatens Rivers and Streams [Une cartographie réglementaire incohérente menace silencieusement les rivières et les ruisseaux], Environmental Science & Technology, September 19, 2024.
« Une cartographie inédite des cours d’eau officiels pointe les incohérences de la réglementation » (The Conversation)
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Etudier les risques de pénurie d'eau dans le monde avec l'Atlas Aqueduct du WRI
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sur Prenez date : Les Jumeaux numériques des territoires, évènement international à Caen les 26, 27 et 28 mai 2025
Publié: 21 September 2024, 9:54am CEST
Prenez date : Les Jumeaux numériques des territoires, évènement international à Caen les 26, 27 et 28 mai 2025
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sur Pour un spatio-féminisme. De l'espace à la carte (Nepthys Zwer)
Publié: 19 September 2024, 8:50am CEST
Nos usages de l'espace reflètent notre situation sociale. En effet, le rapport qu'une personne entretient avec l'espace en dit long sur la place et le rôle qui lui reviennent en société. Où et comment habite-t-elle, vit-elle, travaille-t-elle ? Dans quel périmètre sa vie se déploie-t-elle ? Comment se déplace-t-elle et à quelle vitesse ?Zwer Nepthys (2024). Pour un spatio-féminisme. De l'espace à la carte. La Découverte
Dans cet essai novateur, richement illustré et nourri de théories féministes, Nepthys Zwer mobilise l'approche spatiale pour apporter un nouveau regard sur les phénomènes d'aliénation, de soumission et de domination. Alors que la cartographie a toujours été employée et instrumentalisée par les pouvoirs dominants masculins, Nepthys Zwer se sert de la contre-cartographie pour révéler d'autres aspects de notre rapport à l'espace et explorer au travers des représentations mentales, imaginaires et culturelles, l'assignation dans l'espace public. Cet ouvrage cherche les voies d'une émancipation, non seulement pour dénoncer mais aussi pour dépasser les situations d'inégalité et d'injustice sociale que subissent les groupes subalternes.
Nepthys Zwer, chercheuse en histoire, est une spécialiste de l'œuvre d'Otto Neurath et du système graphique d'information Isotype. Elle est notamment l'autrice de L'Ingénierie sociale d'Otto Neurath, paru aux PURH en 2018 et de Cartographie radicale. Explorations (Dominique Carré/La Découverte, 2021) avec Philippe Rekacewicz, et a dirigé Ceci n'est pas un atlas (Éditions du commun, 2023). Elle anime imagomundi.fr, site de recherche indépendant dédié à nos représentations de l'espace.
Pour en savoir plus
« Le spatio-féminisme selon Nepthys Zwer ». Interview de l'autrice par Quentin Lafay dans le cadre du podcast L'Idée sur France Culture. Notre espace ne relève pas de l'évidence avec laquelle on l'arpente au quotidien. La ville est-elle un espace neutre ? Comment l’espace et la géographie participent à construire les inégalités entre les hommes et les femmes ? En quoi notre rapport à l'espace est-il genré ?
« Le spatio-féminisme ». Le mot est présenté dans l'émission Zoom zoom zen sur France Inter. Alors que la cartographie a toujours été employée et instrumentalisée par les pouvoirs dominants masculins, Nepthys Zwer se sert de la contre-cartographie pour révéler d'autres aspects de notre rapport à l'espace.
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Sous le calque, la carte : vers une épistémologie critique de la carte (Denis Retaillé)
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sur [Équipe Oslandia] Florent, développeur SIG
Publié: 19 September 2024, 7:10am CEST par Caroline Chanlon
Son Bac Scientifique ne prédestinait pas forcément Florent vers des études de Géographie, pourtant, il s’oriente vers une Licence de géographie. Son choix s’explique car il a un intérêt certain pour la géographie et la cartographie. Lors de cette licence il découvre les SIG qui sont au programme du cursus.
« J’aimais la géographie et j’avais une appétence pour l’informatique. J’ai fait des stages d’été pendant ma licence qui ont confirmé mon choix, j’ai continué en master SIGAT (Géomatique) à Rennes (dans la même promo que Vincent Bré
Parcours professionnel»
Pendant le master, Florent participe à des ateliers professionnels avec des entreprises dont Suez Consulting. Bilan de la rencontre : un stage puis une embauche au sein de la filiale bureau d’étude et conseil de Suez.
Pendant 4 ans, il est géomaticien et a pour missions de traiter, produire, stocker et administrer la donnée géographique relative au déploiement du réseau de fibre optique. Mais également de développer des outils pour automatiser ces tâches.
« Je ne suis pas développeur de base, j’ai commencé à toucher un peu au développement et j’ai eu envie d’aller sur ce métier. J’avais en tête une liste des entreprises qui me plaisaient et Oslandia en faisait partie ! »
Florent a été embauché chez Oslandia en janvier 2023 au poste de développeur SIG. Au quotidien, il réalise des développements autour de l’écosystème QGIS et développe des plugins. Il travaille également sur tout ce qui tourne autour des bases de données PostgreSQL / PostGIS.
Projet emblématiqueLe développement du plugin DuckDB pour QGIS ! DuckDB est un format de base de données initialement non supporté par QGIS et le plugin apporte un provider de données qui permet à QGIS de pouvoir lire les données. Ce plugin a été financé l’Ifremer : [https:]]
Technologies de prédilection#QGIS #PostgreSQL #PostGIS #Python #DuckDB
PhilosophieToujours faire simple et efficace !
Oslandia en 1 motExpertise
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sur Guide de l'Insee pour faciliter l’accès aux données
Publié: 18 September 2024, 2:46pm CEST
L'Insee publie un guide pour faciliter l'usage des données et moderniser leur diffusion par une API unique appelée Melodi (Mon Espace de Livraison des données en Open Data de l’Insee). L'occasion de présenter ses jeux de données sous la forme d' « hypercubes » dont les dimensions sont les axes d’analyse.Cube et tranche de cubes sur les salaires nets moyens en 2021 selon le sexe, l’âge et la catégorie socioprofessionnelle
(source : Insee, 2024)L’Insee diffuse chaque année sur son site environ 5 000 fichiers XLSX ou encore 70 000 séries historiques (par exemple la série du produit intérieur brut depuis 1949 ou les séries mensuelles des indices de prix à la consommation). Avec le développement de la donnée, un enjeu très fort est de rendre cette offre la plus à jour, lisible et accessible. Pour cela, de nombreux défis sont à relever : ils portent sur l’importance des formats de données, la documentation et ses standards mais aussi sur les services comme la datavisualisation, le cataloguage ou encore la navigation dans les données, sans oublier les APIs indispensables à l’utilisation par des machines.
Sommaire- Présenter simplement de très nombreuses données
- Des figures pour faciliter l’accès aux données
- Télécharger des données pour les réutiliser
- Organiser l’offre de fichiers de données
- De la nécessité de normer les fichiers pour les utiliser facilement
- Des données structurées sous la forme de cubes multidimensionnels
- Un catalogue pour découvrir les jeux de données
- Naviguer dans les cubes pour analyser les données
- Le moissonnage des données par les machines
- Encadré. Comment utiliser une API ?
- La nouvelle offre de diffusion de l’Insee
- Et demain ?
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Etudier les mobilités scolaires à partir des données de déplacements domicile-études de l'Insee
L'INSEE propose une nouvelle typologie des aires urbaines en fonction de leur niveau d’attraction
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sur Le satellite Sentinel-2C livre ses premières images (ESA - Copernicus)
Publié: 18 September 2024, 11:53am CEST
Le troisième satellite Copernicus Sentinel-2 a été lancé depuis le port spatial de l'Europe en Guyane française à bord de la dernière fusée Vega le 5 septembre à 03h50 CEST (4 septembre 2024, 22h50 heure locale).
Moins de deux semaines après sa mise en orbite, Sentinel-2C a livré ses premières images (septembre 2024). Ces vues spectaculaires de la Terre offrent un avant-goût des données que ce nouveau satellite fournira à Copernicus, le programme européen d'observation de la Terre de l'Agence spatiale européenne.
Comme ses frères et sœurs, Sentinel-2A et Sentinel-2B, le satellite embarque un imageur multispectral qui prend des images en haute résolution des terres, des îles et des eaux intérieures et côtières depuis son altitude orbitale de 786 km. Avec une largeur de bande de 290 km, il fournit des images continues dans 13 bandes spectrales avec des résolutions de 10 m, 20 m et 60 m.
The first images from #Sentinel2C, Europe's latest high resolution Earth Observation satellite, have been released!
— Simon Proud (@simon_sat) September 17, 2024
They look wonderful, congrats to the team!
See the full article with more images here: [https:]] [https:]] pic.twitter.com/a3C3lXIg7C
Articles connexes???????The natural disaster has been declared by #Portugal for the ongoing #wildfire emergency. There are 150 fires burning and engulfing cities like #Porto #Aveira with almost 80000Ha in 3 days tHere the #Sentinel3 view of Sept.17 with SWIR hotspot. #ClimateEmergency pic.twitter.com/xIFegC65rm
— SatWorld (@or_bit_eye) September 17, 2024
Images satellites Spot 6-7 accessibles en open data
Les images satellites Spot du CNES (1986-2015) mises à disposition du public
Images satellites Maxar à télécharger en open data
Images satellites Landsat 9 mises à disposition par l'USGS
Blanchissement des coraux et suivi satellitaire par la NOAA
La NASA met à disposition plus de 11 000 vues satellitaires prises ces 20 dernières années
Les photos de la Terre prises par Thomas Pesquet lors de ses missions spatiales
Animer des images satellites Landsat avec Google Earth Engine et l'application Geemap
Comment les frontières politiques façonnent les paysages. Une série d’images satellites Planet en haute résolution
Cartographier les bâtiments en Afrique à partir d'images satellites
Carte des précipitations mondiales (2007-2021) enregistrées par les satellites du programme EUMETSAT
Rubrique outils et images satellitaires
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sur [Book] Représenter le territoire : concepts, définitions, construction
Publié: 17 September 2024, 7:59pm CEST par Françoise Bahoken
Cet ouvrage académique de fond mérite le détour, car il fait le point sur les aspects théoriques et conceptuels, méthodologiques et pratiques de la représentation sociale du territoire selon différents points de vue.
Dirigé par Clarisse DIDELON-LOISEAU (Professeure de géographie à l’Université Panthéon-Sorbonne – Paris 1) et Arnaud BRENNETOT (Professeure de géographie à l’Université de Rouen), il est édité aux Presses universitaires de Rennes et rassemble plusieurs chercheurs rassemblés autour de deux mots-clés : territoire et représentation.L’ouvrage résulte des échanges qui prirent initialement part lors du colloque international Représenter le territoire organisé par Collège international des sciences du territoire (CIST) de 2018 – voir les proceedings sur HALsciences et les retranscriptions vidéos du colloque.
Il est formé de six chapitres qui présentent la variété des représentations territoriales et des modalités de leur appréhension dans différents champs disciplinaires et d’application.
A commander sur le site de l’éditeurGéographe et cartographe, Chargée de recherches à l'IFSTTAR et membre-associée de l'UMR 8504 Géographie-Cités.
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sur Refonte de l'accueil de l'HydroPortail du SCHAPI
Publié: 17 September 2024, 10:01am CEST par Pierre-Antoine Charrier, Sylvain Lavielle, Benjamin Marguin
L’HydroPortail est à la base du travail des hydrologues, gestionnaires de la ressource en eau, bureaux d’études et particuliers, utilisant des données quantitatives en rivière. C’est donc un outil métier central du système d’informatio
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sur Le nouveau mode Globe de Giro3D
Publié: 17 September 2024, 7:00am CEST par Sébastien Guimmara
Dans cet article, nous approfondissons la nouveauté majeure de Giro3D : le mode globe.
Note: Cet article concerne une fonctionnalité à venir, et certains détails peuvent être amenés à changer d’ici la version finale.
Les systèmes de coordonnées projetésJusqu’ici, il n’était possible d’afficher dans Giro3D que des cartes (Map) basées sur des systèmes de coordonnées projetés, tels que Web Mercator, utilisé sur la majorité des services de webmapping tel que Google Maps ou Lambert 93 bien connu des géomaticiens français.
Dans une scène 3DDans une scène Giro3D, tout est 3D. Cela signifie qu’un repère projeté à 2 axes sera tout de même représenté dans un espace à 3 dimensions (le troisième axe restant « virtuel »).
Une carte OpenStreetMap affichée dans Giro3D via l’entité Map. Même si la carte elle-même est en 2D, elle peut être affichée sous différents angles par la scène 3D.
Les systèmes de coordonnées non-projetésLe mode Globe de Giro3D se base sur un système de coordonnée géocentrique, dans lequel le repère a pour origine le « centre » de la Terre (ou de tout autre objet sphérique). Cet objet sphérique est modélisé par un ellipsoïde.
By Chuckage – Own work, CC BY-SA 4.0, [https:]
Dans ce type de repère, les coordonnées géodésiques (exprimées en angles, comme la latitude et la longitude, et en mètres pour l’élévation) doivent être converties en coordonnées cartésiennes (exprimées en unités linéaires, comme les mètres), pour pouvoir être affichées dans le navigateur. Cette conversion géodésique / cartésien est effectuée par l’objet Ellipsoid, qui est à la base de la représentation des globes.
Le mode GlobeGiro3D permet d’afficher un globe d’après un ellipsoïde arbitraire ou (ou bien d’utiliser l’ellipsoïde par défaut WGS84). Pour ce faire, il faut instancier une entité de type Globe plutôt que Map:
Un globe avec les paramètres par défaut.const defaultGlobe = new Globe();
Création d'un globe aux paramètres de la Luneconst moon = new Globe({ ellipsoid: new Ellipsoid({ semiMajorAxis: 1_738_100, semiMinorAxis: 1_736_000, }), });
Les fonctionnalités du Globe sont quasiment identiques à celles d’une Map. On peut y afficher une couche d’élévation (ElevationLayer), un nombre illimité de couches de couleur (ColorLayer), et bénéficier de toutes les autres fonctionnalités comme les graticules, les courbes de niveau, l’éclairage dynamique…
La principale différence se situe sur le fait que le Globe utilise simultanément deux systèmes de coordonnées: géodésique et cartésien, selon la fonctionnalité considérée.
Par exemple, le graticule utilisera le système géodésique pour exprimer le pas de la grille (en degrés). Les emprises des différentes couches seront également exprimées en coordonnées géodésiques (largeur et longueur en degrés).
Les repères relatifsNous avons dit que par défaut, le point d’origine de la scène 3D est le même que le point d’origine du repère géocentrique. Cependant, il est possible de déplacer le globe dans la scène, afin de représenter des systèmes orbitaux ou un système solaire complet:
Déplacement du Globe de la lune à 384 000 km de la terremoon.object3d.translateX(384_000_000);
Anatomie d’un globe
De façon très similaire à l’entité Map, l’entité Globe se découpe en plusieurs composants optionnels.
Le globe nu se compose d’une surface ellipsoïdale, et d’une couleur de fond.
Le globe seul, accompagné d’un graticule permettant de visualiser la courbure terrestre.
Nous pouvons y ajouter une couche d’élévation (ElevationLayer) colorisée par une rampe de couleurs (ColorMap):
Une couche d’élévation colorisée par une ColorMap.
Nous pouvons également y ajouter des couches de couleur (ColorLayer), en nombre illimité. Ajoutons la couche Mapbox satellite:
La couche Mapbox satellite
Ajoutons également une couche de nuages (issue de la NASA):
Une couche de nuages
Puis un éclairage dynamique, grâce à une lumière directionnelle three.js (DirectionalLight):
L’éclairage dynamique
Il est possible de modifier l’éclairage pour le faire correspondre à une date précise.
Enfin, ajoutons une atmosphère grâce à l’entité Atmosphere:
Le globe final
ConclusionLe nouveau mode Globe permettra de créer des scènes gigantesques à l’échelle d’une planète, ou même d’un système solaire entier. Doté de la même API que l’entité Map, il est simple à utiliser.
Avantages de l’entité Globe- Adapté aux très grandes scènes, voire à la planète entière
- Élimine les distorsions causées par les projections cartographiques
- Permet de visualiser les cycles jour/nuit à l’échelle de la planète
- Permet de visualiser des objets en orbite, comme la Lune ou des satellites artificiels
- Permet de visualiser l’horizon
- Adapté aux scènes locales (quelques kilomètres carrés), ou bien aux cartes 2D (OpenStreetMap, etc)
- Plus simple à manipuler pour les utilisateurs habitués aux outils cartographiques 2D
- Les axes de la scène sont identiques aux axes du système de coordonnées, ce qui simplifie les mesures
- Moins gourmand en ressources matérielles, car moins de transformations à effectuer
- Éclairage plus simple à réaliser
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sur Giro3D – les dernières nouveautés
Publié: 17 September 2024, 7:00am CEST par Sébastien Guimmara
Introduction
Nous avons le plaisir de vous annoncer une série de mises à jour significatives pour Giro3D, la bibliothèque 3D Web de visualisation géospatiale. Ces nouvelles fonctionnalités viennent renforcer les capacités de notre bibliothèque et sont conçues pour améliorer à la fois la précision et l’efficacité de vos projets de visualisation 3D Web.
Mode Globe Prévu pour Giro3D 0.40Les prochaines versions de Giro3D verront l’arrivée du tant attendu mode globe, permettant d’afficher des globes variés (planètes, lunes, étoiles). Le mode Globe supportera les mêmes fonctionnalités que les cartes planes (Map): nombre illimité de couches de couleurs, terrain, et bien d’autres.
Modes de fusion des couches images Depuis Giro3D 0.39Inspiré par QGIS, il est désormais possible de spécifier un mode de fusion pour les couches d’une Map. Les modes de fusion disponibles sont: aucun, normal (la valeur par défaut), additif et multiplicatif. Ces modes de fusion permettent d’obtenir des effets visuels spécifiques, ou contourner l’absence de canal de transparence dans la couche image. Il est par exemple possible d’afficher une couche nuageuse grâce au mode additif, et ce même si la couche est entièrement opaque.
Outils de dessin et de mesures Depuis Giro3D 0.38Tracer des lignes, points, polygones, secteurs angulaires… Le nouveau système de dessin de Giro3D permet de mesurer précisément des distances, angles, pentes, hauteurs et surfaces. Les objets créés peuvent être aisément exportés en GeoJSON.
API de styles des features 3D Depuis Giro3D 0.38Giro3D permet d’afficher des features au standard Simple Feature (fichiers GeoJSON, flux WFS…), drapées ou non sur une Map. Jusqu’ici, les APIs de styles étaient très différentes entre la version drapée et non drapée. Les différences ont été considérablement réduites afin de fournir aux utilisateurs une API similaire (à quelques exceptions près).
Gestion des pertes de contexte WebGL Depuis Giro3D 0.38Nous vous avions parlé précédemment dans la 1′ tech de WebGL, la bibliothèque graphique permettant l’affichage de scènes 3D dans le navigateur. Cette bibliothèque est utilisée intensivement par Giro3D, et il peut arriver que la connexion au contexte graphique soit perdue, empêchant la scène de s’afficher correctement.
Giro3D gère désormais intelligemment la perte et la restauration du contexte graphique afin de restaurer l’affichage de la scène tel qu’elle se présentait avant l’interruption.
Support des classifications de nuages de points Depuis Giro3D 0.37Les classifications de nuages de points apportent une nouvelle dimension à l’analyse de données géospatiales. En permettant une catégorisation précise des points, cette fonctionnalité simplifie la gestion des informations complexes et contribue à une meilleure interprétation des données géographiques.
Giro3D supporte désormais l’affichage des points classifiés et permet de modifier la couleur et la visibilité de chaque classification.
Requêtes d’élévation Depuis Giro3D 0.38Giro3D supporte désormais les requêtes d’élévation sur les données de terrain. Il est ainsi possible de calculer très rapidement un profil d’élévation (y compris sur un grand nombre de points), ainsi que de positionner précisément des objets à la surface d’un terrain (véhicules, symboles…).
Eclairage dynamique et ombres portées Prévu pour Giro3D 0.40Il sera également possible d’éclairer les terrains avec les lumières dynamiques du moteur three.js, afin, par exemple, de simuler l’ensoleillement et les ombres portées des montagnes.
Images panoramiques 360° Prévu pour Giro3D 0.40Giro3D permettra d’afficher des images panoramiques massives (plusieurs centaines de megapixels) de façon optimisée.
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sur Piloter son entreprise grâce à l’open source : c’est possible ?
Publié: 17 September 2024, 6:38am CEST par Caroline Chanlon
Chez Oslandia, l’open source fait partie intégrante de la culture d’entreprise. « OS » dans « Oslandia » c’est « Open Source »
Le choix s’est donc naturellement tourné vers des outils de pilotage libres.
GitLab est l’outil utilisé pour le suivi de la production, des tâches d’administration, du plan de formation, ainsi que l’organisation de la communication ou du recrutement.
Côté ERP, c’est l’ERP open source Dolibarr qui est utilisé pour gérer la comptabilité depuis le 1er janvier 2023 et Superset pour la réalisation de Dashboards avec des graphiques pour le suivi des indicateurs de pilotage de la société.
L’utilisation de ces outils apporte des possibilités de personnalisation avancés car on peut développer des modules sur mesure, mais permet également d’appliquer le principe de transparence auprès de l’ensemble des collaborateurs qui peuvent proposer des idées, participer aux décisions et à la vie de l’entreprise.
Adapter les outils au fonctionnement de l’entreprise et pas l’inverse, c’est une force que permet l’opensource !Vincent, co-fondateur et CEO d’Oslandia :
« Quand on accueille de nouveaux collaborateurs, ils sont parfois décontenancés par l’utilisation massive des outils de suivi sur GitLab, mais après un temps d’adaptation, tous reconnaissent l’efficience et le confort d’utilisation, avec un travail asynchrone, fluide, l’historisation et la capitalisation de l’information, et une transparence quasi complète ! »
Catherine, directrice administrative, financière et RH d’Oslandia
« J’ai longtemps travaillé sur des outils propriétaires. En arrivant chez Oslandia, j’ai par la force des choses dû composer et m’adapter avec ces outils dans mon travail. Certains outils comme Gitlab m’ont complètement séduite tant sur la praticité de l’utilisation que dans l’aide quotidienne pour l’organisation administrative. Une vraie découverte !
Côté gestion financière et RH, l’utilisation de Dolibarr combinée avec Superset a été un peu plus complexe dans la mise en place, mais c’est souvent le cas pour tout déploiement d’un ERP… Superset est assez technique et moins intuitif pour une personne « non dév ».
Mais passé cette phase d’adaptation et de paramétrage, ces outils OpenSource ont l’avantage de permettre de suivre le pilotage financier efficacement et sur des budgets maîtrisés, et d’avoir une grande liberté dans l’utilisation et la transparence des données. »
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sur RODolPh : 1ère plateforme web de gestion de la redevance d’occupation du domaine public
Publié: 16 September 2024, 9:57am CEST par Amandine Boivin
Makina Corpus Territoires lance la plateforme RODolPh
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sur Velotrain, un site pour calculer des itinéraires en train avec son vélo
Publié: 15 September 2024, 7:32pm CEST
Le site Velotrain.fr répertorie les itinéraires que l’on peut prendre en train avec son vélo sans avoir à le démonter. La carte interactive permet de calculer des itinéraires et d'afficher les zones accessibles à vélo en 15mn, 30mn et 60 mn (isochrones en vert et orange).Carte pour calculer son itinéraire sur le site Velotrain.fr
Le principal défi pour réaliser ce type de site : avoir accès aux données. La SNCF ne fait rien pour faciliter un accès direct à ce type d'information. Clément Férey, concepteur du site Velotrain, a dû extraire les infos à partir des données de la SNCF sur les lignes ferroviaires. Il explique sa méthode dans une interview pour Transition Vélo. Le site de la SNCF Data.sncf.com fournit 207 jeux de données en open data. Les données concernent les types de lignes, les gares, les trafics de voyageurs, les émissions de CO2, etc... Les jeux de données mis à disposition sont conséquents mais pas toujours très exploitables ni faciles à visualiser via l'interface cartographique. Le site Velotrain utilise aussi des données d'OpenCycleMap, complétées avec les voies vertes de VeloDataMap, une base de données plutôt pensée pour les collectivités.
La carte concerne uniquement les trains Intercités et les TER, car les TGV n'acceptent pas de vélo à bord. Sur des itiniéraires comme par exemple la transversale Lyon-Bordeaux, les temps de transport peuvent être assez longs. Ils se sont même rallongés si on compare aux années 1950-60. Voir cet article : La liquidation de relations ferroviaires transversales en France : une douloureuse comparaison avec les horaires 1961 et 1956). Sur ce type d'itinéraires, on n'a pas trop le choix à part faire des haltes en vélo !
VeloDataMap remplace ce qu'on appelait précédemment le « WebSIG » de Vélo & Territoires depuis juillet 2023 (voir cet article). Portail cartographique dédié au vélo, il permet de naviguer et télécharger des données d’itinéraires et d’aménagements cyclables. Il offre également la possibilité, pour tout agent de collectivité détenteur d’un accès personnel, d’éditer cette même donnée directement depuis son navigateur Internet et d’accéder à d’autres fonctionnalités telles que l’administration des signalements.
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sur [EXPO] Les migrations au travers des cartes : l’Ukraine, en décembre 2023
Publié: 15 September 2024, 5:15pm CEST par Françoise Bahoken
Dans le cadre de l’Olympiades Atrium Humanités et sciences sociales (HSS), la Faculté Sociétés & Humanités de l’Université Paris Cité a réalisé, avec le soutien du service Recherche de la Ville de Paris, une exposition intitulée Les migrations au travers des cartes.
L’objectif d’explorer les migrations contemporaines a porté l’attention sur trois cartes, parmi lesquelles la carte Ukrainian Refugees Welcome que nous avions initialement réalisée, pour le parcours permanent du Musée national de l’histoire de l’immigration (MNHI) – et initialement publiée ici en 2022.
La version suivante de la carte exposée, est donc une actualisation en décembre 2023.
Ukrainian refugees welcome (2023)
Cette manifestation, gratuite et pour tous les publics, s’est tenue du 11 au 14 septembre à la Cité Audacieuse, à Paris XIVe.
Billet lié :
Ukrainian refugees welcome (2023)
Géographe et cartographe, Chargée de recherches à l'IFSTTAR et membre-associée de l'UMR 8504 Géographie-Cités.
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sur Cartographier l'anthropocène à l'ère de l'intelligence artificielle (IGN, 2024)
Publié: 13 September 2024, 4:08pm CEST
L’IGN publie une nouvelle édition de son Atlas « Cartographier l’anthropocène » sur la thématique de l’intelligence artificielle au service de la transition écologique.Lorsqu’en 1950 Alan Turing pose la question « les machines peuvent-elles penser ? », se doute-t-il que l’intelligence artificielle (IA), dont il sera l’un des pères fondateurs, nous permettra de remonter le temps en retraçant l’évolution de l’occupation des sols ? Imagine-t-il que l’IA permettra de suivre le changement climatique, de modéliser les risques et donc de mieux les anticiper ?
Si l’IA est depuis longtemps intégrée dans les méthodes d’observation et de modélisation du territoire, l’arrivée des technologies de Machine Learning, Deep Learning et d’IA générative permet d’accélérer sa cartographie à partir de données de télédétection. Pour le Directeur général adjoint de l’IGN, Nicolas Paparoditis, cette accélération est indispensable pour éclairer les politiques publiques dans un contexte de transition écologique et de transformation rapide des territoires. Il nous explique comment l’IA est aujourd’hui centrale dans les projets de l’institut cartographe, acteur technologique innovant.
Cartographier l'anthropocène à l'ère de l'intelligence artificielle
- Connaissance et suivi de l'environnement
- Gestion des risques
- Forêt
- Agriculture
- Urbanisme
- Énergie
Articles connexes
Cartographier l'anthropocène. Atlas 2023 de l'occupation du sol (IGN)
Atlas IGN des cartes de l'anthropocène (2022)
Paul Crutzen et la cartographie de l'Anthropocène
Les territoires de l'anthropocène (cartes thématiques par le CGET)
Cartes et données sur l'occupation des sols en France (à télécharger sur le site Theia)
Dynamic World : vers des données d'occupation du sol quasi en temps réel ?
Copernicus : accès libre et ouvert aux cartes concernant la couverture des sols (2015-2019)
L'histoire par les cartes : 30 cartes qui racontent l'histoire de la cartographie (sélection de l'IGN)
Lidar HD : vers une nouvelle cartographie 3D du territoire français (IGN)
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sur Progrès en matière d'eau potable, d'assainissement et d'hygiène dans les écoles (2015-2023)
Publié: 13 September 2024, 3:31pm CEST
L’insalubrité des installations sanitaires est responsable de centaines de milliers de décès chaque année. Elle accroît le risque de nombreuses maladies mortelles, notamment le choléra, la diarrhée, la dysenterie, l’hépatite A, la typhoïde et la polio. Malheureusement, plus de 40 % de la population mondiale n'a pas accès à des installations sanitaires sûres, selon les estimations du Programme conjoint de surveillance de l'approvisionnement en eau, de l'assainissement et de l'hygiène de l'OMS et de l'UNICEF. Un meilleur accès à des installations d’assainissement permettrait de sauver de nombreuses vies de maladies infectieuses. Le rapport JMP 2024 WASH présente des estimations nationales, régionales et mondiales actualisées sur l'Eau, l'Assainissement et l'Hygiène (EAH) dans les écoles.
Extrait du rapport JMP 2024 WASH
Le rapport évalue les progrès réalisés en matière d’EAH dans les écoles entre 2015 et 2023, soit à moitié du terme fixé pour les objectifs ODD 2030. Il montre que le monde n’est pas sur la bonne voie pour parvenir à un accès universel aux services EAH de base dans les écoles d’ici 2030. Pour parvenir à une couverture universelle, il faudrait doubler le rythme actuel des progrès en matière d’eau potable et d’assainissement et quadrupler les progrès en matière d’hygiène. Sur la base des trajectoires actuelles, seulement 86 % des écoles disposeront d’un service d’eau de base, 87 % d’un service d’assainissement de base et 74 % d’un service d’hygiène de base en 2030.
Seulement 75 % des écoles disposent d'un service d'assainissement de base dans 106 pays sur 144
selon les estimations de 2023
Ce rapport met également l'accent sur la santé menstruelle et examine la disponibilité des données nationales correspondant aux indicateurs prioritaires recommandés au niveau international pour la santé et l'hygiène menstruelles des filles. 30 pays et 7 régions sur 8 disposent de données nationales relatives aux indicateurs émergents de santé menstruelle. Les définitions varient considérablement selon les pays et les sources de données, et une harmonisation des indicateurs est nécessaire. Les données les plus courantes concernent les installations, les connaissances et le matériel, mais très peu de pays disposent de données relatives aux impacts, à l'inconfort/aux troubles et à un environnement social favorable. Sur la base des données nationales émergentes, on estime qu'environ 2 écoles sur 5 dispensent une éducation à la santé menstruelle et qu'environ 1 école sur 3 dispose de poubelles pour les déchets menstruels dans les toilettes des filles.Télécharger le rapport complet en anglais.
Pour accéder aux données et graphiques sur le portail JMP (UNICEF-OMS)
Pour compléter
L’éducation est de plus en plus la cible des conflits (Géoconfluences). L’UNESCO cite les conflits armés en cours en Birmanie, au Proche-Orient et en particulier à Gaza, en République démocratique du Congo, au Soudan, en Ukraine et au Yémen. Une étude recense 6 000 cas d’attaques contre les élèves et les communautés éducatives en général en 2022-2023.Articles connexes
La moitié des pays du monde ont des systèmes d'eau douce dégradés (ONU-PNUE)
Rapport mondial des Nations Unies 2019 sur la mise en valeur des ressources en eau
Etudier les risques de pénurie d'eau dans le monde avec l'Atlas Aqueduct du WRI
Conflits liés à l'eau : les prévisions du site Water, Peace and Security
Cartes et données SIG sur les petits et moyens réservoirs d'eau artificiels dans le monde
Impact du changement climatique sur le niveau des nappes d'eau souterraines en 2100
Les barrages vieillissants constituent une menace croissante dans le monde (rapport de l'ONU)
L'évaporation des lacs dans le monde : une tendance à la hausse
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sur [Story] Oslandia x QWC : épisode 3 / 8
Publié: 13 September 2024, 6:06am CEST par Caroline Chanlon
Nous avons vu précédemment des améliorations réalisées par Oslandia sur l’interface web de QWC, côté utilisateur.
Concernant l’interface d’administration, nous nous sommes concentrés sur le plugin
themes
qui permet facilement d’ajouter des projets QGIS dans l’application. Certains problèmes ont été corrigés, et de petites fonctionnalités ont été ajoutées, notamment la possibilité d’ajouter des fonds de plan de type XYZ, et la prise en compte de certaines options pour les fonds de plan WMS/WMTS.Il y a également possibilité de modifier directement ces fonds de plan dans l’interface d’administration plutôt que de supprimer et recréer un fond en cas d’erreur.
La création de ressources et de permissions pour administrer un projet a été rendue moins fastidieuse : on peut désormais importer toutes les ressources d’un projet en renseignant le type de ressource que l’on veut créer, ainsi que le rôle qui aura la permission sur ces ressources. La fonctionnalité permet par exemple d’importer directement les 15 couches d’un projet en tant que ressource de type
data
au rôlesig_edit
pour permettre l’édition de données de ce projet à certains utilisateurs.La suppression de ressources a également été facilitée en ajoutant des cases à cocher permettant de supprimer plusieurs ressources à la fois.
Pour continuer sur l’interface d’administration, un gros travail a été réalisé par Gwendoline pour permettre la traduction de toutes les pages d’administration. Il est désormais possible d’afficher cette interface en français (ou dans une autre langue !) comme cela est possible également dans l’application.
Ces améliorations ne sont pas visibles directement pour l’utilisateur final, mais elles sont très importantes pour faciliter l’administration d’une plateforme QWC.
Vous aussi vous pouvez contribuer à QWC, directement ou en finançant les évolutions ! N’hésitez pas à nous contacter à infos@oslandia.com
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sur Développeur(se) Front TS / WebGL / UX
Publié: 11 September 2024, 12:02pm CEST par Dorian Ginane
Développeur(se) Front TS / WebGL / UX
11/09/2024 Isabelle Pelissier
Venez nous rejoindre…Société en pointe sur le développement de solutions logicielles dans les domaines du Spatial, du Maritime et de la Défense, nous recherchons un(e) développeur(euse) Front (Bac+5 ou Ecole d’ingénieur) avec une appétence prononcée pour le développement de solutions graphiques.
Nous souhaitons que vous soyez capable d’évoluer sur plusieurs framework front-end ou mobile tel qu’Angular et Flutter. Une bonne connaissance du TypeScript et la maîtrise de technologies 3D /WebGL est requise, avec si possible une forte sensibilité pour l’UX Design. Vous pourrez également être amené(e) à développer des modules python pour des applications desktop, en particulier pour des clients SIG tels que QGIS.
Ce que nous cherchons chez vous :
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Une personne passionnée par le code et la conception logicielle,
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Une bonne maîtrise de la programmation,
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De la rigueur. La lisibilité du code/des Api est fondamentale. Les tests font partie intégrante de votre process de développement,
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Une capacité et un plaisir à travailler en équipe,
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De la curiosité. En veille sur l’évolution des technologies,
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Autonomie et pragmatisme dans vos prises de décisions.
Ce que vous trouverez chez nous :
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Des collègues passionnés par la culture technique
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Du plaisir à travailler en équipe
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Des projets à la pointe de l’innovation pour l’industrie et le monde scientifique
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De l’émulation interne pour atteindre les objectifs
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Une PME dont le savoir-faire est reconnu par des clients grands comptes dans des secteurs comme le Maritime, la Défense ou le Spatial.
Vous intégrerez une équipe dédiée au développement d’applications à fortes dominante géospatiale, constituée de développeurs fullstack évoluant sur des problématiques diverses telles que l’élaboration de solution cloud-natives pour du traitement massif de données, la réalisation de traitements de données satellitaires et l’élaboration de solution de GeoIntelligence, mais aussi l’intégration de solutions d’Intelligence Artificielle pour l’identification, et le traitement en flux de sources d’information géospatiales (Images satellitaires, données de capteurs et objets connectés) .
Si vous avez déjà de l’expérience significative et une appétence pour les systèmes d’information géographiques, leur application au monde du Spatial et de la Geointelligence, envoyez-nous votre CV (recrutement@geomatys.com).
Poste à pourvoir sur Montpellier en présentiel
Salaire selon expérience
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sur Surveillance Watch, un site pour documenter et dénoncer l'industrie de la surveillance
Publié: 11 September 2024, 6:50am CEST
Surveillance Watch est une carte interactive qui documente les connexions cachées au sein de l’industrie opaque de la surveillance. Il s'agit de « retracer le réseau complexe des entreprises qui compromettent notre vie privée en toute impunité ».
Les technologies de surveillance et les logiciels espions sont utilisés partout dans le monde pour cibler et réprimer les journalistes, les dissidents et les défenseurs des droits de l’homme. Fondé par des défenseurs de la vie privée, dont la plupart ont été personnellement lésés par ces technologies de surveillance, le site a pour objectif de mettre en lumière les entreprises qui profitent de cette exploitation et de dénoncer leurs abus. En cartographiant le réseau complexe des sociétés de surveillance, de leurs filiales, de leurs partenaires et de leurs bailleurs de fonds, les auteurs espèrent exposer les personnes qui alimentent les violations massives des droits de l’homme par cette industrie, en veillant à ce qu’ils ne puissent échapper à leur responsabilité. Surveillance Watch est une initiative communautaire et entend aller plus loin dans la collecte de données concernant la surveillance. Le site invite à défendre le droit à la vie privée et à partager cette carte en restant informé.
Il est possible de consulter le site par entreprises de surveillance ou par cibles connues. Certains pays font l'objet de plus de surveillance que d'autres, mais la carte montre globalement que le réseau de surveillance couvre l'ensemble de la planète.
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sur Le prochain café de Chambéry
Publié: 10 September 2024, 8:28pm CEST par r.a.
avec Alexandre Schon, professeur d’histoire-géographie
le 25 septembre 2024, 18h30, O’Cardinal’s, place Métropole, Chambéry
Alors que les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de Paris 2024 se sont achevés, les impacts à l’échelle locale de ce méga-évènement de rayonnement mondial se révèlent progressivement. À Saint-Denis (93), ils tiennent notamment à un régime d’urbanisme dérogatoire qui a permis la construction accélérée d’équipements sans passer par les concertations citoyennes préalables. Les conséquences sont nombreuses tant en termes urbanistiques et d’accompagnement des processus de métropolisation que de bilan écologique et démocratique.
L’événement aura lieu le 25 septembre 2024 à 18h30 à O’Cardinal’s, place Métropole, Chambéry
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sur Écrire avec les cartes
Publié: 10 September 2024, 1:28pm CEST
Liouba Bischoff, Raphaël Luis et Julien Nègre publient un ouvrage Ecrire avec les cartes dans Épistémocritique. Revue de littérature et savoirs (à télécharger en PDF). L'ouvrage correspond aux actes du colloque « Récits avec Cartes », organisé à l’ENS de Lyon en février 2023.
« Qu’elle renvoie à des lieux réels ou fictifs, qu’elle permette de parcourir les océans ou de signaler des espaces périurbains oubliés, la carte est ici envisagée dans toute sa matérialité : elle n’est ni une métaphore visant à donner un caractère spatial aux phénomènes littéraires (carte des représentations mentales, carte cherchant à situer la littérature dans l’espace du savoir, etc.), ni un outil de modélisation des textes. Aussi passionnantes que soient les expériences permises par les méthodes de cartographies narratives, l’objectif des textes réunis ici est bien d’étudier les cartes comme objet littéraire, au même titre que les personnages ou la narration, et non comme méthode d’analyse » (extrait de l'introduction)Table des matières et résumés
1. Introduction
2. « La vue à vol d’oiseau de l’homme » : usages génétiques de la carte et mise en récit dans Les Travailleurs de la mer de Victor Hugo (1866). Par Delphine Gleizes
3. Les trésors de la carte : explorations cartographiques et intrigue aventureuse chez R. L. Stevenson et H. G. Wells. Par Julie Gay
4. L’ouverture par les cartes dans les récits réalistes et les fables de Rudyard Kipling. Par Élodie Raimbault
5. Cartographismes : Peter Sís ou l’imagier des espaces. Par Christophe Meunier
6. Tentative d’inventaire d’une carte inventée : Description d’Olonne de Jean-Christophe Bailly. Par Aurélien d’Avout
7. Faire le tour du propriétaire : défamiliariser le chez soi selon Thomas Clerc et Christophe Boltanski. Par Laurent Demanze
8. Récits d’aventure et matérialité de l’objet-livre : usages ludiques de la carte dans trois romans américains contemporains. Par Gaëlle Debeaux
9. Cartographies d’outre-tombe : la postérité cartographique de la Nouvelle-Angleterre imaginaire de Lovecraft. Par Henri Desbois
10. La matrice des cartes dans Atlas der abgelegenen Inseln de Judith Schalansky. Par Mandana Covindassamy
11. Les voyages d’Olivier Hodasava : le globe virtuel de Google, une machine à fabriquer des histoires. Par Nathalie Gillain
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Rubrique Cartes et atlas imaginaires
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sur Petition results (to keep S2A operational after S2C’s launch)
Publié: 9 September 2024, 6:32pm CEST par Olivier Hagolle
Last week, I issued a petition to keep S2A operational, this post will give you some results. i will keep updating this post regularly, so please go-on signing the petition or forwarding it to your colleagues. Although I have not been trained as a lobbyist, and I have some regrets on how i did it, the petition and our communication has had a very large success. I guess the wood was very dry, and the fire spread very fast when I lighted the match.
The campaign started with a blog post which explained why it is important to keep S2A operational, after S2C starts its operational duty. The blog post was relayed on LinkedIn and a petition. site was created. The tool I used, based on the « pytition » open source software, which works perfectly, is very simple and straightforward to set-up, but does not allow to collect the affiliations of the persons who sign (which is a pity). I thought I would collect the affiliations from the email address, but hundreds of signatories have signed with a gmail address or with various email service providers.
Anyway, here are several statistics I gathered on these posts and on the petition on September 9th :
Publication Statistics Blog 1080 visits LinkedIn 71 000 impressions, 940 likes, 180 republications Petition 1570 confirmed, 1924 total (confirmed+unconfirmed) I would like to thank everyone who signed, liked, forwarded, republished, retweeted, retooted (on Mastodon) ! I would have never dreamed to get 1500 signatures in one week only, I increased the goal progressively from 500 to 1500 ! I think our colleagues at ESA and EU should be proud of this achievement, which shows the importance and success to this great Copernicus mission not only in Europe, but also on all continents, in academy, research, companies, agencies, regions, governments, and even NGO.
Regarding the petition, there are several caveats to be mentioned before analyzing the results :
- Signing the petition is an individual decision, it does not mean that the organism/company for which the signatory works agrees with the signature, but it should be the general case. I will preserve the identity of the signatories, and only send the petition file to ESA and the EU, and quote the affiliations.
- Even if they signed with gmail, I recognized a few of the petitioner names, and I know the company for which they work. Of course, I will not reveal their names here, but I hope you will trust me on this conversion.
- To sign a petition requires a two step process. First fill the form with a email address, and then confirm the email address after receiving an email. It turns out 1250 persons confirmed their email address, and 250 did not. My statistics are based on the total number. I swear I did not add anyone myself. The files sent to ESA and EU will mention if the email was confirmed or not.
- My network is mainly among space agencies, and then in academy. This is largely visible in the table below. However, many persons form private companies signed, including a few CEO.
- The duty of confidentiality applied among space agencies reduced the number of petitioners, but I have had feedback on the interest from many colleagues at CNES, ESA, EU. In fact, everyone I talked to would like to maintain S2A, but I know no one in charge of the funding decisions…
- It is interesting to note the presence of companies which produce earth observing satellites, but are very keen on using Sentinel-2 data as reference, thanks to the excellent quality of its data.
- The numbers between parentheses are the numbers of petitioners per affiliation, when there is more than one.
Domain Affiliations Research/ Academy AT: BOKU Vienna (3), Salzburg (4)
AU: New south Wales
BR: Sao Polo, IPAM (Amazonia), Rio de Janeiro, Ceara, Viçosa, Mato grosso,
BE: CRA -Wallonie (3), UC Louvain (7), Leuven, Bruxelles, Namur
CA: Ottawa, Carleton, Alberta, Laval, Rimouski (Quebec), Sherbrooke, Victoria
CL: Univ Chile (2)
CH: Agroscope, Zurich, Bern, Geneva, Lausanne, Zurich : Ethz (2), Uzh(2), SwissTopo (3)
CN: Chinese Academy of Science (3), Wuhan(3), Nanjing (6), Univ of Geosciences
CZ: Prague (Charles University)
DE: Fraunhofer institute Bonn, Thunen institute, Jena(2), Trier, Hamburg, Kiel (4), potsdam, Humbold Berlin (5), Osnabrueck(2), Tuebingen
DK : LBST(2)
EE: Tartu(2)
ES: CSIC (8), Cantabria (6), Granada (4), Malaga, Valencia, Salamanca
FI: Aalto (4)
FR ; INRAE (16), IRD(14), CNRS (3), CIRAD, CEREMA, CEA, IGN (3), ONERA(3), OFB, Bordeaux, Toulouse (13) UT3, Toulouse INP (3), Ecole Normale Supérieure (2), ENSAE, Lyon, Paris Saclay (5), Paris, Strasbourg (6), IMEV Villefranche (8), Supagro (2), Montpellier, Nantes, Littoral, Orleans, Marne-la-vallée, Grenoble, Réunion(3),
GR: Athens (4), Macedonia
KE; NDMA : (Drought Mapping Agency)
KR: Busan
IE: Cork
IL: Technion (4), Volcani Agri(3) Haifa(12) et jérusalem (9),
IN; IITD (2)
IT; CNR (10), Pavia, Torinio, Bologna, Napoli, Milano, Politecnico Milano, Calabria, Messina, Viterbe Tuscia (3), Venezzia,
JP: Hokudai
LE: Beyrouth,
MA: Marrakech, El jadida
NL: Wageningen (6)
PT: Lisboa (6), Evora
SG: Singapour (4)
SI: Ljubiana
SE: Lund
TU: Tunis,
TR: Istanbul (3), Bursa
UK: NPL (8) Plymouth, London, Leicester, Liverpool, Surrey, Stirling, Bath, Cambridge (8), leeds
US; MIT(3), Wisconsin(4), Michigan, Colorado, Cornell, Oregon, Oklahoma, Connecticut (2), South Florida (5)
Maryland (6), Texas, Columbia,Providence(2), Harvard, Stanford (2) Boston (13), Kansas, Delaware, California, New York (2), Washington (3)Agencies CNES (11), DLR (14), NASA(4), ESA (4), INPE (14), USGS(3), NOAA(2), VITO(15), EU (6), SATCEN (3), Eumetsat,, FAO(3), UN Companies - Satellite : Planet, Airbus (9); TAS, ConstellR, Aerospacelab (4), Earthdaily, Satellite-Vu, Spacetech-i (STI)
- Software, engineering : CS, GMV, Google, CLS, ACRI-ARGANS-ARCTUS (6), Magellium (5), CGI, SISTEMA, Brockmann (4), CAP GEMINI, TRACASA(6), cloudferro(2)
- Remote sensing Services : EOX, Kayrros (10), Hiperplan (4), Bluecham, Terranis, MEEO (3), Gamma.earth, Orbital-eos (3), Planetek, Orbital-Eye , Kermap (6), Netcarbon(4), MEOSS, I-SEA (4), Kanop (5), latitudo40 (4), mantle-labs (6), Mapsat (3) , WaterInsight (NL), remote-sensing-solutions (3), Satelligence(8), mundialis(2), DHI group(3)
- Agriculture : Arvalis, Cargill, E-leaf
- Insurance : AXA
Government/Local communities Hauts de France Région, Basque region, Canadian government, Andalucia, Umwelt Bundesamt NGO WWF (3) -
sur Petition results (to keep S2A operational after S2C launch)
Publié: 9 September 2024, 6:32pm CEST par Olivier Hagolle
Last week, I issued a petition to keep S2A operational, this post will give you some results. i will keep updating this post regularly, so please go-on signing the petition or forwarding it to your colleagues. Although I have not been trained as a lobbyist, and I have some regrets on how i did it, […]
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sur [Story] Oslandia x QWC : épisode 2 / 8
Publié: 9 September 2024, 6:03am CEST par Caroline Chanlon
Nous détaillons dans cet article les améliorations que nous avons apportées à QWC récemment, principalement sur l’interface utilisateur.
Dans l’application web, nous avons ajouté la possibilité d’avoir des couches de type MVT (Map Box Vector Tiles). Cet ajout permet par exemple d’utiliser les fonds de plan vectoriels de l’IGN avec différents styles.
L’outil d’identification de l’application permettait déjà d’interroger des données pour en extraire ses attributs. L’identification se fait par un simple clic sur l’objet, ou en dessinant un polygone sur la carte en englobant plusieurs objets. Grâce à nos développements récents, il est désormais possible d’identifier des objets dans un rayon d’une certaine distance. Cette fonctionnalité permet par exemple d’identifier les bornes incendie à moins de 300 mètres d’un carrefour.
Toujours dans l’application web, il est désormais possible de choisir le format de sortie de l’impression des mises en page. Cette fonctionnalité a été financée par la Métropole du Grand Lyon dont la migration de son application SIG Geonet est en cours de réalisation avec la mise en place de QWC.
La Métropole du Grand Lyon a également financé d’autres fonctionnalités que nous avons pu reverser dans les dépôts officiels de QWC, notamment la possibilité de zoomer sur la carte en “dessinant” des rectangles au lieu d’utiliser les traditionnels boutons “+” et “-” disponibles en bas à droite de l’application.
Pour rappel, QWC permet l’édition de données directement dans la base de données qui les contient. Nous avons eu l’occasion de renforcer le comportement de cette fonctionnalité en adaptant l’affichage des boutons d’ajout, de modification et de suppression des objets en fonction des droits paramétrés sur la couche en cours d’édition. Par exemple, si la couche est uniquement éditable par un utilisateur, alors les boutons d’ajout et de suppression d’objets ne sont plus visibles.
En modifiant le service permettant de générer des permaliens, la base de données de configuration et l’application web, nous avons ajouté la possibilité pour les utilisateurs connectés sur une instance QWC de créer des marque-pages. Cela permet de rapidement sauvegarder une emprise sur laquelle des éléments ont été remarqués par l’utilisateur. Un marque-page permettra de revenir sur ces éléments plus tard, ou de les partager à d’autres utilisateurs. Le marque-page permet de sauvegarder la configuration actuelle de l’application avec les couches affichées, le fond de plan choisi, ainsi que les annotations (dessin) ajoutées par l’utilisateur. On peut choisir d’ouvrir le marque-page sauvegardé dans la fenêtre courante du navigateur, dans un nouvel onglet, ou seulement de zoomer sur l’emprise du marque-page enregistré (sans modifier l’affichage des couches).
Vous aussi vous pouvez contribuer à QWC, directement ou en finançant les évolutions ! N’hésitez pas à nous contacter à infos@oslandia.com
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sur Carte de l'influence mondiale de la Chine et des États-Unis
Publié: 8 September 2024, 3:24pm CEST
La concurrence stratégique entre les États-Unis et la Chine est un élément déterminant du paysage géopolitique dont les décideurs, aussi bien du secteur public que du secteur privé, doivent tenir compte pour conduire leurs actions. La carte de l'indice d'influence mondiale (GII) montre l'influence réciproque des États-Unis et de la Chine dans 191 pays. Le GII utilise 28 critères différents répartis selon 3 principaux domaines (économique, politique et sécuritaire).??????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ?Les pays sont colorés du vert au rouge, de manière à indiquer s'ils sont plus en phase avec la Chine ou avec les États-Unis. Le vert correspond à l'alignement avec les États-Unis et le rouge à l'alignement avec la Chine. Si on clique sur « Stories », on accède à des visites guidées à l'échelle de grandes zones régionales (Afrique, Moyen-Orient, Europe, Amérique latine et Indo-Pacifique).
Global Influence Index (source : CESI)
Selon le GII, les États-Unis exercent actuellement une influence prépondérante en Europe. Cette influence est en partie due aux liens historiques entre l'Europe et les États-Unis, mais aussi aux inquiétudes croissantes de l'Europe face à la menace stratégique que représente la Chine. Dans de nombreuses autres régions du monde, par exemple en Afrique, les États-Unis sont en train de perdre la bataille de l'influence face à la Chine. Selon le GII, la Chine a poursuivi « un engagement soutenu et délibéré avec les nations de toute l'Afrique », ce qui se reflète dans son influence croissante dans la région.Selon le GII, « l'Indo-Pacifique est l'épicentre de la concurrence stratégique entre les États-Unis et la Chine ». L'Australie, l'Inde, la Corée du Sud et le Japon entretiennent des liens économiques et stratégiques très forts avec les États-Unis. Cependant, de nombreux autres pays de la région développent des liens très forts avec la Chine.
Une ventilation complète des variables et de la méthodologie utilisée pour déterminer les scores d'influence de chaque pays est disponible sur le site. Les données avec les scores d'influence sont téléchargeables au format csv. Il est possible de conduire une analyse globale ou sur chaque critère séparément.
L'indice d'influence mondiale est un produit de la China Economic & Strategy Initiative (CESI). La CESI est une organisation de recherche à but non lucratif qui s'engage à promouvoir les valeurs américaines et à développer une stratégie économique pour concurrencer et gagner contre la Chine. Le GII fait partie de la mission principale de la CESI, qui consiste à fournir aux décideurs politiques une base pour visualiser et analyser le paysage géopolitique, afin que des décisions puissent être prises sur la manière dont les États-Unis et leurs alliés doivent se positionner pour une concurrence stratégique avec la Chine.?????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????? ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????
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sur La Nouvelle-Aquitaine en 100 cartes
Publié: 7 September 2024, 3:08pm CEST
La Plateforme de Ressources Territoriales de la Région Nouvelle-Aquitaine a publié le 5 septembre 2024 un ouvrage collectif sous la direction d'Olivier Bouba-Olga La Nouvelle-Aquitaine en 100 cartes. Cet ouvrage, disponible en téléchargement, couvre un ensemble large de sujets : il explore au fur et à mesure des chapitres les dynamiques démographiques, les dynamiques d’emploi, les spécialisations économiques, les niveaux de vie et les inégalités de revenu, les mobilités, les questions d’accessibilité en général, celles plus précises d’accessibilité à la santé, des questions liées aux dépenses d’énergie, d’autres à la consommation foncière…Où sont les "jeunes", où sont les "vieux" ? Où sont les "riches", où sont les "pauvres" ? Où travaillent-ils et comment s'y rendent-ils ? Combien dépensent-ils pour leurs déplacements en voiture ? Quand ils déménagent, c'est pour aller où ? A quelle distance vivent-ils d'une boulangerie, d'un bureau de poste ou d'un théâtre ? Combien vivent dans des déserts médicaux ?
C'est à ces questions du quotidien que répond cet ouvrage, sous forme de cartes, à l'échelle des territoires de la Nouvelle-Aquitaine, restituées le plus souvent dans l'ensemble de la France hexagonale. 100 cartes originales, qui donnent à voir de manière simple des phénomènes complexes et qui révèlent progressivement la diversité des territoires néo-aquitains et la richesse qu'elle constitue.
Cet ouvrage est issu des travaux de la Direction de l'intelligence territoriale, de l'évaluation et de la prospective (DITEP) du Pôle DATAR de la Région Nouvelle-Aquitaine.
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Avec la crise du Covid19, les villes moyennes ont-elles bénéficié d’un regain d’attractivité ?
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sur Algorithmes géométriques et code : comment cela fonctionne-t-il ?
Publié: 5 September 2024, 2:00pm CEST
Huitième partie du tour d'horizon des SIG sur les dessous des calculs géométriques : algorithmes et code
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sur GeoDatadays 2024 : retrouvez-nous et participez à nos conférences
Publié: 5 September 2024, 8:00am CEST par Amandine Boivin
Les 19 et 20 septembre, participez aux conférences animées par nos experts SIG aux GeoDataDays 2024, en Pays de la Loire à Nantes.
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sur [Story] Oslandia x QWC : épisode 1 / 8
Publié: 4 September 2024, 6:52am CEST par Caroline Chanlon
Depuis plusieurs années maintenant, et notamment grâce aux stages de fin d’études de Flavie et Benoît (qui avaient donné lieu à une série d’articles), Oslandia investit dans la solution logicielle QWC (pour QGIS Web Client) afin de proposer à ses clients de publier leurs projets QGIS sur le web.
QWC est un framework applicatif et une application clefs en main, permettant de publier des projets QGIS sur le web, en partageant les mêmes données, la même configuration et le même rendu. Il comporte les éléments classiques d’un SIG web, et peut être totalement personnalisé.
QWC est un projet OpenSource développé par plusieurs acteurs de la communauté. On peut notamment citer Sourcepole ( Suisse ), qui a réalisé le développement initial de QWC et continue de contribuer.
Nous réalisons notamment des projets pour nos clients, par exemple l’EuroMétropole de Strasbourg, le groupement de recherche Silex, WKN, Amarenco, le Syndicat des Eaux de la Manche, les agences de l’eau, la Métropole du Grand Lyon et d’autres.
Au passage, on notera que Clément Zitouni de l’EuroMétropole de Strasbourg contribue régulièrement aux différents dépôts du projet pour ajouter des fonctionnalités ou corriger certains problèmes directement. Bravo à lui !
Au delà des projets client, Oslandia investit également en fonds propres sur QWC. Chaque année, environ 10% du temps de l’équipe de production est dédiée à l’auto-investissement sur les projets OpenSource que nous développons ou maintenons.
Avec ces différents projets, Oslandia a pu intégrer plusieurs collaborateurs dans le développement et la maintenance de QWC. C’est toujours le cas de Benoît Blanc, rejoint par Gwendoline Andres notamment.
Plusieurs améliorations ont été intégrées dans la solution logicielle, que ce soit de nouvelles fonctionnalités ou bien des corrections de bugs.
L’environnement QWC est composé d’une application web écrite en Javascript (avec le framework React) ainsi que de micro-services en Python. Nous sommes intervenus sur tous ces composants, avec des contributions dans le cœur de l’application.
QWC est en perpétuelle évolution avec de nombreuses fonctionnalités développées en continu.
Dans les prochains articles, nous ferons un tour – non exhaustif – de ce qui a été réalisé récemment par Oslandia.
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sur Hokkaid? : un Finistère presque oublié
Publié: 3 September 2024, 5:32pm CEST par r.a.
Ce dossier a été réalisé par Maryse Verfaillie à la suite du voyage qu’elle vient de faire au Japon, particulièrement dans l’île septentrionale d’Hokkaïdo.
? Consulter le dossier Hokkaid? : un Finistère presque oublié
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sur Variabilisez vos profils QGIS avec QDT
Publié: 3 September 2024, 4:39pm CEST par Julien Moura
Pièce jointe: [télécharger]
Variables d’environnement ?Les variables d’environnement sont, comme leur nom l’indique, des paires clé/valeur permettant de décrire et paramétrer des applicatifs selon un environnement. Une variable peut intervenir à différents niveaux ou périmètres : système d’exploitation, session avec droits d’administration, annuaire/domaine, session utilisateur, applicatif, processus.
Gestion des variables d’environnement sur Windows 11
Si vous êtes familier/ère avec l’utilisation de QGIS, c’est le même principe que pour les variables prédéfinies, liées à un projet, à des couches, etc. et utilisables à différents endroits (expressions, mode atlas/rapport…). D’ailleurs QGIS gère également des variables d’environnement à l’échelle de son installation et par profil (voir la documentation).
Remplacement dynamique par QDTDans QDT, vous pouvez définir des variables dans vos fichiers de configuration `QGIS3.ini` et `QGISCUSTOMIZATION3.ini`, qui seront ensuite interpolées avec les valeurs des variables d’environnement au moment du déploiement. Cette approche permet de paramétrer de manière flexible divers aspects de la configuration de QGIS sans modifier manuellement les fichiers sur chaque machine.
3 avantages :
– Flexibilité : adapter facilement la configuration à différentes machines sans modifications manuelles des fichiers.
– Maintenance réduite : gérez une seule version des fichiers QGIS*3.ini qui s’adapte dynamiquement aux conditions locales.
– Sécurité : séparer les données sensibles de la configuration en les conservant dans les variables d’environnement.Cet usage des variables est particulièrement utile dans des environnements où les chemins d’accès ou les configurations peuvent varier significativement entre les déploiements, permettant une personnalisation sans effort et à la volée de l’installation QGIS.
En bonus, nous avons intégré un mécanisme primaire de sauvegarde des paramètres en cas de conflit entre les valeurs poussées par QDT et celles changées par l’utilisateur. Concrètement, cela se traduit par des sections préfixées directement dans le fichier INI :
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sur Cherchez et contribuez à Geotribu depuis QGIS
Publié: 3 September 2024, 2:00pm CEST
Une nouvelle fenêtre des contenus Geotribu dans le plugin QGIS QTribu, qui permet d'accéder et de contribuer aux contenus du site
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sur Comprendre la Redevance d'Occupation du Domaine Public (RODP)
Publié: 3 September 2024, 8:00am CEST par Amandine Boivin
Dans cet article est issu d’une interview, Vivien Gueit Directeur de la société 2CT, nous livre son témoignage d’expert pour comprendre la Redevance d’Occupation du Domaine Public (RODP).
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sur Les cartes de l'Ordnance Survey irlandaise ont 200 ans
Publié: 1 September 2024, 8:11pm CEST
L'Irlande est connue pour être l'un des premiers pays à avoir été systématiquement cartographié au début du XIXe siècle. De 1825 à 1846, l'Ordnance Survey irlandaise a entrepris un relevé très détaillé de l'ensemble du pays afin de créer des cartes à l'échelle de 6 pouces pour 1 mile (environ 1:10 000). Par la même occasion, l'Ordnance Survey a recueilli des informations géographiques, archéologiques et toponymiques, notamment sur les coutumes locales, les monuments, les noms de lieux et les caractéristiques topographiques. Ces documents reflètent les paysages de l'Irlande tels qu'ils existaient dans les années 1820-1830 , ainsi que les pratiqus agricoles, la langue, le folklore, les métiers et la religion.
Les documents laissés par l’Ordnance Survey (OS) pour l’Irlande sont particulièrement importants car ils nous permettent de mieux comprendre les processus et les pratiques de cette enquête nationale qui à eu un impact profond sur le gouvernement, la politique, la société et l’économie de l’Irlande des XIXe et XXe siècles. Ces documents de l’OS dirigée par les Britanniques n’ont pas été conservés en Grande-Bretagne mais à Dublin. En effet, contrairement aux premiers documents de l’OS sur la Grande-Bretagne en grande partie détruits pendant la Seconde Guerre mondiale, les comptes rendus de l’OS sur l’Irlande ont survécu. Ces comptes rendus offrent une opportunité majeure de faire progresser notre compréhension non seulement de la cartographie de l’Irlande sous domination britannique, mais aussi de la manière dont ce pouvoir a été exercé par le biais d’activités mises en œuvre localement « sur le terrain ». Les opérations de l'OS en Irlande ont eu un impact et une influence plus larges sur les levés topographiques et la cartographie dans d'autres parties du globe. Par exemple, la mesure de la ligne de base du Lough Foyle par le colonel Colby (1827-1828) a attiré l'attention de George Everest, qui a ensuite adopté ce qu'il a appelé le « beau système » de Colby pour le Grand relevé trigonométrique de l'Inde.
Le projet OS200 « Recartographie numérique du patrimoine de l'Ordnance Survey d'Irlande », lancé par des chercheurs de l'Université de Limerick, s'appuie sur les quatre sources principales de l'Ordnance Survey créées lors de la première mission d'observation de l'Irlande : les cartes de 6 pouces, les mémoires, les lettres et les livres de noms de lieux. L'importance de ces sources réside dans leur description de l'Irlande d'avant la Grande famine.
Les sources réunies sur le site [OS200] (source : irelandmapped.ie)
Les cartes elles-mêmes sont extrêmement détaillées et magnifiquement dessinées. Grâce au travail de numérisation du projet OS200, on peut explorer ces cartes originales de l'Ordnance Survey d'Irlande dans les moindres détails sous forme de cartes interactives.
Le projet vise à rassembler des cartes et des textes historiques de l'Ordnance Survey (OS) pour former une seule ressource en ligne, librement accessible à l'usage des universitaires et du public. Les résultats numériques de l'OS200 permettent non seulement de faire progresser notre compréhension de la manière dont l'Irlande a été cartographiée il y a deux siècles, mais ouvrent à un nouveau public l'héritage et les impacts de l'OS, reconnaissant l'importance durable de ce qui a été accompli et marquant le bicentenaire de son instigation.
Le projet est soutenu par la Royal Irish Academy, le Public Record Office d'Irlande du Nord, la Bibliothèque nationale d'Irlande et le Digital Repository of Ireland.
Pour compléter
L’Ordnance Survey Ireland (OSI) (en gaélique Suirbhéireacht Ordanáis na hÉireann) est l’agence gouvernementale de cartographie de l'Irlande. Il est l’équivalent de l’IGN français. Cet organisme a pris la succession en 1922 de la division irlandaise de l’Ordnance Survey du Royaume-Uni qui existait depuis 1824. Tout son travail prend sa source dans les différentes missions menées entre 1815 et 1845 par des officiers anglais du Royal Engineers et par des membres du service des Mines qui ont à ce moment-là rédigé un ensemble de cartes d’une précision jamais atteinte sur l’île. En collaboration avec son alter ego en Irlande du Nord, cet organisme est destiné à cartographier à différentes échelles l’ensemble de l’île d’Irlande.
L’Irlande (comme le Royaume-Uni) n’utilise généralement pas les latitudes et les longitudes pour décrire un lieu qui se trouve sur leur territoire national. Ils ont mis en place un système de référence spécifique. L’île d’Irlande est divisée en 20 cases de 100 km de côté, chacune identifiée par une lettre. Chaque case possède une graduation numérique en partant du coin sud ouest. Par exemple G0305 signifie Case G 3 km est, 5 km nord. Il existe également des tirages dit Discovery Series de l'OSI. L’île d’Irlande est ainsi divisée en cases de 30 km de côté, par 40 km en largeur, à l'échelle de 1:50 000 chacune identifiée par un numero (1 à 89). Voir plan, ref: No. 41 ~ Centre de Westmeath (source : Wikipedia)
OS200. Digitally Re-Mapping Ireland’s Ordnance Survey Heritage
Irish Townland and Historical Map Viewer
PRONI Historical Map (uniquement Irlande du Nord)
GeoHive. Ireland's National Geospatial Data Hub
Ireland Mapped website
Lilley, K.D & Porter, C. (2022) 'A Journey Through Maps: Exploring Ireland’s Cartographic Heritage'" Public lecture for Armagh Robinson Library (video Youtube)
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sur Barres empilées : comment s’en débarrasser ?
Publié: 1 September 2024, 1:10pm CEST par Éric Mauvière
C’est l’un des graphiques les plus utilisés dans la production statistique française, mais aussi le plus paresseux et le moins efficace pour comprendre et surtout mémoriser. La plupart des responsables éditoriaux le savent, formés qu’ils/elles le sont à la sémiologie graphique. Pour autant, pas moyen de remiser ces empilements : ils collent aux publications statistiques comme le sparadrap au capitaine Haddock !
Prenons comme premier exemple ce graphique sur l’évolution des crimes en France, classés par type. Le diagramme en barres empilées traduit tel quel le tableau croisé des données, y intégrant un total. Et c’est la principale raison de son emploi : on voit en même temps l’évolution d’ensemble et le détail des catégories.
Source : ministère de la Justice/SG/SEM/SDSE, fichier statistique Casier judiciaire national
Si l’on voit bien le mouvement général, il est plus difficile d’apprécier les détails, d’analyser la morphologie de ces rectangles colorés. Quand la base d’une série est horizontale, par exemple celle des homicides en bas, il suffit d’en suivre visuellement les sommets. Mais quand les segments flottent, le lecteur doit mener deux opérations mentales exigeantes – extraire visuellement la série et la recaler sur une base commune. Cet effort à répéter fatigue et complique la mémorisation, faute d’images prêtes à photographier mentalement.
Comment ordonner les catégories, choisir les couleurs ? « Autres crimes » est la première catégorie que l’œil rencontre, c’est aussi la moins signifiante. Et la palette adoptée crée deux groupes artificiels, un en violet et l’autre en gris.
Que va-t-on retenir d’une telle image ? Au mieux, oubliant les catégories, une tendance globale à la baisse avant la crise du covid, et une reprise post-covid qui ressemble à un rattrapage – dont on ne sait s’il est réel ou purement administratif (du fait d’instructions retardées).
Distinguons chaque série dans une collection de petits graphiques triés et catégorisésAvec un outil soucieux de sémiologie comme Datawrapper (ou Flourish), testons une variante où chaque composante peut apparaitre séparément, la comparaison avec l’évolution d’ensemble restant possible.
Retenons le même ordre de tri que le graphique d’origine, par effectifs finaux décroissants. Cette nouvelle construction graphique présente d’abord les trois catégories les plus importantes. Elles ont en commun de bien marquer l’effet de rattrapage précédemment évoqué. L’importance des viols est manifeste. Un rapide calcul visuel montre qu’ils représentent au total la moitié des crimes. Ce constat m’a particulièrement frappé.
Je le souligne donc, dans cet affinage prêt à diffuser, à l’aide d’une couleur différente et d’un titre qui reprend deux informations majeures.
Ces petits graphiques sont évidents et élégants, avec leurs axes épurés dont les étiquettes sont davantage conformes aux règles de lisibilité (écriture horizontale pour les années, séparateur des milliers pour les effectifs).
Un bon graphique présente toutes les données et dégage une ou quelques images simples (par exemple les trois graphiques de la première rangée), que le lecteur pourra relier à des enseignements verbalisés. Il les mémorisera ainsi durablement, grâce à la puissante association entre le visuel et le sémantique, quand ces deux canaux résonnent en cohérence.
C’est le mantra cher à Jacques Bertin, le grand sémiologue français : trier judicieusement ce qui peut l’être, puis catégoriser pour hiérarchiser les niveaux d’information.
Étendons la démarche à un jeu de données plus fourniIssu d’une source différente, ce nouveau diagramme empilé traite d’un sujet voisin, les actes de délinquance, en regardant plutôt les victimes et ce à quoi elles sont sujettes selon leur âge. La dimension de l’âge, en X dans ce diagramme, est ordonnée de façon logique, croissante.
Mais qu’en est-il des indicateurs de délinquance ? L’auteur ne précise pas le critère de tri en Y et l’œil du lecteur n’en saisit pas la logique. Renforcée par les contrastes lumineux, l’impression d’ensemble est bruitée et inconfortable.
Par ailleurs, la palette de couleur n’est pas ordonnée, elle n’exprime pas la progression des âges. Le lecteur peinera à regrouper visuellement des tranches voisines.
La construction suivante utilise une palette visuellement ordonnée, désempile les barres, et reclasse les faits de délinquance pour construire l’image la plus pure, la plus significative – perceptible dans l’instant minimal de vision, selon les vœux de Bertin. Une telle image, comme il l’exprime dans sa « Sémiologie graphique », tend vers deux critères topologiques : connexité (peu ou pas de trous, une forme ramassée) et convexité (enveloppe plutôt ronde). Idéalement, une belle diagonalisation !
Un bon outil graphique facilitera les reclassements. Après quelques essais, la tranche des 70 ans et plus fournit un bon critère de départ pour un tri. L’examen conjoint des tranches les plus jeunes m’amène à définir trois groupes. Ce nouveau graphique déroule une vague expressive.
Il faut se faire violence, parfois, pour chambouler l’ordre par défaut des nomenclatures. Bertin l’évoquait malicieusement, dans un dernier article, témoignant de sa longue – et fructueuse – expérience de collaboration avec la statistique publique : « À l’école de l’Insee, reclasser un tableau de données était une abomination ! ».
Le geste suivant, encore plus audacieux pour le statisticien, consiste à nommer ces groupes, dès lors qu’il saisit ce qui les caractérise.
Un titre informatif s’en déduit naturellement. C’est l’association entre messages de premier niveau clairs et une forme d’ensemble simple et significative qui va consolider l’inscription en mémoire de la hiérarchie des enseignements.
Pourquoi la plupart des graphiques statistiques sont-ils paresseux ?
Certes, la puissance de la sémiologie graphique n’est pas suffisamment exprimée et enseignée, que ce soit à l’école ou en formation continue. Au pays de Bertin, c’est pour le moins étonnant, voire dissonant. À cela, les responsables d’enseignement ou de services statistiques peuvent facilement remédier, si ils/elles le souhaitent – et même si cela prend un peu de temps ;).
Mais ce déficit renvoie plus fondamentalement à la posture de l’analyste, au rôle qu’il/elle se donne ou qu’on lui donne : mettre à disposition des chiffres solides et laisser au lecteur le soin de les interpréter ?
Ou chercher en plus à transmettre, avec les outils de la sémiologie graphique, ce que soi-même, avec son expertise, sa curiosité, sa déontologie, on a fini par retirer de ses multiples explorations. C’est la voie que, pour ma part, j’approfondis comme rédacteur d’articles, et enseigne en formations sur mesure.
Pour en savoir plus- Près de 750 condamnations par an pour homicide homicide volontaire et coups mortels – Infostat Justice n° 191
- Insécurité et délinquance en 2023, une première photographie – Interstats Analyse n° 64
- Sémiologie graphique, Jacques Bertin, 1967
- Aux origines de la sémiologie graphique, Jacques Bertin, CFC 2004
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sur Let’s ask Copernicus to keep S2A operational after S2C launch
Publié: 30 August 2024, 3:01pm CEST par Olivier Hagolle
The launch of Sentinel-2C (S2C) is scheduled on the 4th of September 2024, next week ! After 3 months of commissioning phase, S2C will replace S2A, to fulfill the Sentinel-2 mission together with S2B. S2B will later be replaced by S2D. The current plans are to keep S2A as a redundant satellite, in case something happens to one of the two other satellites. It seems likely that S2A will stop acquiring images once S2C is operational.
I guess the decision not to keep S2A operational would be for cost reasons. The operation costs are high : although I have no information, I guess these costs are on the order of magnitude of one or two dozens of millions per year. My reference is the SPOT4 (Take5) experiment which cost ~1 M€ for a few months with a limited amount of data. In the case of S2, the data volumes to download, process and distribute are huge, and ESA would also need to monitor data quality, have a tighter orbit and attitude control… Anyway, the cost of operating a satellite is much lower than the cost of the satellite itself (Sentinel-2B’s price was a few hundreds of M€).
I am very proud Europe was able to build the Sentinel-2 mission with a revisit of 5 days and funding of 20 years of operations, including two replacement satellites. But we could do even better for a limited cost. I write this letter to try to convince scientific, public and private users that 5 days revisit is not enough. We should therefore try to set-up a campaign to ask ESA/UE to reconsider the decision to end S2A imaging operations when S2C is operational. Help, feedback and ideas are welcome !
A petition is available here.
Revisit needsCorrelation of start of season determination as a function of the cloud free observation frequency in Germany. « 2018 was a hot and dry year with exceptionally low precipitation and cloud cover ». From Kowalski et al, 2020 : [https:]]
As an example, here are the cloud free revisit needs expressed by the vegetation monitoring community.
- Land cover classification : a clear observation per month
- Biomass/Yield estimation : a clear observation per fortnight
- Phenology (start and end of season, flowering…) : a clear observation per week
Waters, especially coastal waters, tend to change even quicker, with the additional drawback to be affected by the reflection of the sun on water, on one third to one half of the acquisitions.
Very recently, several papers have studied the biases due to the insufficient and irregular observations from space optical missions. Bayle et al, 2024 show that part of the observed greening of mountains observed on the Landsat time series acquires during decades is in fact due to the increase of the revisit frequency, which is still not always sufficient to capture the short-lived peak of greenness in alpine ecosystems. Langhorst et al, 2024 show that the loss of observations due to clouds leads to miss important hydrological events that bias statistics.
5 days revisit is not enoughThe global average cloud cover is 70%, with of course large variations across seasons and location. It means that on average, for a given pixel, two observations out of three are cloudy. But if you need to observe a large area simultaneously cloud free, it is even more difficult. I don’t have statistics on that, but roughly only 10% of Sentinel-2 products on 100×100 km² are fully cloud free.
Due to the fact that the great majority of images have clouds, our users have asked for cloud free periodic syntheses. At the THEIA land data center, we produce every month surface reflectances syntheses (named « Level3A » products). Our WASP processor computes a weighted average of all the cloud free surface reflectances found during 46 days (from 23 days before to 23 days after the synthesis date). When no cloud free data is available, we raise a flag, and provide one of the cloudy reflectance values acquired during the period. These regions appear in white (but don’t confuse them with snow in mountains).
Since these syntheses use 46 days, and not 30 days, they do not meet any of the needs explained above. The 46 days duration was tuned to have less than 10% of pixels always cloudy on average per synthesis. Here are some examples.
South-Western EUOver western Europe, the top left image shows a summer drought period, with a reduced amount of always cloudy pixels. However, some are visible in the East of Belgium/Netherlands. The images in winter have large region with no cloud free data, and even in April 2023, there is a remaining cloudy region in the east of France. You might have noticed that the remaining regions often have a trapezoidal shape. It is explained by the fact that Sentinel-2 swaths overlap, and it is of course more likely to miss cloud free pixels where we have two observations every 5 daysinstead of one. More examples are available at THEIA : [maps.theia-land.fr]
: July 2022 (Drought in Europe) December 2022 January 2022 (a dry January ) April 2023 South-Western Europe is blessed by a nice weather (when it’s not too hot), but Germany has a lot of clouds. Our colleagues form DLR also process Level3A syntheses with our tools. Here are some examples. You may also see by yourselves at this address : [https:]
April 2023 November 2023 Norway cartographic agency (Kartverket) also uses our softwares MAJA and WASP to produce countrywide syntheses, but they had to change the parameters to obtain a correct result. Summer syntheses are produced each year, but they often need a manual post-processing to enhance the results where some clouds are remaining. This is despite the orbits fully overlap in Norway.
Consequences
[https:]The main consequence of persistent cloudiness on S2 images is that our observations are quite far from the expressed needs, except in the sunniest countries. As a result, studies and retrievals are not as accurate as they could be, biases and noise appear. In my sense, the main issue is the fact that persistent clouds on images introduce a random unreliability, that prevents to provide an operational service.
S2 quicklook thumbnails in June 2019 on Toulouse tile (31TCJ)
One of the most acute cases in my memory happened in June 2019. The region near Toulouse suffered a long and early heat wave, but clouds were present every 5 days in the morning, when S2A or S2B were acquiring data. During a heat wave,it is very hard to explain local customers that the product didn’t work because of clouds.
As a result, insufficient revisit hampers the development of services based on optical images.
There are some ways around, using Landsat 8 and 9 (but resolution is 30m), Sentinel-1 (but SAR provides a completely different information), Planet (but only 4 bands, very expensive if you need to work at country scale, and not the same quality). Moreover, Planet uses Sentinel-2 a lot to improve its products. A better availability of S2 data would also improve the data quality of Planet data and the soon to be launched Earth Daily constellation.
Dear EU, please keep S2A operational !That’s why it would be a pity not to go on using S2A after S2C commissioning phase. With three satellites, S2A passing for instance two days after S2B, we could produce cloud free syntheses every 20 days, based on 30 days of data only. We would be closer to the needs, and would reduce a lot the unreliability of S2 services.
Of course, it means an increase of data volume and processing costs, but it is only a few % every year of the cost of one satellite. If it is really too much, let’s do it over Europe only, as S2 is funded by Europe. Maybe EU fears that if we ask for it, users of the other Sentinel missions will also ask for it. But S1 does not have clouds (and S1B has been lost) and S3 has a daily overpass already. Therefore, there are good reasons to operate a third satellite in the case of S2 only.
If you agree or disagree with me, or if you have more arguments to provide, please add a comment to this page !
PetitionI am not sure it is the best way to have influence on Copernicus, but I have set up a petition on an ethical web service provider, feel free to sign here : [https:]]
References :- Bayle, A., Gascoin, S., Berner, L.T. and Choler, P. (2024), Landsat-based greening trends in alpine ecosystems are inflated by multidecadal increases in summer observations. Ecography e07394. [https:]]
- Langhorst, T., Andreadis, K. M., & Allen, G. H. (2024). Global cloud biases in optical satellite remote sensing of rivers. Geophysical Research Letters, 51, e2024GL110085. [https:]]
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sur Copernicus should keep S2A operational after S2C launch
Publié: 30 August 2024, 3:01pm CEST par Olivier Hagolle
The launch of Sentinel-2C (S2C) is scheduled on the 4th of September 2024, next week ! After 3 months of commissioning phase, S2C will replace S2A, to fulfill the Sentinel-2 mission together with S2B. S2B will later be replaced by S2D. The current plans are to keep S2A as a redundant satellite, in case something […]
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sur Sélection 2025 du Prix du Livre de géographie des Lycéens et Etudiants
Publié: 30 August 2024, 12:36pm CEST par r.a.
– Rémi Barbier et Sara Fernandez (dir), Idées reçues sur l’eau et sa gestion, Le Cavalier bleu
– Marie Bonte, Nuits de Beyrouth, ENS éditions
– Marc Brosseau, Tableau de la géographie littéraire, Puppa
– François-Michel Le Tourneau, Chercheurs d’or, CNRS éditions
– Sylvain Genevois, Matthieu Noucher et Xemartin Laborde, Le blanc des cartes, Autrement
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sur Journée d’étude : La carte, «oeil de l’histoire » (XVI?-XVIII? siècle), BnF / EHESS-CAK, 8 octobre 2024
Publié: 30 August 2024, 12:27pm CEST par Catherine Hofmann
Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, Salle des conférences, entrée par le 5 rue Vivienne 75002 ParisLa géographie comme « oeil de l’histoire » est une expression courante durant la période moderne, mais elle s’articule de manière spécifique
si l’on pose l’objet cartographique comme point d’observation. L’objectif de cette journée d’étude est de réinvestir le couple carte et histoire dans l’empan chronologique du XVI? au XVIII? siècle, en Europe et dans ses prolongements impériaux, selon plusieurs directions.La journée d’étude est organisée par Oury Goldman (Paris 1 Panthéon- Sorbonne), Lucile Haguet (Bibliothèque municipale du Havre),
Catherine Hofmann (BnF, Cartes et plans) et Geoffrey Phelippot (EHESS-CAK). Elle a bénéficié de la coopération du département des
Cartes et plans (BnF) et du Centre Alexandre-Koyré (CAK).PROGRAMME
9h15 : Accueil des participants
9h30 : Mot d’accueil de la BnF par Cristina Ion (directrice adjointe du département
des Cartes et plans de la BnF)
9h45 : Introduction générale par Oury Goldman (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Lucile
Haguet (Bibliothèque municipale du Havre) et Geoffrey Phelippot (EHESS-CAK)
Session 1 : La carte, un art de la mémoire au service de l’histoire
Session présidée par Antonella Romano (EHESS-CAK)
10h : Aurélien Ruellet (Le Mans Université)
« Comme la toile où l’on place en son lieu ce que l’on aprend », La carte et l’histoire dans
les collèges oratoriens (années 1640-années 1780)
10h30 : Louise McCarthy (Université Paris Cité)
La carte comme théâtre de la mémoire, « Ould Virginia » de John Smith et Robert
Vaughan (1624)
11h : Monika Marczuk (BnF, département des Cartes et plans)
Histoire en un coup d’oeil : Mappemonde historique de J.-L. Barbeau de La Bruyère
(1750)
11h30-11h45 : Pause-café
Session 2 : Quand l’historien se fait cartographe
Session présidée par Jean-Marc Besse (CNRS-EHESS)
11h45 : Éric Grosjean (École Pratique des Hautes Études)
Fabio Calvo ou les principes architecturaux de Vitruve appliqués à la cartographie
historique de la Rome Antique à l’aube du XVI? siècle
12h15 : Ghislain Tranié (Centre Roland Mousnier, Sorbonne Université)
L’oeil du polygraphe. Gabriel Simeoni et la fabrique des lieux de l’histoire au milieu du
XVI? siècle
12h45-14h : Repas
14h-15h : Présentation des cartes par Catherine Hofmann (BnF, Cartes et plans) en
Salle des vélins, sur inscription, dans la limite des places disponibles.Session 3 : Chronotopoï, deux exemples de lieux cartographiés avant tout pour leur histoire
Session présidée par Lucile Haguet (Bibliothèque municipale du Havre)
15h : Iona Zamfir (Bucharest National Museum of Maps and old Books)
Jerusalem as Chronotopos, The Tension between the Textual and Visual Mediums in
16 – Century Geographic Literature
15h30 : Pierre Salvadori (Université d’Artois)
Anatomie d’une connexion, histoires situées du pont transarctique dans la cartographie
du XVI? siècle
16h-16h15 : Pause-café
Session 4 : La carte comme outil stratégique et politique
Session présidée par Catherine Hofmann (BnF, Cartes et plans)
16h15 : Anne-Rieke Van Schaik (University of Amsterdam)
Making History, Floris Balthasar Puts Dutch Victories on the Map (c.1600-1610)
16h45 : Grégoire Binois (Institut d’histoire moderne et contemporaine)
Cartographier l’histoire militaire aux XVII? et XVIII? siècles, une activité stratégique
17h15 : Kory Olson (Stockton University)
L’oeil de la Révolution, Le Plan d’une partie de la ville de Paris de Mangin
17h45-18h00 : Conclusion générale – Oury Goldman, Lucile Haguet et Geoffrey Phelippot
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sur Café géo de Paris, 24 septembre 2024 : Les territoires de l’extrême droite en France et en Europe.
Publié: 29 August 2024, 9:14pm CEST par Les Cafés Géo
Avec Béatrice Giblin, géographe, géopolitologue
Café de Flore, 24 septembre 2024, 19-21h
Béatrice Giblin, géographe et géopolitologue française, professeur émérite des universités, est l’invitée des Cafés Géographiques pour parler de l’extrême droite de France et en Europe.
En 2012, dans un numéro de la revue Hérodote, elle présentait déjà une analyse géopolitique de l’extrême droite en Europe. En 2022, toujours dans la revue Hérodote, elle posait la question d’une nouvelle géopolitique électorale en France. Aujourd’hui, en 2024, à l’heure où l’extrême droite accroît son audience dans de nombreux pays européens, la lecture géopolitique et l’analyse spatiale s’avèrent des clés de lecture indispensables de ce phénomène.
Ainsi en France, les dernières élections ont montré un net renforcement du processus de diffusion géographique du vote de l’extrême droite. Si le cœur des métropoles et leurs banlieues restent des pôles de résistance à ce vote, l’espace périurbain a constitué le principal espace de progression du vote RN. A l’échelle européenne, Béatrice Giblin a publié dans le journal Le Monde en juin 2024 une série de cartes qui traduit les ressorts communs affectant les territoires les plus affectés par le vote croissant en faveur de l’extrême droite en Europe. Il y a là matière à mieux comprendre ce phénomène et à participer à la discussion collective pendant ce café géo.
Béatrice Giblin (géographe), Sylvie Gittus et Francesca Fattori (Cartographes) : Cartographie des territoires de l’extrême droite en Europe, Le Monde, 7 juin 2024 (édition abonnés)
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sur Mardi 24 septembre 2024, au Café de Flore, c’est la rentrée des Cafés Géo !
Publié: 29 August 2024, 7:25pm CEST par r.a.
Cela fait 26 ans que l’aventure des Cafés Géographiques se poursuit et une quinzaine d’années qu’elle emprunte l’adresse parisienne du Café de Flore. Cette année encore, le mardi de 19h à 21h, la salle du premier étage du Flore permettra au public curieux et intéressé d’apprendre et/ou d’échanger à l’occasion de sujets variés grâce aux intervenants invités : géographes, historiens, diplomates, économistes, géopolitologues, journalistes… Cette saison 2024-2025 proposera des sujets d’actualité mais aussi d’autres sujets moins connus pour lesquels l’analyse spatiale et les outils de la géographie proposent des lectures pertinentes et … souvent stimulantes !
Programme des Cafés géographiques de Paris
Saison 2024-2025Mardi 24 septembre 2024 : Les territoires de l’extrême droite en France et en Europe (avec Béatrice Giblin, géographe)
Mardi 15 octobre 2024 : Les Etats-Unis et le Monde (avec Philippe Etienne, diplomate)
Mardi 19 novembre 2024 : Qu’est devenue la Yougoslavie (avec Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin, journalistes)
Mardi 17 décembre 2024 : Géohistoire de l’humanité (avec Christian Grataloup, géohistorien)
Mardi 28 janvier 2025 : Vivre au bord de la mer (avec Annaig Oiry, géographe)
Mardi 11 février 2025 : Géographie des pandémies contemporaines (avec Guillaume Lachenal, historien)
Mardi 25 mars 2025 : Nous aurons toujours besoin des forêts (avec Laurent Testot, journaliste)
Mardi 29 avril 2025 : Littérature et géographie (avec Emmanuelle Loyer, historienne, et Jean-Louis Tissier, géographe)
Le Café géo du mardi 24 septembre 2024, 19h à 21h
Les territoires de l’extrême droite en France et en Europe
(Avec Béatrice Giblin, géographe, géopolitologue)Béatrice Giblin, géographe et géopolitologue française, professeur émérite des universités, est l’invitée des Cafés Géographiques pour parler de l’extrême droite de France et en Europe.
En 2012, dans un numéro de la revue Hérodote, elle présentait déjà une analyse géopolitique de l’extrême droite en Europe. En 2022, toujours dans la revue Hérodote, elle posait la question d’une nouvelle géopolitique électorale en France. Aujourd’hui, en 2024, à l’heure où l’extrême droite accroît son audience dans de nombreux pays européens, la lecture géopolitique et l’analyse spatiale s’avèrent des clés de lecture indispensables de ce phénomène.
Ainsi en France, les dernières élections ont montré un net renforcement du processus de diffusion géographique du vote de l’extrême droite. Si le cœur des métropoles et leurs banlieues restent des pôles de résistance à ce vote, l’espace périurbain a constitué le principal espace de progression du vote RN. A l’échelle européenne, Béatrice Giblin a publié dans le journal Le Monde en juin 2024 une série de cartes qui traduit les ressorts communs affectant les territoires les plus affectés par le vote croissant en faveur de l’extrême droite en Europe. Il y a là matière à mieux comprendre ce phénomène et à participer à la discussion collective pendant ce café géo.
Daniel Oster, Paris, le 29 août 2024
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sur ESRI et FME
Publié: 29 August 2024, 2:00pm CEST
Septième et avant-dernière partie du tour d'horizon des SIG sur les dessous des calculs géométriques : un petit tour chez ESRI et FME.
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sur La moitié des pays du monde ont des systèmes d'eau douce dégradés (ONU-PNUE)
Publié: 28 August 2024, 8:12pm CEST
L’eau est essentielle à la santé humaine et planétaire, ainsi que les objectifs internationaux qui la sous-tendent, notamment le Programme de développement durable à l’horizon 2030, le Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité, le Cadre de Sendai pour la réduction des risques et l’Accord de Paris sur l'atténuation et l'adaptation au changement climatique. Pourtant, la triple crise planétaire – celle du changement climatique, de la perte de nature et de biodiversité, de la pollution et des déchets – affecte l'eau du point de vue de sa disponibilité, sa quantité, sa qualité et sa distribution.
Dans la moitié des pays du monde, un ou plusieurs types d’écosystèmes d’eau douce sont dégradés, notamment les rivières, les lacs et les aquifères. Le débit des rivières a considérablement diminué, les masses d’eau de surface se réduisent ou disparaissent, l’eau ambiante est de plus en plus polluée et la gestion de l’eau est en retard. Telles sont quelques-unes des conclusions de trois rapports de suivi des progrès en matière d’eau douce, publiés par ONU-Eau et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).
Ces trois rapports d’étape à mi-parcours pour les indicateurs de l’ODD 6 sur l'eau font état d'un retard alarmant et montrent qu’il faut accélérer les actions. Pour la plupart des indicateurs de l’ODD 6, le rythme actuel des progrès n’est pas assez rapide pour combler l’écart d'ici 2030. Ces priorités peuvent être respectées à consition de réaliser des investissements adéquats dans les institutions, les infrastructures, l’information et l’innovation, où une action concertée et une cohérence institutionnelle sont nécessaires, et si de nouvelles idées, de nouveaux outils et de nouvelles solutions sont développés en s’appuyant sur les connaissances existantes et les pratiques autochtones.
Initiatives conduites par l'ONU dans le cadre de l'ODD 6 sur l'eau (source : Agenda 2030)
En collaboration avec des partenaires dans le cadre de l’Initiative de surveillance intégrée de l’ODD 6 menée par l’ONU-Eau, le PNUE a officiellement publié, en août 2024, des rapports sur les trois indicateurs de l’ODD 6 dont il est le garant. Ces rapports sur les indicateurs sont les suivants :
- ODD 6.3.2 – Progrès en matière de qualité de l’eau ambiante, en mettant l’accent sur la santé avec les données par pays, région et pour le monde entier.
La cible 6.3 des ODD est la suivante : « D'ici à 2030, améliorer la qualité de l'eau en réduisant la pollution, en éliminant les déversements et en minimisant les rejets de produits chimiques et de matières dangereux, en réduisant de moitié la proportion d'eaux usées non traitées et en augmentant considérablement le recyclage et la réutilisation en toute sécurité à l'échelle mondiale ». Pour suivre les progrès vers la cible, l’indicateur ODD 6.3.2 surveille la proportion de masses d’eau dont la qualité de l’eau ambiante est bonne, conformément aux normes nationales et/ou infranationales de qualité de l’eau et sur la base de mesures de cinq paramètres de qualité de l’eau qui renseignent sur les pressions les plus courantes sur la qualité de l’eau au niveau mondial. - ODD 6.5.1 – Progrès dans la mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau, en mettant l’accent sur le changement climatique avec les données par pays, région et pour le monde entier.
La cible 6.5 des ODD est la suivante : « D’ici à 2030, mettre en œuvre une gestion intégrée des ressources en eau à tous les niveaux, y compris par la coopération transfrontière, le cas échéant. ». Pour suivre les progrès vers la cible, l’indicateur 6.5.1 surveille le degré de mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), en évaluant les quatre dimensions clés de la GIRE : environnement propice, institutions et participation, instruments de gestion et financement. - ODD 6.6.1 – Progrès relatifs aux écosystèmes liés à l’eau, en mettant l’accent sur la biodiversité avec les données par pays, région et pour le monde entier.
La cible 6.6 des ODD est la suivante : « D’ici à 2020, protéger et restaurer les écosystèmes liés à l’eau, notamment les montagnes, les forêts, les zones humides, les rivières, les aquifères et les lacs ». Pour suivre les progrès vers la cible, l’indicateur 6.6.1 suit les changements au fil du temps dans les écosystèmes liés à l’eau tels que les lacs, les rivières, les zones humides et les mangroves, à l’aide d’observations de la Terre.
Chaque rapport est accompagné de tableaux de données et de visuels (cartes + graphiques) utilisables pour traiter des questions relatives à la gestion de l'eau, à l'environnement, à la santé.
Il est possible de consulter l'ensemble des rapports d'avancement de l'ODD 6 sur le site ONU-Eau (UN Water).
Peu de pays disposent d'instruments pour contôler la pollution de l'eau, mais leur niveau de mise en oeuvre progresse
(source : rapport sur l'ODD 6.5.1)Pour aller plus loin
- ONU-Eau
- Eau, assainissement et hygiène (OMS)
- Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau 2022 : eaux souterraines : rendre visible l’invisible
- Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau 2021 : la valeur de l'eau (UNESCO)
- Le droit à l'eau et à l'assainissement (UNESCO)
- Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et les droits à l’eau et à l’assainissement
- Rapporteur spécial sur les droits à l’eau et à l’assainissement
- Journée mondiale de l'eau (22 mars)
- Journée mondiale des toilettes (19 novembre)
Articles connexes
Progrès en matière d'eau potable, d'assainissement et d'hygiène dans les écoles (2015-2023)
Rapport mondial des Nations Unies 2019 sur la mise en valeur des ressources en eau
Etudier les risques de pénurie d'eau dans le monde avec l'Atlas Aqueduct du WRI
Conflits liés à l'eau : les prévisions du site Water, Peace and Security
Cartes et données SIG sur les petits et moyens réservoirs d'eau artificiels dans le monde
L'évaporation des lacs dans le monde : une tendance à la hausse
Les barrages vieillissants constituent une menace croissante dans le monde (rapport de l'ONU)
Impact du changement climatique sur le niveau des nappes d'eau souterraines en 2100
Un atlas mondial pour estimer les volumes d’eau des glaciers
Connaître l'état des eaux souterraines de l'Union européenne (projet Under the Surface)
Nappes d'eau souterraine : bilan de l’évolution des niveaux en 2022-2023 (BRGM)
- ODD 6.3.2 – Progrès en matière de qualité de l’eau ambiante, en mettant l’accent sur la santé avec les données par pays, région et pour le monde entier.
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sur Jeu de données SEDAC sur l'évolution des villes dans le monde entre 1975 et 2030
Publié: 28 August 2024, 7:41pm CEST
Un nouvel ensemble de données sur les polygones et points urbains mondiaux est disponible sur le site SEDAC de la NASA. Le jeu de données (GUPPD, 1975-2030, v1) comprend 123 034 agglomérations avec noms de lieux et chiffres de population urbaine pour les années 1975-2030.
Le jeu de données s'appuie sur la base de données 2015 des établissements humains mondiaux (Global Human Settlement, GHS) et les centres urbains (UCDB) du Centre commun de recherche (JRC). L'ensemble de données du modèle d'établissement du JRC (GHS-SMOD) comprend une hiérarchie d'établissements urbains, du centre urbain (niveau 30) au groupe urbain dense (niveau 23) et au groupe urbain semi-dense (niveau 22). L'UCDB ne comprend que le niveau 30, tandis que le GUPPDv1 ajoute les niveaux 22 et 23, et utilise des sources de données ouvertes pour vérifier et valider les noms attribués par le JRC à ses polygones UCDB et pour étiqueter les établissements nouvellement ajoutés. La méthodologie décrite dans la documentation a permis d'étiqueter systématiquement un pourcentage plus élevé de polygones UCDB que ceux précédemment étiquetés par le JRC.
Les données sont disponibles aux formats Geodatabase (.gdb) et GeoPackage (.gpkg) sous forme de polygones et de points (2,9 Gigaoctets). Il faut au préalable s'inscrire sur le site pour pouvoir les télécharger.
Un affichage rapide du fichier Geodatabase dans le logiciel QGIS permet de voir qu'il est possible de faire des comparaisons entre villes et par tranches de 5 ans de 1975 à 2030.
En plus de ces données chiffrées, on dispose également de l'emprise spatiale des aires urbaines.
Le site femaFHZ.com a mis à disposition une interface interactive pour visualiser les données sans avoir à les télécharger. Les points sont affichés si la population est supérieure à 200 000 entre les niveaux de zoom 1 et 6. Au-delà du niveau de zoom 6, tous les polygones sont affichés. En cliquant sur un point ou un polygone, on obtient le graphique de la population de 1975 à 2030 de la ville que l'on souhaite.
Pour rappel, les données SEDAC ne reposent pas sur des recensements de population, mais sur des estimations à partir de la densité du bâti. La méthode GHSL (Global Human Settlement Layer) repose sur un continum urbain-rural visant à dégager des degrés d'urbanisation. Seuls l'urbain dense et semi-dense sont pris en compte ici.
La grille d'urbanisation qui a servi de référence pour l'élaboration de ce jeu de donnée est celle de 2019 (Urban Centre Database UCDB R2019). L'extension spatiale des aires urbaines est donc référée à cette année et ne reflète pas les évolutions entre 1975 et 2030. Voir la documentation détaillée.
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sur Air quality stripes, un site pour comparer la pollution de l'air en ville depuis 1850
Publié: 28 August 2024, 2:57pm CEST
Le site AirQualityStripes.info s'est inspiré des bandes climatiques (climate stripes) du professeur Ed Hawkins de l'Université de Reading. Créé par des scientifiques, ce site permet de comparer la qualité de l'air de 1850 à 2021 dans des villes du monde entier.
Les données PM2,5 proviennent du modèle climatique UKESM combiné à des observations par satellite. L'échelle de couleurs a été élaborée par un artiste qui a analysé des images Google de la pollution de l'air. Les couleurs bleu clair représentent le ciel bleu pur, tandis que les rouges et les bruns plus foncés indiquent des quantités croissantes de pollution atmosphérique.
« Les images montrent qu’il est possible de réduire la pollution de l’air. L’air de nombreuses villes européennes est beaucoup plus propre aujourd’hui qu’il y a 100 ans, ce qui améliore notre santé. Nous espérons vraiment que des améliorations similaires pourront être obtenues dans le monde entier. »
« En fin de compte, la pollution de l'air est l'un des principaux facteurs de risque de décès dans le monde. On estime qu'elle est responsable d'un décès sur dix dans le monde. Les bandes de qualité de l'air montrent la diversité des tendances et des concentrations à travers le monde. Nos bandes démontrent qu'il reste encore beaucoup à faire pour réduire l'exposition des personnes à une mauvaise qualité de l'air, et dans certains endroits, beaucoup plus ! »
Air Quality Stripes contribue à faire prendre conscience du problème et à sensibiliser la population ainsi que les décideurs afin de réduire la pollution de l'air en milieu urbain. Ces schémas peuvent être aussi utilisées pour comparer les effets de la mise en place de mesures de limitation de la pollution (très variables selon les villes). De manière indirecte, ils reflètent les vagues d'industrialisation et de désindustrialisation à travers le monde.
Mais il convient de prendre ces graphiques et ces données avec précaution, car tout ce qui s'est passé avant 1998 a été modélisé et non observé. Pour les années les plus récentes (2000-2021), le site utilise un ensemble de données qui combine des observations au niveau du sol et par satellite des concentrations de particules PM2,5 de Van Donkelaar et al. (2021, résolution V5 0,1 degré), cet ensemble de données peut être trouvé ici . Les observations par satellite de particules PM2,5 ne sont en revanche pas disponibles pour les années antérieures à 1998. Les auteurs ont donc utilisé des modèles informatiques pour dégager les tendances historiques concernant la pollution atmosphérique (Turnock 2020). Les données de modèles accessibles au public ont été tirées du Coupled Model Intercomparison Project (CMIP6) mis à disposition gratuitement via la Earth System Grid Federation (ESGF). Ce sont les modèles climatiques qui ont été utilisés pour le rapport d'évaluation du GIEC. La modélisation des concentrations mondiales de polluants est très difficile, et les modèles sont continuellement réévalués par rapport aux observations afin d'améliorer leur représentation des processus physiques et chimiques. Il s'agit des premières versions des bandes de qualité de l'air. Elles seront mises à jour au fur et à mesure que des simulations et des observations améliorées seront disponibles.
Les données qui ont servi à faire ces graphiques sont disponibles sur Zenodo.
Pour compléter
Les bandes climatiques peuvent-elles changer notre façon de penser la pollution de l’air ? (The Guardian)
Articles connexes
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sur Michel Bruneau, un « géographe de transitions »
Publié: 27 August 2024, 9:59pm CEST par r.a.
Michel BRUNEAU, Parcours d’un géographe de transitions. L’Harmattan, 2023
Ce « parcours » est le parcours d’une vie, d’une vie professionnelle de géographe bien sûr, mais aussi d’une vie personnelle où amitiés et rencontres intellectuelles jouent un grand rôle, dans le milieu universitaire français comme sur ses terrains d’études en Thaïlande ou en Asie Mineure. En utilisant le terme « transitions » pour qualifier une carrière de plus de 60 ans, Michel Bruneau se réfère à l’espace -passage de l’Asie du Sud-Est au terrain pontique de la Grèce au Caucase -, mais aussi à son évolution personnelle sur les plans méthodologique et épistémologique.
Le géographe est avant tout un homme de « terrain », terme qui définit à la fois un espace, des méthodes et le discours produit sur cet espace. Pour ce faire il collecte des données selon des moyens traditionnels (enquêtes, questionnaires…) mais aussi des techniques novatrices dans les années 1960/1970 (images de télédétection…) et utilise les travaux des autres sciences humaines (anthropologie, histoire…). Le choix des deux grands terrains d’études de Michel Bruneau, l’Asie du Sud-Est et le monde grec pontique, est en grande partie lié à son histoire familiale : un grand-père fonctionnaire en Indochine et un père élève de Pierre Gourou à Hanoï dans le premier cas, des vacances et l’étude du grec ancien au lycée dans le second cas. C’est ainsi que le jeune géographe a commencé sa carrière à l’université de Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande dans le cadre du service civil de coopération afin d’y étudier « Les populations de riziculteurs des bassins et vallées ».
A travers les longues années passées en Thaïlande, nous pouvons suivre l’évolution intellectuelle de l’auteur mais aussi celle de la pensée géographique de l’époque.
Les premiers travaux de M. Bruneau se font dans le cadre de la géographie tropicale telle qu’elle a été définie par P. Gourou, une géographie classique post-vidalienne. Il recueille de nombreuses données qualitatives et quantitatives auprès des paysans dont il partage la vie, avec l’aide des étudiants locaux, notamment chez les Karen de la montagne et dans les villages du bassin de Chiang Mai. Ces travaux qui intègrent déjà les images de télédétection Landsat pour la cartographie et le traitement informatique des données chiffrées, sont la base de sa thèse préparée au Centre d’Etudes de Géographie tropicale (CEGET) de Bordeaux.
Au cours des années1970, un clivage divise les géographes selon des facteurs intellectuels et politiques. La géographie post-vidalienne de P. Gourou est vivement contestée par les tenants de la « géographie critique » qui utilise les concepts marxistes de mode de production. Ces derniers expliquent la différenciation des espaces ruraux thaïlandais par la pénétration du mode de production capitaliste sous la pression des impérialismes anglais et français. M. Bruneau, ancien soixante-huitard, sensible aux thèses marxistes d’analyse des sociétés et converti au catholicisme de Témoignage Chrétien, adopte l’approche de la géographie critique dans sa thèse, dirigée par Jean Delvert. La soutenance de celle-ci, en 1977, suscite de vives controverses. D’un côté, les géographes conservateurs – dont le directeur de thèse –, tenants de la géographie tropicale, s’étonnent de l’utilisation de concepts marxistes et refusent l’utilisation de l’histoire et des méthodes nouvelles. De l’autre côté, les « nouveaux » géographes, de gauche, tiers-mondistes, valorisent la problématique marxiste et dénoncent la filiation entre géographie coloniale et géographie tropicale. Sous la pression de J. Delvert, il n’y eut pas de compte rendu de la thèse de M. Bruneau dans les Annales de géographie.
Troisième étape dans son itinéraire intellectuel : l’abandon du schéma marxiste d’explication. La poursuite de ses recherches en Thaïlande l’amène à formuler des limites à la géographie critique. La lutte des classes des années 70 n’a pas débouché sur une réforme agraire. La forte croissance économique et industrielle capitaliste du pays a amené la création d’une nouvelle paysannerie aisée, intégrée dans une force de travail mondialisée. On peut parler de villageois urbanisés dont la cohésion est assurée par une forte identité culturelle.
Les derniers travaux de M. Bruneau sur son terrain asiatique sont marqués par la prédominance de la dimension géohistorique dont les maîtres sont F. Braudel puis C. Grataloup. Il a ainsi montré qu’en Asie de l’Est, deux modèles spatiaux ont été élaborés sur la longue durée, l’un polycentrique et hétérarchique (1), sur le modèle indien, qu’il appelle Etat-mandala, l’autre, de type hiérarchique autour d’une autorité centrale forte, sur le modèle chinois.
Le second grand terrain du géographe concerne les Grecs pontiques et l’amène à se déplacer de la Grèce à la Turquie et au Caucase russe et géorgien, mais aussi dans d’autres parties du monde (France, Amérique du Nord, Australie). Ces recherches ont été faites dans le cadre d’une nouvelle unité de recherche, « Territorialité et Identité dans le domaine européen » (TIDE). Le travail porte sur les diasporas et les communautés transnationales. En effet, le traité de Lausanne (1923) a contraint les Grecs d’Asie Mineure, du Pont et de Thrace orientale à quitter la nouvelle République turque pour l’Etat grec puis le reste du monde.
Bruneau s’engage dans ces recherches avec une nouvelle approche scientifique, celle de la géographie culturelle, telle qu’elle a été définie par Paul Claval. Les descendants des migrants pontiques ont gardé une forte mémoire du territoire d’origine de leurs ancêtres. La transmission de la mémoire des lieux d’origine, assurée par des associations culturelles, utilise une iconographie très riche et des voyages-pèlerinages. Monuments commémoratifs, images murales, toponymes évoquent aussi bien les mythes antiques que les violences turques plus récentes. On part à la découverte du village où vivaient les ancêtres ; même s’il est difficile de retrouver leurs maisons et si l’église a été transformée en mosquée, on reçoit un bon accueil des habitants actuels. La mémoire est aussi entretenue par les œuvres littéraires, comme les romans historiques de Christos Samouelidis ou les articles de Photis Kontoglou.
Le travail sur les migrations des Grecs pontiques a amené M. Bruneau à élaborer un nouveau concept, celui de « peuple-monde de la longue durée » (2). Un peuple-monde est une entité socio-politique et culturelle dont la dimension excède celle d’un seul Etat. Les enquêtes de terrain sont fondamentales dans ce nouveau champ de recherche, mais l’utilisation de données statistiques et la cartographie des paysages n’y ont pas leur place. De nombreuses références scientifiques ont guidé notre géographe, celles de F. Braudel et de de C. Grataloup déjà cités, mais aussi celles de P. Nora, de J. Gottman, d’A. Smith (l’approche mytho-symbolique de « peuple ») ou de J. Lacarrière (continuité de l’hellénisme de l’Antiquité à nos jours). Un peuple-monde a un Etat territorial et une diaspora mondiale.
Chez les Grecs, la continuité historique a été assurée par la langue, porteuse d’une culture, l’hellénisme. Une même langue parlée depuis l’Antiquité et une même spiritualité chrétienne depuis Byzance, l’orthodoxie. Un modèle spatial en cinq auréoles concentriques permet de comprendre la dimension spatiale de l’hellénisme, depuis l’espace égéen central jusqu’aux auréoles externes de la diaspora dans le Nouveau Monde et en Afrique.
A partir de ses analyses sur l’hellénisme, M. Bruneau a pu distinguer cinq autres peuples-monde de la longue durée : Indiens, Chinois, Juifs, Arméniens et Iraniens. La longévité de leur culture est exceptionnelle (même s’ils ont assimilé d’autres éléments culturels).
En conclusion, M. Bruneau reconnait qu’au cours de sa vie de chercheur-géographe, il a suivi deux approches différentes, celle d’une étude spatiale à différentes échelles (village, Etat, ensemble d’Etats) en Asie du Sud-est et celle des réseaux et des lieux à l’échelle mondiale pour la diaspora grecque. Mais au-delà de leurs différences, ces approches ont des caractères communs : immersion dans les cultures étudiées sur une longue période, approche interdisciplinaire, modélisation graphique, importance des relations amicales pour la compréhension du milieu…). Les inflexions de son itinéraire scientifique reflètent l’évolution des courants de la pensée géographique en un demi-siècle.
Notes :
(1) hétérarchique : relatif à un système d’organisation non hiérarchique qui est caractérisé par l’interrelation et la coopération entre les entités qui la composent.
(2) peuple-monde de la longue durée : concept élaboré par le géographe Michel Bruneau. Voir la synthèse : Michel Bruneau, Peuples-monde de la longue durée. Chinois, Indiens, Iraniens, Grecs, Juifs, Arméniens, CNRS Editions, 2022.
Michèle Vignaux, juillet 2024
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sur Revue de presse du 23 août 2024
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Une GeoRDP à lire sur le retour des vacances !
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Sixième partie du tour d'horizon des SIG sur les dessous des calculs géométriques : utilisation de SFCGAL pour des calculs plus robustes
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Publié: 15 August 2024, 2:00pm CEST
Cinquième partie du tour d'horizon des SIG sur les dessous des calculs géométriques : la topologie à la rescousse du spaghetti !
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Quatrième partie du tour d'horizon des SIG sur les dessous des calculs géométriques : comparons les systèmes de gestion de bases de données relationnelles et spatiales PostGIS, Oracle et Microsoft SQL Server.
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Si vous êtes un amateur de randonnée, vous serez ravi d’apprendre que le Parc naturel régional des Vosges du Nord a lancé la dernière version de son site de randonnées e
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Synthèse de l'édition 2024 des rencontres annuelles de la communauté geOrchestra qui a eu lieu en juin à Lille
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Troisième partie du tour d'horizon des SIG sur les dessous des calculs géométriques : GEOS et QGIS, au tableau !
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sur Découvrez notre nouvelle formation Nuxt : créez une application web
Publié: 1 August 2024, 9:00am CEST par Aline Chetta
Avec la nouvelle formation Nuxt découvrez la création d’une application web à partir de ce framework afin d’appréhender son architecture, ses modes de rendu (SSR/CSR/ESR…) et ses spécificités.
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sur Découvrez les dernières avancées de Geotrek-widget
Publié: 30 July 2024, 8:00am CEST par Marine Faucher
Nous sommes ravis de vous présenter les dernières avancées de Geotrek-Widget, qui a fait l’objet de nombreux développements ces derniers mois pour améliorer son interface et ses fonctionnalités.
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sur Lettre ouverte à la commission Européenne – Défendons le programme NGI
Publié: 29 July 2024, 10:16am CEST par Vincent Picavet
Cette lettre a été publiée initialement par les petites singularités. Si vous souhaitez signer la lettre, vous pouvez la publier sur votre site et compléter le tableau ici.
Le CNLL a également publié une tribune, s’alarmant de la suppression des programmes NGI. Oslandia, en tant que membre du CNLL, soutient aussi ce texte.
Lettre ouverte à la Commission Européenne
Depuis 2020, les programmes Next Generation Internet (NGI), sous-branche du programme Horizon Europe de la Commission Européenne financent en cascade (via les appels de NLNet) le logiciel libre en Europe. Cette année, à la lecture du brouillon du Programme de Travail de Horizon Europe détaillant les programmes de financement de la commission européenne pour 2025, nous nous apercevons que les programmes Next Generation Internet ne sont plus mentionnés dans le Cluster 4.
Les programmes NGI ont démontré leur force et leur importance dans le soutien à l’infrastructure logicielle européenne, formant un instrument générique de financement des communs numériques qui doivent être rendus accessibles dans la durée. Nous sommes dans l’incompréhension face à cette transformation, d’autant plus que le fonctionnement de NGI est efficace et économique puisqu’il soutient l’ensemble des projets de logiciel libre des plus petites initiatives aux mieux assises. La diversité de cet écosystème fait la grande force de l’innovation technologique européenne et le maintien de l’initiative NGI pour former un soutien structurel à ces projets logiciels, qui sont au cœur de l’innovation mondiale, permet de garantir la souveraineté d’une infrastructure européenne. Contrairement à la perception courante, les innovations techniques sont issues des communautés de programmeurs européens plutôt que nord-américains, et le plus souvent issues de structures de taille réduite.
Le Cluster 4 allouait 27.00 millions d’euros au service de :
- « Human centric Internet aligned with values and principles commonly shared in Europe » ;
- « A flourishing internet, based on common building blocks created within NGI, that enables better control of our digital life » ;
- « A structured eco-system of talented contributors driving the creation of new internet commons and the evolution of existing internet common ».
Au nom de ces enjeux, ce sont plus de 500 projets qui ont reçu un financement NGI0 dans les 5 premières années d’exercice, ainsi que plus de 18 organisations collaborant à faire vivre ces consortia européens.
NGI contribue à un vaste écosystème puisque la plupart du budget est dévolue au financement de tierces parties par le biais des appels ouverts (open calls). Ils structurent des communs qui recouvrent l’ensemble de l’Internet, du matériel aux applications d’intégration verticale en passant par la virtualisation, les protocoles, les systèmes d’exploitation, les identités électroniques ou la supervision du trafic de données. Ce financement des tierces parties n’est pas renouvelé dans le programme actuel, ce qui laissera de nombreux projets sans ressources adéquates pour la recherche et l’innovation en Europe.
Par ailleurs, NGI permet des échanges et des collaborations à travers tous les pays de la zone euro et aussi avec ceux des widening countries [1], ce qui est actuellement une réussite tout autant qu’un progrès en cours, comme le fut le programme Erasmus avant nous. NGI0 est aussi une initiative qui participe à l’ouverture et à l’entretien de relation sur un temps plus long que les financements de projets. NGI encourage également à l’implémentation des projets financés par le biais de pilotes, et soutient la collaboration au sein des initiatives, ainsi que l’identification et la réutilisation d’éléments communs au travers des projets, l’interopérabilité notament des systèmes d’identification, et la mise en place de modèles de développement intégrant les autres sources de financements aux différentes échelles en Europe.
Alors que les États-Unis d’Amérique, la Chine ou la Russie déploient des moyens publics et privés colossaux pour développer des logiciels et infrastructures captant massivement les données des consommateurs, l’Union Européenne ne peut pas se permettre ce renoncement. Les logiciels libres et open source tels que soutenus par les projets NGI depuis 2020 sont, par construction, à l’opposée des potentiels vecteurs d’ingérence étrangère. Ils permettent de conserver localement les données et de favoriser une économie et des savoirs-faire à l’échelle communautaire, tout en permettant à la fois une collaboration internationale. Ceci est d’autant plus indispensable dans le contexte géopolitique que nous connaissons actuellement. L’enjeu de la souveraineté technologique y est prépondérant et le logiciel libre permet d’y répondre sans renier la nécessité d’œuvrer pour la paix et la citoyenneté dans l’ensemble du monde numérique.
Dans ces perspectives, nous vous demandons urgemment de réclamer la préservation du programme NGI dans le programme de financement 2025.
[1] Tels que définis par Horizon Europe, les États Membres élargis sont la Bulgarie, la Croatie, Chypre, la République Tchèque, l’Estonie, la Grèce, la Hongrie, la Lettonie, la Lithuanie, Malte, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie. Les pays associés élargies (sous conditions d’un accord d’association) l’Albanie, l’Arménie, la Bosnie Herzégovine, les Iles Feroé, la Géorgie, le Kosovo, la Moldavie, le Monténégro, le Maroc, la Macédoine du Nord, la Serbie, la Tunisie, la Turquie et l’Ukraine. Les régions élargies d’outre-mer sont : la Guadeloupe, la Guyane Française, la Martinique, La Réunion, Mayotte, Saint-Martin, Les Açores, Madère, les Iles Canaries.Photo de Maximalfocus sur Unsplash
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sur Journée annuelle Prodige 2024
Publié: 26 July 2024, 2:00pm CEST
Synthèse de la journée annuelle Prodige qui s'est tenue en ligne le 3 juin 2024
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sur GEOS au cœur de QGIS
Publié: 25 July 2024, 2:00pm CEST
Deuxième partie du tour d'horizon des SIG sur les dessous des calculs géométriques : GEOS et QGIS, au tableau !
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sur Nouvelle formation MapLibre : création de cartes web interactives
Publié: 25 July 2024, 9:00am CEST par Maxime Bouveron
Cette formation MapLibre enseigne aux développeurs web à créer et personnaliser des cartes interactives pour leurs applications.
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sur GéoDataDays 2024
Publié: 25 July 2024, 6:49am CEST par Caroline Chanlon
Oslandia est cette année encore sponsor des GéoDataDays qui se tiendront les 19 et 20 septembre 2024 à Nantes ! Retrouvez-nous sur notre stand pour découvrir nos solutions et notamment Piero, l’application Web 3D SIG/BIM open source et sur l’espace Démo pour un atelier Métropoles
OpenSource !
Venez discuter des dernières avancées de l’open source Geospatial, voir les projets que nous avons réalisés, et découvrir comment nous pouvons répondre à vos problématiques.
Vous y croiserez notamment Bertrand Parpoil, Vincent Picavet, Julien Moura et Vincent Bré !
Inscription : [https:]]
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sur Partez à l'aventure sur les chemins éco-responsables du PNR Loire-Anjou-Touraine
Publié: 24 July 2024, 8:08am CEST
La mise en place de l’écosystème GeotrekÀ partir de l’année 2022, le Parc naturel régional Loire-Anjou-Tour
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sur CANARI France devient Climadiag Agriculture
Publié: 23 July 2024, 9:24am CEST par Yann Fouillat, Célia Prat, Simon Mellerin
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sur [1’Tech by Oslandia] open data
Publié: 23 July 2024, 6:55am CEST par Caroline Chanlon
Dans cette minute Tech, nos collaborateurs vous proposent d’expliquer une technologie, une méthodologie, un concept. Après open source, LiDAR, webGL, réversibilité, TCO et même télétravail, on a brainstormé sur GitLab pour donner notre meilleure définition de l’open data
L’open data ( « Donnée ouverte » ), est la donnée librement accessible. Elle concerne notamment toutes les données publiques accessibles aux usagers : citoyens, entreprises, collectivités, … Elles peuvent être d’origine privée mais sont la plupart du temps mises à disposition par une collectivité ou un établissement public.
L’Open Knowledge Foundation en 2005 donnent les critères essentiels de l’open data : la disponibilité, la réutilisation et la distribution, et la participation universelle. En France, il existe un cadre légal obligeant à l’ouverture de certaines données.
Ces ressources ouvertes accessibles dans des catalogues de données, permettent de construire des outils comme des observatoires pour lesquels la représentation cartographique est utilisée.Oslandia a travaillé sur de nombreux projets mobilisant de l’open data, c’est le cas de Terristory®, un outil partenarial d’aide au pilotage de la transition des territoires ou sur des projets avec Bruxelles Environnement. Nous avons également une connaissance approfondie de la donnée OpenStreetMap.
L’open data permet d’alimenter ces outils numériques avec de la donnée de qualité permettant ainsi des services de qualité.
OpenData et OpenSource forment le combo libre et efficient !
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sur DbToolsBundle : sortie de la version 1.2
Publié: 18 July 2024, 3:05pm CEST par Simon Mellerin
Découvrez les nouveautés de cette nouvelle version ainsi que les fonctionnalités à venir de la prochaine version majeure.
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sur Le constat : les calculs géométriques ne sont pas bons
Publié: 18 July 2024, 2:00pm CEST
Deuxième partie du tour d'horizon des SIG sur la précision des calculs géométriques : analyse des opérations de superposition et de leurs limites.
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sur Le constat : les calculs géométriques ne sont pas bons
Publié: 18 July 2024, 2:00pm CEST
Premier chapitre du tour d'horizon des SIG sur la précision des calculs géométriques : analyse des opérations de superposition et de leurs limites.
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sur [Équipe Oslandia] Jean-Marie, développeur C++ / Python
Publié: 18 July 2024, 7:30am CEST par Caroline Chanlon
Jean-Marie a toujours aimé l’électronique et tout ce qui touche au traitement du signal. Il rejoint l’INSA Rennes, une école d’ingénieur généraliste en spécialité ESC – Electronique et Systèmes de Communication (aujourd’hui E&T) sur les problématiques télécommunications.
Il réalise son stage de fin d’étude chez Silicom à Rennes sur le sujet « Modélisation de systèmes de communication » sous Matlab avant d’être embauché par la même entreprise mais pour une toute autre mission …le développement d’une application informatique de simulation de réseaux télécom pour la DGA avec QT en C++ !
« Je ne connaissais pas trop l’informatique, quelques notions pendant mes études, mais j’aimais bien, ça me plaisait de pouvoir me lancer là dedans. J’ai acquis des connaissances en pratiquant, c’est comme ça qu’on apprend ! »
Ensuite, Jean-Marie saisit l’opportunité de travailler sur le passage au tout numérique via la TNT. « J’ai travaillé pendant 2 ans et demi au CSA, j’ai réalisé des études sur la planification de fréquences, étudié les couvertures des émetteurs TNT. C’était une super expérience, j’ai travaillé sur un projet qui a impacté les français au quotidien ! »
De retour à Rennes, il reprend le développement en C++ avec QT, notamment pour un projet d’analyse de signaux sismiques du CEA et découvre QGIS. Une nouvelle compétence qu’il mobilise pour la DGA et le développement d’un outil basé sur QGIS pour l’affichage de données relatives à l’aide à la planification de missions satellites.
« 14 ans chez Silicom, il était temps de passer à autre chose »
Jean-Marie rejoint Oslandia en novembre 2021 en tant que développeur C++ / Python où il réalise des missions de développement et DevOps, notamment pour Viamichelin sur la refonte du calcul d’itinéraire de l’outil en ligne ou pour l’IGN pour la mise en place du calcul d’itinéraire sur la nouvelle Géoplateforme.
Projet emblématiqueJean-Marie a produit 80% du code d’OpenLog, un outil de visualisation de données de sondage open source porté par Apeiron (filiale d’Oslandia).
« Ce projet m’a permis de mobiliser mes connaissances sur la représentation de données »
Technologies de prédilectionPython et C++
Ta philosophieLe partage ! Ce qu’on produit peut être utilisé par d’autres, nous partageons nos connaissances et notre travail !
Oslandia en 1 motOuverture par rapport à l’open source et dans le sens où tout est transparent dans l’entreprise, tout le monde peut donner son avis, les décisions sont prises collectivement.
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sur Publication du rapport annuel du CNIG 2023
Publié: 17 July 2024, 1:57pm CEST
Le rapport annuel du CNIG est sorti : le CNIG dans toutes ses dimensions
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sur De la tolérance en SIG
Publié: 16 July 2024, 2:00pm CEST
Un tour d'horizon des SIG sur la précision des calculs géométriques.
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sur De la tolérance en SIG
Publié: 16 July 2024, 2:00pm CEST
Un tour d'horizon des SIG sur la précision des calculs géométriques.
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sur Une vision multiscalaire des rapports de force politiques
Publié: 16 July 2024, 10:27am CEST par Nicolas Lambert
Camarades cartographes, nous sortons d’une séquence politique inédite. Le pays semble fracturé en trois blocs avec une extrême droite au plus haut. Mais comment rendre compte cartographiquement des clivages géographiques qui fracturent le pays ?
Dans un billet réalisé avec Antoine Beroud et Ronan Ysebaert pour le journal l’Humanité (voir), nous proposons une série de cartes avec des représentations continues à plusieurs échelles. La méthode d’interpolation spatiale utilisée ici est connue sous le nom de potentiel, de potentiel gravitationnel ou d’accessibilité gravitationnelle. Le concept a été développé dans les années 1940 par le physicien John Q. Stewart à partir d’une analogie avec le modèle gravitationnel. Ce potentiel est défini comme un stock – un nombre de voix – pondéré par une distance définie ici par une fonction gaussienne (courbe en cloche). En faisant varier la portée de cette fonction, l’algorithme permet de dessiner des cartes plus ou moins généralisées pour montrer les grandes structures spatiales selon différentes échelles d’analyse, en faisant abstraction des irrégularités du maillage sous-jacent.
In fine, la méthode permet de rendre compte avec différents filtres d’observation, des lignes de force des différents blocs politiques qui structurent géographiquement le pays.
Bloc de gauche
Bloc de droite
Bloc d’extrême droite
Des comparaisons deux à deux sont également possibles.
Article initial et explications méthodologiques : [https:]]
Code source : [https:]] & [https:]]
Ingénieur de recherche CNRS en sciences de l'information géographique.
Membre de l'UMS RIATE et du réseau MIGREUROP / CNRS research engineer in geographical information sciences. Member of UMS RIATE and the MIGREUROP network.
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sur Nouveautés Geotrek : le volet éditorial s'étoffe pour répondre à tous vos besoins
Publié: 16 July 2024, 9:00am CEST par Marine Faucher
Le Parc National des Écrins a modernisé son portail Rando Pays des Écrins avec de nouvelles fonctionnalités éditoriales et de navigation.
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sur TerriSTORY® – Une histoire de territoires OpenSource
Publié: 16 July 2024, 7:04am CEST par Sylvain Beorchia
Lorsque nous avons commencé à travailler sur Terristory en 2018, c’était alors un POC (Proof Of Concept) commandé par AURA-EE, Auvergne Rhône-Alpes Énergie Environnement. Le premier sprint devait convaincre de la faisabilité et projeter les ambitions de l’association. 6 ans plus tard, la plateforme devenue publique est un projet OpenSource maintenu de façon autonome directement par AURA-EE.
Le développement de la plateforme s’est déroulé sur plusieurs années. Au départ Oslandia était le prestataire chargé de réaliser et conseiller l’AURA-EE sur le projet, mais il était prévu aussi de former petit à petit les équipes côté association et de transmettre le savoir pour un jour permettre une totale autonomie. En parallèle, il y avait une volonté forte de la part d’Oslandia d’arriver à terme à une ouverture du code source de l’application, ce qui était également une volonté d’AURA-EE dès le départ.
Publier le code source d’une application (ici un site web) n’est pas forcément une tâche difficile en apparence. On pourrait penser qu’il s’agit juste de créer un répertoire gitlab et d’y déposer le code. Dans les faits, c’est ce qui se passe. Néanmoins, une bonne préparation en amont est nécessaire si on souhaite une ouverture de qualité.
De nombreuses questions se bousculent alorsQuand doit-on publier ? Est-ce que la documentation est prête ? Dois-je traduire en anglais ? A-t-on résolu tous les bugs critiques ? Comment va se passer la publicité ? Y-a-t il un formalisme à respecter ? Les aspects juridiques sont-ils couverts ? Est-on prêt à recevoir les retours de la communauté ?
Les étapesLa première chose à faire était de choisir la licence. Dans le cas de Terristory c’est la GNU Affero (ou AGPL) version 3 qui a été sélectionnée, après étude des tenants et des aboutissants. Ici il s’agit d’un outil serveur, sur lequel AURA-EE et les différents partenaires impliqués au sein d’un consortium national voulaient que les modifications faites par les utilisateurs soient reversées.
Un premier travail de documentation et de structuration du code a été entrepris par AURA-EE. Avoir une bonne documentation, des guidelines sont essentiels pour s’assurer que toute personne intéressée par la réutilisation ou par la contribution au code puisse aisément installer, tester et ajouter de nouvelles fonctionnalités.
Le code de Terristory a également connu de nombreuses phases de refactoring, c’est à dire de réécriture de certaines parties parce qu’obsolète, pas assez efficaces ou suite à des changements de librairies utilisées. Outre les évolutions fonctionnelle d’une telle application, le refactoring constitue une partie importante de la vie du logiciel. D’autant plus sur les applications Web où les avancées technologiques sont rapides. Il faut maintenir le code, et suivre l’évolution des librairies sous-jacentes si on veut pouvoir faire évoluer le site plus facilement et par un maximum de personnes. Côté Oslandia, nous anticipons au mieux ces phases de développement pour éviter le jour J de devoir faire une revue totale et potentiellement complexe du code juste avant la publication.
Oslandia a accompagné AURA-EE sur toutes ces années, et a réussi à lui transmettre la culture de l’OpenSource, aussi bien techniquement que dans les méthodes de travail. Ainsi, les collaborateurs d’AURA-EE sont vite devenus des utilisateurs experts de Gitlab, des utilisateurs experts de la solution, puis des développeurs de l’application, pour enfin procéder eux-même à la libération publique du code. En tant qu’ancien développeur principal de l’application pendant plusieurs années, je suis personnellement assez fier du travail accompli et de la manière dont les choses se sont déroulées.
[Témoignage]Pierrick Yalamas, Directeur intelligence territoriale et observatoires à Auvergne-Rhône-Alpes Énergie Environnement :
Notre vision
« Oslandia a su nous accompagner durant les premières années du projet TerriSTORY® : des premiers développements à l’appui juridique (choix de la licence) pour l’ouverture du code. L’équipe est maintenant complètement autonome. L’ouverture du code début 2023 a déjà donné lieu (mi-2024) à plusieurs réutilisations, qui permettent d’enrichir les fonctionnalités de TerriSTORY®. »Le projet TerriSTORY® et la manière dont il s’est déroulé correspond à la vision d’Oslandia de la relation client : notre objectif est de fournir les outils et les méthodes permettant aux organisations que nous accompagnons d’être le plus efficace et le plus autonome possible. Et ce, sur tous les aspects d’un projet logiciel : technique, mais aussi organisationnel, juridique, sur l’infrastructure de développement et les process mis en place. Voir des solutions que nous avons ébauchées prendre leur propre autonomie, dans le respect de l’esprit du logiciel libre est une satisfaction et une fierté pour toute l’équipe, et nous sommes reconnaissants à l’AURA-EE de nous avoir fait confiance pour cela.
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sur Premiers MNT LidarHD
Publié: 14 July 2024, 6:55pm CEST par Simon Gascoin
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L’IGN communique actuellement sur la mise à disposition des premiers MNT dérivés des nuages de points LiDAR HD.
[Thread LiDAR HD
] Vous les attendiez
Les premiers modèles numériques #LiDARHD sont maintenant disponibles et accessibles à tous en #opendata
La Charente-Maritime (bloc FK), le Nord (KA) et le Pas-de-Calais (JA) sont les premiers… pic.twitter.com/1UFOZabImE
— IGN France (@IGNFrance) July 10, 2024
A mon avis, cet exemple est mal choisi puisqu’un MNT de la citadelle de Gravelines de qualité équivalente était déjà disponible dans le RGE ALTI® 1m en libre accès depuis le 1er janvier 2021. Sur ce secteur les métadonnées du RGE ALTI® indiquent que la source est un LiDAR de densité d’acquisition à 1 points au m². On pouvait donc déjà voir ces fortifications dans mon interface de visualisation du RGEALTI.
Comparaison des MNT RGE ALTI® 1m et LiDAR HD sur le fort de Gravelines
En effet, le RGE ALTI® est un composite de plusieurs sources de données… La qualité du produit final est très variable ! En l’occurrence Gravelines était déjà couvert en lidar comme le reste du littoral.
Sources du RGE ALTI® (oui sans la légende) : corrélation (en général), lidar (littoral, rivières et villes) ou radar (montagnes). Pour en savoir plus consulter l’annexe B de ce document [https:]]
Pour le littoral, le nouveau MNT LiDAR HD présente un intérêt plus marquant là où la surface terrestre a changé récemment. On peut ainsi comparer les MNT RGE ALTI® et LiDAR HD pour observer l’évolution des dunes de la Slack près de Wimereux. Malheureusement je ne connais pas les dates d’acquisition de ces deux produits.
document.createElement('video'); [https:]]Mais le véritable intérêt du MNT LiDAR HD se situe plutôt dans les zones où la source des données pour construire le RGE ALTI® n’était pas du lidar. Par exemple dans le département du Pas-de-Calais se trouve la plus grande carrière de France, les Carrières du Boulonnais.
Comparaison des MNT RGE ALTI® 1m et LiDAR HD sur les Carrières du Boulonnais
Vivement la mise à disposition des autres régions de France !
Photo en-tête : Zoom sur la partie centrale de la carrière de Ferques (Pas de Calais) par Pierre Thomas. Source : Planet Terre [https:]]
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sur Premiers MNT LiDAR HD
Publié: 14 July 2024, 6:55pm CEST par Olivier Hagolle
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L’IGN communique actuellement sur la mise à disposition des premiers MNT dérivés des nuages de points LiDAR HD. A mon avis, cet exemple est mal choisi puisqu’un MNT de la citadelle de Gravelines de qualité équivalente était déjà disponible dans le RGE ALTI® 1m en libre accès depuis le 1er janvier 2021. Sur ce secteur […] -
sur Crue du Vénéon : que nous apprennent les images satellites ?
Publié: 13 July 2024, 2:27am CEST par Simon Gascoin
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Le 21 juin 2024, la crue torrentielle du Vénéon et de son affluent le torrent des Étançons a dévasté le hameau de la Bérarde dans le massif des Écrins. Cette crue a résulté des fortes pluies et de la fonte de la neige, et a peut-être été aggravée par la vidange d’un petit lac supra-glaciaire.
L’année en cours est particulièrement excédentaire en neige dans les Alpes, en particulier à haute altitude. Le stock de neige dans le bassin du Rhône au printemps 2024 est bien supérieur à la normale des trente dernière années mais proche de celle des années 1961-1990. Or une telle crue ne s’est pas produite depuis la moitié du 20e siècle au moins à la Bérarde. Que s’est-il passé ?
Le secteur est bien instrumenté avec une station hydrométrique sur le Vénéon à 3 km en aval de la Bérarde (1581 m) et une station météorologique située à 6 km de route près du bourg de Saint-Christophe-en-Oisans (1564 m).
Séries horaires de précipitations et de débit entre le 19 juin 00h et le 21 juin 18h TU.
Le cumul de précipitation mesuré entre le 19 et le 21 juin est considérable, précisément 100 mm en 34 heures. J’ai calculé le bassin versant du Vénéon à cette station hydrométrique Saint-Christophe-en-Oisans à partir du modèle numérique de terrain RGE ALTI® 5m fourni par l’IGN. Sa superficie est de 104 km², le volume d’eau reçu pendant ces 34 heures est donc 10 millions de mètres cube, soit 84 m³/s. On constate que le débit de crue s’approchait de 80 m³/s avant que l’enregistrement ne cesse. Il est probable que ces 100 mm de pluie intense expliquent l’essentiel de la crue. Malheureusement la série de débit est interrompue et à ce jour il est impossible de fermer le bilan hydrologique. Peut-on en savoir plus sur la contribution du manteau neigeux à partir des images satellitaires ?
Bassin versant du Vénéon à la station hydrométrique de St-Christophe-en-Oisans (marqueur rouge) et la station météorologique associée (marqueur bleu).
Ce bassin draine des zones de haute montagne dont l’antécime de la Barre des Ecrins qui culmine à plus de 4000 m d’altitude. Les fluctuations diurnes de débit indiquent que la fonte des neiges avait commencé à alimenter le Vénéon depuis le début du mois de juin (la taux de fonte est en grande partie contrôlé par l’énergie solaire donc il suit le rythme des journées).
Série journalière des précipitations et série horaire du débit du Vénéon à St-Christophe-en-Oisans. La série de débit est interrompue à partir du 21 juin sans doute à cause des dégâts causés par la crue.
Les images Sentinel-2 avant et après la crue montrent que le manteau neigeux a bien réduit entre les deux dates car sa limite basse remonte en altitude. Un autre détail intéressant est le changement de couleur : les zones enneigées blanches de haute altitude ont disparu, ce qui suggère que la fonte a eu lieu jusqu’aux plus hauts sommets du bassin versant. En effet, les poussières sahariennes ont été déposées à la fin du mois de mars 2024.
[https:]]On peut analyser l’évolution de l’enneigement à partir des cartes de neige Theia ou Copernicus. Voici par exemple celle du 2 juillet 2024.
Une façon de résumer l’enneigement et de s’affranchir des nuages est de calculer la « ligne de neige », c’est-à-dire l’altitude qui délimite en moyenne la partie basse de l’enneigement. Pour la calculer j’utilise l’algorithme de Kraj?í et al. (2014) qui minimise la somme de la surface enneigée sous la ligne de neige et de la surface non-enneigée au dessus de la ligne de neige. Dans cet exemple on obtient 2740 m.
Les cartes de neige sont disponibles depuis 2015 (Landsat 8, Sentinel-2). La série complète sur le bassin versant du Vénéon à St Christophe permet de voir la remontée de la ligne de neige entre avril (01/04 = jour 91) et août (01/08 = jour 213).
L’année 2024 se distingue par une limite d’enneigement plus basse que les huit années précédentes.
Si on superpose cette ligne de neige avec l’isotherme 0°C donnée par ERA5 on constate que l’intégralité du bassin versant était sous l’iso 0°C quelques jours avant la crue, ce qui suggère (1) qu’il a plu à très haute altitude (2) qu’il y a eu un apport de fonte, d’autant que le manteau neigeux avait déjà été bien réchauffé au début du mois de juin.
Des images satellites à très haute résolution (Pléiades Neo) ont été acquises dans le cadre de la CIEST2. Ces images permettent de voir les traces des pluies abondantes sur la neige lessivée et des avalanches de neige humide autour du glacier de Bonne Pierre.
Image satellite du manteau neigeux sur le glacier de Bonne Pierre (Pléiades Neo 04 juillet 2024, composition colorée)
Image satellite du manteau neigeux sur le glacier de Bonne Pierre (Pléiades Neo 04 juillet 2024, panchromatique)
En conclusion, les données disponibles montrent cette crue est une crue de pluie sur neige (Rain-On-Snow). On trouve tous les ingrédients favorables à ce type de crue :
- une pluie intense ;
- un manteau neigeux particulièrement étendu avec une ligne de neige basse pour la saison ;
- un manteau neigeux déjà en régime de fonte ou proche (isothermal, ripe snowpack) ;
- un apport de chaleur pendant l’évènement, ici une atmosphère chaude et humide qui a dû émettre de forte quantités de rayonnement thermique.
Les taux de fonte peuvent dépasser 20 mm/jour dans les zones de montagne. Cet apport de fonte doit être pondéré par la fraction enneigée du bassin. Le 17 juin 60% de la surface du bassin était enneigée donc on peut estimer une contribution potentiellement de l’ordre de 15 mm/jour pendant la crue à comparer aux 100 mm de pluie mesurés à St-Christophe pendant l’épisode. Donc le manteau neigeux a pu augmenter significativement l’apport d’eau liquide dans ce bassin versant. Néanmoins, d’autres facteurs aggravants sont à considérer :
- une augmentation du taux de précipitation par effet orographique : les précipitations mesurés à St-Christophe à 1564 m sont probablement sous-estimées à l’échelle du bassin versant de la Bérarde qui s’étend jusqu’à 4086 m (Pic Lory) ;
- la saturation des sols et des nappes d’eau souterraines (y compris le thermokarst glaciaire) suite à un printemps bien arrosé et une fonte des neiges en cours depuis plusieurs semaines.
Ces évènements Rain-On-Snow sont bien étudiés aux USA où ils sont connus pour déclencher des crues dévastatrices (comme le débordement du lac Oroville en Californie). Plusieurs études montrent que le changement climatique augmente le risque de crue Rain-On-Snow en haute montagne [1, 2].
Les images Pléiades Neo étant des prises stéréo, elles devraient également permettre aux géomorphologues de calculer les volume de sédiments charriés lors de cette crue exceptionnelle.
Mise à jour 15/07/2024. Le SYMBHI nous apprend que « Le débit du Vénéon a atteint 200 m3/s (source EDF) à plan du Lac (St Christophe en Oisans) ». Cela ferait une lame d’eau horaire de 7 mm, ce qui reste compatible avec les mesures du pluviomètres de St Christophe (on observe 3h avec des taux supérieurs à 8 mm/h).
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sur Crue du Vénéon : que nous apprennent les images satellites ?
Publié: 13 July 2024, 2:27am CEST par Olivier Hagolle
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Le 21 juin 2024, la crue torrentielle du Vénéon et de son affluent le torrent des Étançons a dévasté le hameau de la Bérarde dans le massif des Écrins. Cette crue a résulté des fortes pluies et de la fonte de la neige, et a peut-être été aggravée par la vidange d’un petit lac supra-glaciaire. […]
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sur Typologie communale de l'accessibilité aux soins de premier recours en France (IRDES)
Publié: 12 July 2024, 7:42pm CEST
L'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) propose une typologie communale de l'accessibilité aux soins de premier recours en France.Dans un contexte de raréfaction et de répartition inégale des médecins généralistes sur le territoire, il apparaît nécessaire de renouveler la description de l'accessibilité aux soins de premier recours en considérant la présence d'un ensemble de professionnels de santé aux côtés du médecin généraliste.
Cette typologie à l'échelle de la commune décrit ainsi l'accessibilité aux soins de premier recours en tenant compte du médecin généraliste, de ses partenaires du quotidien (infirmier?ière?s, kinésithérapeutes, pharmacies), de ceux servant d'appui au diagnostic (laboratoires et radiologues) et des services d'urgence. Elle s'appuie sur un classement des communes selon leur niveau d'accessibilité, son évolution récente et les besoins potentiels de soins.
La typologie repose sur trois critères principaux :
- le classement des communes selon leur niveau d'accessibilité à partir d'une matrice de distance (temps d'accès moyen en voiture)
- l'évolution récente de l'offre en densité de soins (en fonction du type de soins)
- les besoins potentiels en fonction du type de population (âge et revenu), ce qui permet de définir une accessibilité potentielle localisée (APL).
La méthode utilisée est la classification ascendante hiérarchique (CAH) qui permet de classer les communes en catégories selon les différentes dimensions (groupes de professions, offre dynamique et besoins de soins). Elle permet de dégager 7 niveaux d'accessibilité :
- Classe 1 : communes avec la moins bonne accessibilité aux soins tous services confondus
- Classe 2 : communes avec une faible accessibilité aux soins, en désertification médicale et avec de forts besoins
- Classe 3 : communes avec une faible accessibilité aux soins de proximité et favorisées aux plans socio-économique et sanitaire
- Classe 4 : communes maintenant une bonne accessibilité aux médecins généralistes mais avec une faible accessibilité aux autres soins
- Classe 5 : communes avec une accessibilité aux soins relativement bonne qui se raréfie et avec de forts besoins
- Classe 6 : communes favorisées sur le plan socio-sanitaire avec une bonne accessibilité aux soins
- Classe 7 : communes avec l’accessibilité aux soins la plus élevée pour tous les types de soins
La répartition des clusters dessine principalement deux types de structures spatiales : un gradient urbain-rural et des contrastes régionaux nord/sud pour la France métropolitaine. Tout d’abord, cette classification fait apparaître un gradient urbain/rural classique pour les services d’urgence et les partenaires diagnostiques intermédiaires avec une meilleure accessibilité au centre urbain (clusters 7 et 5), puis une bonne accessibilité en première couronne (cluster 6), pour se déplacer progressivement vers les banlieues plus éloignées avec une accessibilité moyenne (cluster 3) et enfin une plus faible accessibilité dans les marges rurales (clusters 4, 1 et 2). Cependant, ce gradient n’est pas le même pour les services de proximité les plus proches comme les médecins généralistes, les infirmières, les kinésithérapeutes et les pharmacies. Au-delà de l’opposition classique urbain/rural, c’est l’importance des petites centralités dans l’accessibilité aux services de proximité qui est soulignée. Le cluster 4, bien que situé dans des zones rurales isolées, présente un niveau d’accessibilité aux médecins généralistes aussi élevé que les clusters 5 et 6, voire meilleur que le cluster 3, plus proche des grands centres urbains. Cela tient au fait que le cluster 4 est structuré en petites villes qui jouent le rôle de centralités locales et leur permettent d’être bien desservies par les services de proximité. Cela illustre le rôle des petites villes dans l’offre de soins en milieu rural. L'accessibilité ne dépend plus de l'éloignement des grandes villes mais de l'éloignement des centres de services et d'équipements locaux.
Cette typologie de l'IRDES permet de nuancer la notion de "déserts médicaux". Construite à l'échelle des communes, elle est plus précise que celle établie à l'échelle des départements ou des bassins de vie.
Ce travail a été réalisé dans le cadre du projet prOmoting evidence-bASed rEformS on medical deserts (OASES), financé par la Commission européenne (Programme 2020 du 3e Programme sur la santé). Il a donné lieu à une publication :
Bonal M., Padilla C., Chevillard G., Lucas-Gabrielli V. (2024). A French classification to describe medical deserts: A multi-professional approach based on the first contact with the healthcare system. International Journal of Health Geographics, vol.23, 5.
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sur Revue de presse du 12 juillet 2024
Publié: 12 July 2024, 2:00pm CEST
Le train de la GeoRDP entre en gare !
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sur Exposition “Cartes et cartographie du bas-Limousin et de la Corrèze”, Tulle, 8 juillet-31 décembre 2024
Publié: 12 July 2024, 12:09pm CEST par Catherine Hofmann
Exposition aux Archives départementales de Corrèze, 4 rue du Touron à Tulle, 8 juillet-31 décembre 2024Catalogue d’exposition : Cartes et cartographie du Bas-Limousin et de la Corrèze, d’une province méconnue aux contours d’un département, par Julien MENDES, sous la dir. de Justine BERLIÈRE, Tulle, 2024, 148 p.
Fruit d’un patient et minutieux travail, cette exposition des Archives départementales de la Corrèze retrace l’histoire de la représentation géographique d’un territoire particulièrement important dans l’histoire de la cartographie française qui s’y illustra dès le XVIe siècle. Elle évoque ainsi l’histoire de la cartographie à la lueur de l’exemple corrézien.
Au fil des documents présentés et des pages du catalogue qui accompagne l’exposition, on voit peu à peu se dessiner un ensemble, le Bas-Limousin, constitué de diverses strates de seigneuries, juridictions, paroisses… La Révolution reconnaît ensuite son identité propre en créant le département de la Corrèze, dont le découpage devait permettre d’accéder au chef-lieu en une journée de cheval.
Il faut se plonger dans la lecture de ce catalogue richement illustré, qui invite à voyager dans le temps, depuis les premières représentations cartographiques du Limousin à la fin du Moyen Âge jusqu’aux Systèmes d’information géographique actuels, en passant par la carte de Cassini et celle de l’état-major aux XVIIIe et XIXe siècles.
Autant de supports, conservés dans différents dépôts d’archives et bibliothèques, qui sont un régal pour les yeux et font voir sous un jour nouveau les contours de ce beau département et l’évolution de la cartographie.
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sur Fin de la phase d’acquisitions d’images de VENµS
Publié: 12 July 2024, 9:52am CEST par Olivier Hagolle
C’est avec une certaine tristesse mais aussi beaucoup de fierté que je vous rappelle que la phase opérationnelle de VENµS se terminera fin juillet après 7 ans de bon travail. La phase d’acquisition actuelle (VM5) s’arrêtera le 12 juillet. Les semaines restantes seront consacrées à quelques expériences techniques (les acquisitions au-dessus d’Israël se poursuivront jusqu’à fin juillet), puis, nos collègues israéliens videront les réservoirs en abaissant l’orbite, « passiveront » le satellite, puis laisseront les hautes couches de l’atmosphère réduire sa vitesse et abaisser son altitude avant de brûler dans l’atmosphère dans quelques années.
Les agences spatiales de France (CNES) et d’Israêl (ISA) ont lancé le micro-satellite VENµS en août 2017, et pour un micro-satellite, il a eu une vie assez particulière ! VENµS a d’abord été injecté en orbite à 720 km d’altitude. Il y est resté 3 ans (phase 1 de la mission VENµS, VM1), puis son orbite a été abaissée à 400 km (VM2), il y a été maintenu quelques mois (VM3), avant d’être remonté (VM4) à 560 km (VM5) où il est resté deux ans et demi.
VENµS avait en effet deux missions :
- tester un moteur à propulsion ionique et démontrer qu’il était capable de changer d’orbite et même de maintenir le satellite à 400 km d’altitude et de compenser le freinage atmosphérique dû aux couches les plus élevées de l’atmosphère terrestre
- prendre des images répétitives de sites sélectionnés à haute résolution (4 à 5 m), avec des revisites fréquentes (1 ou 2 jours), avec 12 bandes spectrales fines, et un instrument de haute qualité.
Les deux phases VM1 et VM5 ont été utilisées pour observer environ 100 sites (différents sites pour chaque phase), avec une revisite de deux jours pendant VM1, et d’un jour pour certains sites pendant VM5. Toutes les images ont été traitées au niveau 1C et au niveau 2A. En ce qui concerne VM5, un retraitement complet sera effectué fin 2024 afin d’avoir un jeu de données cohérent, avec les derniers paramètres de correction géométrique et radiométrique mis à jour, et les mêmes versions des chaines de traitement, pendant toute la durée de vie du VENµS. le même retraitement avait été effectué après la fin de VM1 en 2022.
Tableau de bord actuel du site web de distribution du CNES, avec le nombre de produits disponibles. Seules les images avec une proportion suffisante de pixels sans nuages sont fournies, et les statistiques ne tiennent pas compte des produits sur Israël distribués par l’université Ben Gurion du Neguev.
Bien que l’impact scientifique de VENµS n’ait pas été à la hauteur des espérances initiales en raison de son lancement tardif (VENµS devait démontrer la puissance des observations optiques multitemporelles, mais a finalement été lancé après Sentinel-2), il nous a néanmoins incités à préparer intensivement l’arrivée des observations de Sentinel-2. Le développement de nombreuses méthodes telles que celles des processeurs MAJA, WASP,et Iota2 ont été motivées par l’existence du projet VENµS.
De plus, les données acquises par VENµS vont rester disponibles [https:] et nous espérons que sa combinaison unique de résolution (4m) et de revisite (1 jour) avec 12 bandes, sera encore utile pour plusieurs années à venir. Notre petit satellite est de plus en plus connu dans la communauté de l’apprentissage profond, puisqu’il a été utilisé pour construire le jeu de données Sen2VENµS afin d’apprendre à améliorer la résolution de Sentinel-2, ou pour tester les méthodes de fusion de données entre Sentinel-2 et VENµS.
Par ce billet, nous souhaitons remercier toutes les équipes en France et en Israël qui ont contribué à la décision, au financement, à la construction, à l’exploitation et au traitement des données de ce satellite. La liste des personnes ayant apporté une contribution significative serait trop longue (des centaines), et le risque d’oublier quelqu’un serait trop élevé, aussi nous ne citerons que Gerard Dedieu and Arnon Karnieli, les PI français et israélien initiaux (Arnon est toujours PI), qui ont consacré de nombreuses années de leur carrière à la réussite de ce petit satellite.
Rédigé par Olivier Hagolle (CNES/CESBIO) avec l’aide d’Arnon Karnieli (BGU)
PS : La fin du VM5 a été une période difficile avec un satellite vieillissant qui a largement dépassé sa durée de vie nominale de 3 ans avec un objectif fixé à 5 ans. Une proportion non négligeable des tentatives d’acquisition a échoué, et certains sites n’ont pas produit les séries temporelles attendues. Nous nous excusons si la collecte de données n’a pas été à la hauteur de vos attentes. Cependant, notre collection de données comprend plus de 82 000 produits, 56 000 pour VM1 et 26 000 pour VM5, ce qui nous permet de disposer de nombreuses et belles séries de produits prêts à l’emploi (Analysis Ready Data).